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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 15:51

Le mardi 27 novembre 2018

 

 

Bonnets rouges et gilets jaunes

La revanche

 

J’ai déjà écrit sur « l’arnaque » des bonnets rouges, et autres éleveurs de porcs qui engraissent leurs animaux  dans des conditions abominables.

Revenons à ces gilets jaunes.

Quelle est la genèse de ce mouvement ? Qui, un matin s’est réveillé en se disant je vais revêtir un gilet jaune, rameuter la population et bloquer le pays ?

Comment une centaine de milliers de personnes peut-elle créer un tel désordre au point que Donald Trump lui-même en soit informé et se gausse une nouvelle fois de notre Président ? Ou bien, je n’ose y croire, Trump serait derrière cette « chienlit » discrètement épaulé par la fille du borgne ?

Qui peut penser que ce mouvement est « spontané » et que ces braves gens (il y en a) crédules ne sont pas manipulés ?

 Le principe de la manipulation consiste à laisser croire au manipulé qu’il agit de son propre chef. Me reviens cet aphorisme d’Oscar Wilde : « Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu’en le suivant. »

J’ai vu ces malheureux policiers repousser quelques centaines de manifestants sur les Champs Elysées avec autant  de conviction que les avants de notre pauvre équipe de France de rugby. C’était pitoyable.

La nostalgie m’envahit alors au souvenir de notre combat sur la dernière barricade rue Gay-Lussac, en 68, les flics avaient été bien plus combatifs sinon….Cependant nous, nous nous battions pour la liberté d'expression, sexuelle, les droits des femmes, contre la guerre au Vietnam... pas pour quelques picaillons.

N.B. Cet article est évidemment à prendre au second degré.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 11:48

 

R. Erdogan reçu à l'Elysée par E.Macron pour la commémoration des 100 ans de l'Armistice.

 

 

Turquie : l’étau se resserre sur la fondation du mécène Osman Kavala

 

La purge des intellectuels ne connaît pas de limites en Turquie, où treize personnes – universitaires, journalistes, figures de la société civile – ont été placées en garde à vue, vendredi 16 novembre, à travers tout le pays (Mugla, Adana, Antalya, Istanbul). La fondation Anadolu Kültür (« culture Anatolie »), fondée et financée par l’homme d’affaires et mécène des arts Osman Kavala, est la cible de cette nouvelle vague d’épuration.

En détention provisoire depuis plus d’un an, M. Kavala n’a toujours pas été mis en examen, une dérive contre laquelle ses avocats se sont érigés publiquement en octobre, réclamant la libération de leur client. La riposte des autorités ne s’est pas fait attendre.

Arrêtés au petit matin à leur domicile, Betül Tanbay, professeur de mathématiques à la prestigieuse université du Bosphore, Turgut Tarhanli, doyen de la faculté de droit de l’université Bilgi, et onze autres personnes, ont été emmenés par la police pour être interrogés sur leurs liens avec la fondation de M. Kavala.

Promouvoir le dialogue et la réconciliation ?

La réalisatrice et productrice Çigdem Mater a été arrêtée à Kas, sur les bords de la Méditerranée, dans l’hôtel où elle séjournait à l’occasion d’un tournage. La police a également perquisitionné les locaux d’Anadolu Kültür, à Istanbul, arrêtant sa coordinatrice, Asena Günal, ainsi que Yigit Ekmekçi, son directeur adjoint, et Ali Hakan Altinay, membre du conseil d’administration.  

Treize universitaires, journalistes et figures de la société civile ont été arrêtés à Istanbul, accusés d’avoir contribué à organiser les manifestations anti-gouvernementales du parc Gezi, en 2013.

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 17:02

 

Un censeur à la tête de maisons d'éditions prestigieuses

 

EDITIS c'est Une trentaine de maisons d'éditions dont quelques unes prestigieuses comme : Plon, Belfont, Presses de la Cité, Robert Laffont, Julliard, Cherche-Midi.... et quelques maisons touchant l'éducation comme Nathan, Bordas, Le Robert...

J'ai déjà écrit un article concernant les activités africaines de Bolloré et la SOCFIN (huile de palme) dont il est l'actionnaire principal. Rappelons qu'il a été mis en garde à vue en mars de cette année pour une affaire de corruption dans l'attribution de concessions portuaires en Afrique.

Ce cher Vincent Bolloré et son groupe sont aussi les auteurs de PROCÉDURES BAILLONS consistant à traîner devant les tribunaux tous ceux qui oseraient émettre des critiques envers "CE VINCENT TOUT PUISSANT" c'est le titre d'un livre écrit par deux journalistes édité par Lattès dont Michel Lafont est le patron. Les deux journalistes et Michel Lafont sont convoqués pour une mise en examen comme il est d'usage dans une procédure en diffamation.

UNE lettre ouverte a été publiée par une centaine de journalistes dans les principaux quotidiens français en janvier (sauf le Figaro dont la devise était "sans liberté de blâmer il n'y a pas d'éloges flatteurs")  condamnant "ces procédures baillons" (Voir ci-dessous)

Fort de sa fortune estimée à plus de 8 milliards d'Euros l'homme d'affaires qui vient de mettre la main sur une trentaine de maisons d'éditions et des milliers d'auteurs (qui ont du souci à ce faire) instrumentalise la justice pour bâillonner ceux qui s'opposent à lui par écrit ou l'image.      

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier.

Ce jeudi 25 janvier s’ouvrira un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, pour des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Celles-ci sont fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré lui-même siégeant au sein de leurs conseils d’administration.

Ce procès marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le groupe Bolloré et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.

Depuis 2009, pas moins d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre. France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue 89, Greenpeace, React, Sherpa… Plus d’une quarantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires.

Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des «poursuites-bâillons». Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Véolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte. En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi-automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré. En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple supprimé 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde suite à une enquête sur ses activités en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.

Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le «secret des affaires», quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé. C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites-bâillons. Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains États des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites baillons.

Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas !

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 11:48

Jeudi 8 novembre 2018

Référendum Turc de 2017 en rouge le NON à ERDOGAN

 

Qui aurait l'idée saugrenue de comparer les résultats du référendum turc de 2017  qui enregistra la victoire sur le fil de ce que l'on nomme un "populiste" et les élections de mi-mandat qui viennent de se dérouler aux Etats-Unis.

Comme chacun le sait ou devrait le savoir le référendum turc est intervenu après le pseudo coup d'état du 15 juillet 2016, et la purge stalinienne qui en a résultée.

 

 

Regardez bien ces deux cartes : Une évidence apparaît : L'Amérique profonde ainsi que la Turquie intérieure

votent pour les "populistes" Erdogan et Trump. 

En Turquie les populations qui résident sur le pourtour du pays et sont en contact avec l'occident, les touristes,  votent massivement contre Erdogan. A l'intérieur où seule la télévision (au service de l'autocrate) touche les habitants, Erdogan l'emporte aisément. Dans certaines régions du centre de la Turquie les populations vivent dans des conditions de pauvreté qui n'est pas sans rappeler le moyen-âge.

Au sud-est, le vote Kurde dont la population est maltraitée par le régime, et au nord-est la région touristique d'Ankara le vote est hostile au Président, idem pour le Bosphore.    

Election à la chambre des représentants USA 2018

 

Pour les Etats-Unis, bien que le niveau de vie soit autrement supérieur à celui des Turcs, l'on assiste au même phénomène, le pourtour du pays vote en majorité démocrate, au centre les républicains l'emportent. Ce n'est pas faire injure au peuple américain de remarquer que les états où se concentrent les intellectuels à l'est, les gens du spectacle à l'ouest, sont en majorité démocrates. Nombre de célébrités ont pris position dans ce sens.

Est-ce à dire que les populations dites "évoluées" sont plus ouvertes à la démocratie, à l'ouverture au monde, et rejettent le repli sur soi prôné par Trump ?

Soyez certain que les "populistes" européens ont bien compris le phénomène, la vague migratoire leur ouvre une voie royale vers le pouvoir.


Les démocrates parlent au peuple, les populistes à la foule. E.D.

 

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 22:18

jeudi 25 octobre 2018

 

 

Ce jeune palestinien ignorait au moment où il arme sa fronde, pour atteindre les soldats israéliens qui tirent à balles réelles, que cette photo ferait le tour du monde et devienne aussi célèbre que La liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix.

L'allégorie que dégage la photo de ce jeune homme torse nu brandissant le drapeau palestinien est la même que notre Marianne guidant le peuple vers la démocratie, elle a la même portée politique que le célèbre tableau. 

L'impact d'une image est bien plus redoutable que celui d'une balle de fusil. E.D.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 16:56

Le 21 octobre 2018

JAMAL KHASHOGGI

le Président turc à dénoncé la mort atroce du journaliste, sauvagement assassiné au sein de l'ambassade d'Arabie Saoudite à Ankara, par des tueurs envoyés par Ryad et très certainement sur ordre du Prince héritier Ben Salman.

Le tout nouveau défenseur de la liberté de la presse, à dénoncé ce meurtre particulièrement répugnant, alors que des dizaines de journalistes, directeurs de journaux, écrivains dont ASLI ERDOGAN, (publiée en France) AHMET ALTAN écrivain (condamné à perpétuité) Ali AVCI, metteur en scène, pourrissent dans les geôles turques dont on connaît l'hospitalité.

L'autocrate dont le cynisme n'a d'égal que la haine qu'il voue aux intellectuels fustige les pratiques odieuses d'une monarchie qu'il inflige à son propre pays (soit, avec plus de discrétion) mais on se souvient de l'assassinat à Paris des trois  militantes kurdes par le M.I.T. (Police secrète turc) 

 

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 20:02

Nous sommes le vendredi 12 octobre et je recherche toujours "l'homme"*

Il s'agit d'un roman écrit par Romain Slocombe édité par Robert Laffont dont vous voyez la couverture.

 

* Je cherche l'homme : Citation de Diogène de Sinope se moquant de Platon. 

Est-ce que la littérature peut se nourrir de l'horreur ? C'est la question que je pose après les 100 premières pages.

L'action se passe durant la dernière guerre mondiale. La France est occupée, la police française collabore avec les nazies dans la chasse aux juifs  avec autant (si ce n'est plus) de  zèle que l'occupant. L'I.P.A. Sadorski est l'un d'eux : Vulgaire, cynique, corrompu, violeur, tueur, et surtout antisémite, c'est le héros du roman... Un modèle ? Pour les apprentis nazillons qui, de nos jours pointent le bout de leur idéologie  xénophobe certainement. 

Je ne manquerai pas de vous donner mon avis sur ce texte lequel pourrait (d'après ce que j'ai lu) distiller une propagande nauséabonde dans quelques esprits faibles ou disposés à l' entendre.

Ne manquez pas les prochaines lignes au sujet de ce roman, en attendant je vous suggère la lecture du roman de David Foenkinos "Le mystère Henry Pick" à lire sans modération.

Le 31 octobre

Le cœur au bord des lèvres

Je ne peux recommander ce roman, il y règne une atmosphère de complaisance insoutenable dans la description d'actes barbares (bien que je sache qu'ils ont existé) mais pourquoi tant de détails sordides qui n'apportent rien au texte.

Un exemple :

L'inspecteur Sadorski assassine une bourgeoise du seizième, antisémite, délatrice, pour des raisons que vous découvrirez si vous lisez ce roman, mais qui n'ont rien à voir avec l'antisémitisme puisqu'il l'est lui-même.

Alors qu'il se trouve dans son appartement, et qu'il pourrait, compte tenu de sa force physique, l'étrangler comme le ferait tout assassin scrupuleux, il l'attrape par les cheveux lui frappe violemment le visage  contre la plaque de marbre de la cheminé, sans connaissance, la femme qui se trouve déjà dans un état que l'auteur décrit dans les moindres détails, est projetée à terre. A pieds joints, il lui saute sur la poitrine (il pèse plus de cent kilos) nouvelle description détaillée des dégâts. Pour finir, alors que la victime est morte depuis un bout de temps, et, dans un état digne du plus sombre des films gores, il saisit une pendule à colonne trônant sur la cheminée (environ trente kilos) et la jette sur la tête de la malheureuse , du moins ce qu'il en reste. Pantelant, le lecteur a droit en prime à l'inventaire sanguinolent d'un acte que je qualifierais de superflu.

Je vous laisse juge, mais c'est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Je viens d'acheter le nouvel Haruki Murakami : Le meurtre du commandeur. Comptez sur moi pour une nouvelle chronique... impartiale.

     

 

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 10:27

Mardi 17 juillet

Un mauvais Grangé ?

L'auteur se frotte au SM, mais pas celui de quelques établissements parisiens spécialisés dans le genre. Celui dont il est question dans ce roman n'est pas pour les amateurs en quête de sensations fortes. Il est question de tortures que s'infligent quelques initiés, comme s'enfoncer des aiguilles sous les ongles,  nécrophilie, et autres petites activités morbides. 

Deux jeunes stripteaseuses sont retrouvées assassinées, les corps sont entravés par des liens constitués de leurs petites culottes et leurs soutiens gorges  noués par des nœuds savants, dont les adeptes de ces petits jeux pervers sont des experts. L'originalité réside dans le fait qu'elles ont la bouche tailladée jusqu'aux oreilles façon l'homme qui rit de Victor Hugo, sauf qu'elles sont bel et bien mortes. Pour ajouter à l'horreur elles ont une pierre enfoncée dans la gorge.  

Mis mal à l'aise par la surenchère dans le sadisme, le lecteur entre dans un monde glauque dans lequel les protagonistes paraissent déconnectés de la réalité.

Pour surprenante qu'elle soit la fin est comme le roman : invraisemblable, à trop rechercher le sensationnel l'on tombe dans l'irrationnel. Or le lecteur s'attend tout de même à un minimum de crédibilité. Ce qui n'est pas le cas de ce roman.

Je ne suis pas un adepte de ce genre de littérature, qui ne peut séduire que quelques voyeurs introvertis.     

   

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 21:11

Samedi 16 juin

Selahattin Demirtas

Dans les geôles d'Erdogan depuis 22 mois. Son crime : Etre pro-Kurde et prétendre se présenter à l'élection présidentielle du fond de son cachot.

Incarcéré depuis le 4 novembre 2016 au Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne en Turquie, Selahattin Demirtas a écrit ce texte mardi 12 juin et l’a transmis au « Monde ». En attente d’un procès, il risque une peine de prison de cent quarante-deux ans, selon le code pénal turc. Turc d’origine kurde, il préside le Parti démocratique des peuples et a présenté sa candidature à l’élection présidentielle turque du 24 juin.

Tribune.

J’écris ces mots depuis le Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne, tout près de la frontière avec la Bulgarie. La prison est située à sept kilomètres du centre-ville d’Edirne, dans une zone vierge de toute habitation, au milieu des champs de tournesols. Chaque année, au mois d’août, les alentours de la prison se parent de vert et de jaune, étouffant dans une immense orgie de couleurs ses murs gris et monotones. Tous, on connaît les tournesols. Ils poussent en l’espace de quelques mois seulement, puis leur face supérieure, d’abord inclinée, se redresse pour regarder le soleil.

Depuis ma jeunesse, et aujourd’hui encore, chaque fois que je contemple un champ de tournesols en fleur, j’ai l’impression de voir une foule de jeunes gens serrés côte à côte dans le cortège d’une manifestation. La rivière Toundja, venue des profondeurs de la Bulgarie, coule non loin de la prison. Après avoir sinué pendant des kilomètres, cette longue ligne verte rencontre les eaux du fleuve Maritsa, à quelques encablures du centre-ville d’Edirne. La confluence de ces deux cours d’eau m’évoque les retrouvailles pudiques et heureuses de deux amis qui ne se seraient pas vus depuis des années. Or, depuis vingt mois que je suis ici, je n’ai encore jamais eu la possibilité de voir ni l’un ni l’autre. C’est cela, être en prison. Pour comprendre la géographie de l’endroit où je me trouve, il me faut faire un effort d’imagination. La vérité est que je suis enfermé dans une cellule que l’on s’est appliqué à rendre...

 

Selahattin Demirtas : « Je continuerai à m’opposer sans reculer d’un pas, quel qu’en soit le prix à payer »

"Les combats les plus beaux sont les plus désespérés" chantait Nougaro. S'il en est un c'est bien celui de Selahattim que modestement je soutiens, mais que puis-je faire de plus...

 

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 14:07

Le lundi 28 mai 2018

Après la déconvenue Joël Dicker, je vous avoue que je suis resté quelques jours sans lire une ligne. Un peu comme un cavalier tombé de cheval qui hésite à remonter sur sa monture. Puis comme un convalescent j'ai lu quelques pages de Julien Gracq et de suite je me suis senti mieux, mais le coup a été rude.

L'on m'avait conseillé deux auteurs de thriller, des jeunes loups qui commence à se forger un nom dans le polar. Il s'agit de Bernard Minier dont je viens de terminer Le cercle et de Franck Tilliez auteur de Rêver dont j'ai lu les  premières pages.

 

Comme je l'écris ma chronique n'engage que moi, elle résulte de l'impression que m'a laissé le roman.

Le cercle est un polar où l'auteur entraine le lecteur sur une fausse piste, celle d'un tueur en série évadé d'un centre psychiatrique fermé. Le commissaire en charge de l'affaire est malheureusement torturé par les jours heureux passés avec sa femme dont il est séparé depuis un bout de temps. Il faut souligner qu'elle a succombé aux charmes de son meilleur ami.

 Il l'a  retrouve parce qu'elle est la mère du suspect N°1 des trois meurtres qui l'occupent ou devraient l'occuper. Le hasard fait bien les choses. Sauf que les retrouvailles donnent lieu à des pages que l'auteur aurait voulu érotiques mais sont d'un ennui mortel et hors sujet.

La suite de cette romance, pardon de ce thriller, ne m'a jamais accroché et la fin est plutôt décevante, voire tirer par les cheveux.  

Rêver

Il s'agit d'un thriller psychologique d'après ce que l'on peut lire dans la presse spécialisée. 

Le personnage principal est psychologue et travaille pour la gendarmerie afin de découvrir l'auteur de rapts d'enfants. Elle souffre de narcolepsie et est victime de crises de cataplexie et se soigne au Propydol. C'est un médicament (qui n'existe pas) mais qui apparaît une page sur deux. Cependant, vivant entre rêve et réalité cette jeune femme dénommée Abigaël se taillade, se pique avec des aiguilles ou bien à recours aux brulures de cigarettes pour savoir si elle est éveillée ou non. Rappelons qu'elle est psychologue. Je ne suis pas psychologue mais je doute que le corps médical approuve  cette thérapie...singulière. Il suffit tout simplement de se pincer...d'où l'expression.

Ce qui surprend dans ce polar c'est que l'enquête sur la disparition des enfants passe au second plan pour ne se polariser que sur les faits et gestes de cette étrange psychologue au point que le lecteur se pose la question vers laquelle veut nous emmener l'auteur : Ne serait-ce pas elle l'auteur des rapts d'enfants ?

Un moment savoureux page 284 : Récit d'une légende estivale que chaque vacancier connaît : Il s'agit de ce malheureux plongeur happé par un Canadaire en pleine mer et largué au-dessus d'un feu de forêt. Cette histoire a fait mille fois le tour de la côte et fait partie des canulars que l'on se raconte sur nos plages à l'heure du pastis. Je ne suis pas vraiment certain que cette fable ait sa place dans ce bouquin.

Bientôt la fin que je ne vous dévoilerais pas mais pour l'instant je reste dubitatif....  

Ouf, j'ai terminé la lecture de ce thriller psychologique. L'héroïne, la psychologue qui se martyrise  s'en sort, mais que c'est compliqué voire alambiqué pour obtenir un résultat mitigé car le méchant, n'est autre qu'un petit employé minable alors que je m'attendais à découvrir un génie (type Moriarty) Empruntez le à un ami ou à la bibliothèque.  

Comme pour le moment, je ne suis attiré par aucun roman traditionnel , je continue ma quête de sensations fortes et me lance dans la lecture du dernier Grangé : La terre des morts. Comptez sur moi pour vous donnez un avis sans concession.

 

  

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