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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 23:21

Péril sur la biodiversité littéraire

 

Tribune parue dans Le Monde du 4 janvier 2022 (Article consultable ici)

 

Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est à vous que nous écrivons collectivement, nous auteurs, sur un sujet qui vous concerne autant que nous. Il ne vous a pas échappé qu’un des plus importants groupes d’édition français, Editis, filiale du groupe Vivendi, se prépare à absorber son principal concurrent, Hachette Livre. Editis, c’est Julliard, Plon, Perrin, Robert Laffont, Le Cherche Midi, 10/18, Bordas, Bouquins, Pocket, La Découverte, Nathan, Le Robert etc. Hachette, c’est Grasset, Stock, Fayard, Calmann-Lévy, Lattès, Larousse, Hatier, Le Livre de poche etc. Les médias se sont fait l’écho des inquiétudes des éditeurs et des libraires. Mais aucun d’entre eux n’a pensé à nous donner la parole. 

 

Bolloré patron de Vivendi pygmalion de Zemmour

    Cet événement nous concerne parce qu’il engage notre avenir. Il nous concerne parce que nous sommes attentifs aux équilibres économiques qui déterminent la vie de nos ouvrages et le plein exercice de nos métiers. Nous ne sommes pas de purs esprits retranchés dans leurs studios d’ivoire, sourds aux mouvements et aux bruits qui agitent le monde. L’avons-nous jamais été ? Lorsqu’en 1838, Balzac, Hugo, Dumas, Gautier fondèrent la première société de défense des auteurs de l’écrit et de leurs intérêts, la Société de gens de lettres (SGDL), c’est parce que ces écrivains de la génération romantique, aux pieds bien sur terre, s’intéressaient déjà au devenir commercial de leurs livres. Nous suivons le chemin qu’ils ont tracé. L’économie du livre est notre affaire.

 

 

     Or, quand une maison d’édition est rachetée par une autre, elle prévient rarement ses auteurs. L’habitude a été prise de nous cantonner dans notre travail de création et de nous dessaisir de tout ce qui engage et éclaire l’exploitation commerciale de nos œuvres. Ce défaut d’information se heurte aujourd’hui à une revendication, unanimement portée par les auteurs : bénéficier d’une information transparente sur tout ce qui se rapporte à la vie d’un ouvrage à partir du moment où il est publié. Si deux grosses structures se « rapprochent » pour former un mastodonte éditorial, c’est le sort d’un grand nombre d’auteurs qui est en jeu, à travers les livres qu’ils ont publiés et ceux qu’ils espèrent voir publiés demain. Rappelons ici que nous faisons la valeur de nos maisons d’édition : nos titres étoffent leurs catalogues, et nos contrats, signés généralement pour une très longue durée (70 ans après notre mort), composent les actifs de ces maisons.

 

 

     En 2002, le groupe Lagardère, propriétaire d'Hachette Livre, rachetait le géant de l'édition Vivendi Universal Publishing, avant de se voir contraint par l'autorité de la concurrence à en céder 60%, qui deviendront le groupe Editis. En 2021, Editis s’apprête à racheter Hachette. Lorsque deux groupes s’entre-dévorent, nous ne pouvons rester simples spectateurs face à un étrange et funeste spectacle animalier.  Ce rachat à marche forcée (M. Bolloré, propriétaire du groupe Vivendi, indiquait récemment qu'il n’attendrait pas l'avis des autorités de la concurrence) a de quoi alarmer. Les conséquences d’une concentration excessive dans le secteur de l'édition sont documentées. Aujourd’hui déjà la relation entre l'auteur et son éditeur est très déséquilibrée. Demain, si un seul groupe se trouve en position dominante sur certains segments éditoriaux, elle n’en sera que plus inéquitable. Hachette et Editis détiennent, à eux deux, une part importante des collections de littérature générale, de livres scolaires et de livres pratiques, sans parler de leur rôle stratégique comme distributeurs-diffuseurs. Quelle marge de négociation pour faire valoir nos droits nous restera-t-il dans un monde sans mise en concurrence possible ? La richesse de la production éditoriale devra-t-elle faire les frais d'une logique économique d’optimisation qui, dans la pratique, consistera à chasser les collections « doublons » dans les catalogues des maisons de la nouvelle entité ? 

 

 

     En déposant une plainte anti-trust pour s'opposer au rachat du groupe d'édition Simon & Schuster par le premier éditeur planétaire Penguin Random House, le ministère de la justice américain vient de rappeler un principe fondamental : dans un secteur comme l’édition, qui concourt à la vitalité du débat démocratique grâce à la confrontation des opinions et des idées, une concentration excessive menace les libertés de création et d’expression car elle donne à un seul acteur une « influence démesurée » sur la fabrique de l’opinion et lui permet d’abuser de sa position pour décider ce qui peut ou non être publié, et ce que vous et nous, citoyens et lecteurs, avons ou non le droit de lire.

     Au moment où chacun s’alarme à juste titre des menaces pesant sur la diversité du vivant et des écosystèmes, sur les grands équilibres naturels et notre survie en tant qu’espèce, il est urgent de se mobiliser contre ce qui met en péril la biodiversité littéraire dans notre pays. 

     Nous ne sommes pas des produits que l'on achète et que l'on revend, en transférant nos contrats d'une industrie culturelle à une industrie de la communication ou du divertissement... Pourquoi ne bénéficions-nous pas dans nos contrats, à l’instar des journalistes, d'une « clause de conscience » ? Nous pourrions alors mettre fin à nos contrats quand une maison d'édition à laquelle nous avions confié les droits d'exploitation de nos œuvres, est rachetée par une autre. Aussi demandons-nous au législateur de se pencher rapidement sur cette question.

 

 

        Si individuellement nous ne pesons pas assez lourd pour que l’on envisage de nous demander notre avis, collectivement la force de nos convictions peut faire bouger des montagnes. Nous l’avons prouvé en 2019, lors des débats au Parlement européen sur le projet de directive relative au droit d'auteur. Nous nous sommes mobilisés et nous avons gagné une bataille qui s’annonçait perdue. Déterminés, nous le serons tout autant et à nouveau pour défendre aujourd'hui nos droits d'auteurs et de citoyens. Et nous appelons à la vigilance de tous, auteurs bien sûr mais aussi vous, lecteurs, pour nous opposer ensemble au remodelage brutal du paysage éditorial autour d'un acteur surpuissant.

 

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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 11:13

Le 16 décembre.

 

 

Si vous habitez la province, vous avez sans doute remarqué la campagne publicitaire, sur les pages de divers quotidiens, dédiée à mon dernier roman. Il est en vente dans tous les lieux où l'on aime la littérature évidemment les librairies .

Par contre, et vous apprécierez l'effort, j'expédie gratuitement un exemplaire de ce roman dédicacé, contre la somme de 20 € à quiconque en fera la demande. Sauf Zemmour !

 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 11:08

Le 27 novembre 2021,

Ce long silence est dû à la sortie de mon  roman : L'enfer était au bout du voyage, que vous avez tous lu bien évidemment.

Mais il fallait que je vous parle d'un bouquin remarquable : Il s'agit de LA DAME COUCHEE, en l'occurrence la veuve de LOUIS-FERDINAND CELINE, qui mourut à 104 ans.

Livre exceptionnel par une vie hors norme de la dame et le style de l'auteure. Une écriture éblouissante décrit les derniers jours de la centenaire autoritaire. A lire d'urgence.  

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 20:44

Lundi 6 Septembre,

Il serait dommage que Pierre Lemaître abandonne un genre littéraire où il excelle. Il s'agit de son premier roman avant les succès annoncés. 

L'héroïne Mathilde tire sous tous ceux qui la contrarient, et il y en a beaucoup, l'on pourrait imaginer une jeune femme intrépide, jeune, svelte, pas du tout...imaginez Josiane Balasko en tueuse compulsive au service d'une organisation dont le commandant était son chef durant la seconde guerre.   

Ce roman est un délice de cynisme, de dialogues à la Audiard, de portraits qui semblent vivants tellement ils sont réels.

A lire sans réserve...  

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 14:53

Le 28 août 2021

600 pages. J'indique le nombre de pages parce que cela m'a semblé très long. Il s'agit de l'itinéraire des protagonistes du Club des incorrigibles optimistes. 800 pages que j'avais lu sans cette sensation de longueur. Peut être ai-je eu tort de commencer l'ouvrage sur le sable. Difficile de se concentrer.

Chaque protagoniste a choisi sa voie et l'on peut dire que pour aucun d'entre eux l'on peut parler de sinécure. Leurs destins sont hors du commun, peut être un peu trop. La crédibilité en souffre. Celui de Franck m'a particulièrement stupéfait. Cet homme déserte durant la guerre d'Algérie en tuant son Lieutenant. De retour en France, qu'il fuit aussitôt en abandonnant sa compagne, il retourne en Algérie libérée, recherche la jeune algérienne qu'il a mis enceinte, et trouve un poste au sein du gouvernement révolutionnaire. Un coup d'état destitue le Président Boumediene, si mes souvenir sont exacts, il fuit à nouveau... en URSS, vit de petits boulots, devient moine se retire dans une petite cabane au milieu de la forêt. Là, attendri par le dénuement  dans lequel il se trouve, les autochtones l'adoptent, le vénèrent et l'élèvent au statut de Saint. Sa renommée est telle qu'accourent de toute l'URSS des hommes et des femmes en quête de réconfort, voire de guérison. Quel destin !     

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 14:11

Le 16 août 2021

 

Afghanistan, Iran, Irak, Syrie : 3 000 000 de km² de terres hostiles. 

L'impéritie des diplomaties occidentales et notamment celle des USA ont conduit au désastre qui agite les rédactions du monde entier. Le soutien indéfectible, à coût de milliards de dollars, à des régimes corrompus jusqu'à la moelle ne pouvait aboutir qu'à une faillite annoncée. Et ressurgissent les images du sauve-qui-peut de Saigon,  son ballet d'hélicoptères, la population qui se presse dans les ambassades, les barbares qui paradent...L'histoire n'est qu'un éternel et lamentable  recommencement.  

La Russie et la Chine, pour lesquelles les droits humains sont des mots qui n'ont pas le même sens que dans nos démocraties, exultent. De nouveaux terrains de chasse tombent dans leur escarcelle comme un fruit talé de l'arbre.   

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 22:14
Victor ORBAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les tyrans.

Au sein des officines du Prêt-à-penser                                                        

Où méditent des idéologues madrés                                                           

 De pauvres hères mus par l’instinct grégaire                                              

 Endossent sans vergogne des idées délétères,                                           

 Coulées dans le moule vénéneux de la haine.                                            

Parés de ces idées, ils vont dans l’arène                                                      

Tous fiers et pleins de fureur, le menton dressé,                                         

Lever des yeux embués vers leur maître-à-Penser                                       

Coup d’État.

Abreuvés de promesses et de vains espoirs                                     

Menée par d’infâmes reîtres vêtus de noir                                       

La rue pleine de haine vient se repaître

Du sang de ses anciens maîtres.                                                       

Soumis, la tête basse, le peuple mystifié,                                                                

Rongé par le remords, demande pitié                                                          

Aux bourreaux,  les mains encore rouge de sang.                                       

Il est trop tard, pour le salut des innocents                                                 

Car le joug fatal pend au cou des esclaves                                      

Dont les pas alourdis accablés d’entraves,

Mènent à l’échafaud ou brille la lame.

A genoux ils prient pour le salut de leur âme.

En rage le peuple lance des insultes

Hilare,  la fille du borgne exulte.

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 14:49

Mardi 6 juillet 2021

Philippe Martinez secrétaire général de la CGT

Un hebdomadaire titrait il y a quelques semaines que l'objectif de la CGT et donc de son secrétaire général était la ruine de l'économie française.

Chacun a eu à pâtir de grèves plus ou moins motivées organisées par ce syndicat et dernièrement l'on a vu Philippe Martinez en tête d'une manifestation pour la liberté d'expression, ce qui m'a fait sourire car j'ai le souvenir d'une grève des ouvriers du livre (CGT) destinée à empêcher les quotidiens nationaux de sortir car ils refusaient de publier un texte de Martinez. Seul l'Humanité avait publié le texte en question.

J'en vient à la dernière déclaration de Monsieur Martinez concernant l'obligation de vaccination des soignants et à l'hypocrisie des propos du syndicaliste. Il ne se prononce pas contre mais déclare " que la contrainte n'est pas la solution" ce qui revient à dire sans l'exprimer implicitement qu'il est contre.

Or nous savons tous que l'économie de notre pays ne connaîtra une reprise que si la pandémie a disparue. Or, avec un bataillon de soignants susceptibles de propager le virus, la partie est loin d'être gagnée. Rappelons que la compagne de Philippe Martinez est la responsable syndicale...du personnel soignant CGT

 

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 12:41

Vendredi 18 juin : L'appel du 18 juin

Le Monde de la culture se mobilise :

Nous devons réagir, tous ! Nous, acteurs du monde de la culture, chefs d’entreprises, entrepreneurs, têtes de réseaux associatifs et citoyens de la Région sud, ne pouvons pas laisser passer le jour du premier tour, l’abjecte et dangereuse dynamique incarnée par M. Mariani et ses colistiers. Nous avons la responsabilité réfléchie et assumée, éclairés par notre connaissance des enjeux locaux mais aussi des engagements, des réalisations et des valeurs républicaines, démocratiques, environnementales et humaines portées par Renaud Muselier, de réunir nos voix autour de sa candidature. Dans la diversité de nos affinités politiques, nous reconnaissons à Renaud Muselier et à son équipe d’avoir mis en place une stratégie pour préserver et développer la culture qui fait société et représente attractivité et emplois pour notre région, pour soutenir le tissu économique durement frappé par la crise, ou pour défendre l’environnement pour lequel son engagement a été constant.

LES SIGNATAIRES

Jean-Pierre Blanc, directeur de la Villa Noailles.
François Halard, photographe.
Ora Ito, designer.
India Madhavi, architecte.
Pascale Siegrist Mussard, présidente de la Villa Noailles.
Olivier Amsellem, photographe.
Daniel Benoin, metteur en scène et acteur.
Olivier Tarrazi, chef d’entreprise.
Gérard Leseur, chef d’entreprise.
Marta Gili, directrice de l’Ecole nationale supérieure de la photographie (Arles).
Gabriel Rebourcet, écrivain.
Xavier Descamps, chef d’entreprise.
Olivier Lieutaud, chef d’entreprise.
Michel Rostain, écrivain.
Patrick Saut, Domaine de Manville.
Xavier Ouvrard, président des Théâtres du Gymnase et des Bernardines (Marseille).
Alain Lombard, directeur de la Collection Lambert.
Dominique Bluzet, directeur des Théâtres du Gymnase, des Bernardines, du Jeu de Paume, et du Grand Théâtre de Provence.
Macha Makeïeff, directrice de La Criée, Théâtre national de Marseille.
Muriel Mayette, directrice du Théâtre national de Nice.
Charles Berling, directeur de Châteauvallon-Liberté, scène nationale.
Françoise Baudisson, présidente de Châteauvallon.
Cyprien Fonvielle, président de Neede Méditerranée.
Nathalie Rocailleux, directrice d’établissement d’utilité sociale et de protection des personnes.
Claudine Richard, présidente CIDFF Var.
David Sussmann, fondateur de Pure Ocean.
Eric Wendling, chef d’entreprise.
Franck Recoing, chef d’entreprise.
Jacqueline Franjou, présidente du Festival de Ramatuelle.
Enzo Rossada, architecte.
Baptiste Rossi, écrivain.
Jean-Louis Grinda, Chorégies d’Orange.
Martine Bedin, architecte.
Patrick Ranchain, directeur scène du Bois de l’Ausne.
Patrick Bouchain, architecte urbaniste.
Pierre Yovanovitch, architecte d’intérieur.
Thomas Mailaender, photographe.
Marion Mailaender, architecte d’intérieur.
François Champsaur, architecte d’intérieur.
Francesca Poloniato, directrice scène nationale Le ZEF.
Cendrine de Susbielle, directrice des relations extérieures de l’Ecole Camondo.
Magalie Guerin, directrice adjointe de la Villa Noailles.
Françoise Nyssen, présidente du Festival d’Avignon.
René Jacques Mayer, directeur de l’Ecole Camondo.
Anne Racine, directrice de la Villa Carmignac (Hyères-Porquerolles).
Charles Carmignac, directeur de la Fondation Carmignac (Hyères-Porquerolles).
Angelin Preljocaj, chorégraphe.

Eric Delval, écrivain
Marc Ash, artiste plasticien.
Nicole Saïd, codirectrice du Ballet Preljocaj.
Edward Mitterrand, directeur artistique du Domaine du Muy.
Marc Turlan, artiste plasticien.
Stéphanie Pillonca, réalisatrice.
Christophe Charrier, réalisateur.
Alexandra Timar, directrice adjointe du Théâtre des Halles.
Guy Carrara, directeur de la compagnie Archaos.
Raquel Rache de Andrade, directrice de la compagnie Archaos.
Matthieu Poitevin, architecte.
Maryam Rousta Giroud, directrice du Cinéma et des Studios de la Victorine (Nice).
Olivier Marchetti, fondateur des studios de cinéma de Martigues.
Alexis Grüss, artiste, directeur des cirques Grüss.
Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France.
Sabrina Agresti Roubache, productrice (Marseille).
Philippe Ariagno, directeur Scène nationale de Gap et des Alpes-du-Sud.
Emmanuelle Luciani, historienne de l’art, fondatrice et directrice artistique de Southway Studio.
Lucie Maurel, directrice générale adjointe Martin Maurel.
Elodie Presles, directrice du Théâtre Durance.
Thierry Lombardi, architecte DPLG.
Serge Noyelle, directeur du Théâtre des Calanques.
Marion Coutris, directrice du Théâtre des Calanques.
Benoît Kasolter, directeur de production du Théâtre des Calanques.
Roland Hayrabedian, directeur artistique Musica13.
William Lenne, directeur de recherche.
Pascale Bartoli, architecte.
Didier Abadie, directeur de l’Ecole régionale d’acteurs de Cannes-Marseille.
Marie-Claude Beaud, conservatrice en chef du patrimoine.
Philippe Caubère, acteur-auteur-metteur en scène.
Véronique Coquet, administratrice de La Comédie nouvelle.
Jean-Sébastien Steil, directeur de la FAI-AR, président de la Cité des arts de la rue.
Pierre Audi, directeur du Festival d’Aix-en-Provence.
Paul Hermelin, président du Festival d’Aix-en-Provence

 

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 10:12

le jeudi 13 mai - jour de l'Ascension ?

 Un sondage m'a inspiré ce titre dont je ne suis pas l'auteur (F. Zeller) mais il m'a semblé exprimer l'angoisse que je ressens depuis un certain temps.

Donc, la genèse de cet article vient de ce sondage : 40 % des policiers et gendarmes voteront extrême droite au premier tour des présidentielles et 60 % au second tour. Vous imaginez bien que les familles de ces fonctionnaires suivent le mouvement. Cela fait beaucoup de monde ! Je me souviens que lors de la dernière élection, un bureau de vote situé près de Satory (Yvelines) affichait 58 % de vote pour l'extrême droite. Hors cette région abrite nombre de casernes de gendarmes et ...leurs familles. 

Bien que ce sondage ne concerne pas la hiérarchie, ces chiffres pour le moins inquiétant pour tout démocrate explique la virulence des représentants syndicaux puisqu'ils sont élus par la base.

Je me suis interrogé sur les motivations de ces braves gens : Quoi qu'il se passe, ces fonctionnaires sont assurés de percevoir leur salaire, même en cas de faillite de notre économie (ce qui n'est pas à exclure compte tenu de la compétence des impétrants) si vous ajoutez à cette "sécurité et de l'emploi et de salaire" les promesses d'augmentation substantielle, émises par les candidats populistes, qui n'engagent qu'eux mêmes , l'on comprend les motivations de cette corporation.

Est-ce que l'idéologie de l'extrême droite polarisée sur l'immigration et plus particulièrement sur les musulmans  a prise sur ces fonctionnaires de police ? Aucun sondage ne permet de l'affirmer (bizarre) mais la suspicion a le droit de s'installer. 

Ne pourrions nous pas exiger pour notre protection (car c'est leur rôle) des forces de l'ordre impartiales, indépendantes de toute idéologie politique, notamment quand elles sont xénophobes ? Quelle crédibilité ont-elles quand la suspicion règne ?

Ce sujet entraine d'autres questionnements concernant le parti d'extrême droite que je soupçonne d'instrumentaliser les incidents graves émaillant les aléas de la vie démocratique d'un pays et par conséquent de jouer sur des peurs irraisonnées. Un autre sondage indiquait que la première préoccupation des français était la sécurité. Pari gagné pour les propagateurs de haine et de peur. La malléabilité des opinions a quelque chose d'irrationnelle. Je me souviens de l'interview d'une grand- mère vivant dans un petit village de la Creuse qui exprimait sa peur des arabes alors qu'elle n'en avait jamais vu de sa vie.

La bonne entente entre l'autocrate russe et les partis d'extrême droite français et italien pose également problème. L'on sait que le dirigeant russe a donné son accord pour qu'une banque russe accorde un prêt (prêt que le parti d'extrême droite français a des difficultés à rembourser) aux partis d'extrême droite français et italien. Dans quelle mesure, si d'aventure ces partis arrivaient au pouvoir  seraient-il les obligés de l'autocrate russe dont l'un des objectifs est de détruire l'Union Européenne de l'intérieur. Orban s'y  est attelé depuis qu'il a pris le pouvoir en Hongrie.  

Un peu d'humour :

mercredi 19 mai : Les policiers manifestent devant l'assemblée nationale contre l'insécurité !?! A quand la manifestation des médecins contre... la maladie, des militaires contre... la guerre.

En cas de débordements les black-Bloc assureront le maintien de l'ordre !

J'ai un mauvais pressentiment !

 

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