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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 22:44
Au commencement du septième jour  de Luc Lang

Au commencement du septième jour de Luc Lang

Dimanche 16 octobre 2016

Au commencement du septième jour ou un roman sans fin de Luc LANG

Epitomé  et quelques remarques acides :

Un couple de Cadres supérieurs (CSC+ pour les initiés) avec deux enfants appelés « Les tigrichons » (l’auteur veut faire original mais sombre dans le ridicule) vit dans une belle maison avec jardin donnant sur le bois de Vincennes. Lui, développe une sorte de bracelet électronique au sein d’une start-up, destiné à "surveiller" les employés des grandes entreprises, afin que le patron sache où ils se trouvent durant leur temps de travail. Elle, dirige l’agence du Havre d’une grande entreprise informatique et ne rentre que le week-end. C’est une métisse issue d’un mariage entre une française et un noir américain qui a décampé à sa naissance.

Tout va bien jusqu’au moment où la sonnerie du téléphone réveille Thomas en pleine nuit,  Camille a eu un grave accident sur une départementale où elle n’avait rien à y faire. Elle est dans le coma et hospitalisée à Rouen. Il s’y rend dans l’Audi dont il vante les qualités à tel point que l’on pourrait penser que le roman est sponsorisé par la marque : Il parle des 260 km/h qu’elle peut atteindre, des anneaux enchâssés dans la carrosserie….

Dès lors, la vie de la famille se trouve bouleversée, les "Tigrichons" sont confiés à la garde d’une nounou africaine nommée Daba et, commence l’enquête du mari qui cherche à savoir ce que sa femme foutait sur cette départementale à trois heures du matin, pourquoi elle roulait à plus de cent à l’heure ?  Pourquoi elle a terminé sa course par une dizaine de tonneaux sur une route parfaitement droite ? Aurait-on saboté la belle Austin Cooper S (dans la famille on ne roule pas dans n’importe quoi)

L’on apprend ainsi à désossé une voiture pour récupérer une sorte de boite noire qui livrera en détail les pérégrinations de l’épouse, car l’auteur nous gratifie des moindres détails : les parcours, le numéro des autoroutes, des nationales des rues, la couleur des vaches dans les champs, les monuments de Rouen, ainsi qu’une description fastidieuse de l’agonie de la malheureuse.

Enfin au bout d’une éternité Camille ouvre les yeux et sourit. Mais déception l’on apprend rien sur ce qu’elle fichait sur cette départementale. Le thriller que l'on espérait tombe à l'eau ! Et là, surprise : Fin du livre 1

  Livre deux : Où l'on pense raisonnablement avoir le clé du mystère sur l'escapade nocturne de Camille.

Eh bien non ! Nous voici transporté dans les Pyrénées dans une escapade en montagne qui vire au cauchemar. Thomas se retrouve dans le brouillard, sous la pluie, sur un sentier escarpé, un rocher se détache de la paroi manque l’entraîner dans l’abîme. C’est horrible. Cela dure des pages et des pages (que j’ai lu en diagonale) où tous les termes du vocabulaire de l’alpinisme sont cités ad nauseam. Rescapé,  Il  retrouve son frère Jean, qui élève des brebis et fabrique des fromages, avec lequel l’entente est chargée d’un lourd secret tournant autour de la mort de leur père. Incidemment l’on subodore  que Camille (la femme de thomas que l’on avait totalement oubliée) est décédée. Pourquoi ? Comment ? Les "Tigrichons" passent de merveilleuses vacances à l’estive (c'est un mot qui revient toutes les trois lignes (comme l’Audi) qui signifie pour les incultes : pâturage d’été en montagne. C’est très ennuyeux, ça dure des pages. Mais vous n’ignorerez plus rien sur la vie pastorale et la confection du fromage de brebis.

 Et survient : le livre 3

Le personnage principal, Thomas, se retrouve en Afrique au Cameroun plus précisément à la recherche de sa sœur, Pauline qui travaille au sein d’une ONG. Fortuitement, l’on apprend que son frère (l’éleveur de brebis) est décédé de la même manière que leur père en tombant dans un précipice.

Là également tous les clichés sur l’Afrique s’accumulent, comme ses malheurs. Car il n’est pas  chanceux. Il se retrouve dans une geôle sordide après avoir quitté Yaoundé, arrêté par un policier, sur le chemin de Garoua. On le soupçonne d’être un espion à la solde de qui ? Mystère. Durant l’interrogatoire par deux policiers, plus que méticuleux, il retrace son parcours (à la minute près) ainsi que la panne du train, dont la destination était Garoua, qui l’a fait échoué entre les griffes de la police à N’Gaoundéré.

Enfin libéré, ce sont les retrouvailles avec une sœur qu’il n’a pas vue depuis 16 ans. Pauline a recueilli un enfant nommé Aliou. Révélation : Le père abusait de Jean et était sur le point de faire subir le même sort à la petite Pauline. Jean ne pouvant le supporter a poussé Aurèle (le père) dans le même précipice où il succombera. 

Leur mère savait et couvrait les turpitudes de son mari. Pour elle : C’était une preuve d’amour. Problème : elle garde les "Tigrichons"  durant les pérégrinations de Thomas et est remarié avec un homme qui pourrait avoir les mêmes penchants coupables que son premier mari.

Le frère et la sœur s’interroge sur la mort  suspecte de Jean, dont la cause pourrait être le suicide, car rongé par les souvenirs douloureux de son enfance.  

Frère et sœur parcourent ce beau pays dirigé par un dictateur (Paul Biya) depuis 1982 et soudain, alors qu'il est à la plage avec le petit Aliou, auquel il semble s'attacher, Thomas appelle ses  "Tigrichons"  en vacances à Arcachon sous la garde de la mère de Camille que celle-ci a  arrachés des bras de la marâtre, complice du père pédophile.

Il leur annonce qu’il a une nouvelle importante à leur dire et l’on reste coi…Le roman se termine brutalement. Pas de point, pas le mot fin, comme si l’on avait arraché les dernières pages.

537 pages 22, 50 Euros. Ce roman est sélectionné pour le prix Goncourt.

Autre originalité dans ce récit,  il n'y a pas de point à la fin de certaines phrases, mais une majuscule au début de la suivante. Je n'ai rien contre l'originalité si celle-ci apporte un surcroît d'intérêt au texte, ce qui n'est pas le cas dans ce roman qui semble plus conçu pour interloquer que séduire le lecteur et éventuellement obtenir un prestigieux prix littéraire.   

 

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 13:21
Myrmidon 1er un tantinet embarrassé
Myrmidon 1er un tantinet embarrassé

Vendredi 30 septembre 2016

Une fois de plus Myrmidon 1er (alias Paul Bismuth) attire les feux de l’actualité sur sa petite personne. Pourtant, depuis quelques semaines, il se démène comme un beau diable pour rattraper son retard sur le chauve flegmatique, mais hélas ce sont les affaires qui le rattrapent.

Il multiplie les annonces : Droit du sol, immigration, gauloiseries….A croire que la fille du borgne lui écrit ses discours. Rien n’y fait, il reste à la traîne.

Du coup, pour le consoler notre débonnaire Président le prend dans son avion pour l’emmener en Israël, écouter le discours des hypocrites.

Le traitre Buisson, celui qui se consumait dans l’enfer de l'idéologie d'extrême droite , l’âme noire de Myrmidon durant son règne, a publié un brulot dans lequel il ridiculise son ex-maître.

Mais ce qui a attiré mon attention lors de cette semaine infernale pour notre thaumaturge, qui semble avoir perdu son sceptre magique, c’est le soupçon du financement de sa campagne de 2007 par le Guide de la révolution libyenne feu Mouammar Kadhafi.

Il aurait triché et c’est la folle qui aurait dû gagner !

Quelques dates qui ne manquent pas d’intérêt :

Mai 2007

Election triomphale de Myrmidon 1er

Décembre 2007

Le guide suprême de la Jamahiriya arabe plante sa tente sous les fenêtres du palais de Myrmidon 1er

Octobre 2011

Kadhafi est assassiné dans des circonstances plus que suspectes.

Avril 2012

Choukri Ghanem un des grands argentier du Guide défunt, ex premier Vizir, est retrouvé noyé dans le beau Danube bleu.

Avril 2012

Premier tour de l’élection présidentielle française : Myrmidon en (grosse) difficulté : Ce n’est pas le moment qu’un Bédouin vienne lui parler de sa dette envers le guide.

Mai 2012

Election de « l’ennemi de la finance »

Première question :

Pour quelle raison Myrmidon 1er invite-t-il le sulfureux guide dans son palais, quelques mois après son élection, lui fait les honneurs de passer en revue notre vaillante armée, et, entre autres, lui envoie quelques dames de compagnie afin de le réchauffer sous sa tente en ce mois glacial de décembre 2007 ?

Seconde question :

Est-ce que la mort du grand argentier du guide a un rapport avec le fameux carnet retrouvé au Pays-Bas chez le gendre du noyé ?

Troisième question :

L’intervention en Libye était-elle vraiment désintéressée ou cachait-elle un autre dessein comme semble le penser les parlementaires britanniques ?

Les juges examinent le carnet noir, la vérité en sortira-t-elle ? Rien n’est moins sûr.

Un homme dénommé Béchir Saleh, autre grand argentier de Mouammar, qui a rencontré à plusieurs reprises l’homme lige de Myrmidon1er, place Beauvau, se cache. Je lui conseille d’apprendre rapidement à nager.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 10:26
Viktor Orban (Hongrie)

Viktor Orban (Hongrie)

Kaczynski, l'un des jumeaux

mardi 20 septembre 2016

J'observais avec stupéfaction les résultats des élections du nord de l'Allemagne (ex RDA) où se que l'on nomme par pudeur folliculaire "le Parti populiste" en réalité le parti d'extrême droite AFD a fait son entrée à l'assemblée régionale. Pour ceux dont la mémoire serait défaillante, ce pays (la RDA) était sous le joug de l'ex URSS et gouverné par le sinistre Honecker et la célèbre STASI. Police secrète dont la férocité égalait celle du non moins célèbre KGB.

Certainement las de la Démocratie ces ex-allemands de l'est aspirent, semble-t-il, à nouveau, à un régime totalitaire. La liberté devenait trop pesante, le joug de l'oppression manquait.

Ce phénomène remarquable que l'on peut assimiler au syndrome de Stockholm, se propage comme une pandémie à travers l'Europe (la métaphore de la peste brune étant déjà utilisée à tort et à travers notamment par Myrmidon 1er, qui rêve de remonter sur SON trône, je m'abstiendrai)

Ainsi les polonais, sous le joug de l'ex-URSS et du général Jaruzelski pendant plusieurs décennies, subitement frappés d'amnésie, confient le pouvoir aux jumeaux Kalzynski, dont le programme n'a rien à envier aux rêves des barbus de Daech (La burqa étant remplacée par la robe de bure).

Victor Orban en Hongrie, surnommé le Dictateur, contemple les chemises brunes défiler sur les boulevard de Budapest, là même où les chars russes écrasèrent le rêve de Démocratie du peuple hongrois en 58. Oubliant que nombre d'intellectuels et d'opposants migrèrent vers la liberté il enferme son pays derrière une clôture de barbelés censée arrêter les migrants fuyant l'oppression d'un autre dictateur Assad.

La Slovénie, l'Estonie, la Lettonie, la Tchéquie....petites républiques à peine sorties des griffes des régimes totalitaires, sont tentées par l'extrémisme de droite bafouant les préceptes de l'union européenne à laquelle elles ont souhaité adhérer.

Nos Démocraties ne sont malheureusement pas à l'abri de la tentation, la bête est tapie dans le moindre recoin, elle attend son heure, l'étincelle qui embrasera une population crédule en proie à l'amertume. La fille du borgne est aux aguets.

Aujourd'hui deux citations pour le prix d'une :

La première est de Bonaparte elle est cynique comme le personnage :

Le peuple est le même partout, qu'on lui dore les fers, il ne haïra pas la servitude.

La seconde est de votre serviteur :

Conquérir la Démocratie est le combat d'un moment, la préserver est le combat de chaque instant.

A bientôt : L'épopée (qu'Homère nous envie) Myrmidon 1er revient : coups bas, trahisons, félonies, fourberies et même un viol sont au menu du combat Titanesque proposé par la primaire de la droite (républicaine ?)

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:46
Ma chronique littéraire (Impartiale ou presque)

Dimanche 11 septembre 2016

Black Messie de Simonetta Gréggio

Ce roman se voudrait être un polar de la même veine que le silence des agneaux, le formidable roman de Thomas Harris. Mais c'est raté.

Pourtant tous les ingrédients sont présents et même trop présents. C'est comme lorsque vous faites une mayonnaise et que vous y mettiez trop d'huile ou trop de moutarde. Je sais ce n'est pas très littéraire. Mais ne parle t'on pas de "recette" pour faire un bon roman, alors la mayonnaise pourquoi pas !

L'auteur adopte un style tweeter des phrases en cent quarante caractères qui n'ont souvent aucun sens. Mais ça fait jeune.

Il y a le flic fatigué en proie à des problèmes personnels insolubles, le suspect qui arrive d'Amérique avec sa fille en Toscane après que sa femme a été assassinée dans des conditions mystérieuses, des jeunes femmes assassinées avec des fleurs dans la bouche pour l'intrigue, quelques organes en moins pour l'horreur, le flic fatigué qui tombe amoureux d'une prostituée.... et puis survient, aussi stupéfiant que l'apparition de Bernadette dans sa grotte, Charles Manson et le meurtre de Sharon Tate en 1969. Au théâtre nous appelons cela "deus ex machina" Stratagème qui consiste à faire intervenir un personnage ou une divinité pour dénouer l'intrigue

On secoue le tout et ça donne un roman raté, fait de bric et de broc mais qui se vendra tout de même grâce au talent mercantile de la maison Stock.

Remerciez-moi je vous ai fait économiser 19, 50 Euros.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 23:21
Le dessein tragique du Calife Ottoman

Le 8 septembre 2016.

Le mois de juillet a vu ressurgir l'hégémonie de la Turquie dans une région dévastée par les conflits. Le nouveau Calife du pays a immédiatement perçu le bénéfice qu'il pouvait tirer de la création d'un Etat islamique (DAESH) en Syrie et en Irak pour se débarrasser une bonne fois pour toute de son cauchemar : Les Kurdes.

Pour satisfaire sa sinistre entreprise, selon un plan parfaitement synchronisé, le fin stratège Recep Erdogan fournira aux jihadistes (combattus par les milices kurdes) aides matérielles et logistiques.

Et viendra la formidable opportunité des réfugiés.

Atterrés par la montée en puissance des mouvement xénophobes les gouvernements européens offriront à l'autocrate turc l'occasion d'exercer le pire des chantages. Pour trois milliards d'Euros, mais pas seulement, il parquera sur le territoire turc tout migrant aspirant à rejoindre l'Europe.

TROIS MILLIONS de MIGRANTS PRIS en OTAGE.

Seconde partie du plan :

ERADIQUER l'ennemi intérieur.

En faisant courir la rumeur qu'une purge va intervenir incessamment au sein de l'armée (garante d'un état laïc) Erdogan provoque le putsch raté de juillet. Affolés les militaires fomenteront un coup d'état bâclé n'ayant aucune chance d'aboutir. La purge stalinienne est en branle et nos valeureux dirigeants européens voient avec effroi sur les écrans des hommes entravés, manifestement torturés.

Ils ne réagiront pas. Sacrifiant militaires, journalistes, professeurs, étudiants, tout ce que la Turquie compte d'intellectuels contestant l'autorité du Raïs, afin de ne plus voir ces hordes de sauvages déferlées sur l'Europe et ruiner leur réélection.

Troisième phase du plan :

Les ennemis d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui ou Trois dictateurs en campagne.

Afin de poursuivre la traque des kurdes, le Calife d'Ankara n'hésite pas à se rapprocher de l'ennemi d'hier. Il est pas inutile de rappeler que la Turquie a abattu un avion de chasse russe.

Avec l'accord de son nouvel ami, Erdogan envahi la Syrie avec ses chars et bombarde les positions des milices kurdes (et occasionnellement des Jihadistes) pourtant alliées des Etats-Unis et de la France dans la guerre contre DAESH. Il n'en n'a cure, convaincu que les européens fermeront les yeux craignant qu'il libère les otages, pardon... les migrants.

Ainsi l'Autocrate Turc est gagnant sur toute la ligne, membre de l'OTAN, soutenu par la Russie laquelle protège le tyran Bachar el assad , il combat les alliés des occidentaux sans que ceux-ci ne répliquent. La duplicité a toujours été la marque de fabrique des dirigeants turcs, il ne manque plus que les Etats-Unis bannisse Fethullah Gülen* pour que la victoire soit totale.

*Opposant à Erdogan réfugié aux Etats-Unis depuis 1999.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:39
Les Mortes-Eaux
Les Mortes-Eaux

Dimanche 21 août 2016

Les Mortes-Eaux.

Le bouquin que j'ai emmené sur la plage.

Je n'ai jamais tenté de persuader qui que ce soit à jeter tel ou tel ouvrage à la poubelle. J'estime que si l'on s'adonne à la lecture, c'est toujours ça de pris sur les conneries que la populace est amenée à voir à la télé.

Au sein de notre démocratie littéraire chacun peut lire ce qu'il souhaite, hélas. C'est ainsi que sur la plage j'ai vu un vacancier, au corps mou, rougi par le soleil d'août, devant une "œuvre" intitulée "Zlatan" (le footballeur) une autre, arborant une poitrine à damner un saint, une main agitée dans son slip de bain, hypnotisée par un ouvrage dont le titre évocateur était "After" Il semblerait que le Marquis de Sade, embastillé, a écrit quelques siècle auparavant un roman intitulé " Justine ou les malheurs de la vertu" Quelques lignes autrement plus érotiques et inspirées.

Malheureusement, à notre époque les livres se vendent comme des paquets de lessive, entre les rayons poissonnerie et charcuterie. Le marquis aurait apprécié.

Après ces lignes écrites à l'acide je voulais vous entretenir d'un roman intitulé "Les Mortes-Eaux" écrit par un certain Michael Hurley, édité par Denoël. Maison d'éditions à la recherche d'un "best seller" depuis quelque années. Sans succès. Ainsi, c'est un effet de mode ou plutôt financier , de dénicher l'œuvre rare, venue de l'étranger, laquelle assainira les finances de la maison d'éditions et permettra à sa directrice de ne pas se faire virer.

"Les Mortes-Eaux" est un roman pour le moins étrange . Entre fantastique et surnaturel où la nature joue un rôle maléfique. C'est l'histoire d'une famille ultra-catholique dont un des enfants est demeuré. Cela se passe dans le "Honey" une région du nord de l'Angleterre que l'on peut assimiler à l'Enfer de Dante. Voire Pire.

Les personnages sont des fanatiques du Dieu des chrétiens que l'on pourrait assimiler aux salafistes. Leur existence est mysticisée (pardon pour ce néologisme) par des rites poussés à l'extrême que même le prêtre de la paroisse réprouve.

Si le roman est bien écrit ou bien traduit, l'auteur semble dépassé par les évènements. Il ne va pas jusqu'au bout de l'horreur et se perd dans des digressions, suggérant une fin timide qui laisse le lecteur dans l'expectative. Dommage. A lire tout de même.

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:44
On vous emmerde !
On vous emmerde !

Dimanche 26 juin 2016

De tous temps la corruption a été la lèpre de la Démocratie. L’on vient d’en avoir encore un exemple au cours d’une session de nos « vertueux » parlementaires au sujet de l’interdiction des pesticides « tueurs d’abeilles » et de la culture des palmiers à huile de palme.

Nos valeureux parlementaires ont une nouvelle fois renvoyé aux calendes grecques l’interdiction des « néonicotinoïdes » ce poison tueur d’abeilles et autre bestioles indispensables pour la régénération des plantes, arbres, fleurs etc….

C’est comme si l’on détruisait le sperme des humains.

Les lobbies ont encore gagné à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes. Certes elles n’apparaitront pas sur le compte en banque des corrompus, mais prendront la forme de quelque cadeau ou voyage exotique pour prouver que la planète ne se porte pas aussi mal que ça.

Les corrupteurs éviteront les zones où la déforestation bat son plein pour laisser place aux palmiers qui produisent l’huile dont les effets font aussi débat sur la santé de nos chères têtes blondes.

Mais qu’importe la pâte dont elles (les têtes blondes) enduisent leurs tartines pourvu que la firme engrange des bénéfices.

Les orangs outangs et autres gibbons peuvent aller copuler ailleurs, les petits propriétaires terriens africains disparaître, Bolloré et ses associés belges n’en n'ont cure, le fric rentre dans les caisses.

Messieurs les corrompus bonsoir !

Il y a longtemps que je ne vous ai pas gratifié d'une citation :

Leurs convictions ne valent que par l'épaisseur de leur portefeuille. E.D.

Une autre pour la route en ces temps où le ballon rond fascine les foules :

Le football est un sport individuel qui se joue à onze. E.D.

Doit-on voir en l'élimination honteuse de l'équipe de la perfide Albion le châtiment de la justice divine ? A condition de croire en Dieu évidemment ! Ou naïvement, ont-ils cru que le brexit les excluait également de la compétition ?

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:06
charles Baudelaire, le Dante d'une époque déchue...
charles Baudelaire, le Dante d'une époque déchue...

Vendredi 3 juin 2016.

~~ Les postures

Bon nombre de sujets de société se retrouvent relégués aux oubliettes parce qu’ils ne recueillent pas l’approbation du vulgum pécus. Ce peuple de l’ombre dont quelques magiciens de la manipulation accouchent de sondages ad hoc au moment opportun. Sondages dont les questions savamment orientées ne peuvent qu’apportées les réponses attendues des géniteurs de ces enquêtes d’opinion qui régissent la bonne marche de notre nation.

Ainsi bon nombre de candides se retrouvent pris au piège de questions auxquelles ils ne peuvent que donner l’avis de la vox populi. Vox populi, vox Dei (la voix du peuple est la voix de Dieu) que je détournerai en « la voix du peuple est la voix de son maître » Dieu, de nos jours étant remplacé par quelques thaumaturges populistes surfant sur l’ignorance (ou la bêtise) d’une populace confrontée à un bombardement d’informations tel un tir d’artillerie concentré sur une cible dénommé cerveau.

Une des postures des têtes bien pensantes de notre démocratie concerne le cannabis, l’herbe, la marijuana, le chanvre, le haschisch, le kif.....peu importe le nom que l’on veut bien attribuer à cette substance à laquelle nos plus illustres écrivains, peintres, poètes, scientifiques…. du dix-neuvième siècle se sont adonnés avec allégresse.

Des hommes illustres fréquentèrent le club des Haschischins créée en 1844 par le docteur Jacques-Joseph Moreau. Ils se nommaient Alfred de Musset, Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Honoré Daumier, Eugène Delacroix, Gérard de Nerval, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas, Honoré de Balzac….Les plus beaux fleurons de nos intellectuels dont les noms pavoisent nos écoles, nos places, nos rues… dont les œuvres font la gloire de notre pays et sa renommée à travers la planète.

Charles Baudelaire consacrera un ouvrage paru en 1860 intitulé « les paradis artificiels » Est-ce sous l’effet du haschisch que le poète couchait sur le papier dans une orgie d’imagination les vers sublimes des Fleurs du Mal ? Il prétendit que non.

Ainsi les politiciens de tous bords maniant avec autant de cynisme l’hypocrisie et le mensonge, font la fortune de la pègre comme au temps de la prohibition, et l’on apprend que le plus important trafiquant d’Europe était un « indic » du directeur de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illégal des Stupéfiants. L’O.C.R.T.I.S.

Avec son cortège de morts consécutif aux règlements de compte entre dealers pour la possession dérisoire d’une cité, d’une rue, ou d’un quartier les politiciens font la fortune des trafiquants internationaux. Sont-ils complices ?

Tant que les lavés du cerveau font là où les politiciens leur disent de faire, les dealers peuvent dormirent tranquilles (kalachnikov à portée de main tout de même)

Mémoire d'artiste :

Les synapses en fusion sous l’intense activité des neurones, exaltés par les effluves du haschisch qu’il avait mélangé au tabac blond de sa cigarette, il écrivit en quelques minutes les vers les plus sublimes qu’il m’avait été donné de lire que je mis en musique sur l’instant, ainsi naissaient « Les mots bleus »

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 22:21
La leçon de philosophie selon Finfielkraut
La leçon de philosophie selon Finfielkraut

Le mercredi 11mai 2016

Il y a une question qui me revient sans arrêt à l'esprit (ou qui me taraude, pour faire plus littéraire) : Qu'est-ce qu'un philosophe ?

Est-on philosophe parce qu'on le décrète, que l'on a lu Platon, Aristote, Leucippe de Milet, Ovide, Sénèque, Plutarque, Pascal, Spinoza, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Tocqueville, Nietzsche, Sartre. Je pense que je vais m'arrêter là, et pardon à ceux que je n'ai pas cités, parce qu'il y a pléthore de candidats, et tous ne sont pas dignes de cet honneur notamment un certain Finkielkraut.

La première qualité d'un philosophe est de questionner, douter, formuler une hypothèse que ses confrères ne manqueront pas de contredire ou même railler.

Or cet énergumène (Finkielkraut) ne doute pas. La police a raison. le manifestant a tort. Pour cet énervé cathodique, souffrant d'ataxie, l'incertitude n'existe pas parce qu'il est. (pour paraphraser Nietzsche)

Mais qu'allait-il faire place de la République ? Ecouter ? Tentait-il dans une vaine entreprise médiatique chercher une popularité qui le fuit et tenter faire rebondir la vente de ses écrits, lesquels en auraient bien besoin. Non il y allait pour constater, selon ses dires, la vacuité des pensées de ces doux rêveurs qui poussent la désinvolture jusqu'à ignorer le génie qu'il pense être. D'où sa colère médiatique.

De dépit que cette vermine gauchiste ne saluasse pas son génie, sa colère s'est abattue sur les manifestants comme la foudre ou plutôt comme les matraques des C.R.S. Car qui ne pense pas comme lui ne peut être qu'un illettré et mérite le coup de bâton ou de pied.

Il serait temps que cet infatué se rende compte qu'il n'est invité sur les plateaux de télévision que pour une bonne raison : C'est un bon client. Avec lui on est sûr de passer un bon moment de rigolade. Pour la philosophie c'est loin d'être gagné.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 10:51
Ma critique littéraire (impartiale ou presque)

Le mardi 10 mai.

Dans un monde ou la lecture est devenu un passe-temps archaïque, tant ce qu'il nous est donné de voir sur les écrans plats de nos salons est enrichissant, telle l’émission d'une haute portée culturelle "Ne touche pas à mon poste" présentée par un hystérique dont le haut fait d'arme, est d'avoir immortalisé cette phrase devenue culte "Quand il pète il troue son slip" je vous soumets humblement quelques opus que vous pourriez consulter pendant les pages publicitaires vantant les bienfaits des laxatifs Hanouna.

Trois jours et une vie : Pierre Lemaitre.

Prix Goncourt avec "Au revoir là-haut" que je considère comme un chef d'œuvre. Je l'avais vivement recommandé.

Malheureusement, je suis beaucoup plus circonspect concernant ce dernier ouvrage. Le maître (du polar) semble avoir perdu sa spontanéité, cet allant situé entre tragique et comique qui en fait un conteur irrésistible. J’ai eu l’impression d’un livre « sur commande » imputable à la tyrannie d’un éditeur impatient ou cupide (ou les deux) où l’écriture d’habitude si fluide semble forcée.

Á lire tout de même.

Golem : Pierre Assouline

Décevant. Pourtant j’aime bien Assouline, mais là, cette histoire alambiquée d’un champion d’échecs dont les résultats exceptionnels sont dus à un cerveau trafiqué à son insu par un ami neurochirurgien, d’où le titre Golem, m’a laissé pour le moins perplexe.

On peut s’en passer.

Ce qu’il nous faut c’est un mort : Hervé Commère

J’ai acheté ce roman sur les conseils de mon libraire. Et je n’ai pas été déçu. L’intrigue, bien qu’il ne s’agisse pas d’un polar traditionnel, est très originale. On se prend à être solidaire des ouvrières de "Cybelle". Mais je n’en dis pas plus….A vous de vous faire votre opinion.

Á lire.

La prochaine fois je vous reparle d'un hystérique, philosophe autoproclamé, nommé Finkielkraut qui a tenté de se faire de la publicité sur le dos des "Nuits Debout"....Pas pour vous en dire du bien.....

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