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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 21:58

Le 26 novembre 2021

l'énigme de la chambre 622

Bernard de Fallois, est une énigme : agrégé de lettres, homme cultivé qui a fréquenté (littérairement) Joachim du Bellay, Marcel Jouhandeau, Prosper Mérimée, Paul Valéry, Marcel Proust... est l'éditeur et le pygmalion de Joël Dicker dont j'ai déjà dit beaucoup de mal précédemment*, et, certainement par pure masochisme, dont je lis actuellement l'ouvrage intitulé l'énigme de la chambre 622. 

Ce qui surprend c'est que cet homme dont l'exigence littéraire ne fait aucun doute, édite et promeut Dicker dont le style m'apparaît comme celui d'un adolescent sans talent.  Je relève pour l'exemple (page 98) Anastasia se força à sourire à la dérangeuse" cette dérangeuse (importune) est en réalité la bonne que l'auteur affuble d'un sabir ridicule "médéme, Mousieu...

Que dire de "l'énigme" dans les premières pages elle se résume à un mauvais Feydeau : Le mari trompé, la femme volage et l'amant riche, beau, intelligent...

Le mari trompé, Macaire qui désire plus que tout devenir le patron de la banque fondé par son grand père, a, outre le privilège d'être cocu, une lubie : il écrit ses mémoires...à l'encre sympathique, comme les espions ou moi quand j'étais gamin...

Il y a fort à craindre que les ventes de jus de citron aient explosé ces derniers temps.

Page 230 : Elle était persuadée que son histoire avec Lev se terminerait en eau de boudin...???

Et la bouffonnerie continue à longueur de page : Macaire (le cocu) sera-t-il élu Président de la banque Ezbener ? Anastasia partira, partira pas, avec le beau Lev (l'amant) qui parle une dizaine de langues y compris l'albanais.  Le suspense est à son comble...

Devant tant de niaiseries, j'ai échafaudé une théorie qui pourrait paraître totalement extravagante : Dicker ne serait pas l'auteur de La vérité sur l'affaire Harry Quebert ! Il y a entre ce roman et les trois suivants* un abîme littéraire. Alors qui ? de Fallois qui aurait voulu prouver que des arlequinades peuvent se vendre à des milliers d'exemplaires ?

Dicker éprouve tellement de doute sur ses aptitudes littéraires, qu'il rabâche à longueur de page sa qualité d'écrivain...comme s'il voulait convaincre le lecteur que c'est bien lui qui tient la plume d'un succès annoncé.

* voir l'article du 13 mars 2018.

 

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 11:16

 Lundi 15 mars 2021

Je ne pensais pas qu'un jour ou plutôt une nuit un roman me donnerait envie de vomir. J'ai pourtant supporté les pires crimes et sévices dans les polars que je lis avec délectation, mais là le livre de ce petit Monsieur Teulé dépasse en horreur trash ce que j'avais lu jusqu'à présent.

C'est comme si, prenant conscience de sa médiocrité l'auteur se complaisait, par dépit, à traîner dans la fange un poète dont le génie est incontestable. Certes Charles Baudelaire n'a pas suivi les sentiers empruntés par le commun des mortels. Extravagant, cynique, odieux, vaniteux... comme le sont souvent les géants.

Dans ce bouquin l'auteur éprouve une jouissance à se vautrer dans la fange dans laquelle il entraîne Baudelaire, comme s'il avait vécu à ses côtés, entendu les disputes avec Jeanne Duval et assisté aux ébats amoureux pervers des deux amants. Décrire une scène de sexe torride n'est pas à la portée de tout le monde, or la prose de Teulé n'a rien de Sade, c'est du Bigard. 

L'auteur se délecte dans la caricature jusqu'aux amis du poète : Flaubert, Delacroix, Daumier, Musset, Balzac, Gautier... amis qu'il retrouvait au club des hashischins à l'hôtel de Lauzun sur l'île Saint-Louis. Cependant Baudelaire concédait que le haschich n'avait jamais contribué à le rendre plus talentueux, bien au contraire.

Alors, et c'est rare je suis contraint de vous engager à jeter ce pamphlet aux ordures.

 

      

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 00:01

Le Samedi 13 février 2021

Les arnaques des maisons d'éditions

Comme moi, vous vous êtes laissé tenté par un roman ceint d'un bandeau aguicheur comme celui de la photo prise dans ma bibliothèque. Il s'agit d'un thriller édité par les escales noires, maison d'éditions réputée sérieuse du groupe EDITIS (Bolloré)

Après la lecture de deux excellents romans d'Amin Maalouf je jetai mon dévolu sur ce thriller d'une auteure inconnue. Pourquoi pas.

Dès les premières pages je flairais l'arnaque, en effet une victime tombe dans le panneau connu de tous les cinéphiles et lecteurs de polar : L'on n'arrête jamais son véhicule en rase campagne quand un motard est allongé en travers de la route. Il y a de grande chance lorsque vous vous approchez pour lui porter secours que vous preniez soit une balle, soit un mauvais coup du présumé accidenté. Classique et éculé. 

Bien entendu la femme charitable qui conduisait le véhicule reçoit deux décharges de fusil en pleine poitrine et le motard part au volant de la superbe Audi sport. Je pense à ce moment que l'auteure M.J. Arlidje forte de ce million d'exemplaires qui a conquis les lecteurs français va se reprendre. Il en est rien, c'est mauvais voire très mauvais, et je craque page 63 quand l'auteur ose employer l'oxymore que même le plus mauvais des journalistes à rayé de son vocabulaire : " Un silence assourdissant" quelques lignes plus loin :  " Isla poussa un hurlement sonore" Un hurlement peut être strident, aigu, acéré, déchirant... il est toujours sonore à moins que nous ne tombions dans l'oxymore le plus improbable : silencieux !

J'adresse donc mes critiques (virulentes) à la maison d'éditions dont la réponse anonyme est ci-dessous.

 Cher Monsieur,

Nous vous remercions pour votre message. Nous sommes bien sûr désolés que vous n’ayez pas aimé A la folie pas du tout mais nous comprenons que notre production ne puisse pas plaire à tous les lecteurs.

Si vous vérifiez les ventes de MJ Arlidge, vous verrez qu’en effet un million d’exemplaires de son œuvre ont étés vendus tous formats confondus en France.

Bien à vous,

Les Escales

Hors je reçois toutes les semaines les donnée EDISTAT je n'ai jamais remarqué le nom de cette auteure parmi les cent meilleures ventes de la semaine.

Il faut savoir que pour une maison d'éditions qui a acheté les droits d'un auteur inconnu, qui plus est étranger, pour une bouchée de pain peut se révéler extrêmement lucratif si l'œuvre connaît un franc succès. Qu'importe la qualité pourvu qu'on ait la richesse ! (moyen)

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 14:52

29 janvier 2021

Ecrire tout le bien que je pense d'un roman, contrairement à ce qu'insinuent quelques individus médisants, me ravit. Je n'aurais que des éloges pour ce roman épique, autobiographie imaginaire, mais dont les évènements sont tragiquement réels.

Après avoir été chassé de Grenade avec sa famille durant l'inquisition par le fanatique Torquémada en 1518, le Maghrébin Hassan al-Wazzan est enlevé par des pirates siciliens qui l'offre en cadeau au Pape Léon X. Il deviendra le géographe du Pape qui l'adoptera et prendra le nom de Jean-Léon de Médicis dit Léon l'Africain. Car ce Pape est un Médicis, protecteur des arts et des lettres...mais dont la foi catholique est plutôt sujette à caution.

L'on suivra avec passion l'itinéraire extraordinaire de ce personnage hors du commun de Grenade à Fès, de Tombouctou au Caire durant sa prise par les Ottomans, puis à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, jusqu'à la mise à sac de la ville par les mercenaires de Charles Quint...

Si, après ces quelques lignes, censées vous faire saliver, vous ne vous précipitez pas chez votre libraire, je reprends ma plume trempée dans le vinaigre lors de ma prochaine critique et serais impitoyable.

J'admets que cet excellent roman offre quelques similitudes homériques, bien que se déroulant à quelques siècles d'écart, avec "L'enfer était au bout du voyage" d'un certain Eric Delval.   

 

 

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 11:01

Le 28 novembre 2020

Prologue :

Second d’un navire marchand Yves Perec rencontre Kadidja lors d’une escale à Tanger. Il tombe sous le charme de cette femme, cadre d’une entreprise marocaine, d’une beauté exceptionnelle dont l’attitude restera, tout au long du roman, ambiguë. Fervente pratiquante des préceptes du Coran elle accomplit scrupuleusement les cinq prières quotidiennes.

Yves Pérec se converti à l’Islam, se marie, et part en compagnie de son épouse en Mauritanie pour s'instruire dans une école coranique. Ils vivent dans des conditions de pauvreté extrêmes sans que cela n’entame une union parfaite. Il rencontre fortuitement, le croit-il, lors de ce séjour Oumar Ould Hamaha, avec lequel il se lie d’amitié. Hamada est le lieutenant de Moktar Belmoktar un des principaux chefs de la rébellion au Mali.

Les évènements s’enchaînent rapidement. Avec l’assentiment de sa femme enceinte, il part assister à un rassemblement de moudjahidines dans l’Adrar des Iforas. Il  est présenté aux principaux responsables des mouvements islamistes et notamment à Belmoktar, qui ne montre  que du dédain pour lui.

Il sera recruté par les jihadistes pour ses connaissances en informatique et communications satellitaires, envoyé à Bourem, un petit village du Mali près du fleuve, où il résidera dans l’attente des instructions du lieutenant de Belmoktar et l’arrivée de sa femme qui a accouché de jumeaux…

Ce roman repose sur l’ambiguïté de l’attitude d’Yves Pérec. Ce récit reflète la réalité des évènements tels qu'ils se sont passés. Les principaux faits d’arme sont exacts, notamment l’exfiltration des chefs jihadistes que je tiens de témoins présents sur place.

A ce jour Belmoktar court toujours...

N.B. J'ai lu il y a quelques temps un roman intitulé "Mort pour la Françafrique" publié chez Stock écrit par trois auteurs dont je tairais les noms. Je n'avais jamais rien lu d'aussi absurde sur les évènements qui ont suivi la chute de Mouammar Kadhafi. Il y a des auteurs heureux, publiés, même si c'est abracadabrantesque !  

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 12:17

vendredi 20 novembre 2020

IMPACT publié chez Michel LAFON

ALERTE... Amoncellement de stupidités, niaiseries, inepties...Roman pour écologistes attardés (Il y en a)

Comme j'essaie de ne pas être vulgaire, je me contiens mais ce n'est pas l'envie qui me manque.

Arrivé à la page 172 je suis sidéré par cette accumulation d'âneries et mets fin à mes souffrances, et passe à Paulo COELLO. Rien à voir.

Résumé du début de ce roman grotesque : Un militaire rentré d'une mission en Afrique assiste à l'accouchement de sa femme. Le bébé meurt dès les premières minutes. En cause la pollution qui aurait "collé" les poumons du nourrisson. Renseignement pris il aurait fallu que la mère soit soumise à un taux de pollution 100 fois plus élevé qu'à Pékin durant toute sa grossesse pour que cela se produise. Or elle vit à Paris. 

Le militaire pour se venger de cette injustice crée un mouvement intitulé GreenWar en référence à Greenpeace (déjà là c'est limite niaiserie) L'emblème de GreenWar est un panda dont le visage est balafré d'une coulée de sang. C'est gentil un panda...

Il enlève le patron de Total qu'il juge responsable de la mort de sa fille et l'enferme dans une cage de verre reliée par un tuyau à un échappement de voiture et réclame 25 milliards de rançon à Total. Rançon qu'il a l'intention de rembourser si Total renonce à polluer la planète. Le conseil d'administration refuse de payer. Le PDG meurt devant des milliers de spectateurs incrédules...

Qu'à cela ne tienne, après l'échec de sa première tentative et fort du soutien populaire, du moins ceux des réseaux sociaux, le militaire kidnappe la directrice financière de la Société Générale (mauvaise pioche car la banque est en fâcheuse situation financière) Il réclame cette fois 10 milliards d'Euros qu'il remboursera, évidemment, si la S.G. abandonne le financement de l'exploitation des énergies fossiles. Il traine sa prisonnière dans une base abandonnée de l'OTAN sur la côte normande. L'issu de ce kidnapping ne fait aucun doute.

Entre deux assassinats l'auteur nous narre quelques effets des dérèglements climatiques. J'ai retenu une histoire savoureuse (le mot n'est pas anodin) chassés par la fonte des neige en Antarctique  les ours polaires investissent les habitations et se régalent de chair humaine (faute de phoques)....Délirant.

J'en resterai là en souhaitant que ce bouquin ne tombe pas entre les mains de décérébrés qui pourraient, à la lecture de ce nanar, se prendre pour des justiciers écologiques et passer à l'action.   

 

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 15:32

Mardi 10 novembre 2020

Un des romans qui m'a le plus passionné cette année. Irène Frain, que je ne connaissais pas, je l'avoue, est une excellente auteure.

L'histoire est désarmante de banalité de nos jours. Une vielle dame est sauvagement assassinée dans sa maison, où elle vit seule. La maison se trouve dans une impasse d'une zone pavillonnaire  de banlieue, comme il en existe tant, coincée entre  une multitude d'hangars à marchandises tous plus bariolés les uns que les autres et une citée dite "sensible"

Comme l'indique le titre, pour la police il s'agit d'un crime de plus, sauf que la sœur de la vielle dame est une écrivaine reconnue. Celle-ci n'a été prévenu du meurtre par la famille que le jour de l'enterrement  et entend bien faire  bouger les choses afin que l'assassin soit arrêté. Sauf que le mur de l'indifférence va ruiner tous ses efforts.

Quatorze mois après les faits le brigadier en charge de l'enquête n'a toujours pas délivré son rapport. Maladie, convalescence, congés...Les raisons invoquées sont dérisoirement futiles. La nomination d'un juge d'instruction ne peut intervenir qu'à la remise du fameux rapport qui reste inexorablement dans les tiroirs du policier. Impéritie, obstruction délibérée... 

Incidemment, l'on apprend que la bijouterie de la zone commerciale a été attaquée peu avant le meurtre et que les bandits, pourchassés par la police, se sont cachés dans le jardin de la maison de la vieille dame avant de s'évaporer dans la nature...

A lire absolument.

 

 

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 09:29

Le mercredi 14 octobre,

Cette fois le lecteur en a pour son argent (17,90 €) quant à la quantité de pages (170) le précédent (La soif) qui n'a pas convaincu  les jurés du Goncourt n'en comptait que 150 c'est tout de même un léger mieux. Ne soyons pas mesquin. La qualité vaut mieux que la quantité. N'est ce pas monsieur Lévy ?  

Je ne vous ai pas commenté La soif car je ne crois pas en l'existence de celui que l'on appelle Jésus. Mon jugement aurait été partial et comme vous connaissez mon intégrité, je me suis abstenu. Sans rire.

Les aérostats : Comme tout à chacun j'ai été surpris par ce titre, est ce que pris d'une passion soudaine pour les objets volants notre Amélie nationale allait nous gratifier d'un opus sur les aéronefs. Non, il s'agit évidemment des auteurs qui nous ont transporté, élevé l'esprit comme les  aérostats élèvent nos corps. 

Et quels sont ces maîtres, ces génies qui nous transportent vers des horizons oniriques ? Madame de Lafayette et Radiguet ! Rien que le nom... Bien sûr il est question d'Homère, mais tout de même Radiguet et son Bal du comte d'Orgel !

Prenons le bouquin par le début : une jeune étudiante est chargée par le père d'un jeune garçon d'intéresser celui-ci à la littérature et par extension à la vie. Il faut préciser que le père est très riche, d'une richesse suspecte et que le gamin âgé de seize ans est comme tous les gosses de riches blasé, désabusé et déteste son père.

La jeune étudiante prend ce travail à cœur, déniaise petit à petit le garçon dont l'intérêt pour la littérature va grandissant. Il reprend goût à la vie et tombe évidemment amoureux de la jeune étudiante qui ne répond pas à ses avances d'autant que le père, de son bureau, les espionne.

Après l'Iliade et l'Odyssée, la jeune fille entreprend de convaincre son jeune élève à lire Le rouge et le noir, passe encore, puis La princesse de Clèves et pour finir Le (fameux) bal du comte d'Orgel de Radiguet. Quand les Aérostats se transforment en monte-charges. Alors que notre littérature compte des centaines de génies, pourquoi ces auteurs de romances surannées.

Je ne vous révèlerai pas le dénouement plutôt surprenant du roman. A vous de voir !

 

   

  

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 13:06

Vendredi 14 août 2020

Arnaldur INDRIDASON

Avec un nom comme ça tu as neuf chances sur dix de passer pour un grand auteur de polar. Vous avez sans doute remarqué que depuis l’excellent Stieg  Larson tous les auteurs de thrillers venant du nord de l’Europe sont auréolés du succès des « Millénium ».  Arnaldur en fait partie. J’ai donc pensé prendre un pseudonyme norvégien ou islandais pour obtenir le succès qu’incontestablement  je mérite, selon ma concierge.

En cette période estivale, la canicule et la Covid  s’étant alliées pour me séquestrer dans mon appartement j’ai acheté, quelques bouquins dont le polar d’Arnaldur intitulé : Ce que savait la nuit.

Avez-vous remarqué le nombre de polars et de séries télévisées où les flics ont des problèmes psychologiques ou familiaux insurmontables. C’est le cas du flic à la retraite dont j’ai oublié le nom qui passe son temps à se poser la question : Est-ce que j’enquête sur ce meurtre ? Pour cela il consulte un peu tout le monde son fils, son ex, son ancienne collègue… Cet ennui qui me vient…

Konrad (le nom me revient) se lance tout de même à corps perdu sur ce meurtre vieux de trente ans sur lequel il avait enquêté sans résultat. Sous l’effet du réchauffement climatique, un glacier au nom imprononçable vient de recracher un cadavre, qu’il gardait bien au chaud depuis trente ans. Je n’en dirais pas plus sur l’énigme "insoutenable" de ce roman dont la résolution pourtant simple avance aussi rapidement que la fonte du glacier.

Vous l’aurez compris il ne suffit pas d’avoir un patronyme issu des glaces polaires, pour écrire un bon polar. Tout compte fait Je vais garder Éric Delval  comme pseudonyme

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 09:21

LE 23 avril 2020

C'est l'histoire d'un raté, un vrai. Un type que la nature n'a pas favorisé ni pour le physique ni pour l'esprit. Désœuvré, il se laisse embrigader dans un parti politique minable dirigé par un type au bout du rouleau, dont la fille, appelée à prendre sa place, ressemble à la fille LE PEN. Elle chausse du 42.

Gérard Fulmard tombe dans un piège grossier organisé  par les concurrents du Président et est contraint d'accepter d'éliminer (physiquement) le vieux. Ce sera sa perte, car comme on le pressentait ce pauvre Gérard n'a jamais rien réussi dans sa triste vie, même pas sa mort.

Entre deux chapitres l'auteur nous invite à partager l'actualité de la rue Erlinger (rue où loge Fulmard) Outre la chute d'un morceau de satellite russe, celle de Mike Brant du Quatrième étage d'un appartement occupé par une de ses "protectrices" et le crime de ce japonais qui dévore sa victime, non pas des yeux, mais à belles dents, c'est une rue tout à fait paisible du seizième arrondissement. 

Que penser de ce roman déroutant, dont l'auteur à tout de même remporté (de haute lutte) le prix Goncourt , il y a quelques années il est vrai ? Je crains qu'il ne laisse pas un souvenir impérissable au lecteur.

 

Le consul (adjoint) personnage connu des amateurs de RUFIN s'appelle Aurel TIMESCU. Outre sa tenue vestimentaire, ce diplomate se distingue par une propension à esquiver toutes les tâches qui lui incombent, à savoir seconder le Consul général. Sauf, lorsqu'un crime surgit.

Or un crime survient, un entrepreneur de travaux publics qui a écumé toute l'Afrique et qui en fin de carrière à échoué à Maputo, capitale du Mozambique, comme chacun le sait, est retrouvé assassiné dans la piscine de son hôtel. 

Trois femmes ont partagé sa vie, une française et deux mozambicaines, la française sera accusée du meurtre. Heureusement, le consul adjoint n'est pas de cet avis et n'aura de cesse de prouver l'innocence de la première femme de l'entrepreneur.

Ce n'est pas le meilleur RUFIN (lui aussi lauréat du Goncourt avec l'excellent Rouge Brésil)  mais  en ces temps de confinement les facéties d'Aurel sont un moment de pur plaisir.

 

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