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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:03

Le 1er février 2019,

Temps gris, pluie, froid, un temps idéal pour la lecture. Deux romans à l'honneur si l'on peut dire, un mauvais et un bon. 

Comme je suis les conseils de ce bon Augustin Trappenard (Trappenard, un nom de roman à la Hugo comme Thénardier ou Fauchelevent ou Tortillard du grand Eugène Sue) j'ai acheté (en poche) l'Âme du mal de Maxime Chattam alias Maxime Drouot. Et mal m'en a pris ! C'est nul ! Vraiment !  

Dans la plupart des polars, une ou des femmes se font kidnapper, séquestrer, violer, martyriser avec plus ou moins de sadisme, dans le cas de Chattam c'est plutôt avec plus. Chattam a suivi des cours de "dissection" (autopsie) et là, il en met plein la vue au lecteur, ad nauseam. Il a appris des mots qu'il pense savants et nous en gratifie à longueur de page : Grimoire, palimpseste, pléthore...l'héroïne dont on subodore (un mot savant) la fin tragique dès les premières pages déjeune avec un milliardaire : Un coq au vin avec ...des haricots verts (faute de goût impardonnable) et le vin dont le milliardaire dévoile le prix : Quel goujat ! 

Il y a une scène d'amour d'un érotisme torride dont je peux m'empêcher de vous livrer une phrase : <<Leurs lèvres se caressèrent un instant de leur soie chaude avant de s'ouvrir.>> Arlequin n'est pas loin....

L'intrigue est surfaite, le style ampoulé.  

 

 

Le suspendu de Conakry : Jean Christophe Ruffin a été ambassadeur de France au Sénégal : Il connaît l'Afrique comme sa poche. L'intrigue se passe à Conakry (Guinée) et le personnage principal Aurel est insolite, attachant, savoureux. Ruffin brosse un portrait sans concession des expatriés et leurs relations avec les "indigènes" Nous en sommes encore au stade où la colonisation est prégnante. 

Le style est fluide comme une source d'eau vive, nul besoin de mots savants pour faire un bon livre, car c'est très bon. L'intrigue est originale, la fin surprenante.  

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 14:23
JAÏR BOLSONARO

 L'année 2019 ne sera pas érotique...pour le Brésil.

Homophobe, xénophobe, misogyne, le nouveau Président brésilien bénéficiant de l'ambiance actuelle, peut compter sur l'hystérie populaire pour mener à bien un programme dont rêve tout dictateur.

Son discours d'investiture a été salué par l'un de ses nouveaux amis, Trump en personne, lequel sait choisir ses camarades.    

Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous », est « une référence assumée au :" Deutschland über alles" (Allemagne au-dessus de tous), l'hymne nazi ». (discours de Bolsonaro)

Bolsonaro s'invite à la liste inquiétante des dirigeants autocrates (C'est un euphémisme) tels que Netanyahu, Orban, Salvini, Erdogan, Poutine, Trump et leur champion incontesté, nouvel ami de Trump le très démocrate Kim jong UN lequel, rappelons le, a donné le frère de son père en pâture à des chiens affamés. Bachar al-Assad étant aujourd'hui hors concours, il a même effacé des tablettes de l'horreur Sadam Hussein.

Cet aréopage de personnalités risque fort de voir ses rangs gonflés par quelques impétrants impatients, dont le but est de détruire une Europe en proie à la sinistrose. Les Présidents russe et américain s'y emploient. Ainsi les Le Pen, Sébastian Kurz (Autriche) Geert Wilders (hollande) Kaczinski (Pologne) Siderov (Bulgarie) ... sont aux aguets. Les loups gris sont aux portes de l'Europe, ils hurlent à la mort de la démocratie.     

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 14:40

 Le 6 décembre 2018

Deux déceptions : MURAKAMI  et Robert GODDARD

Le meurtre du commandeur d’Haruki MURAKAMI (tome1)

Il semblerait que Murakami ait perdu l'inspiration. J'avais le souvenir d'un écrivain inclassable vivant dans un monde onirique dans lequel il parvenait à transporter le lecteur à l’exemple des deux romans intitulés 1Q84 que j’avais appréciés.

Et vint « Le meurtre du commandeur »

Le titre du roman vient d’un tableau représentant le meurtre du père d’Anna (le commandeur) par Don Juan  tiré de l’opéra Don Giovanni (Don Juan) de Mozart.

Apprenant que sa femme le quitte le narrateur (portraitiste) erre dans une vieille Peugeot à travers le Japon pour apaiser sa peine. On suppose qu’il se passe un événement insolite lors d’une étape dans un motel mais sans plus. Il s’installe dans une maison isolée en pleine montagne  et fait connaissance d’un homme riche vivant seul dans une grande maison sur l’autre versant. Celui-ci lui demande d’exécuter son portrait contre une énorme somme d’argent. Apparaît alors un personnage de quatre-vingts centimètres, sorte de génie ou de lutin qui utilise un langage bizarre et parle à l’oreille du narrateur. Il arrive comme un deus ex machina alors que le récit devenait d'un ennui irrépressible.

Le charme est rompu, l’on ne voyage pas avec l’auteur, j’ai eu le sentiment d’une histoire fabriquée avec les codes des romans précédents mais assemblés de telle sorte que l’histoire est bancale, un peu comme un tabouret dont les pieds n’ont pas la même dimension.

La croisière Charnwood de Robert Goddard

Goddard embarque le lecteur dans une histoire « à dormir debout » Figurez-vous qu’une assemblée de cupides conspirateurs anglais réunis sous le nom ridicule de « L’alliance concentrique »  va être à l’origine de la première guerre mondiale en fomentant l’assassinat de l’archiduc  François Ferdinand. Tout cela pour s’enrichir en vendant armes et munitions aux belligérants (10 millions de morts tout de même)

En toile de fond de ce complot l’auteur nous offre une histoire d’amour (dans le style de la collection Arlequin) à trois où la fille du chef des conspirateurs (Diana) tombera amoureuse tour à tour de deux aventuriers dont le narrateur (Guy) qui tentera d’élucider le meurtre de Charnwood (le chef des conspirateurs) dans lequel son ami est impliqué.

Soit ce cher Robert Goddard s'était laissé aller à l'usage de quelque produit illicite soit, l’âge aidant,  il perd totalement la raison. Car bien qu’il s’agisse d’une fiction, celle-ci réclame un minimum de vraisemblance ou bien l’on verse dans l'absurde, ce qui est le cas pour ce roman. Je m’abstiendrai de commenter les termes tombés en désuétude qui émaillent ce texte.

Page 379 : Une perle :" Et c'est ainsi que l'asticot entra dans le fruit de leur cupidité"  

 

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 15:51

Le mardi 27 novembre 2018

 

 

Bonnets rouges et gilets jaunes

La revanche

 

J’ai déjà écrit sur « l’arnaque » des bonnets rouges, et autres éleveurs de porcs qui engraissent leurs animaux  dans des conditions abominables.

Revenons à ces gilets jaunes.

Quelle est la genèse de ce mouvement ? Qui, un matin s’est réveillé en se disant je vais revêtir un gilet jaune, rameuter la population et bloquer le pays ?

Comment une centaine de milliers de personnes peut-elle créer un tel désordre au point que Donald Trump lui-même en soit informé et se gausse une nouvelle fois de notre Président ? Ou bien, je n’ose y croire, Trump serait derrière cette « chienlit » discrètement épaulé par la fille du borgne ?

Qui peut penser que ce mouvement est « spontané » et que ces braves gens (il y en a) crédules ne sont pas manipulés ?

 Le principe de la manipulation consiste à laisser croire au manipulé qu’il agit de son propre chef. Me reviens cet aphorisme d’Oscar Wilde : « Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu’en le suivant. »

J’ai vu ces malheureux policiers repousser quelques centaines de manifestants sur les Champs Elysées avec autant  de conviction que les avants de notre pauvre équipe de France de rugby. C’était pitoyable.

La nostalgie m’envahit alors au souvenir de notre combat sur la dernière barricade rue Gay-Lussac, en 68, les flics avaient été bien plus combatifs sinon….Cependant nous, nous nous battions pour la liberté d'expression, sexuelle, les droits des femmes, contre la guerre au Vietnam... pas pour quelques picaillons.

N.B. Cet article est évidemment à prendre au second degré.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 11:48

 

R. Erdogan reçu à l'Elysée par E.Macron pour la commémoration des 100 ans de l'Armistice.

 

 

Turquie : l’étau se resserre sur la fondation du mécène Osman Kavala

 

La purge des intellectuels ne connaît pas de limites en Turquie, où treize personnes – universitaires, journalistes, figures de la société civile – ont été placées en garde à vue, vendredi 16 novembre, à travers tout le pays (Mugla, Adana, Antalya, Istanbul). La fondation Anadolu Kültür (« culture Anatolie »), fondée et financée par l’homme d’affaires et mécène des arts Osman Kavala, est la cible de cette nouvelle vague d’épuration.

En détention provisoire depuis plus d’un an, M. Kavala n’a toujours pas été mis en examen, une dérive contre laquelle ses avocats se sont érigés publiquement en octobre, réclamant la libération de leur client. La riposte des autorités ne s’est pas fait attendre.

Arrêtés au petit matin à leur domicile, Betül Tanbay, professeur de mathématiques à la prestigieuse université du Bosphore, Turgut Tarhanli, doyen de la faculté de droit de l’université Bilgi, et onze autres personnes, ont été emmenés par la police pour être interrogés sur leurs liens avec la fondation de M. Kavala.

Promouvoir le dialogue et la réconciliation ?

La réalisatrice et productrice Çigdem Mater a été arrêtée à Kas, sur les bords de la Méditerranée, dans l’hôtel où elle séjournait à l’occasion d’un tournage. La police a également perquisitionné les locaux d’Anadolu Kültür, à Istanbul, arrêtant sa coordinatrice, Asena Günal, ainsi que Yigit Ekmekçi, son directeur adjoint, et Ali Hakan Altinay, membre du conseil d’administration.  

Treize universitaires, journalistes et figures de la société civile ont été arrêtés à Istanbul, accusés d’avoir contribué à organiser les manifestations anti-gouvernementales du parc Gezi, en 2013.

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 17:02

 

Un censeur à la tête de maisons d'éditions prestigieuses

 

EDITIS c'est Une trentaine de maisons d'éditions dont quelques unes prestigieuses comme : Plon, Belfont, Presses de la Cité, Robert Laffont, Julliard, Cherche-Midi.... et quelques maisons touchant l'éducation comme Nathan, Bordas, Le Robert...

J'ai déjà écrit un article concernant les activités africaines de Bolloré et la SOCFIN (huile de palme) dont il est l'actionnaire principal. Rappelons qu'il a été mis en garde à vue en mars de cette année pour une affaire de corruption dans l'attribution de concessions portuaires en Afrique.

Ce cher Vincent Bolloré et son groupe sont aussi les auteurs de PROCÉDURES BAILLONS consistant à traîner devant les tribunaux tous ceux qui oseraient émettre des critiques envers "CE VINCENT TOUT PUISSANT" c'est le titre d'un livre écrit par deux journalistes édité par Lattès dont Michel Lafont est le patron. Les deux journalistes et Michel Lafont sont convoqués pour une mise en examen comme il est d'usage dans une procédure en diffamation.

UNE lettre ouverte a été publiée par une centaine de journalistes dans les principaux quotidiens français en janvier (sauf le Figaro dont la devise était "sans liberté de blâmer il n'y a pas d'éloges flatteurs")  condamnant "ces procédures baillons" (Voir ci-dessous)

Fort de sa fortune estimée à plus de 8 milliards d'Euros l'homme d'affaires qui vient de mettre la main sur une trentaine de maisons d'éditions et des milliers d'auteurs (qui ont du souci à ce faire) instrumentalise la justice pour bâillonner ceux qui s'opposent à lui par écrit ou l'image.      

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier.

Ce jeudi 25 janvier s’ouvrira un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, pour des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Celles-ci sont fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré lui-même siégeant au sein de leurs conseils d’administration.

Ce procès marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le groupe Bolloré et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.

Depuis 2009, pas moins d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre. France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue 89, Greenpeace, React, Sherpa… Plus d’une quarantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires.

Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des «poursuites-bâillons». Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Véolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte. En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi-automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré. En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple supprimé 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde suite à une enquête sur ses activités en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.

Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le «secret des affaires», quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé. C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites-bâillons. Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains États des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites baillons.

Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas !

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 11:48

Jeudi 8 novembre 2018

Référendum Turc de 2017 en rouge le NON à ERDOGAN

 

Qui aurait l'idée saugrenue de comparer les résultats du référendum turc de 2017  qui enregistra la victoire sur le fil de ce que l'on nomme un "populiste" et les élections de mi-mandat qui viennent de se dérouler aux Etats-Unis.

Comme chacun le sait ou devrait le savoir le référendum turc est intervenu après le pseudo coup d'état du 15 juillet 2016, et la purge stalinienne qui en a résultée.

 

 

Regardez bien ces deux cartes : Une évidence apparaît : L'Amérique profonde ainsi que la Turquie intérieure

votent pour les "populistes" Erdogan et Trump. 

En Turquie les populations qui résident sur le pourtour du pays et sont en contact avec l'occident, les touristes,  votent massivement contre Erdogan. A l'intérieur où seule la télévision (au service de l'autocrate) touche les habitants, Erdogan l'emporte aisément. Dans certaines régions du centre de la Turquie les populations vivent dans des conditions de pauvreté qui n'est pas sans rappeler le moyen-âge.

Au sud-est, le vote Kurde dont la population est maltraitée par le régime, et au nord-est la région touristique d'Ankara le vote est hostile au Président, idem pour le Bosphore.    

Election à la chambre des représentants USA 2018

 

Pour les Etats-Unis, bien que le niveau de vie soit autrement supérieur à celui des Turcs, l'on assiste au même phénomène, le pourtour du pays vote en majorité démocrate, au centre les républicains l'emportent. Ce n'est pas faire injure au peuple américain de remarquer que les états où se concentrent les intellectuels à l'est, les gens du spectacle à l'ouest, sont en majorité démocrates. Nombre de célébrités ont pris position dans ce sens.

Est-ce à dire que les populations dites "évoluées" sont plus ouvertes à la démocratie, à l'ouverture au monde, et rejettent le repli sur soi prôné par Trump ?

Soyez certain que les "populistes" européens ont bien compris le phénomène, la vague migratoire leur ouvre une voie royale vers le pouvoir.


Les démocrates parlent au peuple, les populistes à la foule. E.D.

 

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 22:18

jeudi 25 octobre 2018

 

 

Ce jeune palestinien ignorait au moment où il arme sa fronde, pour atteindre les soldats israéliens qui tirent à balles réelles, que cette photo ferait le tour du monde et devienne aussi célèbre que La liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix.

L'allégorie que dégage la photo de ce jeune homme torse nu brandissant le drapeau palestinien est la même que notre Marianne guidant le peuple vers la démocratie, elle a la même portée politique que le célèbre tableau. 

L'impact d'une image est bien plus redoutable que celui d'une balle de fusil. E.D.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 16:56

Le 21 octobre 2018

JAMAL KHASHOGGI

le Président turc à dénoncé la mort atroce du journaliste, sauvagement assassiné au sein de l'ambassade d'Arabie Saoudite à Ankara, par des tueurs envoyés par Ryad et très certainement sur ordre du Prince héritier Ben Salman.

Le tout nouveau défenseur de la liberté de la presse, à dénoncé ce meurtre particulièrement répugnant, alors que des dizaines de journalistes, directeurs de journaux, écrivains dont ASLI ERDOGAN, (publiée en France) AHMET ALTAN écrivain (condamné à perpétuité) Ali AVCI, metteur en scène, pourrissent dans les geôles turques dont on connaît l'hospitalité.

L'autocrate dont le cynisme n'a d'égal que la haine qu'il voue aux intellectuels fustige les pratiques odieuses d'une monarchie qu'il inflige à son propre pays (soit, avec plus de discrétion) mais on se souvient de l'assassinat à Paris des trois  militantes kurdes par le M.I.T. (Police secrète turc) 

 

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 20:02

Nous sommes le vendredi 12 octobre et je recherche toujours "l'homme"*

Il s'agit d'un roman écrit par Romain Slocombe édité par Robert Laffont dont vous voyez la couverture.

 

* Je cherche l'homme : Citation de Diogène de Sinope se moquant de Platon. 

Est-ce que la littérature peut se nourrir de l'horreur ? C'est la question que je pose après les 100 premières pages.

L'action se passe durant la dernière guerre mondiale. La France est occupée, la police française collabore avec les nazies dans la chasse aux juifs  avec autant (si ce n'est plus) de  zèle que l'occupant. L'I.P.A. Sadorski est l'un d'eux : Vulgaire, cynique, corrompu, violeur, tueur, et surtout antisémite, c'est le héros du roman... Un modèle ? Pour les apprentis nazillons qui, de nos jours pointent le bout de leur idéologie  xénophobe certainement. 

Je ne manquerai pas de vous donner mon avis sur ce texte lequel pourrait (d'après ce que j'ai lu) distiller une propagande nauséabonde dans quelques esprits faibles ou disposés à l' entendre.

Ne manquez pas les prochaines lignes au sujet de ce roman, en attendant je vous suggère la lecture du roman de David Foenkinos "Le mystère Henry Pick" à lire sans modération.

Le 31 octobre

Le cœur au bord des lèvres

Je ne peux recommander ce roman, il y règne une atmosphère de complaisance insoutenable dans la description d'actes barbares (bien que je sache qu'ils ont existé) mais pourquoi tant de détails sordides qui n'apportent rien au texte.

Un exemple :

L'inspecteur Sadorski assassine une bourgeoise du seizième, antisémite, délatrice, pour des raisons que vous découvrirez si vous lisez ce roman, mais qui n'ont rien à voir avec l'antisémitisme puisqu'il l'est lui-même.

Alors qu'il se trouve dans son appartement, et qu'il pourrait, compte tenu de sa force physique, l'étrangler comme le ferait tout assassin scrupuleux, il l'attrape par les cheveux lui frappe violemment le visage  contre la plaque de marbre de la cheminé, sans connaissance, la femme qui se trouve déjà dans un état que l'auteur décrit dans les moindres détails, est projetée à terre. A pieds joints, il lui saute sur la poitrine (il pèse plus de cent kilos) nouvelle description détaillée des dégâts. Pour finir, alors que la victime est morte depuis un bout de temps, et, dans un état digne du plus sombre des films gores, il saisit une pendule à colonne trônant sur la cheminée (environ trente kilos) et la jette sur la tête de la malheureuse , du moins ce qu'il en reste. Pantelant, le lecteur a droit en prime à l'inventaire sanguinolent d'un acte que je qualifierais de superflu.

Je vous laisse juge, mais c'est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Je viens d'acheter le nouvel Haruki Murakami : Le meurtre du commandeur. Comptez sur moi pour une nouvelle chronique... impartiale.

     

 

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