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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 15:32

Mardi 10 novembre 2020

Un des romans qui m'a le plus passionné cette année. Irène Frain, que je ne connaissais pas, je l'avoue, est une excellente auteure.

L'histoire est désarmante de banalité de nos jours. Une vielle dame est sauvagement assassinée dans sa maison, où elle vit seule. La maison se trouve dans une impasse d'une zone pavillonnaire  de banlieue, comme il en existe tant, coincée entre  une multitude d'hangars à marchandises tous plus bariolés les uns que les autres et une citée dite "sensible"

Comme l'indique le titre, pour la police il s'agit d'un crime de plus, sauf que la sœur de la vielle dame est une écrivaine reconnue. Celle-ci n'a été prévenu du meurtre par la famille que le jour de l'enterrement  et entend bien faire  bouger les choses afin que l'assassin soit arrêté. Sauf que le mur de l'indifférence va ruiner tous ses efforts.

Quatorze mois après les faits le brigadier en charge de l'enquête n'a toujours pas délivré son rapport. Maladie, convalescence, congés...Les raisons invoquées sont dérisoirement futiles. La nomination d'un juge d'instruction ne peut intervenir qu'à la remise du fameux rapport qui reste inexorablement dans les tiroirs du policier. Impéritie, obstruction délibérée... 

Incidemment, l'on apprend que la bijouterie de la zone commerciale a été attaquée peu avant le meurtre et que les bandits, pourchassés par la police, se sont cachés dans le jardin de la maison de la vieille dame avant de s'évaporer dans la nature...

A lire absolument.

 

 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 10:57

Vendredi 30 octobre 2020

 

 

 

 

 L’HORREUR CELA POURRAIT ETRE AUSSI ÇA

TRUMP VAINQUEUR

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 09:29

Le mercredi 14 octobre,

Cette fois le lecteur en a pour son argent (17,90 €) quant à la quantité de pages (170) le précédent (La soif) qui n'a pas convaincu  les jurés du Goncourt n'en comptait que 150 c'est tout de même un léger mieux. Ne soyons pas mesquin. La qualité vaut mieux que la quantité. N'est ce pas monsieur Lévy ?  

Je ne vous ai pas commenté La soif car je ne crois pas en l'existence de celui que l'on appelle Jésus. Mon jugement aurait été partial et comme vous connaissez mon intégrité, je me suis abstenu. Sans rire.

Les aérostats : Comme tout à chacun j'ai été surpris par ce titre, est ce que pris d'une passion soudaine pour les objets volants notre Amélie nationale allait nous gratifier d'un opus sur les aéronefs. Non, il s'agit évidemment des auteurs qui nous ont transporté, élevé l'esprit comme les  aérostats élèvent nos corps. 

Et quels sont ces maîtres, ces génies qui nous transportent vers des horizons oniriques ? Madame de Lafayette et Radiguet ! Rien que le nom... Bien sûr il est question d'Homère, mais tout de même Radiguet et son Bal du comte d'Orgel !

Prenons le bouquin par le début : une jeune étudiante est chargée par le père d'un jeune garçon d'intéresser celui-ci à la littérature et par extension à la vie. Il faut préciser que le père est très riche, d'une richesse suspecte et que le gamin âgé de seize ans est comme tous les gosses de riches blasé, désabusé et déteste son père.

La jeune étudiante prend ce travail à cœur, déniaise petit à petit le garçon dont l'intérêt pour la littérature va grandissant. Il reprend goût à la vie et tombe évidemment amoureux de la jeune étudiante qui ne répond pas à ses avances d'autant que le père, de son bureau, les espionne.

Après l'Iliade et l'Odyssée, la jeune fille entreprend de convaincre son jeune élève à lire Le rouge et le noir, passe encore, puis La princesse de Clèves et pour finir Le (fameux) bal du comte d'Orgel de Radiguet. Quand les Aérostats se transforment en monte-charges. Alors que notre littérature compte des centaines de génies, pourquoi ces auteurs de romances surannées.

Je ne vous révèlerai pas le dénouement plutôt surprenant du roman. A vous de voir !

 

   

  

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 13:06

Vendredi 14 août 2020

Arnaldur INDRIDASON

Avec un nom comme ça tu as neuf chances sur dix de passer pour un grand auteur de polar. Vous avez sans doute remarqué que depuis l’excellent Stieg  Larson tous les auteurs de thrillers venant du nord de l’Europe sont auréolés du succès des « Millénium ».  Arnaldur en fait partie. J’ai donc pensé prendre un pseudonyme norvégien ou islandais pour obtenir le succès qu’incontestablement  je mérite, selon ma concierge.

En cette période estivale, la canicule et la Covid  s’étant alliées pour me séquestrer dans mon appartement j’ai acheté, quelques bouquins dont le polar d’Arnaldur intitulé : Ce que savait la nuit.

Avez-vous remarqué le nombre de polars et de séries télévisées où les flics ont des problèmes psychologiques ou familiaux insurmontables. C’est le cas du flic à la retraite dont j’ai oublié le nom qui passe son temps à se poser la question : Est-ce que j’enquête sur ce meurtre ? Pour cela il consulte un peu tout le monde son fils, son ex, son ancienne collègue… Cet ennui qui me vient…

Konrad (le nom me revient) se lance tout de même à corps perdu sur ce meurtre vieux de trente ans sur lequel il avait enquêté sans résultat. Sous l’effet du réchauffement climatique, un glacier au nom imprononçable vient de recracher un cadavre, qu’il gardait bien au chaud depuis trente ans. Je n’en dirais pas plus sur l’énigme "insoutenable" de ce roman dont la résolution pourtant simple avance aussi rapidement que la fonte du glacier.

Vous l’aurez compris il ne suffit pas d’avoir un patronyme issu des glaces polaires, pour écrire un bon polar. Tout compte fait Je vais garder Éric Delval  comme pseudonyme

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 10:15

Le 2 août 2020

Je n'ai guère pour habitude de publier des textes dont je ne suis pas l'auteur, mais celui-ci m'a frappé au cœur tellement il est juste. Je vous invite donc à le lire :

Ce mortel ennui qui me vient, devant la victoire d’extrémistes de la médiocrité au nom de « l’éthique », discréditant les combats féministes : ceux qui luttent pour l’égalité des droits, l’égalité des chances, avec à l’horizon une véritable révolution anthropologique. Combats politiques et non moraux !

Aujourd’hui, les femmes sont assez puissantes pour mener ce combat politique, pourquoi s’en tiendraient-elles à occuper la seule place du ressentiment et de la vengeance, de la délation et de la vindicte ? Est-ce cela, la place naturelle de la femme ?

Ce mortel ennui qui me vient, devant une certaine jeunesse sans désir mais pleine de colère, ces jeunes femmes mieux loties que leurs mères et leurs grands-mères, qui ont mené la lutte pour elles, déblayé le terrain pour leur laisser en héritage de continuer le combat : les unes se sentent insultées quand un homme, de sa violence ancestrale, ose un compliment – et c’est comme une gifle en plein visage, certaines appellent ça un viol, au mépris de celles qui en ont vraiment été victimes ; les autres se déguisent en putes pour imiter les danseuses des clips de rap qui vantent l’argent facile et l’amour monnayable.

Elles ne se connaissent pas, elles cohabitent. Il y a les pauvres, celles qui pensent que cacher un bifton dans leur string est le comble de la classe ; il y a les riches, les pourvues socialement et culturellement, qui identifient tout acte évoquant leur corps sacré comme un viol – réveil la nuit, manifestation du désir, expression du vivant.

Ce mortel ennui, devant les générations à venir, qui en seront réduites à des relations tarifées ou contractuelles. Devant les enivrés de haine, qui ne considèrent pas l’intelligence comme un atout et ont décidé plus que de s’en passer, de la piétiner systématiquement.

Qu’est-ce qu’une morale adossée à la haine ?

Devant le règne de la bêtise, du mimétisme, de la libération des pulsions de haine, et, pire que tout, de l’exaltation narcissique de croire appartenir à la morale, s’en revendiquer, en être le bras armé. Mais qu’est-ce qu’une morale adossée à la haine ?

Ce mortel ennui devant ce qui était l’arme des révolutionnaires – l’indignation – devenue la monnaie courante de tous les frustrés de la terre, des médiocres, de ceux qui veulent exister mais n’ont d’autres moyens que de vomir des insultes, de confondre les plans, l’opinion, la justice, la rumeur, les faits, d’invoquer un nouvel ordre moral au lieu de faire de la politique.

Ce mortel ennui devant ces combattants des réseaux, qui prennent le risque suprême de descendre dans la rue masqués – le Covid-19 aura au moins fourbi les armes de la lâcheté – pour hurler des approximations et des contresens, avec le but avoué de détruire psychiquement et socialement des cibles qui sont toutes masculines, blanches et d’un certain âge, n’importe qui fera l’affaire. L’homme blanc occidental a exploité tant de monde, de cultures, et même la nature. L’homme blanc n’est pas un concept, puisqu’il est incarné par tous les hommes blancs, indistinctement. Le concept n’a plus lieu d’être, le symbolique est déchiré, anéanti, il n’y a plus de commun, pour ne pas dire d’universel, ce gros mot honni par les partisans identitaires.

Ce mortel ennui devant ces gens fiers d’eux, sûrs de leur bon droit, et qui crient. Crient pour tout, contre tout, enfonçant des portes ouvertes.

Devant les contempteurs de la domination masculine, blanche et occidentale, qui ont comme seul projet de renverser la domination, non pour un monde plus égal et construit sur un autre paradigme, mais bien pour substituer une domination à une autre.

Et l’art, dans tout ça ?

Ce mortel ennui devant l’orgasmique onanisme d’une colère pseudoféministe, quand des femmes sont encore excisées, quand des femmes sont encore lapidées, quand des femmes sont exploitées, quand des femmes gagnent moins bien leur vie que les hommes, se battent sur tous les fronts… Il faut respecter les différences culturelles, diront les nouveaux révolutionnaires, et reconstruire des murs. On se régale d’avance à la perspective de la convergence des luttes qui, à ce compte, ne peut aboutir qu’à de nouvelles frontières. Ennui mortel devant l’inconséquence des nouveaux maccarthystes.

Et que deviendra l’art, dans tout ça ? Des livrets de vertu qu’on distribuera au seuil des nouvelles églises ? Des éditoriaux pleins de bons sentiments mâtinés de haine rance de vieilles filles ? Des imprécations béni-oui-oui de néoromantiques exaltés par les combats sur Facebook ? Des œuvres théâtrales où l’on dira le catéchisme, le mal contre le bien, dont on voit vite les incarnations ? Des tableaux respectant la parité, homme, femme, Noir, Blanc, vieux, jeunes, handicapés, dans des champs de blé bio et des plants de tomates en permaculture ?

Mortel ennui. Et où mettra-t-on donc les déviants ? Car ils risquent de devenir très nombreux. Si la police des mœurs s’exerce comme l’appellent de leurs vœux les nouveaux parangons de vertu. Reste l’autocensure, l’intériorisation de l’interdit. Un nouveau vocabulaire est à disposition, et, pour les écrivains, on pourra toujours fournir un dictionnaire officiel des mots acceptables. La morale a aussi son mot à dire sur la culture. Dieu merci, morale et culture sont des substantifs féminins…

Avant même de mourir du réchauffement climatique, nous risquons de mourir d’ennui. Car nous avons prévenu nos enfants qu’ils auraient à se battre pour sauvegarder la planète. Mais leur avons-nous glissé qu’ils auraient aussi à affronter le mortel ennui qui s’abat sous le drapeau brandi d’une morale de la haine ? L’idée même de combat politique risque d’y succomber.

Mazarine Pingeot est agrégée de philosophie et autrice. Elle a notamment écrit « La Dictature de la transparence » (Robert Laffont, 2016) et « Se taire » (Julliard, 2019).

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 10:06

Le 22 juillet 2020

Il m'a semblé que cet article était passé inaperçu, ou serait-ce que les forfaitures de ce parti n'offusquent plus grand monde.

L'article s'appelle  : Un Côte du Rhône en Syrie.

La scène se passe tout près de l'abattoir, pardon de la  prison, de Sednaya où l'on y pend et viole tout ceux qui s'opposent au boucher Bachar al Assad auquel ces deux sinistres individus sont venus présenter leurs civilités.

Ce haut fait de la politique française n'a pas ému Médiapart, pourtant si prompte (d'habitude) à s'emparer de tout scandale. Étrange.

Rappelons que Bay (à droite) est le porte parole de la fille Le Pen. il est vrai que dans la famille la torture n'a rien d'exceptionnelle.

Les deux larrons  : Mariani (transfuge de L.R.) à gauche et Nicolas Bay 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 16:06
Poupée Vaudou
Poupée Vaudou

 

 

Le 14 mai 2020

Une nouvelle rubrique morbide est née sur tous les médias et principalement  les chaînes d’informations en continu : Le décompte des morts de la pandémie que l’on annonce sans ménagement, comme s’il s’agissait des scores de matchs de football. Terribles décomptes de la mort d’êtres humains qui apparaissent sous forme de statistiques fluctuant d’un jour à l’autre. Un record annonce un présentateur de J.T comme s’il s’agissait d’une performance.

Il existe même un classement par nation, comptage macabre qui place celle-là en tête suivi de celle-ci qui pourrait la surpasser dans les jours prochains. Ahurissant. Cette hécatombe est traitée comme s’il s’agissait d’une compétition, un immense jeu de quilles fauchées inexorablement par le virus, alors qu’il s’agit de centaines de milliers de drames humains, qu’il est impossible d’appréhender, car chaque cas est unique. La déshumanisation des victimes de la pandémie glace d’effroi car enfouis sous ce monceau de cadavres anonymes se cache un proche, un ami.

L’information du public ne peut en aucun cas excuser la désinvolture quand il s’agit de vies humaines.  

 

Cette pandémie m’a inspiré une fiction…fiction ?

L’épidémie avait cessé de progresser un temps, l’espoir d’un retour à la vie normale revenait. Cependant loin d’être jugulée elle continuait de ramper sournoisement à travers toute l’Europe. Alors que les statistiques indiquaient un ralentissement notable des hospitalisations, que le nombre des morts allait décroissant, profitant de l’insouciance coupable des populations le virus resurgissait comme revigoré, plus virulent que jamais, telle l'Hydre, semant la mort dans tous les pays, sans exception. Les hôpitaux ne répondaient plus à la demande. Une file ininterrompue de brancards s’entassaient dans les couloirs, allaient jusque sur les parkings, abandonnés par des infirmiers à bout de force. Une vague de panique s’emparait des populations qui accusaient les dirigeants de mensonge et d’incompétence. La colère se transformait en émeutes, les magasins étaient pillés, des incendies ravageaient des quartiers entiers sans que les pompiers pussent intervenir. La loi martiale était décrétée en Europe. Les gens se terraient à leur domicile. Les cadavres jonchaient les trottoirs. L’armée envahissait les rues avec l’ordre de tirer à vue sur les manifestants et les pilleurs. Des quartiers entiers étaient désertés comme si une bombe avait balayé les rues.

Malgré l’interdiction des autorités, les populations quittaient les agglomérations, un exode tel que l’on en avait connu lors du deuxième conflit mondial,  s’organisait sur les routes, provoquant d’immenses bouchons. Les plus fortunés formaient des files d’attente interminable aux aéroports du Bourget et Villacoublay où des vols clandestins étaient organisés sur des jets privés. Un Paris-La Môle (près de Saint-Tropez) coûtait deux cents mille Euros. Nulle possibilité de se rendre à l’étranger sous peine de voir l’aéronef  détruit par un missile.

 

Si les pays du Maghreb étaient durement frappés malgré la jeunesse de la population, l’Afrique de l’ouest ne révélait que quelques cas bénins. Le seul décès enregistré au Sénégal était un homme âgé rentré au pays avant la reprise de la pandémie en Europe.  Encore que l’on n’était pas certain des raisons de la mort du vieillard dont on ne connaissait pas l’âge exact. Les autorités sanitaires ne donnaient pas d’explication à cette anomalie ou plutôt un cocktail de raisons plus ou moins scientifiques, comme la jeunesse de la population, le soleil, la prise de certains médicaments contre le paludisme on invoquait même le Vaudou. Les féticheurs faisaient des affaires en or.

La grande crainte des dirigeants de la CEDEAO était de voir arriver des européens propagateurs du virus dans leurs pays. Des précautions draconiennes étaient instaurées aux frontières et dans les ports pour empêcher l’intrusion de l’homme blanc. Ceux qui résidaient sur place avaient été renvoyés dans leur pays d’origine sans exception. Ainsi l’ambassadeur de France, malgré de véhémentes protestations avait été escorté jusqu’à l’aéroport et installé sur le dernier avion, une antiquité de l’ère soviétique, en partance pour l’Europe.

L’Afrique de l’ouest n’était plus peuplée que par des africains, malgré les difficultés économiques que cela allait engendrer, mais qu’importe : La santé avant tout clamaient les Présidents, tout en s’excusant auprès des dirigeants européens.

Cette situation aurait pu perdurer sans l’opiniâtreté de femmes et d’hommes à vouloir pénétrer à tout prix dans ce nouvel Eldorado quitte à risquer leur vie dans des entreprises périlleuses, aubaines pour les passeurs dont l’activité, encore plus juteuse qu’auparavant, reprenait. Mais dans l’autre sens. Ainsi voyait-on des images déjà vues mille fois, cette fois sur les écrans des télévisions africaines. Naufrages, sabordages, noyades, bateaux surchargés de femmes, d’enfants, d’hommes épuisés, affamés que les garde-côtes africains avaient peine à dissuader d’accoster. "Aucune exception sinon c’est notre perte" clamaient les chefs d’états, car si l’on en prenait un il fallait tous les prendre et ça c’était hors de question.

Cependant toute cette misère, et les drames qui en résultaient,  commençaient à créer quelques failles dans l’unité affichée notamment au sein de la population qui voyait dans cette posture inhumaine une revanche que quelques Présidents paraissaient assumer, mais qui n’était pas dans la philosophie de l’homme africain (même si celui-ci n’était pas entré dans l’histoire, dixit Sarkozy)

Une nouvelle réunion des Présidents de la CEDEAO allait déboucher sur un compromis alliant humanité et pragmatisme.

L’afflux des migrants prenait des proportions inquiétantes. Certains n’hésitaient pas à traverser le désert du Mali d’est en ouest, braver les moudjahidines d’Al Qu’Aïda, pour arriver à moitié mort au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Togo…

Les gouvernements décidèrent d’en accueillir quelques-uns après un dépistage implacable. Un quota par pays était établi. Mais auparavant, avant de pénétrer sur le territoire convoité, les migrants devaient se plier à une quarantaine des plus strictes sur une île déserte de l’archipel guinéen des Bijagos. Des huttes construites à la hâte sur les îlots dos Cavalos, Poiläo, Cute, accueillaient les aspirants à une vie sans virus. Les migrants étaient soumis à un examen toutes les semaines, les malades détectés, impitoyablement renvoyés par bateau dans leur pays d’origine.

Ainsi les africains retrouvaient le sens inné de l’hospitalité qui avait fait défaut jusqu'alors. Mais cette hospitalité n’était pas totalement désintéressée, la rancœur n’était pas exempte.

A la fin du confinement, les survivants étaient testés suivant leur capacité physique à exercer une activité. Qu’importe le métier qu’ils exerçaient auparavant, des fonctionnaires zélés leur attribuaient les tâches que l’homme africain, même de modeste condition, rechignait à accomplir. Ramassage des ordures, goudronnage des routes, nettoyage des usines et bureaux, tâcherons dans la construction… Les femmes étaient astreintes aux tâches agricoles et pour les plus chanceuses à la garde des enfants. Ainsi un ancien dirigeant d’entreprise informatique balayait huit heures par jour les caniveaux et les trottoirs de Dakar pour quelques centaines de Francs CFA. Juste de quoi ne pas mourir de faim et payer le loyer d’une misérable case dans le bidonville de Baraka (les africains ne manquent pas d’humour).

Dans tous les pays de Dakar à Libreville, de Yaoundé à Lomé, d'Accra à Abidjan…l’on bénissait cette main d’œuvre bon marché qui ne rechignait pas au travail quoique on leur demandât.   

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 09:18

Le 2 mai 2020

 

C'était inattendu, cela tient presque du miracle, un virus inconnu vient terroriser les populations européennes et redistribuer les cartes. Pas question, cette fois, de rater le coche, l'occasion est trop belle de mettre à bas cette économie libérale qui exploite les masses populaires, la moustache stalinienne du grand leader syndical en frémit à l'avance. Après une condamnation suivie d'une grosse déprime, l'insoumis retrouve sa verve,  pas question de reprendre le travail. Quant à la fille du borgne, cette fois c'est la bonne, la victoire se profile enfin, nul besoin de fiches, ses nouveaux amis vont la propulser vers le sommet qu'elle lorgne depuis des années.

C'est papa qui va être content, et Poutine, il va enfin pouvoir récupérer l'argent qu'il a prêté avec les intérêts...Lesquels ?

 

 

 

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 09:21

LE 23 avril 2020

C'est l'histoire d'un raté, un vrai. Un type que la nature n'a pas favorisé ni pour le physique ni pour l'esprit. Désœuvré, il se laisse embrigader dans un parti politique minable dirigé par un type au bout du rouleau, dont la fille, appelée à prendre sa place, ressemble à la fille LE PEN. Elle chausse du 42.

Gérard Fulmard tombe dans un piège grossier organisé  par les concurrents du Président et est contraint d'accepter d'éliminer (physiquement) le vieux. Ce sera sa perte, car comme on le pressentait ce pauvre Gérard n'a jamais rien réussi dans sa triste vie, même pas sa mort.

Entre deux chapitres l'auteur nous invite à partager l'actualité de la rue Erlinger (rue où loge Fulmard) Outre la chute d'un morceau de satellite russe, celle de Mike Brant du Quatrième étage d'un appartement occupé par une de ses "protectrices" et le crime de ce japonais qui dévore sa victime, non pas des yeux, mais à belles dents, c'est une rue tout à fait paisible du seizième arrondissement. 

Que penser de ce roman déroutant, dont l'auteur à tout de même remporté (de haute lutte) le prix Goncourt , il y a quelques années il est vrai ? Je crains qu'il ne laisse pas un souvenir impérissable au lecteur.

 

Le consul (adjoint) personnage connu des amateurs de RUFIN s'appelle Aurel TIMESCU. Outre sa tenue vestimentaire, ce diplomate se distingue par une propension à esquiver toutes les tâches qui lui incombent, à savoir seconder le Consul général. Sauf, lorsqu'un crime surgit.

Or un crime survient, un entrepreneur de travaux publics qui a écumé toute l'Afrique et qui en fin de carrière à échoué à Maputo, capitale du Mozambique, comme chacun le sait, est retrouvé assassiné dans la piscine de son hôtel. 

Trois femmes ont partagé sa vie, une française et deux mozambicaines, la française sera accusée du meurtre. Heureusement, le consul adjoint n'est pas de cet avis et n'aura de cesse de prouver l'innocence de la première femme de l'entrepreneur.

Ce n'est pas le meilleur RUFIN (lui aussi lauréat du Goncourt avec l'excellent Rouge Brésil)  mais  en ces temps de confinement les facéties d'Aurel sont un moment de pur plaisir.

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 14:04

Le 18 mars 2020.

Je ne suis pas mort. Pour vous en donner la preuve je vais vous parler d'un roman que j'ai terminé il y a quelques jours. 

Il s'agit du dernier roman de Pierre Lemaître. 

Ce dernier opus était présenté comme la dernière pièce d'une trilogie, après le magnifique AU REVOIR LA-HAUT et COULEUR de L'INCENDIE je m'attendais à la suite de la saga de la famille Péricourt dont j'ai suivi (avidement) les péripéties au cours de ces deux volumes et connaître le sort de l'attachant petit Paul et sa mère Madeleine. Et bien pas du tout !

L'on arrive en pleine débâcle consécutive à l'invasion des troupes allemandes en 1939. L'on notera à cette occasion l'impéritie des dirigeants français civils et militaires. Espérons que cela ne soit pas le cas face au Corona virus.

l'on accompagne durant cette fuite éperdue devant la menace nazie quelques personnages pathétiques dont Louise Belmont qui finira par... (lisez le livre) la très catholique Alice, l'escroc sympathique Désiré, le roublard Raoul etc... Tous ces personnages fuient vers le sud, au milieu de centaines de milliers de français hébétés, sous la mitraille impitoyable de l'aviation allemande.

A lire, même si la fin m'a paru convenue.  

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