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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 16:43
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PLATON et ARISTOTE

 

 

 

 

Il n'est pas de sentences, de maximes, d'aphorismes, dont on ne puisse écrire la contrepartie.  Léautaud.

Plutôt que les garder pour moi, je vous livre quelques citations plus ou moins perspicaces mais qui appellent à réflexion.

 

 

 

 

Sur Dieu (lequel ? je vous laisse le choix) 

Seul le temps est le maître de celui qui n'a ni Dieu ni Maître. E.D.

Si Dieu ne pardonnait pas, le Paradis serait vide. E.D.

Une religion qui offrirait à coup sûr l'absolution, son paradis serait l'enfer. E.D.

Prétendre que Dieu n'existe pas est aussi difficile à prouver qu'il existe. E.D.

Ce ne sont pas les Dieux qui ont créé l'homme, c'est l'inverse. E.D.

Un jour toutes les croyances religieuses s'effondreront et seuls les sots et les fanatiques continueront à croire en un être suprême, et la rage les rendra encore plus redoutables. E.D.

La politique, les politiciens.

Examines si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette. Confucius

Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il n'a pas tenues. ?

La laïcité n'est pas une opinion c'est la liberté d'en avoir une. ?

Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion. Paul Valéry

Si quelqu'un te lèche les bottes, écrase-lui la tête avant qu'il ne te morde. E.D.

Tout pouvoir qui cultive la flagornerie sombre invariablement dans le ridicule. E.D.

Le pouvoir est par nature criminel. Le Marquis de Sade.

C'est au nombre de cadavre que l'on mesure la puissance du pouvoir. E.D.

Le zèle est bon pour les sages, mais on le trouve surtout chez les sots. ?

La bêtise est la seule chose qui donne une idée de l'infini. ?

L'instinct grégaire est une pulsion du mouton qui touche également les humains pour le plus grand bonheur des dictateurs. E.D. 

Le peuple est le même partout, qu'on lui dore les fers, il ne haïra pas la servitude. Bonaparte

La politique est l'art d'obtenir l'argent des riches pour acheter les suffrages des pauvres. E.D. la politique selon SARKOZY

Conquérir la démocratie est le combat d'un moment, la préserver est le combat de chaque instant. E.D. 

Méfiez-vous de l'avis de la majorité il est souvent dicté par un tyran. E.D.

La richesse ouvrait à toute les magistratures, et bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie parce que l'on avait l'espoir d'y atteindre. Flaubert 

On ne peut être un héros sans ennemis, au pire, il faut les inventer. E.D.

Leurs convictions ne valent que par l'épaisseur de leur portefeuille. E.D.

Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine des autres. Romain Gary (prémonitoire)

Sa veulerie subordonne ses convictions aux puissants quels qu'ils soient. Mathias Enard 

Les ignorants finissent toujours par supplanter les érudits, ils sont plus nombreux. E.D. 

Philosophie.

Il y a assez de tout dans ce monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. Gandhi

L'épaisseur d'une muraille compte moins que la volonté de la franchir. Thucydide.

Les mots tuent plus sûrement que les balles d'un fusil, les balles se perdent, les mots non, ils trouvent toujours une oreille complaisante. E.D.

Il prête aux autres ses propres intentions coupables. ?

Pour un esprit ouvert, il est important de mesurer l'étendue de ce qu'il ignore, autant que ce qu'il sait, ou croit savoir, car toute connaissance est appelée à être remise en cause. E.D.

Le futur n'est que le reflet du passé, souvent en pire. E.D.

L'injustice n'est pas une fatalité, c'est la fatalité qui est injuste. E.D.

Le destin conduit celui qui acquiesce et entraîne celui qui refuse. Sénèque

On ne te tuera pas plus que si tu étais un cadavre. Rimbaud

Le football est un sport individuel qui se joue à onze. E.D.

La subjectivité de l'un ne fait pas le goût de l'autre. E.D.

La haine est la seule passion accessible aux médiocres. Barjavel

Plus absurde est la vie, moins supportable est la mort. Sartre

Si vous achetez ce qui est superflu, vous vendrez bientôt ce qui est nécessaire. B.Franklin

Cette volonté prométhéenne de tout savoir sur toute chose, en vérité d'égaler les Dieux, montre bien l'arrogance humaine. E.D.

Il n'y a que dans le vocabulaire des valets que maître est synonyme de modèle, l'audacieux essaiera de le surpasser. E.D.

Ce que l'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir. Camus

Le cynisme est une arme impitoyable pour dire la vérité. E.D.    

La justice.

Depuis que l'on a mis la justice entre les mains de l'homme c'est l'arbitraire qui prévaut, l'idéal serait la justice divine, à condition que Dieu existe. ?

Les lois sont faites par des gens qui ne sont pas concernés par celles-ci. E.D.

Les lois sont comme les toiles d'araignées, les gros passent à travers, les petits y restent. Balzac

Société

Les riches ne le sont que par la lâcheté des pauvres. Platon

La charité du pauvre est de ne pas haïr le riche. Tolstoï

La vraie fortune des riches n'est pas celle qu'ils possèdent, mais celle qu'ils convoitent. E.D.

C'est une chose intéressante que ce reflet de la joie du riche au fond de l’œil du pauvre. Baudelaire

Le superflu des riches devrait servir pour le nécessaire des pauvres, mais c'est tout le contraire, le nécessaire des pauvres sert pour le superflu des riches. Jean Domat

Les riches confinent les pauvres dans leurs ghettos, comme si la pauvreté était contagieuse. E.D.

C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. Victor Hugo

Les épaves de la noblesse sont toujours recueillis par les bourgeois parvenus. Maupassant 

 

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 14:38

Beppe Grillo : Fondateur du mouvement cinq étoiles en Italie

Le philosophe et monsieur Larme à l’œil.

Il y a des moments de télévision assez déroutants, ce fut notamment le cas au cours de l’émission de celui que l’on surnommait l’homme en noir métamorphosé en monsieur Larme à l’œil.

Celui-ci accueillait dans son show télévisé le philosophe français le plus lu au monde, affirmait-il, avec déjà un soupçon de larme au coin de l’œil. Cette assertion me laissa dubitatif. Est-ce là un critère de qualité ? L’on peut raisonnablement en douter quand l’on sait que l’écrivain français le plus lu au monde fabrique, comme le soulignait ce bon Naulleau, de la littérature au kilomètre. Certes non.

Revenons à notre philosophe dont l’érudition ne fait aucun doute. Erudition qu’il étale comme de la confiture sur une tartine. Preuve de cette immense culture,  il ne manque jamais  d’asséner à chacune de ses nombreuses apparitions médiatiques qu’il a lu le Coran, lui, comme s’il s’agissait de l’argument massue de la connaissance universelle.

 Ce qui est étonnant chez ce philosophe est sa capacité à répondre à tout avec une assurance proche de l’arrogance dans un staccato de paroles qui ne laisse à personne l’impertinence de l’interrompre. Le chauffeur de salle se lève, l’auditoire applaudi à la fin de chaque diatribe, monsieur larme à l’œil couve son invité des yeux de Chimène.

Pourtant, est-ce que le propre du philosophe n’est pas de se questionner en permanence, de se remettre en question ? Socrate disait : « Il y a une chose que je sais, c’est que je ne sais rien. » Un peu d’humilité n’a jamais fait de mal, tout philosophe le plus lu au monde que l’on soit. A contrario, notre champion mondial des ventes philosophiques martèle sa vérité avec la même conviction que le forgeron martyrise son enclume.

Et là, patatras, le monologue dérape : Le philosophe se range dans une case celle déjà fort encombrée des souverainistes, (Monsieur Larme à l’œil est aux anges ! Il sort son mouchoir) Et d’ajouter qu’il est un populiste, à savoir un philosophe du peuple.  L’ochlocratie aurait donc SON philosophe, Orban, Erdogan, Kaczynski, Poutine, Beppe Grillo, Le Pen, ont leur référence philosophique et pas n’importe laquelle ! Celle du philosophe français le plus lu au monde !

Dans la foulée de cette confession, il condescendit à donner ses ordalies avec la faconde d’un empereur romain  (ponctuées des mêmes tonnerres d’applaudissements, cornaqués par le même chauffeur de salle) sur l’Europe dont il est un farouche opposant, les grèves qu’il justifie, les guerres qu’il désapprouve car l’on doit selon lui, laisser les peuples se faire massacrer sans intervenir….

Puis survint le moment pathétique quand il évoqua, durant d’interminables minutes, l’AVC qui faillit le terrasser en ce début d’année (Monsieur Larme à l’œil ressort son mouchoir) tout en fustigeant les morticoles qui l’avaient examiné sans déceler le mal qu’il décrivit avec la précision d’un orfèvre. La salle retenait son souffle, monsieur larme à l’œil retenait tant bien que mal ses sanglots, l’atmosphère était devenu irrespirable. Le philosophe français le plus lu au monde avait failli trépasser…

 * Vous retrouverez les portraits de tous les populistes énumérés (la liste n'est malheureusement pas exhaustive)  dans les articles précédents.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 23:52

Lundi 7 novembre,

C'est une expression qui m'est venue à l'esprit quand, par le plus grand des hasards (juré) je suis tombé sur une scène de télé réalité, dont quelques esprits diaboliques abreuvent le vulgum pécus afin de divertir leur soirée plutôt que les voir se livrer à quelque lecture d'œuvres tendancieuses qui pourraient les inciter à réfléchir et par la même mettre en cause le traitement hypnotique que ces morticoles leur inoculent soir après soir.

Il s'agit d'une scène banale, elle se passe dans un salon où deux personnes âgée parlent d'un programme qu'ils viennent de voir. La femme se tourne vers son mari et lui demande, interloquée, si ce qu'ils ont vu ou entendu est vrai. Et le mari de répondre, outré, "s'ils le disent à la télé c'est forcément vrai"

Je suis resté quelques instants stupéfait par cette réponse spontanée d'une naïveté désarmante au point que je crus un moment que cette répartie était empreinte de malice et que ce brave homme se moquait de la crédulité de son épouse. Il n'en était rien. Elle le considéra un bref instant, désarmée, et tourna la tête vers l'écran du téléviseur.

Alors pourquoi cette métaphore "A rebrousse-poil" : Parce qu'il ne faut jamais prendre pour "argent comptant" ce que vous voyez ou entendez et sans cesse remettre en cause l'apparente vérité même si elle semble évidente.

Les individus qui font l'opinion sont bien souvent manipulés ou bien encore plus crédules que ceux qui boivent leurs paroles. Ils ont une fâcheuse tendance à caresser, les bêtes qu'ils pensent que nous sommes dans le sens du poil. D'où le titre de cet article.      

       

Une charretée de journalistes derrière le futur président sur son beau cheval blanc

Une charretée de journalistes derrière le futur président sur son beau cheval blanc

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 10:59
Place de la République
Place de la République

mardi 19 avril 2016.

Les Nuits Debout.

Le lendemain matin je la trouvais assise en bas de l’escalier, le regard perdu vers les géraniums qu’elle entretient avec une assiduité compulsive. Ne pouvant enjamber le corps imposant qui faisait obstacle à mon accession vers la sortie, j’étais dans l’obligation de m’excuser platement de la déranger pour passer. Elle jeta un regard endormi dans ma direction et fit un lent mouvement vers la rampe, me laissant à peine la place de poser un pied sur la marche où je me risquais tout en réitérant mes excuses.

Arrivé sur le pavé de la cour, je me retournais pour l’observer et constatais qu’elle présentait un visage ravagé par la fatigue. Ses yeux étaient cernés de bleu, ses bajoues pendaient lamentablement, ses lèvres étaient blêmes.

Surmontant la terreur que ce cerbère m’inspire, craignant une dépression, je me hasardais à prendre de ses nouvelles et lui demandais la raison de cet état de prostration dans laquelle je la trouvais.

- J’ai passé une nuit blanche, me dit-elle.

Assise face à moi, elle ressemblait un vieux tas de chiffons, d’où émergeait une tête de poupée fanée.

Redoutant quelque maladie je lui conseillais de consulter le morticole de notre quartier.

- C’est pas ça, s’insurgea-t-elle, les bajoues frémissantes, j’étais avec les Nuits Debout !

Je restais interdit, me demandant si j’avais bien compris. Incrédule, je la dévisageais.

- Ben quoi, j’étais place de la République, pour discuter avec des gens qui parlent d’autres choses que de la pluie et du beau temps, ou de la sex-tape de cet idiot de footballeur, s’exclama-t-elle avec une moue de reproche.

Il est vrai que la crainte qu’elle m’inspirait, me cantonnait à des phrases insipides lorsque je ne pouvais l’éviter et me trouvais face à ses énormes mamelles entre deux paliers.

- Vous croyez que ces gens se rassemblent uniquement pour faire la fête, ou qu’ils se sentent seuls et qu’ils n’ont rien à faire d’autre ?

Je restais silencieux, et l’imaginais au beau milieu de jeunes gens, applaudissant des deux mains les discours enflammés des visionnaires du monde de demain.

- Et qu’avez-vous retenu de cette nuit d’ivresse ? Risquais-je.

Elle me jeta un œil torve.

- Que rien ne va ! Il faut tout changer ! Mettre au pouvoir des gens neufs avec des idées neuves, basées sur l’humanisme et non le profit. Privilégier les projets communautaires. Rapprocher les peuples et non les opposer comme le font les dirigeants actuels pour assoir leur pouvoir.

- Ça ressemble fort à du communisme ! Lançais-je pour la titiller un peu, bien que je ne fusse pas complètement hostile à ce programme utopique.

- Ça ressemble à de la lucidité ! Rétorqua-t-elle, et c’est ce qui fait peur aux politiciens.

Indignez-vous lançait Stéphane Hessel ! L’Espagne, la Grèce, la France….petit à petit les gens prennent conscience que ça ne peut pas continuer comme ça, que l’on va droit à la catastrophe !

Sans que cette pensée m’ait effleuré l’esprit un instant, je découvrais que ma concierge était une révolutionnaire dans le sens étymologique du terme bien sûr, car je ne l’imaginais pas un pavé à la main, encore moins un cocktail Molotov.

Pris d’une empathie que je n’aurais jamais cru possible, je l’aidais à se relever et l’escortais jusqu’à sa loge où elle s’effondra sur le canapé dont les ressorts gémirent de concert avec un soupir à fendre l’âme.

A suivre....

Nos idées n'entrent pas dans vos urnes

Nos idées n'entrent pas dans vos urnes

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