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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 23:01

Le 28 octobre 2015,

Peur sur l'Europe.

Une nouvelle race de politiciens sévit en Europe, des hommes des femmes dont le discours ne consiste qu'à dire ce que le vulgum pécus veut entendre. Leur cheval de bataille : la peur que l'étranger inspire, les migrants qui déferlent sur l'Europe pour accaparer le travail des honnêtes citoyens, occuper leurs hôpitaux, leurs écoles, profiter des avantages sociaux.......

Prenons le cas des polonais qui ont connu l'effroyable dictature de l'ex URSS, et ont migré en masse vers les démocraties européennes l'Allemagne, l'Autriche, la France où ils ont trouvé du travail dans les mines de charbon du nord pour la plupart. Eh bien ce bon peuple polonais semble aujourd'hui frappé d'amnésie. Un trou de mémoire collectif savamment creusé par des populistes portés au pouvoir.

La gardienne de mon immeuble, Juanita Conception Hernandez, elle-même arrivée dans notre beau pays afin d'échapper à la dictature franquiste regarde ce phénomène avec effroi. Salazar, le pendant de Franco a fait fuir des milliers de portugais que nous avons accueillis. Des démocrates italiens ont franchi les Alpes quand l'ami d'Hitler, Mussolini, a imposé le fascisme en Italie. Subsiste t-il aujourd'hui un problème d'intégration ?

Alors survient l'argument à peine voilé de la couleur de la peau. Le racisme latent, pain bénit des populistes qui jurent la main sur le cœur qu'ils ne font pas de distinction entre les races, mais que tout de même un afflux massif de "bronzés" risquait de submerger notre civilisation judéo-chrétienne.

Myrmidon 1er qui a mis le feu à la Grande Jamahiriya et tué son tyran (pour ne pas rembourser les 50 millions) parle de fuite d'eau, une égérie de la droite de race blanche : Le mot est lancé RACE.

Or notre Casanova faisant preuve d'une grande humanité a décidé d'accueillir 24 000 de ces malheureux....sur trois ans, l'Allemagne en est déjà à plus de 80 000. C'est que la Chancelière voit autrement ces hommes et ces femmes. Dans un pays vieillissant c'est une nouvelle main-d'oeuvre (bon marché) qui arrive et des cotisations sociales.

Le Liban (6 millions d'habitants) a ouvert ses portes à deux millions de réfugiés, la Jordanie (6,5 millions d'habitants) à plus de 200 000, la Turquie à 800 000......Ce ne sont pas 24 000 malheureux migrants qui vont submerger une population de 65 millions de nantis.

 Les populistes :  Viktor Orban : Hongrie - Jaroslav Kaczynski : Pologne - La fille du borgne : France  Les populistes :  Viktor Orban : Hongrie - Jaroslav Kaczynski : Pologne - La fille du borgne : France  Les populistes :  Viktor Orban : Hongrie - Jaroslav Kaczynski : Pologne - La fille du borgne : France

Les populistes : Viktor Orban : Hongrie - Jaroslav Kaczynski : Pologne - La fille du borgne : France

LES POPULISTES OU l'OCHLOCRATIE

Le 29 octobre 2015,

La photo montre quelques énergumènes manifestant sur le toit d'un centre d'accueil pour migrants dans l'est de la France.

De l'impact du discours des populistes sur les esprits simples.

A plusieurs reprises j'ai alerté sur l'impact que pouvait avoir des discours de haine sur des esprits fragiles, des gens restés en marge de la société qui ont arrêté leurs études prématurément, soit parce qu'il fallait travailler pour subvenir aux besoins de la famille, soit (et ce sont les cas les plus nombreux parce qu'ils n'éprouvaient aucun intérêt pour les études.) Des proies faciles pour les dirigeants des partis populistes, qui ont compris le parti qu'il pouvaient tirer des ces indigents de l'esprit. Car qui n'est plus exalté qu'un laissé pour compte à qui l'on donne (pour la première fois de sa vie) la sensation d'être utile. C'est ainsi qu'un pouvoir autoritaire crée des fanatiques.

Les antécédents ne manquent pas, hélas, pratiquement tous les dictateurs se sont appuyés sur des fanatiques pour accéder au pouvoir, illuminés dont ils se sont évidemment débarrassés une fois leur but atteint. Ils faisaient tache sur la photo.

Pour le moment la fille du borgne peut compter sur ces illuminés : Le bloc identitaire, le GUD et autres groupuscules nostalgiques du troisième Reich dont il faudra bien qu'elle se débarrasse à un moment ou un autre.

Le mariage de la carpe et du lapin.Le mariage de la carpe et du lapin.

Le mariage de la carpe et du lapin.

Le 4 novembre 2015,

Phagocytage :

Mot barbare employé en médecine mais aussi lorsqu'un ennemi à l'intention de vous détruire en vous rongeant de l'intérieur.

Le parti de la fille du borgne avait besoin d'argent pour mener son entreprise de conquête de notre beau royaume. Elle alla, en désespoir de cause, trouver son "ami" le Tsar de Russie qui lui octroya un prêt de 11 millions par l'intermédiaire d'une petite banque russe appartenant à l'un de ses amis.

A quel taux ? Mystère. Par contre lorsque votre banquier vous prête de l'argent (ça arrive) il exige des garanties. Quelles garanties a offert cette belle blonde plantureuse ? ( je vous en prie pas d'allusions grivoises) La réponse est : Un soutien indéfectible au Tsar. Ainsi donc le parti d'extrême droite, après le parti communiste, est devenu le sous marin de la Grande Russie dans son entreprise de phagocytage de l'Europe.

où cela devient cocasse :

L'on connaît les différends qui oppose la Grande Russie à l'Europe : L'Ukraine et la Syrie. Deux "casus belli" qui pourraient opposer l'Europe à la Russie. En effet la partie méridionale de l'Ukraine a été annexée manu militari par la Russie et qui plus est les séparatistes ont abattu un avion de ligne transportant des citoyens européens, hollandais pour la plupart. On a fait la guerre pour moins que ça.

Cerise sur la chapka le Tsar soutient l'odieux Bachar Al Assad alors que l'Occident s'est rangé du côté des rebelles qui veulent déboulonner de son trône ce dictateur sanguinaire.

Ainsi la fille du borgne se trouverait-elle dans la position (délicate) du Maréchal en cas de conflit. De quel côté se rangerait-elle alors qu'elle doit 11 millions à son mentor russe.

L'on pourrait imaginer qu'en cas d'invasion russe, les habitants du Nord-pas-de-Calais outre, l'obligation d'accueillir l'envahisseur à bras ouverts, devraient en toute logique rembourser les 11 millions du Tsar.

A vos urnes citoyens.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 13:43
Avant Bolloré...après ?
Avant Bolloré...après ?

Mardi 4 août 2015,

Le cas Bolloré,

S'il y a un mot ennemi de liberté c'est bien Censure. Tous les régimes totalitaires y ont recours avec désinvolture. Interdire l'information au peuple et par la même occasion occulter son libre arbitre, sa pensée, lobotomiser les cerveaux, le rêve de quelques politiciens et leurs courtisans.

C'est ce qui vient de se passer sur Canal plus. L'on se croirait revenu aux années noires du gaullisme.

Alors que cette chaîne indépendante se singularisait par sa liberté de parole et était souvent la tribune de journalistes que des censeurs tentaient de bâillonner (car toute vérité n'est pas bonne à divulguer au vulgum pécus) celle-ci rentre dans le rang des médias sous étroite surveillance.

Grace à un habile tour de passe-passe financier, le breton Bolloré ami de Myrmidon 1er est parvenu à prendre les rênes de cette insolente dont les pieds de nez avaient le don d'exaspérer les politiciens, en premier lieu Myrmidon 1er. Gageons que la marionnette de l'impétrant à une nouvelle mandature aura dès la rentrée les traits d'un jeune premier.

Les premiers coups bas du gendarme breton seront donc pour les guignols comme par le passé où l'on voyait dans les jardins publics le gendarme bastonner polichinelle. Cependant attention au retour de bâton.

En matière de fourberie le breton en n'est pas resté là. Sans faire de bruit, en catimini, le fourbe censurait une excellente émission dont le sujet était les malversations d'une banque (le crédit mutuel*) dirigée par l'un de ses amis bretons Michel Lucas pour ne pas le citer. Manque de chance des journalistes honnêtes (ça existe) veillaient et Médiapart révélait la félonie. Patatras tous les flagorneurs qui avaient tourné la tête par pudibonderie se sentirent dans l'obligation de crier haro sur le baudet breton, pris en flagrant délit d'atteinte à la liberté d'expression.

* Le Crédit Mutuel : La banque qui vous appartient, selon le slogan, et dont vous êtes actionnaires et par conséquent complices d'évasion fiscale.

Bolloré l'africain.

Le groupe Bolloré est l'actionnaire principal (39%) de la SACFIN. Les autres actionnaires sont les belges Fabri et de Traux de Wardin. Des belges nostalgiques de la chicote à l'instar de ce bon roi Léopold II responsable d'un génocide (10 millions de morts) dans l'ex Congo belge au début du XXème siècle.

Cette société (SACFIN) contrôle d'autres sociétés en cascade ce qui permet à Bolloré d'ignorer (pour l'instant) les revendications des paysans spoliés de leurs terres. La Socfin est spécialisée dans la culture des palmiers à huile (dont plusieurs études démontrent la nocivité) et l'hévéa pour le caoutchouc. Elle sévit au Cameroun, au Libéria, en Sierra-Léone, en côte d'Ivoire et depuis peu au Cambodge.

~~Des paysans au Cambodge, en Sierra Leone, au Cameroun ont manifesté pour demander à Bolloré de mettre fin aux arrestations arbitraires par la Socfin des paysans qui réclament leurs droits face à l’entreprise. Ce nouveau conflit jette un froid sur les négociations ouvertes par Bolloré à Paris le 24 octobre dernier. Lundi 5 janvier, au Liberia, six représentants des communautés locales victimes d’accaparements de terre par la Salala Rubber Corporation (SRC) ont été arrêtés à la demande de l’entreprise.

En réaction, les communautés camerounaises, cambodgiennes et sierra leonaises riveraines des plantations qui appartiennent également à la Socfin ont manifesté jeudi 15 janvier pour demander à Vincent Bolloré de respecter ses engagements en poussant la Socfin à privilégier le dialogue à la répression. La SRC est une plantation du groupe Socfin, une holding contrôlée par Bolloré, actionnaire principal avec 38,7%. Le groupe possède d’autres plantations au Cameroun (Socapalm), en Côte d’Ivoire (SoGB), au Cambodge (KCD) ou en Sierra Leone (SAC). Partout, des conflits opposent les entreprises aux communautés locales qui contestent les extensions continues qui sont faites à leurs dépens. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont ainsi passées de 87 303 à 108 465 ha entre 2011 et 2014.

Bolloré négocie sur le devant de la scène, Socfin réprime en coulisses.

Pour tenter de résoudre ces conflits, le groupe Bolloré a accepté d’entamer un processus de négociation dont le 1er round a eu lieu à Paris le 24 octobre dernier avec les représentants des communautés des cinq pays. L’arrestation des six représentants libériens alors qu’ils étaient en discussion avec la direction de la SRC a provoqué un tollé. « Bolloré a pris nos terres et maintenant notre liberté » peut-on lire sur les banderoles déployées par la communauté Bunong au Cambodge, par les villageois camerounais ou les manifestants en Sierra Leone. « Il nous semble inacceptable que la tentative de résolution du conflit avancée à Paris le 24 octobre dernier soit ainsi bafouée par des responsables de l’entreprise peut-on lire dans la lettre adressée à Vincent Bolloré par Sare Tchrouin Ange, représentant ivoirien de l’Alliance internationale des riverains des plantations Socfin-Bolloré. Vous allez probablement encore invoquer la responsabilité de la Socfin, nous vous demandons d’assumer les vôtres. »

L'imposture de Bolloré et ses associés belges consiste à prétendre négocier avec les autorités (corrompues) des pays concernés, plutôt qu'avec les représentants des paysans.

Plants de marijuana

Plants de marijuana

Le 27 août 2015,

Je lisais un article sur Vice News concernant le business de la marijuana aux Etats Unis et l'ampleur que prenait ce marché grâce à la légalisation de la culture de cette herbe et sa vente à des fins médicinales. Personne évidemment n'est crédule au point de croire que tous les clients sont malades et ont besoin de leur joint quotidien.

Cependant la légalisation de la "Legal weed industry" dans 23 états ainsi qu'à Washington DC a donné un coup d'arrêt spectaculaire aux trafics et par la même occasion au crime organisé autour de ce trafic. De plus les Etats qui ont légalisé engrangent des revenus substantiels grâce aux taxes sur ce marché.

Si le marché noir subsiste malgré tout sur des produits de mauvaises qualités, notamment en provenance du Mexique, il est en nette régression.

Vous pensez comme moi : Quid de la France ?

En France nous avons des hommes politiques qui n'ont pas d'opinions (ou s'ils en ont, ils les taisent) ils affichent des postures. C'est à dire qu'ils suivent l'opinion du peuple auquel ils assènent des contre-vérités en prenant des mines épouvantées lorsqu'ils abordent le sujet épineux de l'herbe.

Oscar Wilde écrivait : Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu'en suivant la foule.

Cette phrase est le reflet de l'hypocrisie de nos chers politiques, incapables de prendre des décisions courageuses. Ainsi le trafic perdure dans nos cités et ailleurs, avec son lot quotidien de règlements de comptes, pour le plus grand plaisir des caïds de banlieue qui engrangent les bénéfices, et le malheur de nos valeureux pandores qui courent vainement après eux, car les vrais caïds sont hors d'atteinte. Le gâchis total.

Voici donc ma première réflexion à mon retour de Jamaïque où Bob Marley est toujours vénéré comme un Dieu.

Le lundi 31 août 2015,

Egypte : Des pharons aux dictateurs. Retour à la case départ.

• 18 juin 1953 - 14 novembre 1954 : Général Mohammed Naguib

• 14 novembre 1954 - 28 septembre 1970 : Lieutenant-colonel Gamal Abdel Nasser

• 28 septembre 1970 - 6 octobre 1981 : Lieutenant-colonel Anouar el-Sadate

• 14 octobre 1981 - 11 février 2011 : Général Mohammed Hosni Moubarak (30 ans de règne)

• 11 février 2011 - 30 juin 2012 : Maréchal Mohamed Hussein Tantawi

• 30 juin 2012 - 3 juillet 2013 : Mohamed Morsi. Un civil !

• 4 juillet 2013 - 8 juin 2014 : Adli Mansour, Président de la Haute Cour constitutionnelle

• 8 juin 2014 : Maréchal Abdel Fattah al-Sissi

L'évocation du statut des hommes qui ont gouverné l'Egypte depuis 1953 se passe de commentaires. Les militaires gouvernent ce pays depuis l'indépendance avec une courte pause démocratique suite à l'élection de Mohamed Morsi. (frères musulmans) 

Depuis le coup d'état du Maréchal al-Sissi qui n'a rien de commun avec l'impératrice, la répression bat son plein, les pendaisons se succèdent à la suite de parodies de procès dans lesquels les opposants sont jugés par pelletées, les droits de la défense sont bafoués.

Des lois liberticides sont promulguées entre autre celles touchant les journalistes qui ne pourront contredire la version officielle sous peine de sanctions.

Trois journalistes d'Al-jéziraa accusés de propagande viennent d'être condamnés à trois ans de prison, ils ne faisaient que leur métier : informer.

les dirigeants des pays "démocratiques" ferment les yeux, notre Casanova inaugure l'extension du canal de Suez pendant que les Rafales passent dans le ciel d'azur en traçant de grands sillons blancs. Sissi est ravi.    

 

al-Sissi le nouveau paharaon d'Egypte.

al-Sissi le nouveau paharaon d'Egypte.

Le 11 septembre 2015,

Triste commémoration d'un attentat sans précédent dont les images hantent encore les mémoires tant elles étaient apocalyptiques.

Sur un sujet plus léger mais au combien représentatif de notre société, la disparition (temporaire dit-on) des guignols montre que la censure est toujours là, tenace, froide comme le fil du rasoir qui découpait les images à l'époque gaulliste, quand les directeurs de l'information venaient tout penauds prendre les ordres du Ministre de la censure (Alain Pierrefite) chaque matin. L'on pensait ces méthodes révolues, elles sont toujours présentes, comme les maladies vénériennes, sauf que le censeur agit au grand jour fort des 9 milliards accumulés sur son compte en banque.

Comme les auteurs historiques des marionnettes en latex, qui inspiraient tant de crainte au milliardaire breton, ont été congédiés manu militari pour insolence et surtout pour avoir tourné en ridicule l'ami Myrmidon 1er il fallait derechef trouver de nouveaux auteurs.

C'est là que le bât blesse, car le talent ne se décrète pas, d'autant qu'il faut faire preuve de servilité comme il sied aux domestiques. Alors l'on voit de longues files d'impétrants s'allonger devant les studios où chaque auteur en herbe vient s'essayer à l'humour, mais attention, pas à la satire, il convient de rester entre les bornes fixées par le breton qui possède une vision très particulière de l'humour, celle des salons guindés où l'on esquisse un sourire, pas question de se laisser aller au gros rire gras alors que le Christ qui trône dans le salon, au-dessus de la cheminée, se tord de douleur.

Car le breton est croyant, d'ailleurs il vient de nommer un fanatique du goupillon à la tête de la chaîne d'info en continue I-Télé qui va s'appeler C-News. Fox News (la chaîne d'info ultra droite aux USA) était déjà pris. Fox News à l'origine du NO GO ZONE pour qualifier certains quartiers de Paris occupés par des jihadistes barbus. Vous mesurez ce qui attend les spectateurs de cette chaîne info (s'il en reste)

Pendant ce temps l'audience de l'émission présentée par sa protégée la basque Biraben chute, atteint des scores historiquement bas. Le béret et la coiffe bigoudène ça ne pouvait pas marcher !

Aie... après Myrmidon 1er Le breton m'a retué...Ah tchao.....Adieu

Aie... après Myrmidon 1er Le breton m'a retué...Ah tchao.....Adieu

Le 29 septembre 2015,

I-Télé : Informations sous contrôle.

Comme je le pressentais, le breton ne se limite pas au Guignols ou aux émissions qui dénoncent les malversations de ses amis. C'est comme un chien fou qui saute sur tout ce qui bouge. Après avoir déchiqueté les marionnettes en latex il s'en prend aux journalistes, au lymphatique Bruce Toussaint qui ronronnait sous les projecteurs. Exit le gros chat mal rasé, place aux jeunes loups de l'info style Fox News cornaqués par le gourou Guillaume Zeller.

Ce nom n'est pas sans rappeler quelques péripéties nauséabondes de notre histoire coloniale. En effet ce cher Guillaume est le petit fils du général Zeller, auteur du putsch d'Alger avec deux compères Salan et Challe, après que De Gaulle eut piteusement capitulé. Vous me direz que ce brave Guillaume n'est pas obligé de se ranger derrière les idées de son grand-père. Et bien si ! Nostalgique de l'Algérie française il prendra la défense du général Aussaresses qui avait la fâcheuse habitude d'user de la torture pour encourager les fellagas du FLN à parler, et s'en vantait. A la manœuvre de la célèbre Gégène* vous reconnaîtrez un jeune et sémillant lieutenant répondant au doux nom de Le Pen. Décidemment !

* Pour ceux qui l'ignoreraient la Gégène (argot militaire) est une torture à l'électricité consistant en l'application d'électrodes sur une partie du corps humain (de préférence les couilles) reliés à un générateur électrique.

Dessin de Plantu : Caricature du général lors de l'une de ses activités préférées

Dessin de Plantu : Caricature du général lors de l'une de ses activités préférées

Mais faisons plus ample connaissance avec ce charmant garçon nommé Guillaume Zeller.....ami du breton milliardaire. C'est un chrétien traditionnaliste, bon, ce n'est pas un crime quoique l'on peut se poser la question : Que cache la mention traditionnaliste, s'il s'agissait d'un musulman les échotiers n'hésiteraient pas à utiliser le mot intégriste, mais restons prudent, et Dieu sait (ou Allah) comme vous voudrez, que la plupart de nos chers chroniqueurs sont d'une prudence maladive notamment envers les milliardaires et leurs affidés.

Comme je n'ai aucune information crédible sur sa position concernant les homos et le mariage pour tous je n'en rajouterais pas, le cas me semble suffisamment sérieux, pour m'abstenir de toute médisance.

Ce que je sais, c'est que le bon Guillaume ne renâcle pas à s'installer derrière les micros de Radio Courtoisie, dont la courtoisie se limite aux idées courtes de la sphère d'extrême droite dont celles d'un certain Jean-Marie (ostracisé depuis peu par son ingrate de fille) Remarquons au passage que le petit fils a les mêmes (mauvaises) fréquentations que son auguste grand-père.

Tout cela n'augure rien de bon pour notre ami Bruce dont le paisible ronronnement pourrait soudain se transformer en un miaulement d'épouvante, tous poils dressés.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:49
Moïse écartant les flots de la mer rouge
Moïse écartant les flots de la mer rouge

Le 24 avril 2015,

Ce que l'on pensait improbable il y a encore quelques mois est sur le point de se réaliser.

La bêtise et la crédulité des politiciens, ou serait-ce la félonie, conduisent notre royaume dans les tentacules de l'extrême droite. Revêtus des oripeaux de la roublardise, les vauriens avancent masqués, l'imposture entre les dents et le couteau derrière le dos.

L'histoire n'est qu'un éternel recommencement, une roue qui tourne et s'arrête au même endroit, celui de la crédulité du peuple. Déjà, il y a quelques années, des hommes vêtus de vert de gris le sourire au lèvres s'immisçaient dans les rouages de la démocratie allemande : POUR LE BIEN DU PEUPLE. Les hommes blonds aux yeux bleus cachaient un petit homme brun aux yeux noirs. Noir comme le destin du peuple à qui il prétendait venir en aide.

Ceux qui ne voient pas une similitude à ce lambeau d'histoire, aveuglés par leurs ambitions, jouent avec notre liberté.

Ici par ce texte, je prends l'engagement de combattre par tous les moyens, fussent-ils illégaux, la peste qui menace notre démocratie.

Le temps de la complaisance est terminé celui de la résistance est venu.

Je vous invite à me rejoindre dès maintenant !

Voici ce que j'écrivais le 10 mars 2011

~~Il était un royaume, où tout partait à vau-l'eau, plus rien ne fonctionnait correctement, un royaume où la justice se vend et l'injustice s'achète, où les notables, les édiles, et autres Vizirs, considèrent la plèbe comme quantité négligeable, usent de prérogatives qui ne leur ont pas été accordées et de prébendes dignes des satrapes de l'antiquité.

Le peuple désorienté ne sait plus vers quel thaumaturge se tourner, et cède aux chants d'une harpie déguisée en sirène, sans se douter des desseins funestes que ce monstre a manigancés. La désespérance, l'ignorance, la haine, sont le lit dans lequel les fascistes se vautrent tout en gardant un discours aguichant, comme justement le chant de ces sirènes qui fascinait et perdait les hommes. Ce royaume vous l'avez deviné : C'est le nôtre.

Ce texte évidemment n'eut que peu de résonnance, l'apathie est une constante de notre époque. Le peuple est accaparé par des soucis beaucoup plus prosaïques, le chômage, les fins de mois, les télé-réalités....et autres préoccupations existentielles dont je ne peux les blâmer.

S'il (le peuple) délaisse les sujets essentiels c'est qu'il est pris dans une tourmente dont il ne peut s'évader. La peur ( expulsion, dettes, licenciements, impôts....) lui scie le ventre et lui fait perdre tout sens commun avec la réalité qui est autrement plus importante, il faut bien remplir les assiettes des gosses...alors la conscience ce sera pour plus tard.... ou ce sera trop tard.

Comme me l'assénait Juanita Conception Hernandez, dont vous pouvez prendre connaissance de la forte personnalité dans divers articles antérieurs, on ne naît pas de gauche, pas plus que l'on naît chrétien ou fasciste. On ne trouve pas ses valeurs dans son berceau à l'instar des croyants dont la foi est le fruit d'un long cheminement vers leur Dieu. On devient de gauche au fil d'une réflexion, j'allais dire d'une introspection, issue d'une analyse sans concession sur la réalité de l'humanité. Et là le constat est accablant.

La guerre, la famine, drainent des populations vers nos côtes. Nos pays riches où le gaspillage est une constante regardent ces gens périr comme s'il s'agissait d'une fiction. Les politiques s'émeuvent, se réunissent, prennent des initiatives à la mesure de leur courage, avec en arrière pensée le parti qu'en tireront les mouvements d'extrême droite dont le vœu le plus cher est de rejeter ces gens à la mer afin de répondre à la haine de leurs électeurs.

Paradoxalement, l'on remarquera qu'en règle générale si les élites de gauche sont athées les leaders d'extrême droite revendiquent (quelquefois avec véhémence) la religion catholique. Laquelle selon les paroles du fils de Dieu, descendu sur terre pour sauver les âmes des pêcheurs que nous sommes, dit, si je me souviens de mes excursions aux cours d'instruction religieuse (catéchisme) : Aime ton prochain comme toi même. A croire que ces gens ne s'aiment pas (on le comprend.)

En haut à gauche : Moïse (qui n'a certainement jamais existé) mais qu'importe, écartant les eaux de la mer Rouge pour que le peuple juif échappe au Pharaon et rejoigne la Terre Promise. Cette image de Péplum m'est venue à l'esprit en déplorant le sort de ces malheureux qui tentent de traverser la Méditerranée.

Moïse, si tu revenais !

Ils viennent libérer la France
Ils viennent libérer la France

8 mai 2015, 8 mai 1945

Ingratitude.

Que penser des déclarations xénophobes de Monsieur Estrosi, Maire de Nice, député, ex-ministre, dont la culture a toujours été un sujet de plaisanterie ? Cet individu a aujourd'hui une obsession (non sans arrière pensée) résumé par un néologisme qu'il ballade fièrement sur tous les plateau de télévision, avec dans son sillage comme une odeur méphitique.

Ce néologisme c'est islamo-fascisme, mot qu'il accommode à toutes les sauces, notamment la sauce fielleuse, celle dont on nappe les mets répugnants.

Mais loin d'en rester là notre Edile s'en prend à ces malheureux que des bateaux pourris déversent sur nos belles plages. Election départementale oblige, il convient d'utiliser un vocabulaire surpassant en démagogie ceux du parti de la fille du borgne.

Ainsi, nous concocte t-il une batterie de mesures à hurler de rire si ce n'était indécent. En proie à un délire paranoïaque, il est question d'un véritable état de siège, avec une flotte de bateaux de guerre cernant nos côtes, survolées par des escadrilles d'avion de combat et d'hélicoptères armés et, pour parachever son art de la poliorcétique, il préconise de saborder les cargos transportant les candidats à la Terre Promise.

Je voudrais rappeler à cet amnésique qu'il y a soixante-dix ans des hommes et des femmes venus d'Afrique débarquaient sur nos jolies plages pour combattre les nazis et défendre notre beau royaume, et s'il peut débiter ce flot d'inepties c'est un peu grâce à ces hommes.

Juste un peu de reconnaissance Monsieur Estrosi

Débarquement de Provence août 1944 :

.~~Environ 260 000 combattants débarqueront dans les mois qui suivent, dont 5 000 auxiliaires féminines, 10 % étaient originaires de la métropole (les « Français libres » du général de Gaulle) ou d'Afrique noire, 90 % venaient d'Afrique du Nord dont une écrasante majorité pour les DOM d'Algérie; parmi ces derniers, 52 % étaient d'origine maghrébine et 48 % d'origine européenne (les Pieds-Noirs ). Dans les grandes unités, le pourcentage de soldats maghrébins variaient entre 27 % à la 1re DB et 56 % à la 2e DIM. Par type d'arme, ce pourcentage était d'environ 70 % dans les régiments de tirailleurs, 40 % dans le génie et 30 % dans l'artillerie9.

Les régiments de tirailleurs comptaient dans leurs rangs des somaliens, des malgaches des érythréens....il est probable que quelques uns de leurs descendants soient sur les cargos que Monsieur Estrosi voudrait voir couler.

cheveux blancs et crânes rasés même idéologie
cheveux blancs et crânes rasés même idéologie

Mardi 19 mai 2015,

La haine,

Comme chaque 1er mai le parti d'extrême droite fête Jeanne d'Arc.

Rappelons que cette jeune bergère entendit des voix lui ordonnant de bouter les hordes de jihadistes hors du royaume de France (je sais, j'actualise) mais réfléchissez quelques secondes :

Vous avez une jeune bergère totalement inculte, qui prend les armes, convainc le roi, revêt une armure, prend la tête d'une armée, et manie l'épée comme le spadassin le plus aguerri. Les voix du seigneur sont impénétrables comme le disait Don Camillo.

Donc, devant la statut dorée de cette héroïne hors du commun, tous les ans, des hordes de fanatiques viennent faire leurs dévotions pour le moins suspectes.

Ce premier mai 2015, le père fondateur défiait sa fille. La foule était moins nombreuse, mais plus haineuse. Des journalistes étaient tabassés sous les regards bienveillants de policiers apathiques. (l'effet jeanne d'arc) des femmes les seins nus (sans armure) venues troubler le discours de la fille ingrate, étaient ceinturées et malmenées par de courageux nervis entrés par effraction dans leur chambre d'hôtel. Un dirigeant du parti frappait les journalistes, à l'instar de la Sainte..... avec son parapluie.

Dédiabolisation se plaisent à claironner quelques journaleux complices. Non. Ce 1er mai a montré le véritable visage de ce parti. Il n'a pas changé. C'est le parti de la haine.

les rejetons du borgne
les rejetons du borgne

L'infernale comédie ou l'abêtissement organisé en système.

Il y a encore peu de temps le peuple était guidé par des lumières qu'il suivait avec confiance. C'était des intellectuels, philosophes, écrivains, et même quelques politiciens érudits. De nos jours ce sont quelques oligarques issus du même moule de la médiocrité qui mènent la populace, ou plutôt, comme le soulignait Oscar Wilde le suivent. C'est la raison pour laquelle Myrmidon 1er était si "accro" aux sondages.

Parmi ces politiciens sans envergures pléthore d'avocats. Pourquoi cette profession est-elle venue gangréner "la classe dirigeante" ? Mystère. Toujours est-il que, comme les cloportes, ses membres ont proliféré aussi vite que ces sales bestioles.

Afin d'occuper les quelques moments de répit que s'octroie ma concierge bien-aimée, qui répond au doux nom de Juanita Conception Hernandez, je lui demandais de répertorier les noms de ces parasites. Ce qu'elle entreprit avec un plaisir non dissimulé (depuis le temps qu'elle s'évertue à me faire des suggestions pour mes écrits). Du coup je l'élevais au grade de documentaliste...je ne suis pas certain d'avoir pensé à toutes les conséquences de cette initiative.

Cependant en un temps record elle me fourni une liste qui me laissa pantois ou coi comme vous préférez :

Myrmidon 1er figurait en haut de la liste ( ce n'était pas une surprise)

La fille du borgne était en deuxième position.

Le débile au parapluie (photo ci-dessus) en troisième

Le fourbe de Meaux en quatrième

Le bellâtre de Gallouseau venait ensuite

Zadig & Voltaire (comment n'y avais je pas songé)

L'égérie de l'avenue Montaigne (j'aimerais la voir en robe d'avocat - Chanel bien sûr)

Le Don quichotte français avec sa marinière j . P. Gautier sous la robe, quelle classe !

La patronne du FMI ! Tapie n'est pas loin.

L'écolo de Valenciennes (Il est écrit écolo et non pas...)

Il en existe une pléiade d'autres mais moins connus donc sans intérêt.

A suivre......

La divine comédie des élus  mène droit aux enfers dont Zemmour est le Charon. La divine comédie des élus  mène droit aux enfers dont Zemmour est le Charon.

La divine comédie des élus mène droit aux enfers dont Zemmour est le Charon.

Un génie...sévèrement handicapé
Un génie...sévèrement handicapé

Manipulation.

Dans l'exercice de la désinformation et de la manipulation l'animateur Yan Barthes est passé maître en la matière. Pour quelques téléspectateurs de plus, il ne recule devant aucune outrance : Ce qui provoque mon courroux, que dis-je ma fureur c'est le reportage malhonnête réalisé sur la rencontre entre Hollande et Abdelaziz Bouteflika. C'est de ce dernier dont je veux parler. Loin de moi de soutenir la politique de cet homme, mais la façon dont a été traité l'information spectacle de Barthes m'a révulsé.

Voilà le Président (d'un pays ami auquel nous pourrions, nous français, montrer quelque repentance pour l'avoir exploité sans vergogne) exhibé comme un vieillard cacochyme sénile, incapable de s'exprimer parce que victime d'un A.V.C. (accident vasculaire cérébral) si l'homme semble effectivement handicapé dans ses mouvements et son élocution il n'en reste pas moins lucide et en possession de toutes ses capacité intellectuelles. Le cerveau fonctionne et, d'après ceux qui l'ont approché, très bien.

Si vous trouvez la photographie d'un homme nommé Stephen William Hawking ci-dessus, c'est que lui aussi est victime d'un terrible handicap qui le cloue sur un fauteuil. Il est atteint de dystrophie musculaire due à une sclérose amyotrophique. Totalement paralysé, il communique grâce à un système qu'il a lui même mis au point. En outre c'est un physicien théoricien de renommée mondiale auteur de divers ouvrages qui font référence.

Monsieur Barthes, le handicap n'est pas forcément synonyme de sénilité. Un autre exemple : Hillary Clinton, victime elle aussi d'un A.V.C. en passe de devenir la prochaine présidente de la première puissance mondiale.

Audience n'est pas synonyme d'imposture.

Ci-dessous une photo qui devrait déclencher les moqueries de Monsieur Barthes....s'il n'était un lâche. Pourquoi Barthes est-il moins disert quand il s'agit du parti d'extrême droite et de l'entreprise Le Pen : La peur. Pourtant il y a là matière à moquerie, la photo parue dans la presse n'a pu lui échapper. Il préfère s'en prendre aux politiques dont il sait qu'il n'a rien à craindre, car leur fonction ne leur permet pas de riposter. Bien que je ne sois pas un thuriféraire de l'actuel président, loin s'en faut, ridiculiser systématiquement la fonction apporte des voix aux Le Pen. Le cœur de Barthes bâterait-il pour Marion ?....Marine ?....Florian ! Non !

Trois fausses blondes forment le groupe européen de la haine. Salut nazi de circonstance.

Trois fausses blondes forment le groupe européen de la haine. Salut nazi de circonstance.

Le 21 juin 2015,

C'est le jour de l'été et la fête de la musique. Ce devrait être jour de joie, mais les chants que l'on entend, même au royaume du Danemark (le pays où les gens sont les plus heureux au monde) sont des chants qui ont des réminiscences des années noires.

Cela pourrait être drôle, à l'instar du film d'André Hunebelle "Méfiez-vous des blondes" si ce n'était tragique. Car les cerveaux enfiellés de ces fausses blondes sont habités de noirs desseins.

Le 24 juin 2015,

La déliquescence de la gauche française.

Comme chacun le sait ma divine concierge a échappé de justesse aux foudres de la police politique franquiste. Ses parents communistes non. Aussi garde-t-elle de cette période un goût amer, et contradictoire. Le sentiment qui domine est qu'en fin de compte le parti de la force et de l'argent triomphe toujours car le mal est dans les gènes de l'homme. Les dictateurs et les dirigeants de droite l'ont bien compris, eux qui peuvent compter sur la servilité d'une majorité de la population.

Donc Juanita se lamentait de constater qu'en face de cette force brutale qui écrase les petites gens et vénère les puissants il n'existait que des hommes sans talent, plus préoccupés par leur carrière que par l'avenir du peuple, ce qui devrait pourtant être leur priorité. Puis, dans cette Europe atone, contre toute attente, des voix se sont élevées, jeunes dynamiques, porteuses de messages d'espoir et humanistes. Ces voix venaient de Grèce et d'Espagne le pays de ma chère Juanita. Sur les estrades autrefois occupées par des hommes en gris bardés de galons dorés, se dressait un homme en chemise, col ouvert, les cheveux longs rassemblés en queue de cheval.

Podemos (nous pouvons) en Espagne, Syriza en Grèce venaient bousculer les compromis turpides des hommes de gauche et de droite dont le glissement vers la fange nationaliste xénophobe devenait trop évident. Deux femmes issues de ce mouvement prenaient la tête des deux plus grandes villes du pays: Barcelone la rebelle et Madrid la sage.

Imaginez qu'en France Paris et Marseille tombent dans l'escarcelle de la gauche que l'on peut appeler radicale quoique ce mot ne me satisfasse pas.

Hélas, je vais refroidir vos ardeurs anarcho-libertaires et vous révéler pourquoi ce rêve est pure utopie.

Les chapelles de la gauche radicale.

Il existe dans notre pays pléthore de mouvements de gauche que l'on peut assimiler à des groupuscules, avec à leur tête un homme ou une femme bien décidé à ne pas lâcher les accoudoirs de son fauteuil au risque d'attraper des hémorroïdes. A quoi tient cette obstination qui frise le ridicule : Officiellement à quelques divergences qu'eux seuls sont susceptibles d'énoncer, ce qui reste à démontrer. En réalité ils sont cramponnés à leur pouvoir dérisoire comme une miss France à sa couronne. Chacun défend sa citadelle de carton-pâte avec une ardeur farouche arguant qu'il détient la seule vérité et que l'autre n'est qu'un infâme apostat.

La vérité est plus prosaïque, il s'agit de narcissisme et à l'instar de ceux qu'ils dénoncent (les dictateurs) ils ne conçoivent pas de céder à ce qu'ils prétendent être une compromission, même s'il s'agit de l'intérêt du peuple. C'est un peu comme ces chefs d'états africains qui briguent des mandats que la constitution, qu'ils ont eux-mêmes élaborée, interdit.

Alors que chacun campe sur ses positions, au mépris de l'intérêt commun, le parti extrémiste engrange les déçus par pelletés entières et chaque chefaillon accusera l'autre d'en être la cause.

Galerie portraits des stratèges politiques de la nouvelle gauche.Galerie portraits des stratèges politiques de la nouvelle gauche.Galerie portraits des stratèges politiques de la nouvelle gauche.
Galerie portraits des stratèges politiques de la nouvelle gauche.Galerie portraits des stratèges politiques de la nouvelle gauche.

Galerie portraits des stratèges politiques de la nouvelle gauche.

Le 1er juillet 2015,

Les pleutres.

Ils se sont levés, pas comme un seul homme, comme si la honte les retenait à leur banc, celui de l'infamie. Cet homme est le produit de notre époque où la corruption, l'abjection des compromis a permis qu'il devienne, et c'est là l'ironie de l'histoire, le premier flic de France.  L'ami des malfrats, co-président du SAC : association au service du pouvoir gaulliste dont les membres venaient d'horizons différents :  des truands : Bouchesèche membre de la gestapo de la rue Lauriston, Jo Attia, Christian David.  Des politiques véreux : Foccart, Sanguinetti...

Ce triste personnage se plaisait à dire :"Quand la maison brûle on ne demande pas ses papiers aux pompiers"

Enumérer les turpitudes de cet individu prendrait des pages entières, et donne envie de vomir. En ce triste jour, J'ai une pensée pour Malik.

Balzac disait : Les lois sont comme les toiles d'araigées, les grosses mouches passent à travers, les petites y restent.

Une grosse mouche bleue/vert est passée à travers tout au long de son existence.    

Les pleutres rendent hommage à l'un des personnages les plus machiavéliques que la république ait enfanté.

Les pleutres rendent hommage à l'un des personnages les plus machiavéliques que la république ait enfanté.

Un air de ressemblance ?
Un air de ressemblance ?

Le 3 juillet 2015,

Ce jour une messe est dite en mémoire de Pasqua en présence des Balkany et des Sarkozy. Au-dessus du cercueil, où flotte une légère odeur de souffre, Mephistopheles se frotte les mains, une âme des plus noires qu'il n'a jamais eu l'occasion d'accueillir arrive en son royaume : Le Tartare.

Si Dieu pardonnait tout, son paradis serait l'enfer. E.D.

Le Vendredi 10 juillet

La politique n'est plus ce qu'elle était me disait Juanita Conception Hernandez, ma concierge bien aimée " Avant, c'était des débats d'idées: méchants contre gentils, bolchéviques contre oligarques, révolutionnaires contre dictateurs, socialistes contre royalistes.....aujourd'hui c'est une bataille de comptables qui jouent au Monopoly (tu me vends ton port ou tu retournes à la case départ) et la solidarité (bordel)"

Les migrants sont comme les gosses qui regardent les friandises à travers la vitrine, ils n'ont pas le droit de toucher et encore moins d'entrer dans le magasin. Alors ils regardent la grosse bonne femme blonde, qui les toise, un sourire pervers sur les lèvres, et se lèche les doigts dégoulinant de crème chantilly.

Histoires Extraordinaires : RESISTANCE.

Le 27 juillet 2015,

Le porc de l'angoisse.

Les tracteurs sont dans les rues, les avenues, les boulevards, les autoroutes, bloquant des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants en route vers des congés payés bien mérités. Mais ces manifestants en bottes de caoutchouc, dont le vulgum pécus comprend le désarroi, (du moins les échotiers le prétendent-ils) n'ont cure de bloquer les routes des vacances, estimant que leur sort vaut bien quelques heures passées dans un véhicule surchauffé.

Pour ma part j'aurai préféré les voir déverser quelques charretées de fumier devant les domiciles de Monsieur Bigard à Neuilly ou de Monsieur Besnier dans le très chic septième arrondissement de Paris, mais ces trublions ont gardé un respect ancestral envers leurs nouveaux seigneurs. Il est vrai que ces exploiteurs des temps modernes ont abandonné le droit de cuissage... quoique !

Alors ils s'en prennent au gouvernement, et mettent notre Casanova dans tous ses états, plutôt que faire preuve d'imagination et court-circuiter les gens qui (il est vrai) les volent en toute impunité. Vous allez me dire qu'il est compliqué de vendre un bœuf sur un marché parisien ou de traire une vache au beau milieu de la capitale. Mais avec un peu d'imagination et surtout de volonté c'est réalisable, sauf si le but ultime de cette chouannerie (cornaquée perfidement par la fille du borgne) n'était qu'ébranler le pouvoir de notre Casanova.

Je prenais connaissance de la fortune personnelle des dirigeants des sociétés que je citais plus haut :

Emmanuelle Besnier : Lactalis (premier producteur laitier mondial) 16 milliards de chiffre d'affaires a 3,5 milliards sur son compte en banque personnel.

Monsieur Bigard (Charal -Socopa) 600 millions.

Deux exemples emblématiques, il ne sont pas les seuls. Je crains que nos amis éleveurs et producteurs de lait ne se soient trompés de porte.

Je reviens bientôt vous conter la belle arnaque des fameux bonnets rouges bretons......

Il était une fois des éleveurs de porcs confinés dans le tréfonds du pays bigouden (là où les vieilles femmes portent des chapeaux en dentelle sur la tête) qui pestaient parce que personne ne voulait acheter leurs animaux, si ce n'est à vil prix en raison de la mauvaise qualité de ceux-ci, car nourris avec des aliments que même les humains ne mangeraient pas.

Pour remédier à ce qu'ils considéraient comme une injustice, ils décidèrent de faire abattre et dépecer leurs porcs par nos amis Teutons. Ceux-ci employant des travailleurs turcs payés en monnaie de singe comme chacun le sait.

Du coup les requins des usines alimentaires consentirent à mettre sur leurs étagères les porcs en question. Tout le monde semblait satisfait, requins, éleveurs, mangeurs de porcs, sauf les employés des abattoirs situés dans ce pays bigouden, qui du coup n'avaient plus de travail. Ce qui provoqua la faillite des abattoirs et la mise au chômage des employés. Mais ceux-ci n'en voulurent pas à leurs compatriotes considérant que le seul responsable était notre Casanova en pleine scène de ménage avec l'hystérique de Paris-Match.

Pour montrer leur colère, ils se coiffèrent tous d'un bonnet rouge et sous la férule d'un Edile du pays bigouden, amateur de viande de porc, allèrent d'un même élan abattre les portiques posés sur l'autoroute qui conduit...... aux abattoirs Teutons.

Une solidarité qui émut aux larmes la fille du borgne dont les magnifiques boucles blondes étaient ceintes dans un bonnet rouge fort seyant.

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 22:10
Histoires extraordinaires : La révolte des nantis

Le 7 avril 2015,

De la fenêtre de mon modeste appartement, j'avais pour habitude de voir passer des drapeaux rouges et des bannières bariolées de syndicats du monde ouvrier en lutte afin de préserver les emplois menacés par les délocalisations, les restructurations et autres calamités du libéralisme. Que nenni, il s'agissait d'une procession de mocassins à glands, de costumes de chez Lanvin, de cravates de chez Cardin. Les notaires, les huissiers de justice, les avocats, les commissaires priseurs et autres professions dites libérales battaient le pavé de Paris sous l'œil stupéfait des CRS, matraques en mains, boucliers de protection déployés, prêts à riposter à des jets assassins de boulettes de papier.

Conchita Juanita Hernandez, ma concierge bien aimée (hypocrite) serpillère à la main n'en croyait pas ses yeux.

<< Si je m'attendais à voir ça un jour !>> Me hurla t-elle du trottoir qu'elle lavait à grande eau.

En effet, ce n'était pas banal, mais rassurez vous il n' y eu aucun incident, juste quelques ampoules que le Samu traita avec célérité. Les Mercedes, BMW et Audi étaient à l'abri dans les parking surveillés de la capitale et tout ce petit monde est rentré sans encombre à son domicile raconter cette folle journée à Madame.... terrrrriblement inquiète.

Nous n'étions pas au bout de nos surprises ! Quelques jours plus tard c'était le tour des médecins, dentistes, chirurgiens et autres morticoles de crier leur désarroi. En cause le TIERS PAYANT.

Ces braves gens craignant que le paiement de leurs honoraires ne subissent quelque retard du fait de la lenteur des remboursements de la Sécurité Sociale, formaient un cortège où l'on voyait leurs blouses blanches maculées de sang, symbolisant la mort de leur profession.

Ainsi donc les pauvres, puisqu'il s'agit d'eux, n'auraient comme alternative soit d'avancer les frais des consultations ou des soins, soit de rester chez eux et prendre leur mal en patience (c'est là que cette expression prend toute sa dimension) Autrement dit qu'ils crèvent en silence et ne viennent pas encombrer les salles d'attente de ces adeptes d'Hippocrate.

Je relisais la déclaration que chaque membre du corps médical signe lorsqu'il entre en fonction :

LE SERMENT D'HIPPOCRATE. Il est écrit entre autres : ~~Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 22:58

Lundi 12 janvier 2015.

Tout à coup j'ai comme le sentiment qu'une page de l'histoire de notre beau royaume vient d'être tournée, et qu'une nouvelle, vierge celle-ci, apparaît. Par contre je n'ai aucune idée sur ce qui va y être inscrit, comme si le crayon restait en suspens et que l'auteur hésitait entre le meilleur et le pire.

Je crains que ce soit les deux, d'une part parce que les fanatiques de tous bords sont ulcérés par la réaction du vulgum pecus qu'ils pensaient voir se terrer comme des lapins et par ce peuple qui, contre toute attente, dans des circonstances pour le moins inconcevables témoigne d'une témérité qui laisse pantois.

J'ai une pensée attristée pour la fille du borgne qui s'en est allé dans son fief tempêter au milieu de quelques centaines de partisans, alors que les rues de notre royaume accueillaient des millions de citoyens marchant contre l'intolérance et la haine.

*

C'est tout de même assez cocasse, chacun se regarde comme après une déflagration, sonné, mais content de se savoir encore en vie. Et se demander et après ? Une fois les morts mis en bière, les larmes séchées, les charlies rangés dans les tiroirs, il va bien falloir reprendre une vie normale. Chacun va raconter sa petite histoire au bureau, à l'usine, et après ?

L'euphorie de la sidération retombée, la raison revenant petit à petit, l'on peut se demander si quelques opportunistes n'en font pas un peu trop, histoire de soigner leur notoriété. L'humilité était pourtant le crédo des disparus.

Lorque j'entends dire que l'humour n'a pas de limite, je frémis devant tant d'inconscience, d'autant que la cible est toujours la même. Ce fils d'humoriste, qui n'a pas le talent de son père, l'humour n'étant pas héréditaire, clame haut et fort, à l'abri dans son loft du seizième, que s'il savait se servir d'un crayon il dessinerait le Prophète à poil. Soit. Mais la provocation ce n'est pas de l'humour. A t-il pensé à ces milliers de nos concitoyens qui vivent dans des pays où la religion est l'Islam ? Ces gens qui aujourd'hui vivent cloîtrés, la peur au ventre à cause de quelques matamores de l'humour !

Cette citation me revient à l'esprit : " La provocation est une outrance employée par les vaniteux dont le seul but est de provoquer le tumulte et d'en recueillir la notoriété." E.D.

Le réveil du peuple.

Le réveil du peuple.

Les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh, le romancier Hari Kunzu. Signataires de la pétition.

Les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh, le romancier Hari Kunzu. Signataires de la pétition.

«Comme plus de 600 autres artistes, nous annonçons aujourd'hui que nous ne nous engagerons plus dans des relations culturelles avec Israël comme nous avions l'habitude de le faire.» Dans une lettre publiée par The Guardian ce vendredi, une centaine d'artistes a annoncé couper les liens avec Israël et ses ressortissants, rejoignant ainsi 600 autres figures du monde culturel. Les artistes signataires de la pétition Artists for Palestine UK ont annoncé qu'ils refuseraient dorénavant toute invitation professionnelle de la part d'Israël, de ses ressortissants et de n'importe quelle institution liée au gouvernement.

Les artistes accusent Israël de mener une guerre sans relâche contre le peuple de Gaza depuis cet été. «Les Palestiniens n'ont connu aucun répit de la part d'Israël qui attaque perpétuellement leur territoire, leurs moyens de subsistance et leur reconnaissance en tant qu'État.»

Les artistes reprochent également à Israël de mener une guerre sur le sol culturel palestinien. «L'armée [israélienne] vise les institutions culturelles palestiniennes et empêche la libre circulation des travailleurs culturels». Selon eux, les théâtres palestiniens subissent le colonialisme d'Israël qui tente d'imposer sa marque par les compagnies théâtrales et les diplomates culturels.

C'est pourquoi les artistes ont décidé «de ne pas jouer de musique, de ne pas accepter des récompenses, ne pas assister à des expositions, des festivals, des conférences, des master class ou des ateliers à Tel Aviv, Netanya, Ashkelon ou Ariel (des villes israéliennes) jusqu'à ce qu'Israël respecte le droit international et mette un terme à sa politique colonialiste qui opprime les Palestiniens».

La centaine d'artistes, dont le romancier et essayiste Hari Kunzru, l'ex-chanteur de The Verve Richard Ashcroft, les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh, rejoignent ainsi 600 autres qui ont signé la pétition appelant au boycott culturel d'Israël.

Il est évident que si je prends le risque de coller ce texte, et si je m'associe à cette pétition, c'est pour protester contre la politique des dirigeants d'Israël.

Certains pour les raisons que l'on devine aisément voudrait associer cette protestation culturelle à je ne sais quelle prise de position concernant la religion juive. A noter que de nombreux israéliens (croyants ou non) contestent vigoureusement la politique de Nétanyaou et de son affidé Liberman.

Tant que ce conflit perdurera, le moyen orient ne connaîtra pas la paix, car cette guerre est la mère de toutes les guerres. Comme Echidna elle enfante des monstres dont les noms tonnent dans l'actualité : Daech, Boko Haram, Aqmi, al-Aqsa, Hezbollah.....Mais aussi : Les fidèles du mont du temple, Goush Emounim (bloc de la foi) la jewish defense league....

Dans leur vision de la fin des temps, ces zélotes prédisent que la guerre de Gog et Maggog entraînera toute l'humanité dans une terrible bataille jusqu'aux portes de Jérusalem. Une guerre de religion des temps modernes en quelque sorte, sauf que là, les belligérants ne se battent plus avec des épées. 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 22:03

J'arrête la politique. C'était au lendemain de la défaite. Vous pouvez me posez dix fois la même question, vous obtiendrez dix fois la même réponse. Et le plus grand comédien que notre royaume eût connu tirait sa révérence au grand dam de ses courtisans.

COLUMBIA. un nom au funeste présage.

Ce n'était que le nom d'un fonds d'investissement rêvé par notre ancien grand timonier qui s'est désintégré en plein vol comme la navette. Il ne restait qu'une issue : revenir aux affaires, et cette expression n'a jamais été aussi juste.

Omnubilé par l'argent.

Certaines personnes qui ont vécu au milieu des riches sans posséder le sou, gardent de cette période un traumatisme irréversible et leur vie entière est consacrée à réparer les humiliations qu'ils ont connues. Notre fanfaron fait partie, hélas, de ces accidentés de la fortune.

C'est une pénible histoire, dans la veine des Misérables, que je vous conte maintenant :

Défait par un petit gros à lunettes aux cheveux teints, le roi déchu s'en retournait piteusement dans les bras de sa Diva, il déprimait, oubliait de se raser, pratique qui lui avait pourtant porter chance. Quand tout à coup l'on sonna à la porte. C'était son ami Fripouille qui venait lui proposer de créer un fonds d'investissement.

Fripouille avait fait fortune dans les émissions de téléréalité, et était à la tête de 500 millions d'écus en or. Il venait de créer une nouvelle société intitulé LOVE. Tout souriait à ce sémillant entrepreneur.

Notre roi déchu, s'épancha sur son épaule, et entre deux hoquets, levant la tête, vit briller les écus dans le ciel. Ravigoter par cette perspective notre Matamore enfourcha son destrier (les avions de Fripouille) et partit faire le tour des amis qu'il avait enrichis au-delà de toute espérance lorsqu'il régnait en Maître sur le royaume. Il revint les poches pleines de promesses. Columbia pouvait décoller.

Nos deux amis comptaient déjà les écus des investisseurs et arrivaient à la somme sidérante d' 1 milliard. Cela s'appelle un retour sur investissement. La cuisante défaite était oubliée et la Diva entonnait un air d'opéra. Hélas c'était Casse-noisette !

Et patatra, l'édifice s'écroulait par la faute d'un petit Juge pointilleux qui accusait Fripouille d'Abus de faiblesse. Il aurait convaincu la vieille dame indigne de Neuilly, qui n'avait plus toute sa tête, d'investir 143 millions d'écus dans sa société LOVE. la persuadant qu'il s'agissait d'une entreprise philanthropique.

Les investisseurs affolés s'envolèrent comme une nuées de linottes, (d'où l'expression tête de linotte, car il s'agit d'un oiseau plutôt crédule) notre Matamore, une nouvelle fois, se retrouva fort dépourvu.

Par dépit, un matin en se rasant (décidément) il décidait de conjurer le sort qui s'acharnait sur lui et repartir à l'assaut de son trône en or sur lequel la fille du Borgne vociférant lorgnait, elle aussi.

Y parviendra-t-il ? vous le saurez en lisant la suite de ce feuilleton passionnant dans les jours qui viennent, promis ! En attendant lisez l'histoire d'un pape béatifié appelé J.P.II ça vaut son pesant d'hosties. (21 décembre 2009)

N.B. : Je ne suis en aucun cas responsable de la publicité que vous subissez sur ce blog.

Le15 octobre 2014,

A la vôtre ! Le dictateur Nazarbaïev et notre VRP (payé à la rétro-commission) fêtent la vente de 40 hélicoptères.

A la vôtre ! Le dictateur Nazarbaïev et notre VRP (payé à la rétro-commission) fêtent la vente de 40 hélicoptères.

Le 19 octobre 2014,

La Confédération des Zemmours,

Confédération de tribus berbères. Les Zemmours vivaient des portes de Rabat jusqu'aux portes de Meknès. En 1900 on dénombrait environ 12 000 tentes abritant une population de plus de 60 000 personnes.

Aujourd'ui les Zemmours sont sédentarisés et vivent dans les villes de Khemiset, Tiflet, Sidi Allal Baharoui, pour les plus importantes. C'est une région encore très active dans la fabrication de tapis tissés, ceux que l'on trouve en quantité dans les souks des grandes villes.

Khemiset est une plaque tournante de cet artisanat et sa production de qualité se retrouve dans les magasins de Marrakech. Les femmes berbères sont réputées dans la fabrication de tapis noués, de couleur rouge chatoyante avec des motifs "cloisonnés"

Vous allez penser tout à trac que je suis devenu l'un de ces marchands de tapis à la réputation des plus douteuses ( que l'on attribue souvent aux hommes politiques) .

Non. Cela m'est venu tout naturellement en réaction au tumulte provoqué par la sortie du livre fielleux d'un triste individu nommé Zemmour. Et tout à coup j'ai éprouvé une honte irrépressible à la pensée que ce provocateur pouvait être assimilé à ces hommes fiers et droits que sont les Zemmours.

Nous avons là une nouvelle démonstration de l'éloge de la bassesse et de l'obscurantisme d'une partie de la population, laquelle s'est jetée sur ce bouquin qu'elle ne lira pas, mais  brandira comme un trophée à la face des hommes de bien.

Ce qui est surprenant dans ce brûlot c'est le parti qu'assume l'auteur : La défense de l'homme de race pure (l'aryen) submergé, d'après lui, par une horde d'envahisseurs venue du sud (évidemment) alors que lui même serait d'origine maghrébine, prétend-il.  De petite taille, brun, aux yeux noirs, l'aspect malingre, un visage veule propre aux fourbes, il n'a rien d'un bellâtre européen.

Serait-ce là  l'inhibition dont il souffrirait ?

Pour terminer je vous livre une citation de circonstance :

La provocation est une outrance employée par les vaniteux dont le seul but est de créer le tumulte afin d'en recueillir la notoriété. E.D.     

 

 

 

Le 27 octobre 2014

Bolloré et l'huile de palme.

Nombre d'études montrent les dangers de l'huile de palme pour la santé et l'environnement. L'ami Bolloré (empereur d'Afrique) n'en a cure, tant qu'il y a du profit les scrupules passent à la trappe.

Cet article provient de l'hebdomadaire Jeune Afrique dont je vous recommande chaudement la lecture.

Les riverains des plantations d'huile de palme et d'hévéa de Socfin, dont Bolloré est l'actionnaire principal, devront attendre. Leurs représentants ont décliné ce 24 octobre au groupe français leurs revendications contre ce qu'ils dénoncent comme un accaparement des terres. Mais le dialogue commence à peine.

L'alliance des paysans riverains de Socfin représente plusieurs milliers de paysans du Cameroun, de Sierra Leone, de Côte d'Ivoire et du Liberia, en lutte contre les pratiques de la société luxembourgeoise. "De nombreuses terres, utilisées pour l'agriculture familiale ont été cédées sous la pression de Socfin. Un grand nombre de personnes se sont retrouvées sans ressources, dans la pauvreté, sans obtenir les emplois promis et avec des compensations extrêmement faibles", a insisté leur porte-parole Shiaka Musa Sama, venu de Sierra Leone pour cette rencontre organisée dans un hôtel parisien. Les militants dénoncent aussi des promesses restées lettre morte, disent-ils, sur la construction de centres médicaux et d'écoles.

En plus de voir ces engagements concrétisés, l'alliance réclame une expertise indépendante sur les conflits fonciers, l'abandon des charges judiciaires contre ses membres et de meilleures compensations financières pour les paysans.

"En Sierra Leone, un loyer misérable est payé par la Socfin pour les terres, environ 12 dollars par hectare et par an, à répartir entre l'État, la collectivité publique et les paysans. Donc au final, les paysans récupèrent environ un dollar par an", s'insurge à titre d'exemple Shiaka Musa Sama, selon qui les loyers sont similaires dans les autres pays.

Menaces de manifestation

Représenté par Marie-Annick Darmaillac, secrétaire générale adjointe en charge de la RSE, le groupe Bolloré s'est dit à l'écoute mais dans l'impossibilité de prendre à lui seul des décisions pour Socfin, dont il détient moins de 40%. "Nous sommes facilitateurs sur ce dossier, indique-t-on chez Bolloré, c'est une première étape pour mettre en place une plateforme de dialogue."

"Nous étions étiquetés comme des délinquants, maintenant nous sommes des partenaires"

L'alliance des paysans a déploré l'absence d'un représentant de Socfin, basée au Luxembourg. Elle attend désormais une nouvelle réunion tripartite au mois de février.

"Nous n'avons pas obtenu tout ce que nous demandions mais la bonne nouvelle c'est que le dialogue a commencé. Nous étions étiquetés comme des délinquants et maintenant nous sommes des partenaires", s'est satisfait Shiaka Musa Sama.

Si les discussions n'avancent pas, des manifestations seront organisées notamment au Cameroun, prévient Emmanuel Elong, représentant pour ce pays. "Elles sont généralement très suivies, et ne seraient pas très bonnes pour l'image de Bolloré", a-t-il conclu.

Pépinière de palmiers à huile de la société Socfin dont l'actionnaire principal est Bolloré

Pépinière de palmiers à huile de la société Socfin dont l'actionnaire principal est Bolloré

Abou Bakr al Bagdhadi
Abou Bakr al Bagdhadi

Le 23 novembre 2014,

Prosélytisme,

Depuis le début de la semaine nos écrans plats montrent la photo d'un jeune homme, portant une barbe noire, un bonnet comme ceux couramment portés par les jeunes des cités, d'allure plutôt sympathique. S'il apparaît sur nos écrans du matin au soir, occultant les exploits de Nabilla, c'est parce qu'il a participé à la décapitation d'un jeune humanitaire américain et probablement d'une vingtaine de soldats syriens.

Ce sont les faits et ils sont abominables. Alors pourquoi faire de cet assassin un héros. Un individu qui grâce à la publicité qui lui est faite sur toutes les chaînes d'info. aura son poster épinglé dans nombre de chambres de jeunes déjà ébranlés par les discours des zélateurs de la cause de l'état islamique.

L'on connaît tout de ce Maxime Houchard. Il est normand, gentil, serviable et caetera. Les journalistes battent la campagne, interrogent, la mère, le père, la grand-mère, les voisins, les copains d'écoles.... ad nauséam et la photo s'éternise sur les écrans, les filles des cités le trouvent "beau gars".

Baghdadi a gagné. Ses complices : les reporters inconscients qui ont colporté la biographie de ce pauvre garçon, dont je ne donne pas cher de sa peau. Il a connu son heure de gloire, convaincu quelques adeptes qui ont déjà pris leur billet pour l'ultime voyage vers la barbarie et la mort.

Associés improbables dans cette funèbre entreprise, Baghdadi se rejouit, il aura sa chair à canon, les chaînes d'info, leur pain quotidien.

Un journaliste d'une chaîne d'info en continue.

Un journaliste d'une chaîne d'info en continue.

Les tyrans ne précèdent pas l'opinion, ils la suivent.

Le 6 décembre 2014,

Poèmes

Deux petits poèmes en alexandrins, à méditer.

Les tyrans

Au sein des officines du Prêt-à-penser

Où méditent des idéologues madrés

De pauvres hères mus par l’instinct grégaire

Endossent sans vergogne des idées délétères

Coulées dans le moule vénéneux de la haine.

Parés de ces idées, ils vont dans l’arène

Tous fiers et pleins de fureur, le menton dressé,

Lever des yeux embués vers leur maître-à-Penser.

Coup d'Etat

Abreuvée de promesses et de vains espoirs

Menée par d’infâmes reîtres vêtus de noir

La rue pleine de haine vient se repaître

Du sang de ses anciens maîtres.

Soumis, la tête basse, le peuple mystifié,

Rongé par le remords, demande pitié

Aux bourreaux, les mains encore rouge de sang.

Il est trop tard, pour le salut des innocents

Car le joug fatal pend au cou des esclaves

Dont les pas alourdis accablés d’entraves,

Mènent à l’échafaud ou brille la lame.

A genoux ils prient pour le salut de leur âme.

En rage le peuple lance des insultes

Hilare, la fille du borgne exulte.

Daumier - : La politique c'est l'art d'obtenir l'argent des riches, pour acheter les suffrages des pauvres.

Daumier - : La politique c'est l'art d'obtenir l'argent des riches, pour acheter les suffrages des pauvres.

Le 18 décembre 2014,

Les politiciens.

Lorsque vous étiez enfant les adultes vous demandaient :

<< Qu'est-ce que tu veux faire plus tard.>>

Question rituelle à laquelle vous répondiez invariablement pour vous débarrasser de l'importun : << Pompier ou conducteur de locomotive ou tout autre métier comme dresseur d'ours.>>

Je n'ai jamais entendu d'enfants répondre politicien. Car la première interrogation qui vient à l'esprit : Est-ce un métier ? Oui, d'après ceux qui l'exercent et qui plus est bien rémunéré pour un travail qui, d'après quelques sénateurs, est une sinécure. Il suffit d'observer l'oppulente silhouette de leur Président pour en être assuré.

La question pourrait nous tirer un vague sourire de commisération si ces gens étaient inoffensifs. Ce qu'ils ne sont pas, car incompétents pour la plupart. Et c'est bien là le drame.

A quoi devons nous cette incompétence, qui réjouit tant la fille du borgne, qui l'est tout autant si ce n'est plus ? Rappelons  qu'elle a une formation d'avocat et que sur un sujet économique banal elle s'est ridiculisée face à une journaliste : Anne Sophie Lapix.

Sont-ils plus stupides que la moyenne ? Ou bien ont-ils été de si piètres élèves que c'était la seule voie qui leur était offerte.

Il y a quelques semaines un animateur de télévision demandait à un politicien ce que représentait un hectare de terrain. Mutisme du politicien qui avouait piteusement qu'il ne savait pas. C'était le ministre de l'agriculture, Bruno Lemaire pour ne pas le citer.

Même carence du ministre de l'éducation nationale qui calait sur une règle de trois à la portée d'un gamin de 10 ans. (Xavier Darcos)

Ce sont évidemment des cas extrèmes mais révélateurs.

Quand  j'examine la formation de ces prétendants aux fonctions qui déterminent le cours de la vie de millions de gens, je suis glacé d'effroi. Ils sortent tous du même moule ! Toutes opinions politiques confondues : L'ENA, Sciences Po.et.... la faculté de droit. (sans doute pour assurer eux-mêmes leur défense dans ce que les journalistes appellent pudiquement "Les affaires"

Alors qu'est-ce qui les différencie ?  L'ambition.

Le mot est lâché. Ambition. Ambition personnelle ou ambition altruiste ? Avez-vous eu connaissance d'un(e) politicien(ne) désintéressé(e) dont l'ambition serait juste servir le peuple ?

J'ai un rêve : le Président s'apellerait Edgar Morin, le ministre de l'économie serait le prix Nobel d'économie Jean Tirole, de la culture le prix Nobel de littérature Le clézio, de l'éducation le mathématicien Cedric Villani, et cetera, bien sûr il recevrait un salaire : Le SMIC.

Le pouvoir rend t-il mégalomane ?

Est-ce que l'ivresse du pouvoir est une réalité au même titre que l'ivresse des profondeurs ?

Le peuple est-il exempt de tout reproche ?

Autant de questions que chacun devrait se poser.

Commençons par ce bon peuple du royaume de France. Il y a tant de choses à dire.

Ce qui surprend c'est tout d'abord sa versatilité, l'on brûle avec entrain ce que l'on a adoré avec passion.

Prenez l'exemple de 1998 et cette fraternité retrouvée lorsque notre équipe composée de joueurs issus de l'immigration et de l'outre-mer remporta la coupe du monde. J'ai bien cru à ce moment que nous étions sortis du bourbier du racisme. Que nenni ! Il est revenu encore plus pernicieux que jamais, par la petite porte des parties dits de droite populaire, habilement cornaqué par la fille du borgne. Alors que la majorité de ce bon peuple était pour le droit de vote des étrangers (hors U.E.) il est majoritairement contre de nos jours !

Oscar Wilde disait :

Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu'en suivant la foule.

Si cet aphorisme semble contradictoire à mes propos, c'est qu'un troupeau se mêne, non pas en le précédant, mais en le suivant, voire en l'orientant. La peur n'est que le reflet de la lâcheté.

Les cyniques n'hésitent pas à comparer le bon peuple de notre royaume à un troupeau de moutons, serrés les uns contre les autres, guidé par des chiens de bergers (les politiciens) alors qu'à l'orée du bois rôdent les loups gris (?) prêts à se saisir des agneaux égarées.

Ces loups gris vivent en tribu et sont solidaires les uns des autres. Souvent le vieux mâle laisse le pouvoir, tout en renâclant, aux jeunes femelles car plus excitantes, et plus rouées pour attirer les faibles qui se sont éloignés inconsidérement du troupeau.

Au sein de ces égarés qui se mêlent à la tribu des loups gris, dont le sort ne fait aucun doute, se trouvent ceux que j'appelle  "les kamikazes" ce sont des pauvres hères qui ont touché le fond, ils n'ont aucune idée des noirs desseins que fomentent les loups. Ils ont décidé d'entrainer la société à laquelle ils appartiennent dans la même misère que la leur. Abandonnés, humiliés, désespérés, ils foncent droit vers l'abîme où inexorablement suivra le troupeau.

" Il est parfois plus sage d'affronter sa peur que la fuir" E.D.

 

Tous pourris ?

ces deux mots que l'on entend régulièrement au Café du Commerce arrangent bien les extrémistes, lesquels sont, comme chacun sait, exempts de tout reproche. Népotisme, captation frauduleuse d'héritage, violences, racisme, homophobie....ne sont que quelques menus griefs reprochés au parti de la fille du borgne.

Cependant cette condamnation irrévocable (tous pourris) appelle une question : Qui met au pouvoir ces pourris ?

Si l'on excepte les adeptes du parti de la tribu, qui ne rateraient une élection pour rien au monde, les électeurs se sont signalés par leur absence devant les urnes. Lors des dernières élections  européennes l'abstention a frôlé les 65%. Les membres de la tribu ont tous été élus. Ils toucheront chacun:

6 200 Euros net par mois + 4 300 Euros de frais + 304 Euros par jour de présence + 4243 Euros par an pour les frais de voyage.

L'on comprend, en prenant connaissance de ces chiffres qui font rêver nos smicards, que les membres de la tribu abhorrent l'Europe et souhaite que notre beau royaume en sorte au plus vite.

Hypocrisie ?

Ainsi un bon nombre de ceux qui voue aux gémonies les politiques contribue, par leur lâcheté, au succès des membres de la tribu, et sans vergogne hurle "tous pourris"

A suivre.....

Certains me demandent ce qu'est devenue Juanita Conception Hernandez, ma concierge bien aimée, elle réapparaîtra bientôt, plus pugnace que jamais.....Dans conversations philosophiques avec ma concierge.

 

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:24
HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Le 5 mai 2014,

Gabriel Garcia Marquez

Né en 1928 en Colombie, mort en 2014.... mais ne serait-ce pas encore un de ces sacrés tours du gitan Melquiades, qui voudrait nous faire croire que l'homme qui vécut (presque) cent ans de solitude nous a quitté, alors qu'aucune chronique de sa mort annoncée n'a paru, pas même sur les feuilles envolées dans la bourrasque.

Les génies ne meurent pas, cela se saurait........

"Les choses ont une vie bien à elles ; il faut réveiller leur âme, toute la question est là."

Gabriel Garcia Marquez.

Le jeudi 15 mai 2014,

Au péril des idées.

Je lisais le livre d'entretien entre deux hommes éminents, Edgard Morin et Tariq Ramadan intitulé "Au péril des idées". Dialogue entre deux hommes culturellement opposés mais dont les idées se rejoignent sur nombre de sujets.

Ce livre que je recommande chaudement à tous les sectaires de la terre, et à ceux qui ont l'esprit ouvert, bien sûr, est préfacé par Claude-Henry du Bord. Il conduit la conversation entre les deux hommes. Dans sa préface il fait allusion aux pseudo-entretiens que l'on nous assène soit à la télévision soit à la radio, au cours desquels les journalistes se livrent plus à un interrogatoire qu'au rôle qui devait être le leur : Nous faire connaître les arguments de l'invité.

Non seulement l'homme des médias ne laisse pas son invité exprimer ses idées sans l'interrompre, mais encore, déforme t-il celles-ci pour l'amener à dire à ce qu'il voulait entendre. C'est la cas de nombreux animateurs, dont l'agité Ali Badou ou le sournois Elkabbach.

Je vous rapporte la conversation qui eut lieu dernièrement dans les studios d'Europe 1 quand ce journaliste recevait un ministre :

J.P.E : De quel couleur est le mur ? (Question posée d'entrée, sans préambule)

Incompréhension du ministre.

Le ministre : Quel mur ?

J.P.E. : Celui sur lequel va se fracasser votre réforme !

Stupeur du ministre. Rire sardonique du journaliste, satisfait de son coup.

Je passe sur les interrogatoires d'un certain Bourdin qui confinent à la parodie, l'on imagine aisément ce journaliste à la mode, un fouet à la main tentant d'extraire du supplicié les informations que le vulgum pécus veut entendre.

Car tout est là, allez dans le sens de l'opinion ! La caresser dans le sens du poil afin de faire croire à l'auditeur lambda qu'il est un fin analyste. Hurler avec les loups, flatter l'auditeur ou le téléspectateur avec pour seul objectif l'audience. Au besoin utiliser des "larons" comme chez Bourdin ou de faux témoins.

Pour en revenir "Au péril des idées" rien de tout cela. Chacun expose sereinement ses arguments, tous les sujets d'actualité sont abordés et l'on devine entre les deux hommes, aux cultures différentes mais pas opposées, une complicité bienveillante.

.

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Le 19 mai 2014,

Défrayer la chronique....

Cette expression tombée en désuétude, concerne un individu qui nourrit la discussion par ses actes. Aujourd'hui nos aimables échotiers ont remplacé cette formule par couac ou buzz. Je ne suis pas certain que la langue française y trouve son compte. Le couac du gouvernement (chère à Ali Badou) ou le buzz de Nabila etc...à longueur de journée sur les chaînes d'info en continue....ad nauséam.

Mais celui qui défraie la chronique en cette quinzaine du festival de Cannes se nomme Depardieu. Acteur obèse dont le cerveau semble flotter dans un flot de vodka qui le maintient dans un état de profonde débilité. Individu obnubilé par l'argent comme le sont en règle générale les parvenus.

Sous prétexte de révolte contre l'imposition, cet acteur joue son dernier mauvais rôle, celui d'Arpagon assis sur sa cassette. Poussant la pitrerie à son paroxysme il ira se placer sous l'aile protectrice de Poutine et danser avec Kadyrov, potentat de la Tchéchénie.

Kadyrov parvenu au pouvoir à la suite du mystérieux accident de son prédécesseur, décoré par Poutine, accusé de plusieurs meurtres et viols dont celui de la journaliste Natalia Estimerova. Dictateur ayant le droit de vie ou de mort sur ses sujets.

Telles sont les fréquentations de l'acteur Depardieu. Où l'obscène côtoie la cupidité

Le 27 mai 2014,

Je ne pouvais rester sans réagir aux résultats des élections européennes. Cela fait quelques mois que je pressens ce qui vient de se produire tant la publicité faite à l'entreprise Le pen était sidérante. Or quels sont les plus surpris ? Ou feignant de l'être ? Nos chers échotiers, ceux-là même qui ont allumé l'incendie et semblent effarés par le résultat de leur complaisance envers le borgne vociférant et sa fille. C'est un peu comme ces gamins qui jouent avec les allumettes et mettent le feu à la maison.

Cependant il convient de relativiser, de garder son sang-froid et de conserver sa confiance envers notre Démocratie qui en a vu d'autres. Un calcul simple permet, sinon de se rassurer, du moins de se conforter. Ce que les marchands de sensations dans l'hystérie verbale des commentaires, appellent un séisme ou un tsunami (pourquoi pas) n'est qu'une simple mise en garde. En effet 25 % de 43 % de votants ne font que (allais-je écrire) 10,75 %. C'est beaucoup mais très loin des réactions extravagantes dont nous ont abreuvées les pyromanes agglutinés autour des vainqueurs du jour comme des mouches affolées par l'odeur du sang.

En effet, si l'on se penche sur les résultats à l'échelon européen et que l'on considère la constitution de la nouvelle assemblée, force est de constater qu'elle ressemble, à quelques sièges près, comme sa sœur jumelle à la précédente en dépit des gesticulations des émules du borgne.

Cependant la vigilance s'impose, car souvenez-vous, un petit parti avait fait son apparition au Bundestag en 1933, lequel prétendait, lui aussi, défendre les intérêts du peuple, son leader s'appelait.....Hitler.

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Le Jeudi 29 mai 2014,

Jour de l'ascension.

Plouf....

Copé, Jean-François. Politicien véreux 1964-2014

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Arx tarpeia capitoli proxima

Dimanche 29 juin 2014.

Je hais les dimanches et pour juguler la morosité inextinguibles qui m'atteint ce jour là, j'ai décidé de m'en prendre à celui que l'on nomme le Anna Wintour de la littérature, je veux parler de François Bunuel, directeur de la rédaction du mensuel Lire, pour ceux qui l'ignoreraient. Ce bon François Bunuel apparaît également sur les écrans plats de vos salons dans une émission consacrée à la culture et vous pouvez entendre sa douce voix sur France-Inter (je crois).

C'est dire si cet homme a de l'influence sur l'édition et carrément droit de vie ou de mort sur les auteurs. Un auteur encensé par le gourou de la littérature et vous voilà parvenu au firmament des meilleures ventes (publiées également dans l'express, la maison mère).

Pourquoi alors, moi auteur méconnu, qui devrait courtiser cet homme plutôt que le vouer aux gémonies (j'aime beaucoup cette expression) déverserais-je mon trop plein de bile sur cet entremetteur. Parce que...je suis abonné à Lire. Il faut bien se tenir informé sur ce qui se passe dans ce petit monde où la flagornerie est de mise

J'avais été intrigué par un article consacré à Maylis DE Kerangal. Comment voulez-vous être un écrivain médiocre avec un nom pareil ! Interview de trois ou quatre pages dans lesquelles la belle écrivaine (hum) raconte son extase d'écrire. Rarement un écrivain a eu droit à un tel espace de la part du rédac. chef. Je compris un mois plus tard le pourquoi de cet article dithyrambique. L'éditeur de Maylis DE Kerangal s'était offert une deuxième de couverture en pleine page. Arrangement courant dans tous les magazines : Tu achètes une page et on t'offre un bel article rédactionnel que tu pourras conserver dans ton album de souvenirs.

Réparer les vivants : C'est le titre du livre qui raconte de façon éblouissante (dixit Bunuel) une transplantation cardiaque. Bien. Après Tahar ben Jelloun qui nous narre une opération de la prostate, le lecteur attend avec impatience le roman consacré à la greffe du foie de ce pauvre footballeur dont j'ai oublié le nom.

Lire serait-il devenu un magazine consacré à la médecine ? Moi aussi je ressens de temps en temps des picotements...... passons.

Bon c'est fait pour Maylis (excusez-moi comtesse mais c'est compulsif) Allons à la rencontre de cet écrivain mondain nommé Jean bruno Wladimir François-de-Paule le Fèvre D'ormesson, (Vous pouvez reprendre votre respiration) comte Jean d'Ormesson pour faire plus simple ou Jean d'O si vous êtes dans le cénacle de l'académicien. Bunuel ne piocherait-il que dans le who's who de la littérature aristocratique ? Briguerait-il une particule ?

J'ai une image qui me hante l'esprit lorsque j'observe ce visage malicieux aux yeux d'un bleu si profond, que l'on serait tenté de lui donner l'absolution sans l'entendre à confesse. Je suis de gauche déclare t-il tout à trac dans l'interview accordé à Julien Bisson, puis le journaliste nous invite à lire son dernier opuscule affirmant que l'oecuménisme de ce témoignage ne saurait froisser les athées.

Malgré tous ces gages de garanties fraternels, l'image qui me hante, c'est sa frêle silhouette au pied de la tribune où Sarkozy donnait son dernier meeting bygmaliesque, agitant son petit drapeau tricolore, main dans la main avec la très catholique Christine Boutin. Mes yeux s'embuent encore à l'évocation de cette scène touchante.

Gageons que Comme un chant d'espérance (c'est le titre) édité par Héloïse (sa fille) trouvera son public.

Je vais nettement mieux.

N.B. A l'incipit de cette article, l'excellent montage photo représentant Sarkozy sur la roche tarpéienne.

Le dimanche 27 juillet 2014

Antisémitisme !

Condamner les dirigeants d'Israël est-ce de l'antisémitisme ? Je ne le crois pas, même si ceux-ci se réfugient derrière ce paravent dérisoire et hypocrite. Le magnifique Stéphan Hessel, pourtant de confession juive, défendait la cause palestinienne. Le Juge australien Goldstone (juif également) dans son rapport concernant l'opération au nom évocateur de tendresse "Plomb durci" condamnait sans ambiguïté le massacre perpétré par Israël.

Notez qu'au sein de ce gouvernement Israélien, un individu nommé Avigdor Liberman occupe le poste de ministre des affaires étrangère, individu qui prône l'éradication de tous les palestiniens. Eradication un mot qui évoque de terribles souvenirs. Pour vous donnez un aperçu, c'est comme si Le Pen tenait les fonctions de Fabius.

Il est clair; maintenant, que les dirigeants d'Israël ont en perspective, à plus ou moins longue échéance, d'investir la totalité du territoire palestinien. La prolifération des colonies et le grignotage sournois de Jérusalem Est en sont la preuve. Ainsi, se profile à l'horizon, des jours et des jours de souffrance, de deuils, de désolation...A moins que l'ONU prenne pour une fois ses responsabilités et fasse appliquer la longue liste de ses résolutions (voir ci-dessous) qu'Israël ignore avec dédain.

Notre bon Président jette l'éponge, épuisé par les échecs successifs de sa politique, il abandonne les palestiniens à une fin tragique inexorable pour se concentrer sur les fesses de sa danseuse. Stupéfiant de constater qu'il commet les mêmes erreurs que son prédécesseur : Etre naïf au point de penser que la belle succombe à son charme irrésistible, quelle absurdité ! Pauvre Jocrisse !

Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Conseil de sécurité

Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

Jean Jaurès assassiné le 31 juillet 1914

Jean Jaurès assassiné le 31 juillet 1914

Le 31 juillet 2014,

"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage" Jean Jaurès.

J'entends ici et là des politiciens de droite, revendiquer l'héritage de Jean Jaurès, socialiste, fondateur du journal l'Humanité.

Il y a pour ces esprits cyniques une terrible indécence à revendiquer des idées qui sont aux antipodes des leurs pour des vues bassement électorales. E.D.

Cette liste est consultable dans la majeure partie des titres de la presse....britannique.
Cette liste est consultable dans la majeure partie des titres de la presse....britannique.

Ci-dessus la liste des 373 enfants tués sous les bombes de l'armée israélienne

Le lundi 4 août 2014,

GAZA,

Le nom découle de la racine cananéenne Gazza la forte.

Une bande de terre où se terrent un milion huit cent mille humains dont plus de la moitié à moins de dix huit ans. Une bande de terre maudite.

Sous prétexte de quelques pétards mouillés, ces humains sont des cibles vivantes, un peu comme à la foire, et souvent au hasard. Malheur si vous avez tiré le mauvais numéro, car la mort vient de toutes parts : Du ciel avec des bombes guidées au laser, de terre avec des obus tirés par des chars, de mer avec des missiles tirés par des navires de guerre. Si avec ça vous en réchappez, c'est qu'Allah est avec vous.

Mis à part quelques défilés indignés et les protestions courageuses de quelques artistes, c'est l'indifférence qui prévaut ou l'hypocrisie des hommes politiques comme à l'habitude. Ainsi l'idole noire s'insurge sur la destruction d'une école de l'ONU (excusez-nous , on l'a pas fait exprès) tout en livrant les munitions qui l'on pulvérisée.

Il reçoit ce jour les chefs d'états africains, gageons que les millions de dollars distribués sauront calmer l'indignation que certains semblaient montrer ces derniers temps. Ah ! Corruption, Corruption, le poison de l'Afrique. Seulement l'Afrique ?

Lauren Bacall
Lauren Bacall

Le 15 août 2014,

C'est un été pourri, après Robin alias Monsieur Keating, c'est Lauren Bacall qui nous abandonne lâchement au milieu d'un champ de navets, brusquement sortis ces derniers temps sur l'écran noir de nos nuits blanches (Nougaro)

Rarement un regard n'aura été aussi bouleversant que celui de Lauren, pénétrant jusqu'au fond des tripes. Il y a des acteurs qui n'ont pas besoin de jouer, le regard suffit. Pour Lauren c'était comme s'il traversait l'écran et vous clouait sur votre fauteuil.

Gageons qu'elle retrouve Humphrey, au panthéon des étoiles, les vraies, pour un grand sommeil.

Moummar à l'Elysée le 10 décembre 2007
Moummar à l'Elysée le 10 décembre 2007

Le jeudi 21 août 2014,

Mais pourquoi Sarkozy semble-t-il si mal à l'aise aux côtés de son ami Kadhafi. Pense-t-il au 50 millions qu'il ne pourra rembourser ?

Et si tu lui faisait la guerre, ça effacerait la dette, lui glissa à l'oreille son mauvais génie, après tout ce n'est qu'un dictateur paranoïaque.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:46
melchior
Le 10 avril 2012,
 De la démocratie,
 
Comment expliquer l’abstention, l’indifférence, le renoncement à la participation à un moment capital de la vie d’une démocratie où chacun, une fois n’est pas coutume, à le droit de donner son avis, quel qu’il soit.
L’échantillon des impétrants est large, de la fille du borgne vociférant au byzantin qui prône le retour à l’écu. Ils sont dix à se surpasser pour attirer notre attention et du moins pour certains, à dépenser des fortunes, non pas d’imagination, mais d’espèces sonnantes et trébuchantes qu’ils piochent quelquefois dans les poches de vieilles dames indignes, pour nous séduire.
Pourtant d’après ce que les échotiers racontent un citoyen sur trois ne se rendrait pas dans l’isoloir, et toujours de la même source intarissable, ce serait les plus démunis, les laissés pour compte, les parias de la société qui resteraient chez eux cloitrés indifférents à l’appel sournois des prétendants au trône qui les oublieront dès le sceptre en main. Soit ! Mais dans ce spectre large de candidats que j’évoquais plus haut ne manque t-il pas justement les représentants de ces exclus du partage des biens de la société.
Au Sénégal s’est levé un homme Yousou Ndoure, qui avouait n’avoir aucune capacité à diriger un pays mais dont la voix a réveillé une population blasée et amené l’espoir. En Inde, une femme Meira Kumar, Intouchable, a été élue député et représente cette caste de parias au Parlement. Or dans notre royaume, aucun membre des communautés exclues ne s’est manifesté, personne dont le charisme eut été suffisamment fort pour bouleverser un scrutin dont l’issue ne laisse que peu de place à l’incertitude.
Ce peut-il que dans cette population abandonnée ne se lève un jour un Martin Luther King, un Gandhi, un Mandela, un Allende, un Marat….ou un Obama ?
 
Citation : Conquérir la démocratie est le combat d'un moment, la préserver est le combat de tous les instants. E.D.
 
 
 
  la michetonneuse
Vous vous demandez certainement que viennent faire ces jambes ensorcelantes sous ces articles d'une rare perspicacité ? Ce sont celles de la michetonneuse un des personnages de mon roman.
Mais qu'est-ce qu'une michetoneuse me demandez-vous ? Prostituée, femme légère, hétaïre, putain, courtisane....c'est selon le regard de chacun.
En vente : Fnac, cultura,Amazon, et votre libraire de quartier au prix de 15 Euros.
 
LE 6 mai 2012,
Jour de gloire, jour de victoire, mais aussi jour de tristesse car ce blog perd sa raison d'exister, son héros, son grand timonier, son thaumaturge, son Matamore, son Machiavel.....je ne vous citerai pas tous les noms dont je l'ai affublé durant ces cinq années de règne sans partage. Le Monarque du royaume de France a chuté, le peuple  est en liesse :
 
 
  6-mai.png
 La victoire
 
 FIN de l'histoire extraordinaire.
 
    Bientôt ces histoires extraordinaires chez votre libraire préféré.
 
  Le 23 octobre 2013
 
Les colères artificielles. 
 
L'on assiste ces temps-ci à toutes sortes de colères, de manifestations d'individus mécontents parce qu'ils se retrouvent sans enploi, ou bien parce qu'ils ne récoltent pas, disent-ils, le juste prix de leur travail. C'est le cas notamment des éléveurs et des agriculteurs.
Il y en a un  (agriculteur) justement qui squatte depuis deux ans les plateaux de télévision et pleure sur son sort, car dit-il ses poires et ses pommes ne se vendent pas, ou du moins ne se vendent pas au prix qu'il souhaiterait car les grandes surfaces lui imposent un prix en deçà du coût de production.
Qu'allait-il planter des poiriers et des pommiers ? Les fruits les plus communs du marché, qui arrivent du monde entier, Australie, Chili, Espagne.....Un marché hautement concurrentiel. A t-il procédé à une étude de marché au préalable ? Certainement pas.
Mais il y a plus aberrant. Ces gens, le monde paysan dans son ensemble, sont réputés pour soutenir les gouvernements dits libéraux, c'est à dire de droite. Or les exploiteurs de ce monde paysan sont, à les entendre, les grandes surfaces alimentaires dont les patrons sont les amis des politiciens.... de droite. Ainsi donc agriculteurs, éleveurs voteraient pour les amis de leurs bourreaux ! Curieux non.
Prenons le cas des éleveurs de porc bretons, porcs élevés en batterie, nourris de farine. Un produit de mauvaise qualité, qui se vend au prix de ce qu'il est. D'autant que l'élevage intensif de ces bêtes, nuisible à l'environnement,  ravage les plages bretonnes, lesquelles se couvrent d'algues vertes. Or, je suppose que tout le monde connaît le célèbre "Patta négra" C'est un porc élevé en Espagne, en liberté, et nourri exclusivement de glands. La viande est divine et le jambon à mourrir. Celui-ci se vend aux alentours de 45 Euros le kilo. Le porc breton moins de 5 euros (prix de vente moyen aux G.S.A.)
J'entendais récemment des éleveurs, lors d'une visite du Président dans le centre de la France vociférer : Le Pen, Le Pen. Alors que celui-ci venait leur annoncer que l'essentiel des aides de la PAC leur serait réservé. Situation plutôt curieuse, car l'on sait que le programme hautement économique (je plaisante) de la fille du borgne tend à sortir notre beau pays de l'Europe. Celle-ci n'a pas de mots assez durs contre l'Europe, Bruxelles... Or elle perçoit de cette organisation honnie 11 000 Euros par mois au titre de député....européen! Même rémunération pour son père dont l'absence dans l'émicycle est récurrente. Merci l'Europe.
Je reviendrais bien sur l'épisode de la piscine (payée par l'Europe ?) dans laquelle, l'euphorie de la victoire aidant, la fille du borgne plongea alors que celle-ci était vide, mais ne soyons pas trop cruel.  L'ivresse du pouvoir....par anticipation.
 
l'abattoir
   Scène d'abattoir
 
Le 25 octobre 2013
 
OCHLOCRATIE : du grec oklos foule et crate pouvoir. 
 
 L'on a tous entendu cette maxime : Nous disons tout haut ce que tout le monde pense tout bas .
Cet aphorisme, digne du café du commerce, est le leitmotiv des mouvements populistes qui foisonnent et prospèrent, en Europe, en ces temps de disette. Notre beaux pays n'est pas épargné par ce fléau, et une entreprise (qui ne connaît pas la crise) fait son beurre (comme le disait ma grand-mère) sur ce terreau fertile. Fertile car amender par la rancune, la bêtise, l'ignorance et tout ce qui peut alimenter les fantasmes de la populace.
Oscar wilde écrivait : Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu'en le suivant. Si cet énorme poête me le permettait, j'ajouterais : en l'exitant. Car il s'agit bien de cela, exiter la foule comme l'on exite une bête pour la rendre enragée. L'on sait où cela peut mener, comment des déments ont su fanatiser des masses jusqu'à la folie meurtrière, jusqu'à l'holocauste.
Une dernière citation éloquente : Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion. Paul Valéry.
 
 
Le 28 octobre 2013.
 
Dégoût.
 
Trop c'est trop. Il y a un moment où il faut réagir, quitte à se faire lyncher.
En Italie, naguère celle de Mussolini, la ministre  de l'intégration, Cécile Kyenge, ophtalmologiste, lauréate de l'universite de médecine et de chirurgie du sacré coeur, mais qui a le tort d''être noire se fait traiter de guenon par un député de droite dans l'hémycicle.
En France, naguère celle de Pétain, une candidate d'extrème droite, Anne Sophie Leclere, pour ne pas la nommer, affiche sur sa page facebook une guenon à coté de la photo de la Ministre de la Justice (noire elle aussi)  dilplomée de sciences économiques, d'éthnologie et agroalimentaire,  professeur de sciences économiques (pas la guenon, surtout pas Anne Sophie Leclere, coiffeuse de son état, mais la Ministre)
Un curé afilié à CIVITAS (secte catholique intégriste) que l'on peut assimiler à l'opus Déi dont le fondateur Maria Escriva de Balaguer, canonisé  par Jean Paul II * le 6 octobre 2002, directeur de conscience de Franco, chantera devant les caméras de télévision : "Y a bon Banania, y a bon Taubira"
Une gamine de dix ans, lors d'une sortie  à Angers de la même Ministre (de la république rappelons-le)  jettera une peau de banane en direction de celle-ci en hurlant, devant des parents émus aux larmes : "Pour la guenon" On imagine ce que deviendra ce charmant bambin dans quelques années.
Racisme ordinaire, de gens très ordinaires et souvent incultes, orchestré par quel parti en sous-main, à qui profite cette débauche de haine ? Je vous laisse avec votre conscience.
   * Je vous engage à lire l'article du 21 décembre 2009 concernant ce brave Jean-Paul II. 
 Ku Klux Klan
 KKK (rien à voir avec l'article ci-dessus)
 
6 novembre 2013, 
 
Les paroles d'un sage,
 
Rassurez- vous il ne s'agit pas de moi mais de Cicéron. Ces paroles, donc, on ne peut que les approuver, car il semblerait que c'est à un sage de juger ce qui est sage. Mais la question est, est-ce que des gens ignorants et incultes peuvent en juger ?
Revenons à nos affaires de xénophobie, que je dénonce plus haut, car le sage dirait que la xénophobie, le racisme sont l'expression même de la stupidité et de l'ignorance. Malheureusement il y a des gens qui se range à l'avis d'une seule personne sans avoir pris connaissance de l'avis des autres et préfèrent se tromper et soutenir violemment l'opinion qu'on leur a inculquée, j'allais écrire imprimée, comme marquée au fer rouge, plutôt que s'informer sur la perspicacité de l'avis qu'ils ont entendu.
J'ai souvent dénoncé l'instinct grégaire du peuple, instinct exploité avec machiavélisme par les meneurs, fanatiques pour la plupart, dont les entreprises sont en pleine expansion car le réservoir des mécontents de tout poil et des ignorants déborde. Assister sans réagir à cette flambée d'intolérance serait suicidaire, de même que l'idée de l'utiliser à des fins de combines politiques, car un fléau laisse toujours des traces.
 
8 novembre 2013
 
De la précarité des religions.
 
De tous temps les hommes ont voulu se prosterner devant un ou des Dieux. Il est presque impossible d'en dénombrer le nombre. Il y a eu les Dieux égyptiens, les Dieux grecs, les Dieux indouistes ecetera, ecetera.... Mais ce qui m'a passionné ce sont les aléas de la naissance de ces religions, bien souvent fondées par des illuminés ou sur des fables.
Le christianisme : A quoi a tenu l'existence même de cette religion ? A la vision d'un empereur! C'est Contantin 1er (IVème siècle) qui favorisa l'essor du christianisme, dont les adeptes étaient jusqu'alors persécutés. Cet empereur "visionnaire" aperçu, peu avant une bataille décisive, le chrisme ensanglanté dans le ciel, sous lequel était inscrit en lettres de feu :" In hoc signo vinces" (Par ce signe tu vaincras)
Aussitôt il fit frapper sur les boucliers de ses soldats le signe en question et emporta la bataille. Il faut dire que ce brave Constantin avait auparavant eut une vision dans laquelle figurait Apollon et qu'il resta longtemps après l'apparition du chrisme un adepte du "Sol invictus" (soleil invaincu) que l'on peut qualifier sans risque de secte d'adorateurs du soleil.
Il faut savoir que dans ces temps troublés une autre religion avait les faveurs de la population : Le Mithraïsme, religion, en concurrence avec le christianisme, basée sur le culte du  taureau dont le sang se transformait en blé. Imaginez un instant que Constantin ait vu un taureau dans le ciel !
Toujours est-il que Constantin, qui n'était pas stupide, favorisa l'essor du christianime, s'érigea en empereur de cette religion, courant aux quatre coins de son immense royaume pour défendre les chrétiens opprimés. Les esprits chagrins, dont je fait partie, feront également remarquer  qu'il profitera de l'avènement du christianisme pour piller les temples paiens et accroître considérablement sa fortune.
Ainsi Constantin avait compris, il sera suivi par beaucoup d'autres tyrans et monarques, qu'il est bon pour assoir son autorité avoir Dieu (quel qu'il soit) à ses côtés.
 "Ce ne sont pas les Dieux qui ont créé les hommes mais l'inverse" E.D.
 
chrisme-2.png
 représentation du chrisme sur le bouclier
Lundi 18 novembre 2013,
 
Seul contre tous. 
 
Vous avez certainement vu sur les écrans de vos téléviseurs le visage poupin de ce jeune professeur d'histoire haranguer une bande d'excités, les visages déformés par la fureur, vociférer leurs messages de haine à l'encontre de l'actuel Président. Il a fallu un seul frêle et chétif jeune homme pour ridiculiser les fanatiques amassés sur le trottoir.
Aller à contre courant, ne pas se laisser entraîner par le flot des égouts comme un fêtu de paille, par les discours des illuminés de tout poil, lutter contre l'instinct grégaire. La réflexion, voilà ce qui nous différencie du mouton.
J'entendais il  y a peu quelques "échotiers" prétendre que cette vermine avait le droit de manifester, notamment l'apathique Aphatie (Le h n'est pas à la même place) celui qui s'ennorgueillit de posséder le numéro de portable d'un ex premier Vizir qui ambitionne de prendre la place du Matamore, lequel revenu de sa déception, désire reconquérir le coeur de sa Diva et son trône, ou l'inverse. Ces échotiers disais-je, aveuglés par je ne sais quel miroir aux alouettes, ou tout simplement amnésiques, écrivaient les mêmes sornettes concernant un parti appelé "Aube dorée" ce joli nom cachait en réalité une horde de loups prêts à dévorer la démocratie grecque.
Ce parti issu d'un groupuscule d'extrême droite, réussit en quelques années, surfant sur la vague de la crise et profitant du désarroi de la plèbe, à amener une dizaine de représentant à l'Eclésia (assemblée grecque) Dès lors, fort du soutien d'une partie du vulgum pécus, ils s'autorisèrent toutes les exactions que le monde avait déjà découvertes quelques années auparavant : Destruction des magasins des étrangers, manifestations avec le drapeau méandre noir sur fond rouge, chasse à l'homme, meurtres, infiltration de la police ecetera.....un bien joli programme, qui si nous n'y prenons pas garde peut se répéter dans notre beau pays, que la fille du borgne lorgne la bave aux lèvres. N'est-ce pas Monsieur Apathie! (Zut, j'ai mis le h à la mauvaise place.)
Les mots tuent plus sûrement que les balles d'un fusil, les balles se perdent, parfois, les mots non, ils trouvent toujours une oreille complaisante. E.D.
 
les-loups.png
Dessin du caricaturiste Willem ce jour dans Libération
 
 Le 1er décembre 2013
 
Une nouvelle histoire extraordinaire : Un mythe nommé De Gaulle.
 
Cela commence par la porte des enfers, car il faut bien un début à une histoire et surtout situer le personnage principal car jamais il n'y aura eu une telle désinformation concernant un acteur majeur de l'histoire de notre beau royaume. Or de nos jours personne n'ose émettre la moindre critique concernant le Grand Homme. Et pourtant, que de coups bas, que d'hypocrisie, que d'atteintes aux  principes de notre démocratie.
L'INA la porte des enfers.
Cela commence comme un conte. Il y avait dans l'enceinte de l'institut national de l'audiovisuel (INA) une pièce fermée à double tour où il était interdit de pénétrer depuis des années et des années. Personne ne savait ce qu'elle contenait. Un jour un jeune homme plus intrépide, plus curieux que les autres força la serrure de la porte. La pièce contenait des kilomètres de films, de reportages, d'émissions. Ces bobines se trouvaient là, non pas parce que les sujets en étaient licencieux, mais parce que ces films, ces reportages, ces émissions ne plaisaient pas au Grand Homme qui les avait confié à un personnage démoniaque, implacable de cruauté qui s'appelle CENSURE.
Pour comprendre dans quelles conditions ces films ont été précipités en enfer, il faut remonter dans le passé. Plus précisément à la présidence du général de Gaulle, au début des années 1960.
Souhaitant contrôler les journaux d'informations à la radio et à la télévision - "les voix de la France" -, le président de la République avait mis en place un système de censure que les journalistes avaient bien du mal à contourner . A la tête de ce système, on trouvait Alain Peyrefitte, ministre de l'information depuis 1962, chargé des basses œuvres audiovisuelles. Chaque matin, il réunissait dans son bureau les responsables de la radio et de la télévision, à qui il dictait le conducteur quotidien de leurs différents journaux. Ensuite, il les faisait surveiller par quelques fonctionnaires du service de liaison interministériel pour l'information (SLII), organisme interne de son ministère chargé, jusqu'en 1969, de contrôler la "bonne conduite" de la radio et de la télévision.
Rien n'échappait à ces hommes de l'ombre dont le zèle frôlait souvent l'abus de pouvoir, et surtout la bêtise. Ainsi, lorsqu'un reportage traitait d'un sujet politiquement sensible ou que des images ou des commentaires ne plaisaient pas, ceux-ci étaient immédiatement envoyé en « enfer »,
La suite est encore plus effroyable et Conchita Juanita Hernandez, le cerbère qui garde l'entrée de l'immeuble où je demeure, en est toute retournée, elle qui pourtant a subi le joug du régime franquiste.
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    Cerbère gardien des enfers
Un inventaire à la Prévert.
 
Mais que trouvait-on dans ce local ? Un peu de tout. Les censeurs faisaient preuve, à défaut d'ouverture d'esprit, de la flagornerie la plus affligeante.
Ainsi l'on trouvait entre autres, une séquence de la caméra invisible, une chanson de Bernard Lavilliers, un reportage sur la révolution à Cuba, un interview du peintre Salvador Dali, de François Truffaut qui s'élevait contre la fermeture de la cinémathèque de Chaillot (Malraux ex communiste, écrivain, était ministre de la culture). Des films, Mourrir d'aimer d'André Cayatte, le souffle au coeur de Louis Malle....des reportages. Tous les reportages relatant des manifestations de mécontentement du vulgum pecus étaient systématiquement censurés, ainsi la manifestation du 1er mai aux chantiers navals de St Nazaire en grève, mais plus grave les 19 morts de Charonne (8 février 1962) et la répression sanglante de la manifestation des algériens du 17 octobre 1961 (entre 100 et 200 morts) Le Préfet de police de Paris s'appelait Maurice Papon*, le général savait choisir ses collaborateurs  pour les sales besognes.
Jusqu'où allait la bêtise des censeurs: Une séquence du voyage en Italie du Grand Homme. Sa visite à Rome ! Pourquoi ? Parce qu'il se mouchait sur la place St Pierre ! Un Grand Homme ne se mouche pas, tout le monde sait cela!
*Condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour avoir contribué à la déportation de juifs (dont des enfants) pendant la seconde guerre mondiale.
 
Le 5 décembre 2013. 
 
Crime d’état.
 
Il y a 44 ans, le 29 octobre 1965, j'étais confortablement installé à la terrasse du café de Flore, je ne me doutais pas que se déroulait sous mes yeux une tragédie, sur le trottoir d’en face, devant la brasserie Lipp. Cette tragédie, un demi siècle plus tard, me hante encore l'esprit.
Deux individus portant feutres et gabardines noires, identiques à celles de la gestapo, montraient une carte barrée de tricolore à un homme brun, d'allure sportive, et l'entraînait vers une traction noire elle aussi. L'on ne reverra plus jamais Mehdi Ben Barka.
Cet homme universellement connu, pourfendeur de l'injustice, défenseur acharné des pays du tiers monde, et pour son malheur opposant à sa Majesté Hassan II, ami de de Gaulle, disparaissait dans le pays des droits de l'homme, enlevé par des barbouzes du SAC et les services secrets français, acoquinés pour l'occasion.
Medhi Ben Barka sera séquestré dans une villa des Yvelines, torturé et exécuté dans des conditions effroyables par les services secrets marocains. Les barbouzes du S.A.C. faisaient les cent pas dans la cour de la villa. Pourtant aguerri à la torture, l'un d'eux, dénommé Bouchesèche, ça ne s'invente pas, avouera plus tard qu'il n'avait jamais entendu de tels hurlements de souffrance.
De Gaulle au cours d'une conférence de presse déclarera qu'il ne savait rien de cet acte barbare.
 
Le 18 décembre 2013
 
Intégration.
 
L'on a tous entendu parlé de ce rapport explosif, dit-on, sur l'intégration et aussitôt la déflagration a envahi les plateaux de télévision, de radio, les rubriques des échotiers et bien sûr les états majors politiques.
Ne peut-on aborder sereinement dans ce pays un sujet sans se heurter aux postures des uns et des autres. L'on a vu sur les écrans apparaître le fourbe de la république, le visage grave, planté devant le drapeau tricolore dans une attitude solennel, la larme au coin de l'oeil, stigmatiser ce rapport, accusant ses auteurs d'irresponsabilité. En première ligne de ses critiques le voile, la langue arabe que l'on allait inculquer de force à nos chères têtes blondes, et tous les clichés xénophobes ont été énumérés et martelés. Cela me rappelait la diatribe des mêmes obscurantistes annonçant, après la victoire de la gauche en 81, l'invasion des chars russes ou le remplacement de notre hymne par l'Internationale. Tant de stupidité fait honte. Même quelques échotiers éclairés comme ce Domenach ont poussé des cris d'orfraie.
Il s'agissait tout simplement de discuter et non pas d'imposer et d'envisager les mesures pouvant favoriser l'intégration de ces gens qui voyaient en notre pays, un pays de lumière et découvrent l'obscurantisme.
Lorsque notre regard passe au-delà de la Manche, l'on ne peut que s'interroger sur la capacité des britaniques, que nous somme toujours prompte à brocarder, à résoudre tous ces sujets dans la sérennité la plus totale : Le mariage pour tous : Adopté en 48 heures par la chambres des députés et des Lords. Les immigrés qu'ils soient indiens, pakistanais, syriens, chimois...s'intègrent sans drame, avec voile, sans voile, en djellaba ou sans, avec nikab ou sans, avec turban ou sans.....qu'importe. Est-ce que les anglais sont moins patriotes que nous monsieur Doménach ? Ont-ils sacrifié le thé, le porridge, le cricket, le rugby, leur God save the Queen ?
 
        Daumier.png
Honoré  Daumier caricature
     Le 4 janvier 2014,
 
Oserai-je vous souhaiter, hypocritement, une bonne et heureuse année sachant que celle-ci risque fort de ressembler à la précédente.....
 
Dévoré par une horde de chiens affamés ?
 
Ce serait le sort subi par l'oncle du débile mental qui terrorise la Corée du nord. Après avoir fait éxécuter son ancienne compagne et quelques uns de ses amis, parce qu'elle aurait posé nue pour quelques photos érotiques, le bon Kim Jong-un a envoyé le frère de son père ad patres pour une sombre affaire d'exportation de charbon. Comble de l'horreur il l'aurait jeté nu, lui et ses comparses, à une horde de chiens affamés et aurait assisté au carnage. Cette abomination apporte une nouvelle preuve, s'il en était besoin, de l'état mental du personnage. Démence, paranoïa, schizopphrénie paranoïde....toujours est-il que ce malade dirige un pays doté d'une armée puissante et de missiles susceptibles de ravager notre beau royaume. Pas très rassurant tout de même.
Pas très rassurant non plus mais moins alarmant, le retour de notre leader suprême, notre guide, lequel remis de sa terrible déconvenue, joue les "aguicheuses" et réclame que l'on batte le rappel un peu comme ces cabots qui disparaissent derrière le rideau rouge et reviennent encore et encore, jusqu'à ce que le public lassé quitte la salle. Et pour entendre quelques flatteries dont il ne peut se passer, le cabot attendra à la sortie des artistes que ce public qui l'admire tant, vienne se presser autour de lui et l'encence. Alors, l'oeil humide, l'air résigné de celui qui ne peut résister devant tant de ferveur, lui qui n'a rien fait pour ça, lancera quelques paroles sibyllines que les échotiers ne tarderont pas, dans la fébrilité que l'on devine, à déchiffrer pour ce bon peuple peu rancunier ou.... frappé d'amnésie.
 Matamore
    Le cabotin
    Le 8 janvier 2014
 
La Diva ayant chanté tout l'été.....
 
Qu'apprend t-on sur la gazette d'Otawa ? Notre Diva ne ferait pas recette ! Elle annulerait deux concerts parce que les billets ne trouvent pas preneur. Cent places vendues alors que la salle contient plus de mille spectateurs, que l'acoustique est irréprochable, qu'un interprète assurait la traduction par signes pour les sourds, mal entendants.... et les autres. Incompréhensible!
Il est vrai que son chauffeur de salle n'avait pu se déplacer et que la claque n'était pas assurée. D'habitude il jouait les rabatteurs un peu comme sur  les champs de foire, devant les attractions, et signait les autographes. Mais il fallait garder la gamine et les temps sont durs. Aucune conférence en vue, car elle se font, en principe, dans la langue de shakespeare, et l'anglais ce n'est pas son fort, le français non plus d'ailleurs, et puis raconter toujours les mêmes histoires ça fini par lasser l'auditoire d'autant que celui-ci est des plus restreints. Quelques dictateurs et banquiers africains, quelques monarques de la péninsule arabique et ça s'arrête là.
Il y aurait bien notre beau royaume, mais de là à sortir cent mille Euros, il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin, d'autant qu'il y a quelques mois c'était gratuit ! Alors devant tant d'ingratitude, l'hiver étant venu, la Diva ayant chanté tout l'été devant un parterre de flatteurs, lesquels comme chacun sait ne sont pas les payeurs, la famille se trouva fort dépourvue.
 
      la-cigale-et-la-fourmi.png

Le 16 janvier 2014 

Eloge de l'absurde ou dialogue avec ma concierge.

 

10 millions voire plus, de nos concitoyens se retrouvent  le samedi soir devant leurs écrans plasma géants pour assister à ces tournois des ères modernes  les télé-crochets. Pourquoi crochet ? Parce que dans ces émissions, qui ne datent pas d'hier, l'apprenti chanteur était sorti de scène par un crochet qui le soulevait dans les airs et le faisait disparaître en coulisses lorsqu'il chantait faux. Gageons que de nos jours ce stratagème d'élimination en enverrait plus d'un dans les cintres.

 

Conchita Juanita Hernandez, la gardienne de l'immeuble où je réside, pour ceux qui l'ignoreraient encore, est une fervente admiratrice de ces programmes, quand je parle de ferveur je suis très en dessous de la vérité, il faudrait plutôt parler d'hystérie. Il faut voir comme elle invective les membres du jury lorsqu'il ne sont pas en adéquation avec ses choix, siffle les concurrents qui n'ont pas ses faveurs, ou hurle après le présentateur si celui-ci émet la moindre critique sur son favori. L'immeuble pourrait s'écrouler, elle resterait plantée devant son écran.

 

Pourtant en toute honnêteté, il faut reconnaître la médiocrité de ces programmes, et même la vulgarité. Pour en revenir sur les origines de ces émissions, il n'y a que l'habillage qui a changé, les apprentis chanteurs sont toujours aussi mauvais, les carrières promises toujours aussi éphémères, il n' y a que le producteur et la chaîne qui peuvent se réjouir, l'un a encaissé quelques millions supplémentaires l'autre a vendu plus de coca cola et d'hamburgers. Et le téléspectateur ?  Il paye sa redevance et achète le coca et les hamburgers.

 

Lorsque j'interroge, le sourire goguenard au coin des lèvres, Conchita sur son programme favori  elle me dévisage avec ce regard furibond qui fait fuir tout démarcheur, même le plus intrépide. Son favori a encore été éliminé prématurément. Ce concours est truqué, les membres du jury son achetés....Tout y passe et généralement, pour en finir, je me ramasse la porte dans le nez tant elle est dépitée.

 

Devant sa télévision, sur la petite table basse, j'eus tout de même le temps de remarquer, caché sous "Mode et Travaux " le magazine préféré des concierges, pardon, des gardiens, un bout de la couverture du torchon qui a dévoilé "la liaison" et provoqué "le scandale" que dis-je l'apocalypse planétaire que l'on sait : Le Président a une maîtresse.  J'ai déjà évoqué mon aversion pour cette "presse" de caniveau, qui recueille ses informations dans les poubelles comme les rats vont y chercher leur nourriture et je plains ceux qui s'adonnent à la lecture de ces informations nauséabondes.

 

Le 11 mars 2014,

Le cas Sarkozy.

 Voilà un homme prit dans la nasse de plusieurs juges dans diverses affaires plus ou moins graves, (rappelons tout de même que l'attentat de Karachi a coûté la vie à quinze personnes) et plus son implication est démontrée plus il gagne en popularité. Le vulgum pécus de notre royaume adule les escrocs pour peu qu'ils restent dans les limites de la concussion. Tout comme son illustre prédécesseur l'art consiste à passer de coupable à victime et le tour est joué, la populace applaudit le tour de passe-passe.

Il faut donc s'attendre à assister au retour du perfide matamore avec encore plus de morgue que lors des cinq longues années qu'il a passées sur le trône. Pourquoi se gênerait-il puisque la plèbe lui pardonne ses excès, voire les encourage. Quel sentiment de puissance ressenti quand en toute impunité l'on peut s'essuyer les pieds sur la robe des Juges!

 

Le lundi 7 avril 2014,

 Haro sur le baudet,

C'est une expression que (presque tout le monde) emploie sans exactement en connaître l'origine. Et bien, cher lecteur, elle provient d'une fable de La Fontaine : Les animaux malades de la peste, dans laquelle un malheureux baudet est rendu responsable d'une faute alors qu'il est innocent. Il s'agit de crier HARO pour attirer l'attention du vulgum pecus sur un coupable désigné afin d'exprimer son indignation voire sa haine.

Car c'est bien là où je voulais vous amener. Cela fait quelques mois que je m'interroge sur les motivations d'un animateur de télévision appelé Ali Badou, pour ne pas le citer, mais vous connaissez ma témérité devant l'adversité, sauf bien sûr lorsqu'il s'agit d'affronter le cerbère qui garde mon immeuble .

Cet animateur, professeur de philo, à ses heures perdues, se fit connaître en devenant le compagnon de Mazarine, qui le bouta hors de son lit lorsqu'il entreprit de lui lire A l'ombre des jeunes filles en fleurs, elle qui justement ne demandait qu'à être déflorée. Fort marri de cette déconvenu, pour reprendre le vocabulaire de ce cher Marcel Proust, sans qu'il n'eût aucune prédisposition pour se métier, on le retrouve animateur d'émissions radiophoniques. Allez savoir où mène la couche d'une fille de Président, même cachée.

De fil en aiguille ou de piston en piston, comme vous l'entendez, il prend les  commandes d'une émission de Canal Plus intitulée la "Nouvelle Edition" où il succède à l'excellent Bruce Toussaint, parti planter ses chrysantèmes ailleurs. Pour cet homme ambitieux doté de relations solides, cette promotion n'est que le tremplin vers le graal : "Le Grand Journal" émission mythique pour laquelle il serait prêt à se damner, si ce n'était déjà fait. Patatras, c'est le bel Antoine qui emporte le morceau, quelle désilusion ! Pendant un temps, il envisage de se retirer dans quelque thébaïde afin de méditer sur cette amère défaite.

Ce qui caractérise cet apprenti animateur c'est tout d'abord sa gaucherie face à la caméra. On dirait une tête de hibou pris dans les phares d'une voiture, passé ce sentiment de malaise pour le téléspectateur lambda que je suis, l'on est confronté à son rire, similaire au ricanement de la hyène, rire qui se termine généralement par un grognement porcin, une ménagerie à lui seul ! Et puis viennent les hyperboles, les mots qui commencent par trois P ou trois C car il faut en rajouter constamment pour captiver la ménagère de plus ou moins cinquante ans. Faire du Sensationnel à tout prix, le BUZZ comme se plait à le dire ce prof. de philo.

Mais pourquoi faisais-je référence dans l'intitulé de cet article à cette expression sibylline "Haro sur le baudet" Parce que ce philosophe animateur ne cesse de s'en prendre à un homme, qui en a nul bessoin actuellement, cet homme vous l'avez deviné s'appelle Hollande et il préside à notre destinée (pour le moment). Un tel acharnement paraît suspect, quel ressentiment caché excite cet animateur philisophe au point que cela empeste  la haine.

C'est une question que je me suis posée à maintes reprises. Ce n'est pas que j'ai une affection particulière pour le Président actuel, mais je déteste l'hypocrisie. Est-ce qu'hurler avec les loups augmente l'audience ? ou bien est-ce plus personnel ? S'agit-il d'une vengeance en relation avec ses déboires amoureux passés ? Mystère.

La caricature, mon cher Ali, est un métier, quand on tombe dans l'outrance ce n'est que bassesse.

 

 

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Les animaux malades de la peste

Le 9 mai 2014,

Le sommaire...le sommaire...hurlaient les chroniqueurs  à ce cher Ali Badou alors que l'émission (enregistrée) du 8 mai débutait. Car celui-ci dès les premières images paraissait tout excité. Il nous gratifiait de cette nouvelle mimique, maintes fois répétée devant le miroir, les dents supérieures mordant la lèvre inférieure, d'un érotisme à se pâââmer et a le don de mettre Juanita (ma gardienne) dans tous ses états.

Après quelques considérations sur l'ex-première dame, sans intérêt, n'y tenant plus il se tournait vers son acolyte, le très dévoué Domenach. Sautant comme un cabris sur sa chaise, la bave aux lèvres, il suppliait l'échotier de Marianne de révéler au grand public....... roulement de tambour, la combine (dixit) du  parti socialiste pour garder la majorité au Parlement. Il jubilait à l'avance, il avait trouvé à lui tout seul comment faire tomber l'homme qui hante ses esprits depuis des lustres. Envers lequel il n'y aura jamais d'armistice.

 Il joignait les mains et au bord du délire orgasmique répètait ad nauseam, brusquement atteint de psittacisme, les paroles qui coulaient comme du miel des lèvres de Domenach. (Or ce que narrait l'échotier n'était qu'une pratique banale utilisée par tous les partis afin de ne pas perdre un siège à l'assemblée).

Mais qu'importe, Ali, en pleine catharsis, rêvait du spectacle de la dissolution, de députés dépités (pardon) et tenait enfin entre ses mains la tête de l'être honni.

Fin de l'émission, retour à la réalité : Le Président dans son beau costume bleu marine descend les champs Elysées suivi par les chevaux rutilants de la Garde républicaine.

Et si Ali nous parlait des droits de l'homme au Maroc......lui si enclin à pourfendre les autocrates, lui dont les amis sont dans le sérail du monarque chérifien.

 

 

 

LA suite sur : HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 22:21

 

 

Le 25 avril 2011 (Pâques)

 Béatification, extravagances, rumeurs....et chocolats

 

Au moment où une centrale nucléaire est sur le point d'infester une bonne partie de la planète et que des hommes courageux luttent pour leur liberté contre des tyrans sanguinaires, le monde a les yeux tournés vers deux évènements absolument cruciaux : La béatification de Jean-paul II et le mariage du couple princier outre-manche.

En ce qui concerne Jean-Paul II alias Karol Vojtyla, j'ai déjà traité du sujet, si je peux m'exprimer ainsi, en parlant d'un Saint en devenir qui a rendu l'usage de ses jambes à un paraplégique, juste par l'imposition des mains. Vous trouverez l'article à la date du 21 décembre 2009, je vous invite à le consulter, il vaut son pesant d'hosties.

Je lisais l'excellent roman de Jean-Christophe Grangé, Miserere, vous me direz quel rapport avec Karol ? Il traite à un moment de l'arrestation de ce misérable tyran, Augusto Pinochet à Londres par le juge Garcon, et commet une erreur lorsqu'il donne les raisons de la libération du dictateur, erreur, qu'évidemment en pourfendeur de l'injustice je rectifie.

L'autre évènement interplanétaire disait un journaliste en transe, concerne le mariage de l'héritier de la couronne de la perfide Albion. Débauches de qualificatifs, d'extravagances en tous genres, émotion de ma concierge qui ne raterait l'évènement pour rien au monde et a préparé près de son récepteur une dizaine de boites de mouchoirs en papier. Le petit peuple est touchant de crédulité, c'est ce qui le rend aussi attachant, car pour lui cette union morganatique, anachronique, n'est qu'un conte de fée, un éxutoire à la misère.

Les rumeurs viennent du château, une fois de plus l'on chuchote à propos d'un heureux évènement, pile poil pour la campagne, périlleuse, qui s'annonce. Là aussi je vous conseille de relire l'article à la date du 28 décembre 2010 Il vaut son pesant de couches-culottes. Sinon notre Monarque, toujours par l'intermédiaire du clown triste, je veux parler du Vizir des intrigues intérieures, annonce qu'il va fermer les frontières, en dépit des conventions signées avec les états voisins, ceci pour mettre fin à l'invasion, prétend-il, des Maures d'Afrique du nord. Dérisoire, stupide, et irréalisable.

 

Et les chocolats ?

 

Place-de-la-revolution-copie-1.jpg

 

 Place de la révolution en 1793

 

Le 1er mai 2011,

 Les regards sont tournés vers Rome où la béatification bat son plein, devant une foule béate, et des observateurs sceptiques. Il est curieux, d'ailleurs, que cette cérémonie ait lieu un 1er mai, simple coïncidence où désire d'occulter les défilés commémorant la fête du travail ? Pour ma part je ne crois pas aux coïncidences, l'église n'aime pas le prolétariat, elle a festoyé trop longtemps à la table des riches.

Notre Monarque, au chevet de sa Diva, pour la raison décrite le 21/12/2010, a délégué son premier Vizir et quelques bigots de son entourage afin de confirmer que notre royaume est bien la fille ainée de l'église romaine et que nous sommes par conséquent ses ouailles. Ce qui ne me réjouit que moyennement car ceux qui me lisent depuis quelques temps savent que ma devise est ni Dieu, ni maître; à la limite quelques maîtresses.....

Mais revenons à des préoccupations plus sérieuses : la fête du travail. Elle fut instituée par Fabre d'Eglantine le 1er pluviose 1793, célèbre le monde ouvrier, et a proliféré sur toute la planète. Elle donne l'occasion, hélas, à quelques régimes prétendument communistes, d'organiser des démonstrations à cents lieues de ses véritables valeurs.

Dans notre royaume l'on assiste à quelques cortèges bariolés, clairsemés, déboussolés, démotivés, car le monde du travail a perdu ses repères, et ses cortèges ressemblent plus à des pèlerinages qu'à des marches revendicatives.

Ce monde semble à un tel point de lassitude et de colère sourde, que certains d'entre eux auraient la tentation de côtoyer le diable, en la personne d'une Gorgone aux cheveux couleur filasse, dont la particularité est de proposer des remèdes de charlatan qui ne sont que miroirs aux alouettes. Lesquelles alouettes, comme chacun sait, sont les bestioles les plus stupides du monde.

Cette marchande d'orviétan, encore sous la coupe d'un père borgne dont les vociférations font encore vibrer les murs de l'Hadès, où il croupit, tente à la manière des sirènes de faire perdre le sens de l'orientation ou la raison à ces malheureux et les décérébrer.

 

La citation du jour :

Seuls les hommes désespérés peuvent croire en de vaines promesses. E.D.  

 

Le 7mai 2011,

La vengeance est un plat qui se mange froid, dit le proverbe populaire.

Est-ce que la vengeance a un lien avec la justice dont la sérénité est requise quel que soit le crime, fut-il le plus odieux ? C'est la question posée concernant la mise à mort programmée d'un barbare nommé Bin Laden. N'aurait-il pas été plus conforme aux principes de nos démocraties que de voir et entendre ce scélérat à la barre d'un tribunal ?

Sans vouloir dédouaner cet illuminé des crimes qu'il a orchestrés avec cynisme, il aurait été instructif de comprendre ses motivations et connaître le cheminement tortueux du raisonnement qui l'a amené à cette position radicale? Quelle haine, et pourquoi cette haine ? Quels objectifs poursuivait-il dans ces crimes aveugles qui touchaient jusqu' au peuple arabe shiite ?

Car enfin il s'agit  d'un homme intelligent, jouissant d'une bonne éducation, allié des Etats Unis lors de l'invasion soviétique en Afghanistan. Ce sont des questions auxquelles nous n'aurons probablement jamais de réponses, et auxquelles il aurait été crucial, ne serait-ce que pour notre sécurité, d'avoir des explications. Comprendre les motivations de l'ennemi est plus important que de déjouer ses entreprises.

Cette exécution sommaire ouvre la voie à toutes les interprétations, les plus farfelues, et à un regain de haine de la part des prosélytes du terroriste. La terreur pour la terreur était-ce uniquement cela ?

 

le 16 mai 2011,

 

 La chute du roi Midas

J'étais sur le point de prendre la plume pour vous narrer quelque histoire cocasse sur les tournées provinciales de notre Monarque, lequel se souvenait subitement de l'existence de son peuple, et du pouvoir non négligeable qu'il possède pour la conservation de son trône. Lorsque l'information est tombée comme une météorite  à la surface de la planète, le grand argentier du monde aurait commis l'irréparable: Le viol d'une femme de chambre. Stupéfaction et indignation de l'humanité toute entière.

Les pulsions ancillaires du sauveur des états défaillants créaient l'émoi, la consternation pour ses prosélytes et une componction perfide de ses adversaires, dont notre Monarque, qui du coup arrêta son périple électoral; son rival pour le trône ayant mordu la poussière avant même le combat.

Les partisans du grand argentier évoquaient un complot ourdi par le clan du Monarque, afin de se débarrasser d'un rival sans pareil, dont la plèbe avait fait son favori. Mais faute de preuves, rien n'est démontré pour le moment, et le grand argentier reste la proie des pandores de l'oncle Sam, lesquels semblent peu enclins à lui ôter ses chaînes.

Cette disgrâce, n'est pas sans évoquer à quelques nuances près l'histoire du roi Midas (rien à voir avec les pots d'échappement)

Ce roi pour le moins cupide, avait reçu de Dionysos, pour un service rendu, le don de changer tout ce qu'il touchait en or. Un peu comme notre grand argentier. Plongeant ses mains dans le fleuve Pactole (d'où le nom) il ressortit celles-ci pleines de sable d'or. Ce don avait pourtant un grave inconvénient, c'est qu'il ne pouvait plus ni manger, ni boire, ni toucher sa femme car celle-ci aurait été pétrifiée et changée en statue d'or, ce qu'il fit, par mégarde, en voulant étreindre sa fille.

Un don qui aurait évité bien des désagréments à notre grand argentier.

 

midas

                Le roi Midas et sa fille qu'il transforma en statue d'or.

 

Lundi 23 mai 2011,

 Les injustices ordinaires.

Combien d'informations, combien de décisions arbitraires, viennent heurter la vie de plusieurs milliers d'entre nous sans que cela ne provoque  l'émoi de la bonne conscience des seigneurs des médias, rivée sur l'affaire du grand argentier, que je me garderai bien d'accabler n'en sachant pas plus que ceux qui en font les échos dans le seul but de rameuter le chaland.

Une information parue en filigrane ce matin m'a fait dresser les cheveux sur la tête : Plus de deux mille chômeurs sont radiés tous les mois des listes de l'organisme qui gère leur infortune, comme si le traumatisme d'une perte d'emploi ne suffisait pas. Que deviennent ces malheureux et à quelles humiliations supplémentaires vont-ils devoir faire face pour ne pas sombrer dans la déchéance la plus totale, laquelle peut amener à des palliatifs extrêmes comme la délinquance ou le suicide.

Les oligarques du royaume paradent, sachant que ces tracas de la vie ordinaire ne risquent pas de les concerner, puisqu'en cas de mise à l'écart ils retrouveront une place douillette au sein de quelque conseil d'administration ou à la tête de quelque musée même s'ils sont totalement incultes.

Les infortunes sont diverses et nombreuses, mais ce sont toujours les mêmes qui trinquent, se lamentait Juanita Conception Hernandez ma concierge vénérée, comme ces petits propriétaires victimes d'une tempête, dont les maisons on été rasées au bulldozer parce que des édiles corrompus, restés impunis, leur ont vendu des terrains inondables, et que les oligarques qui régissent ce royaume ne se sont pas préoccupés de l'état des digues qui garantissaient leur sécurité.

Injustices ordinaires pour des gens ordinaires dont le sort n'intéresse le Monarque que le temps d'une élection.

 

La citation du jour :

    Depuis que l’on a mis la justice entre les mains des hommes c’est l’arbitraire qui prévaut, l’idéal serait la justice divine, à condition que dieu existe. E.D.

 

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La justice (Dicé) et ses attributs, le glaive et la balance

 

Lundi 30 mai,

Il existe une coutume dans ce monde pour le moins étrange. A intervalle régulier les dirigeants des pays les plus riches se réunissent pour se parler et constater qu'ils ne sont d'accord sur rien, sauf éventuellement à condamner avec la plus grande fermeté quelque tyran par-ci par-là dont les agissements auront dépassé les bornes de la tyrannie. Cette condamnation restera purement de principe car le Tsar de Russie et l'Empereur du pays du milieu, renâclent, étant donné qu'en matière de despotisme ils n'ont rien à envier aux tyrans concernés.

Puis cette joyeuse réunion se termine chacun se congratulant des avancées essentielles obtenues de haute lutte en promettant de se revoir dès que possible. Une photo pour commémorer cet instant unique s'impose, ce qui permet à la Diva de faire admirer ses rondeurs sous le regard empli de fierté de notre Monarque, congratulé par ses collègues sous la forme d'amicales tapes dans le dos et quelques sourires complices.

La facture de cette petite sauterie au bord de la mer revenant comme à l'habitude à la plèbe, laquelle s'était massée à bonne distance pour applaudir ces chefs d'états venus en toute simplicité les visiter.

 

Le mercredi 1er juin,

 

L'indignation qui gagne.

 Le 31 décembre 2010, j’encensais le cri de Stéphan Hessel, « Indignez-vous ! » sans soupçonner une seconde que cet opuscule de vingt trois pages allait enflammer la planète et paniquer ses dirigeants.

Il faut reconnaître que les motifs de s’indigner ne manquent pas, je dirai même qu’ils prolifèrent comme la gangrène sur une charogne, ou la xénophobie dans les classes populaires. L’étranger étant comme le sous-entendent adroitement les prosélytes de notre Monarque le mal qui ronge notre royaume, accapare les emplois, souille nos cités, remplit les prisons et surtout dont la répression brutale alimente les urnes de bulletins haineux.

S’il fallait établir un inventaire des indignations légitimes je crains d’y passer la nuit, peut-être pourrai-je seulement en dénoncer les symptômes : La corruption, la couardise, l’arrogance, l’hypocrisie, la fourberie, le culte de la personnalité, l’orgueil…..Imaginez un despote réunissant l’ensemble de ces travers ? A qui pensez-vous ? 

Alors sur les places européennes, des exclus se réunissent et agitent symboliquement l’opuscule du vieillard comme les masses laborieuses dans un autre temps agitaient le petit livre rouge. Et si c’était ça aujourd’hui la révolution : Des gens excédés, de tous  âges, de toutes conditions, qui s’assoient, comme Gandhi, et refusent d’entrer dans le manège de la grande comédie que leur proposent leurs élites.

Dans notre royaume il y a bien eu des essais timides de rassemblements protestataires, mais il y manquait l’enthousiasme et les protagonistes. Vous connaissez le contraire d’indignation, c’est résignation. Sommes nous un peuple de résignés ? Ou bien faut-il considérer les manifestations tenues à l’instigation d’un réseau social comme une expression épicurienne de notre indignation ?

 

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 L'indignation

 

 La rubrique les livres que j'ai lus ou presque revient avec :

 Un vrai roman - Mémoires de Philippe Sollers

Déjà le titre est ambigu car de roman il n'y en a point, il s'agit plutôt de mémoires en forme de règlements de comptes.

Sollers, né Joyaux (mais si) est le fils d'une famille de la bourgeoisie de Bordeaux, la plus exécrable, à la tête d'une fabrique de casseroles, Les affaires périclitent et voici notre futur grand homme, sans le sou ou presque, à Paris.

La chance de Sollers réside dans la sphère d'intellectuels prestigieux qui l'accueillera, par quel miracle ? Les noms font rêver, Mauriac, Bataille, Aragon, Foucault, Lacan, Derrida, Barthes, Picasso et j'en oublie. C'est un peu notre Obélix de la littérature, il est tombé dedans.

Ces mémoires sont tout d'abord l'occasion de promouvoir ses oeuvres, il n'y a pas de petits profits : Femmes, Le coeur absolu, La fête à Venise, Le parc, Drame....

Ce qu'il y d'insupportable chez Sollers c'est la posture arrogante qu'il arbore dans cet ouvrage où il dénigre sans pudeur les gens qu'il a côtoyés, aucun ne trouve grâce à ses yeux, amis, ennemis, pas de quartier! Certes il est cultivé, et le fait savoir, plutôt deux fois qu'une, poussant la prétention encore plus loin, il écrit :<< J'ai un corps plaisant...>> Sans commentaires.

C'est donc un long cheminement sur ses rencontres, Mitterrand, on perçoit de l'admiration, mais comme l'homme est trop orgueilleux pour l'avouer, il dénigre, gentiment, mais il dénigre, c'est un tropisme.

Par contre, il éprouve un engouement irraisonné pour Jean-Paul II, sans pour cela avouer sa foi, car Sollers n'a pas de religion, pas d'opinions politiques, il est au-dessus de ça. Peut-être aurait-il dû lire les quelques lignes que j'ai écrites sur ce bon Karol Wojtyla le 21/12/09, où je dénonce les liaisons dangereuses de ce Pape.

Les auteurs pour lesquels il conçoit une véritable admiration sont morts, au moins ceux-là ne lui feront pas d'ombre, il s'agit de Sade que personnellement je trouve ennuyeux, trop de verbiages, et Casanova dont je n'ai rien lu. Cette admiration est pour le moins suspecte, elle donne le sentiment d'un personnage amer, qui désespère de ne pas avoir rencontré le succès auprès des femmes que ces deux auteurs libertins ont connu. Un comble pour cet homme <<au corps plaisant>>

A lire éventuellement.

 

Le 7 juin 2011,

Ochlocratie. 

Ce mot barbare, tombé en désuétude, pourrait cependant revenir dans l'air des temps que nous vivons. Il s'agit d'une dérive inquiétante de la démocratie quand le vulgaire, l'ignorance ou la stupidité prennent  le pas sur la raison, la réflexion et l'intelligence. Or les sondages d'opinion instantanés sont devenus les baromètres de l'action des dirigeants. Que ce courant politique surfant sur la misère, l'ignorance, la crédulité recueille l'adhésion d'une partie d'une population sans espoir, prête à des expédients radicaux, et nos édiles s'engouffrent sur la voie royale de la démagogie, laquelle est l'essence même de l'ochlocratie.

L'endoctrinement des faibles par des arguments primaires et pernicieux, exonérant la responsabilité de l'un en la rejetant sur l'autre, l'étranger,  est l'artifice employé par tous les imposteurs pour rallier à eux les désespérés.

Ainsi le fossé se creuse sciemment entre élites, ayant accès à une éducation de qualité, aux évènements culturels, arts, cinéma, théâtre et le peuple en proie aux difficultés matériels, à une éducation défaillante, n'ayant pour seule attraction que les programmes racoleurs d'une télévision sous la tutelle du pouvoir.

Maintenir sciemment les pauvres dans un état de malléabilité, par la précarité du travail, la ghettoïsation, une éducation minimale, une insécurité endémique aux limites du supportable, conforte le moment venu le pouvoir des élites qui saura en tirer parti soit par des démonstrations de force spectaculaires soit par des promesses sans lendemain.

 

La citation du jour :

La politique c’est l’art d’obtenir l’argent des riches pour acheter les suffrages des pauvres. E.D.

 

 Le 13 juin 2011,

Cela fait maintenant presque deux ans que j'alimente cette chronique, et je m'aperçois avec effroi que les sujets abordés sont pratiquement les mêmes depuis tout ce temps, qu'en fin de compte notre royaume fait du surplace. Que notre Monarque, un peu comme le cochon d'Inde dans sa roue, malgré sa course effrénée et ses gesticulations, n'a résolu aucun des défis auxquels il s'est confronté. Constat amer, et amertume de la plèbe qui s'est serrée la ceinture pour rien.

La sécurité de nos concitoyens était son cheval de bataille, souvenez-vous de cette déclaration emphatique lorsque monté sur l'esplanade de l'une de nos cités il déclamait devant les caméras :<<Je vais vous en débarrasser!>> Or la violence n'a jamais atteint de tels niveaux au point qu'un élu préconise l'intervention de l'armée comme au Mexique. Je lisais dans une feuille de chou plutôt orientée vers la pensée féconde de notre Monarque que les crimes par balles avaient explosés sur l'ile dite de beauté, laquelle serait devenue le cimetière des truands. Plus de vingt morts dont deux élus en quelques mois.

Or voilà que la bataille électorale s'annonce, le favori a mystérieusement été écarté du combat, certains parlent de complot, ce qui, lorsque l'on connaît l'intégrité de notre Monarque paraît être un phantasme de pisses-copies en mal de notoriété. Il y en a bien qui dénoncent une amitié suspecte entre le chef des pandores de la police de la grande pomme et notre Monarque, mais tout cela est plus calomnie qu'objectivité, la traîtrise étant absente des procédés de notre Monarque, comme chacun le sait.

 

La citation du jour:

la trahison est un cas de conscience pour le faible lorsque l'adversaire paraît invincible. E.D.

 

Le 15 juin 2011,

 Une leçon de démocratie.

Qui aurait cru un seul instant que la leçon en question viennent de nos amis transalpins ? C'est pourtant ce qui est arrivé ce dimanche, par les réponses que le peuple souverain a apporté au référendum d'initiative populaire. Ainsi le satrape italien, nommé Cavaliere par sa cour a t-il été désavoué par une majorité de ses concitoyens.

Qu'en est-il dans notre royaume ? Mystère, les élus de la chambre en ont bien discuté, mais il semblerait que cette avancée démocratique essentielle ne soit pas du goût du Monarque, celui-ci estimant que le peuple doit rester à sa place et ne pas se mêler de questions qui dépassent ses facultés de discernement. La populace devrait déjà s'estimer heureuse d'être consultée pour le renouvellement de son mandat.

Qu'en serait-il si la plèbe devait apporter son point de vue sur le nucléaire, le mariage homosexuel, la poursuite de la guerre, la suppression des Juges d'instruction, l'indépendance de la Justice, le financement des retraites, l'égalité fiscale, la distribution de l'eau, de l'électricité, du gaz, le prix des carburants, l'immunité du Monarque, la liberté de l'audio-visuel.....,  enfin tout ce qui contribue à ce que notre royaume devienne, un jour, une véritable Démocratie ?

 

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  La lutte pour Le suffrage universel 1848

   Le 23 juin 2011,

  Contrairement à mes habitudes je vais commencer par une citation, dont je ne suis pas l'auteur, mais d'un certain Bonaparte, Buonaparte, pour mes amis corses lesquels sont  des lecteurs fidèles :

Le peuple est le même partout, qu'on lui dore les fers, il ne haïra pas la servitude.

 

Cette citation en forme de sentence, plutôt acerbe, est un précepte que notre Monarque ne manque pas de mettre en oeuvre, lui que ses courtisans comparent volontiers au Général vainqueur d'Austerlitz, pour des raisons équivoques, si ce n'est la petite taille. Mais comme j'ai déjà eu l'occasion de le rabâcher, j'éprouve un léger malaise lorsqu'un homme de petite taille prend le pouvoir, à la hussarde dans la plupart des cas, à cause des railleries qu'ils ont forcément subies durant leur puberté et des séquelles qu'elles ont laissées.

Ainsi puisque le temps est venu de "dorer les fers" le renouvellement de son mandat approchant, notre Monarque, tel le chevalier à l'aube d'un tournoi, troque son armure noire contre la blanche, vole au secours des peuples martyrisés, des paysans victimes de la sécheresse, s'insurge contre la fermeture des écoles qu'il avait lui même programmée, rapatrie nos soldats engagés dans une guerre sans issue, bref, sème la poudre d'or à tous les vents, que d'aucuns ne manqueront pas de comparer à de la poudre aux yeux.

A l'instar de Bonaparte, notre Monarque ira-t-il jusqu'à visiter les pestiférés pour sauver son trône ?

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  Bonaparte visitant les pestiférés à Jaffa lors de la campagne d'Egypte

 

 Les 1er et 5 Juillet 2011,

La revanche du grand argentier libéré des ses chaînes (lire auparavant le 1er épisode du 16 mai)

Juanita Conception Hernandez, ma concierge pour ceux qui l'ignoreraient encore, avait pris, par solidarité, le parti de la femme de chambre que nos chroniqueurs, toujours bien informés, avaient présentée comme une Sainte ou presque; la matrone, malgré mes mises en garde répétées, n'en démordait pas.

Quelle ne fût pas sa stupéfaction lorsque je lui révélai, avec jubilation, que la Sainte n'était en réalité qu'une hétaïre ayant servie d'appât pour faire chuter de son piédestal l'homme qui devait rivaliser avec le Monarque pour l'accession au trône du royaume. Rival, que la plèbe attendait comme le messie compte-tenu de la dette abyssale que le Monarque, avait creusée avec la plus grande désinvolture en guerroyant aux quatre coins du monde afin d'accroître sa renommée.

Mais les avatars du grand argentier ne s'arrêtent pas à ses péripéties d'alcôve chez l'oncle Sam, et celui-ci à l'instar d'Ulysse lors de son voyage vers Ithaque, va de Charybde en Scylla. En effet une écrivaine en devenir, dont le talent reste à démontrer, l'accuse d'avoir tenté de lui faire subir les derniers outrages au cours d'un entretien privé qui aurait tourné en saturnales. Affabulation ! s'écrie le grand argentier dont le parcours vers le trône n'était pas semé d'embûches mais parsemé d'ingénues.

 

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  Le viol de Lucrèce par Sextus Tarquin

    Ce viol odieux eut des conséquences inattendues, puisque Rome, à la suite de ce forfait, passa de la Monarchie à la République, mais c'était quatre siècles avant notre ère.

 

Le 8 juillet 2011,

Réclusion à perpétuité.

Imaginez un territoire aride  de 360 km², deux fois plus petit que le territoire de Belfort où s'entassent près de deux millions de personnes d'où l'on peut ni sortir ni entrer, cerné par une armée impitoyable dont le siège dure depuis près de cinq ans. C'est le sort peu enviable, d'hommes de femmes et d'enfants dont le crime est revendiquer un pays pour y vivre.

Les assaillants sont dirigés par des hommes sans scrupules, dont le Ministre des intrigues extérieures, un extrémiste milliardaire, lequel ferait passer le borgne vociférant de notre royaume pour un disciple du bon samaritain - Voir l'Evangile selon Saint-Luc, car bien qu'athée, j'apprécie la compassion -

Des hommes et des femmes animés justement de cette compassion avaient entrepris de venir en aide à ces déshérités en affrétant une flottille, que les assaillants assimilèrent à une armada, et, par une perfide diplomatie, étouffèrent dans l'oeuf l'expédition humanitaire.

Car enfin quoi de plus humiliant que d'être ravitaillé par ses propres tortionnaires ? Ceux-ci déterminant avec rigueur ce dont les assiégés ont besoin, c'est à dire du strict nécessaire. Ainsi voit-on arriver des clous sans marteaux (ceux-ci pouvant servir d'armes) des sacs de ciment sans bétonnières.....quant aux denrées, ayant séjournées dans des entrepôts au soleil pendant des semaines, elles sont pour la plupart du temps avariées. Ces simulacres de compassion (encore elle) n'ayant pour objectif que donner bonne conscience à une communauté internationale hypocrite.

 

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                                               Le bon Samariatain - Van Gogh

 

Le 14 juillet 2011,

 Plutôt que fête nationale je préfère prise de la bastille, symbole fort qu'a représenté durant la révolution du peuple, la destruction de cette geôle aristocratique, et la fin d'un régime décadent.

Qu'en reste-t-il de nos jours, où, par dérision, j'appelle Monarque celui qui dirige notre royaume, où l'esprit même du sacrifice de nos ancêtres est dévoyé. J'entends bien les prosélytes du fanfaron qui nous gouverne, s'écrier que celui-ci est issu du suffrage universel et que son pouvoir est légitime. Soit, mais au prix de quelle somme de tromperies, de fourberies, et de compromissions. Est-ce que la caste d'oligarques qui régit en sous-main la destinée de notre royaume est la digne représentation du peuple ? Rien de moins sûr.

 

Pourrai-je vous resservir la citation prémonitoire du grand Gustave Flaubert qui écrivait vers 1850 : << La richesse ouvrait à toutes les magistratures, et bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie car on avait l'espoir d'y atteindre.>>

L'espoir d'y atteindre, voilà les maîtres mots, n'est-ce pas le crédo de ces nouveaux courtisans, souvent issus du peuple, qui espèrent atteindre à ce qu'ils considèrent comme l'éden, oubliant ce pourquoi le peuple les a mandatés.

La représentation nationale, souvent affublée du qualificatif de "godillot" ne représente qu'elle même, et ses pygmalions, et ne sert que ses propres intérêts.

Le représentant suprême de notre royaume trône à l'Elysée, n'était-ce pas dans la mythologie grecque, à laquelle je fais souvent référence, le Paradis ?

 

Prise de la Bastille

La prise de la bastille

                                                                          

 Le 20 juillet 2011, 

 

Rumeurs, scandales, diffamations et..... paternité

 Faute de proposer un bilan satisfaisant au peuple du royaume de France le Monarque a choisi une voie qu'il maîtrise depuis fort longtemps, pour reconquérir son trône : La fourberie. Comme je vous le contais précédemment, il a revêtu son armure au panache blanc, et adopté la posture d'un parangon de la vertu. Aussi le voit-on dans les échos du peuple, gazette préférée de Juanita Conception Hernandez, en futur père, un oeil attendri sur le ventre arrondi de la Diva, qui en rougit de plaisir.

C'est que l'affaire se présentait mal, car notre timonier dépensant sans compter, en mettant ses excès sur le dos de "La crise" comme d'autres incriminent, à tous propos, "Le réchauffement climatique"   avait dilapidé le trésor du royaume, qui  n'est plus qu'un trou béant, sans fond, médusant Hadès en personne. Comme le nombre des chômeurs ne cessait de croître malgré les subterfuges du Vizir du désoeuvrement, et que le prix du pain atteignait des sommets encore jamais atteints, le peuple dont la patience était à bout, était résolu à congédier, manu militari, le vaurien avec toute sa marmaille présente et à venir.

Son principal rival, empêtré dans des affaires sordides des deux côtés de l'atlantique, par la plus improbable des coïncidences, il ne restait plus qu'à exterminer à coups de rumeurs publiques les deux nouveaux présomptueux lancés à la conquête de son trône.

Appliquant à la lettre l'aphorisme "Qui veut la fin veut les moyens" notre Monarque démontra toute l'étendue de son art dans la pratique du discrédit, l'ayant essuyé lui-même. Ainsi l'Edile du nord dut faire face à l'insidieuse et pernicieuse rumeur de céder aux rites de Bacchus, quant à l'élu de la capitale de la dentelle, le voici entrainé dans la tragédie du grand argentier, pour avoir recueilli les confidences de quelques unes  de ses martyres, dont l'inventaire ne fait que s'allonger, à la stupeur du peuple, qui se tourne, perplexe, vers le ventre rond de la Diva.

 

 

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Jason apportant à Pélias (le fourbe) la toison d'or

 

 

 Le 28 juillet 2011,

LES MOTS.

Un homme tue des dizaines d'adolescents, dans un acte mûrement réfléchi, mûrement préparé, fomenté depuis plusieurs années, minutieusement orchestré. Par quel cheminement de pensée cet homme en est-il arrivé à mettre en oeuvre cet acte effroyable ? Car avant de prendre la décision irrévocable, là où pour tous les autres déséquilibrés ce n'est heureusement que fantasme, il a bien fallu que l'idée germe et s'installe insidieusement. Qui a planté la graine ? Car cet homme n'est pas né avec un fusil d'assaut entre les mains, des mots sont entrés dans son subconscient et ont prospéré longuement avant de faire leur oeuvre dévastatrice. Qui a murmuré ces mots au creux de l'oreille de cet homme ?

Ce sont les mots qui ont galvanisé puis fanatisé la foule, et amené tout un peuple à l'holocauste.

Certains dans notre royaume, pour des raisons bassement électorales, prononcent des mots de haine et d'exclusion envers telle ethnie ou telle autre, souhaitons que ces mots ne se soient pas insinués dans quelque esprit dérangé.

 

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  Le massacre de la Saint Barthélémy

 

 Le vendredi 5 août,

Psittacisme, dévissage, valeur refuge.....bronzage.

Ce mot barbare, psittacisme, dont j'ai fait la connaissance en lisant l'excellent Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude) conviendrait parfaitement à nos amis échotiers toujours promptes à répéter les indiscrétions que lâchent les Vizirs en priant hypocritement de ne pas les divulguer. Car le psittacisme consiste à répéter une connaissance mal digérée selon le Larousse, plus prosaïquement à imiter le perroquet. L'information secrète consistait à avertir la plèbe que le Monarque réfléchissait à une taxation des revenus des plus fortunés, c'est à dire ses amis. Réflexion qu'il entretien dans les bras de sa Diva sur la plage du Cap Nègre, et ne durera que le temps d'un été, que les nantis se rassurent.

Car ces nantis ont des soucis : La bourse dévisse gravement, salement, inéluctablement. L'économie mondiale s'affole, les taux d'intérêts grimpent, le Cavalière s'arrache les implants, l'idole noire retient son souffle devant la dette colossale accumulée au fil des ans, dont je suis incapable de vous donner le montant tellement c'est énorme.

Pendant ce temps notre Monarque, bronze, la fleur entre les dents, la tête mollement posée sur le sein de sa Diva qui lui joue un air de guitare de sa voix suave.

 

 Le lundi 15 août,

 Orgies, bacchanales et ostentation,

De retour de quelques jours de congés je tenais absolument à vous rapporter quelques anecdotes vécues, lesquelles vont vous glacer d'effroi. Le lieu tout d'abord : La presqu'île de Saint-Tropez. J'entends déjà vos cris de réprobation, voire vos insultes se joindre à celles de Juanita Conception Hernandez qui me flanqua la tarte tropézienne que je lui avais rapportée à travers la figure. Il faut dire à ma décharge que j'étais invité.

C'est une presqu'île, où pour accéder au nirvana, c'est à dire au port et ses yachts de luxe, le plaisancier moyen devra s'armer de patience et rouler cul à cul pendant quelques heures sous un soleil implacable avec les gosses qui hurlent à l'arrière, parce que eux, les riches, ils en ont rien à foutre.

Arrivé à bon port c'est à dire un parking bondé dont le tarif horaire vous fait déjà regretter votre témérité vous allez comme le dit la chanson, piétiner pendant des heures au milieu d'une foule hagarde, de décapotables rouges ou noires remplies de blondes décolorées, de terrasses de gargotes où le surgelé est roi, en suçant une glace à l'eau et observant d'un air effaré les prix affichés des dites gargotes. Puis vous rentrerez sous votre tente des images plein la tête en pensant à l'augmentation que vous allez demander à votre patron dès la rentrée.

Vous aurez cependant manqué le nec plus ultra de la bêtise humaine que je vais vous conter maintenant. Cela se passe sur une plage célèbre, au son d'une musique électronique et sous les regards lascifs de jeunes femmes à moitié nues qui se dandinent en cadence. Quelques sybarites, généralement ventripotents, voulant faire étalage de leur fortune ou de leur stupidité, au choix, s'aspergent de champagne millésimé contenu dans des mathusalems (8 bouteilles ordinaires) sous l'oeil hilare du propriétaire des lieux dont les doigts pianotent avec virtuosité sur les touches de sa caisse enregistreuse.

Un français sur deux n' a pas pris de vacances, faute d'argent.

 

La citation du jour, qui s'impose :

La bêtise est infiniment plus réjouissante que l'intelligence, l'intelligence a ses limites la bêtise, non. 

 

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Légende superflue      

  

   Le 21 août 2011,

 Sécheresse, famine, spéculation, larme à l'oeil.....

Il y a deux ans  (le 15 octobre 2009) je vous alertais déjà sur la situation dramatique de la corne de l'Afrique, là où règne le chaos le plus effroyable, la famine la plus insupportable. Erythrée, Somalie, Ethiopie, trois pays oubliés par Déméter, la déesse des moissons, et par l'humanité entière, sauf quand la catastrophe est consommée. Alors, à ce moment, l'on assiste à une procession obscène de politiques, la larme à loeil, d'artistes en mal de notoriété, d'organisations plus ou moins humanitaires, découvrant tout à coup que des millions d'êtres humains crèvent de faim, et de maladies liées à la famine.

Le mal est fait, et il est trop tard, certes quelques malheureux seront sauvés devant des caméras opportunes, pour les actualités du vingt heures, mais les séquelles de la malnutrition sont elles, irréversibles.

Dans un an le constat sera le même, et les années suivantes. Ces contrées abandonnées, où il n'y a ni eau, ni pétrole, ni diamants, situées face aux dollars de l'Arabie Saoudite, n'émeuvent que le temps d'une famine. Et puis il y a nos banques à sauver du désastre, annoncé lui aussi, et comme pour la famine c'est l'impéritie des édiles de la planète qui est en cause, dont le démiurge du royaume des candides.

 

  Le 30 août 2011,

Révolutions confisquées et renvoi aux calendes grecques des élections, dont les résultats aléatoires effraient à priori les occidentaux.

    

L'angoisse, c'est le sentiment qui domine dans les chancelleries après les révolutions arabes. Après une satisfaction de circonstance, pas question de laisser des peuples inconscients prendre leur destin en mains et confier le pouvoir à quelque faction extrémiste. Alors pour satisfaire l'appétit de justice de la plèbe, au pays des pharaons, les caciques restés prudemment dans l'ombre organisent un procès vaudevillesque ou le rôle du cocu est tenu par le Raïs en personne.

Durant cet intermède ubuesque, où le Tyran déchu apparaît sur son lit de douleur, les oppresseurs d'hier s'organisent. Cornaqués par des occidentaux, angoissés de voir sortir des urnes un prosélyte d'Allah, tel un diable de sa boite, les hommes de l'ombre, prêts à sacrifier quelques uns d'entre eux sur l'hôtel de la probité, ourdissent quelque plan machiavélique afin d'escamoter la révolution, pour le bien du pays, l'équilibre de la région et.... leur fortune personnelle.

 

Le 10 septembre 2011

Juanita Conception Hernandez, le cerbère de l'immeuble où je gîte, remarquait d'un ton acerbe, étant une fidèle lectrice, que je délaissais cette chronique, faisant allusion  au syndrome de la page blanche dont tous les écrivains ont connu les affres à un moment ou un autre. Je lui rétorquais vertement, touché dans mon amour propre, qu'il n'en était rien, mais qu'absorber par l'écriture de mon troisième roman je n'avais plus le temps de me consacrer à la rédaction de ces histoires extraordinaires, du moins tant que celui-ci ne serait pas achevé.

Elle me considéra d'un oeil torve, puis déclara d'un ton méprisant que si le Monarque était réélu j'en assumerai l'entière responsabilité. Puis elle claqua la porte me traitant de lâche, et descendit l'escalier en claquant ses semelles de bois contre les marches, manifestion habituelle et indubitable de la fureur qui la tenait. J'ouvris la fenêtre et lui criais, alors qu'elle balayait rageusement la cour, que je reprendrai cette chronique pour le début de l'année et mettrai les bouchées doubles. Elle haussa les épaules et continua à martyriser les pavés.

 

FIN...pas tout à fait....    

 

                        

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 Pourquoi ce masque de théâtre d'esclave du IIème siècle avant notre ère ? Est-parce que ce monde est un grand théâtre où se joue une tragédie ?

 

Mercredi 2 novembre 2011

Est-ce le revirement du dirigeant grec, qui se souvient brutalement de l'existence de son peuple, et que son pays est le berceau de nos démocraties, qui me fait reprendre la plume. Non.

C'est un fait d'hiver qui m'a profondément bouleversé ce matin : Une mère de 38 ans, sans domicile fixe, a mis au monde une petite fille dans les rues de Paris. Son bébé est décédé.

Je ne peux m'empêcher de penser à l'autre petite fille, née quelques jours auparavant dans le confort douillet d'une clinique huppée du 16ème arrondissement.

Promesses non tenues, profonde injustice, misère extrême : Mai 2012.

 

Le 19 novembre 2011,

 Le syndrome de Stockolm ou la plèbe aime ses bourreaux.

Le 29 juillet 2010, pour être précis, je vous décrivais cet étrange phénomène qu'est ce syndrome de Stockolm, lequel semble toucher une bonne partie de la "populace" de ce royaume. Excusez ce terme "populace", mais il me paraît approprié lorsque je constate avec effroi, que plus le Machiavel qui dirige ce royaume, brutalise le peuple, plus celui-ci l'adule. Le dernier coup de fouet en date concernait le quatrième jour de carence : Chaque salarié victime d'un arrêt de travail verra son maigre salaire amputé de quatre jours au lieu de trois. On aurait pu penser que cette amputation provoquerait les foudres des salariés concernés, pas du tout, c'est la résignation qui prévaut, et pire, la cote de popularité du bourreau augmente.

Comprenne qui voudra lançait Paul Eluard en 1944 lorsque les prétendus "résistants" tondaient les femmes plutôt que se confronter aux tortionnaires nazis.

Le perfide a déjà pointé du doigt : le bouc émissaire (il en faut toujours un) c'est le fraudeur qui prendra la place de la femme tondue.

  D'un côté les indignés de l'autre les prosternés.

 

       le bourreau amenant son comdanné au supplice

 Bourreau menant un condamné au supplice

 

 

25 décembre 2011,

Islamophobie, romophobie, turquophobie, le Monarque ne sait plus à quel néologisme se vouer pour rameuter les suffrages des prosélytes de la fille du borgne vociférant.

La dernière trouvaille en date, celle qui fit bondir de sa bergère Juanita Conception, par crainte de subir le même sort, vu que son Franco de Général n'était pas un saint, loin s'en faut, ce sont les turcs, victimes toutes désignées, à cause de leurs têtes (de turcs). J'en conviens c'était facile.

Ainsi notre Monarque se drapant dans la dignité irréprochable de notre République appela t-il nos serviles députés à condamner le génocide arménien, puisque génocide il y a eu, c'est indubitable. Cinq cent mille voix (arméniennes) potentielles, ce n'est tout de même pas à prendre par dessus les urnes ! Vous en conviendrez.

Ainsi déclarait-il dans une envolée lyrique, toute guénolienne, que le royaume ne s'était jamais vautré dans le massacre, la barbarie du génocide, et que les mains de nos soldats n'avaient jamais trempé dans le sang d'innocentes victimes.

Sauf que l'histoire, et surtout l'histoire coloniale ne se satisfait pas d'envolées lyriques. Elle s'est bien écrite, elle aussi en lettres sanguinolentes, ce que notre Monarque  d'origine magyare (allié des turcs au VIIème siècle) ignore ou feint d'ignorer.

Car le génocide en Algérie est avéré : Politique de la terre brûlée, massacre de Sétif, ainsi qu' au Maroc, où l'armée française a été l'une des première à utiliser l'épandage du gaz moutarde par les airs sur des populations civiles lors de la guerre du Rif, massacrant plus de Vingt cinq mille civils, hommes, femmes et enfants.

Ce qui paraissait être une habile manoeuvre électorale pourrait se révéler au fil des massacres éventés, un charnier nauséabond.

 

 

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    Mohamed Abdelkrim El Khattabi - dit Abd el-Krim - Leader de la révolte des rifains

 fondateur de la république du Rif.  

 

Le 8 janvier 2012,

La course à la pucelle.

 Quoi de plus pathétique que cette course à l'échalote d'une pucelle, qui entendit des voix dans son jardin vers 1420. Le ridicule ne tuant pas, comme chacun le sait, car les hommes politiques auraient été éradiqué de la surface de la terre, notre vaillant démiurge est allé, sur son fringant destrier rendre hommage à cette Sainte, brûlant ainsi la politesse à la fille du borgne vociférant, qui en trépigne de rage. 

Comme j'éprouve la plus grande suspicion pour tout ce qui est, surnaturel, mystère, prédiction, présage, para-psychisme, miraculeux, fantastique, prodigieux, sacré, cabalistique, bref tout ce qui fait le fond de commerce  des  religions, que Conchita Juanita Hernandez * me pardonne, je me suis penché de près sur la vie de cette pucelle qui bouta les anglais hors de France en galvanisant nos troupes déprimées.

Il faut dire que ces troupes avaient des raisons sérieuses d'être déprimées, vu que leur roi Charles VII, était un fichu pleutre et qu'il descendait de Charles VI dit "Le fol" dont l'état mental laissait sérieusement à désirer.

Mais que vient faire notre Monarque dans cet aréopage ? Je vous laisse la responsabilité de votre choix....les deux !

Revenons à notre pucelle, qui comme une certaine Bernadette, 400 ans plus tard entendra elle aussi de mystérieuses voix venues du tréfonds de l'univers et que l'on s'empressa d'attribuer à Dieu (le nôtre évidemment)

La similitude entre ces deux jouvencelles est tout de même évidente, paysannes, pures, ingénues, vertueuses, pieuses.....Elles déchaineront toute les deux des invasions, de guerriers pour la pucelle,  de pèlerins mystiques pour Bernadette.

 

*Conchita est pour ceux qui l'ignorerait encore, le cerbère qui garde les portes de mon immeuble. Revêtu de sa mantille, chaque matin, telle une ombre, elle rase les murs des rues de notre cité pour faire ses dévotions à la Sainte Vierge tous les matins dès le jour venu.

 

le 20 janvier 2012,

Dégradé.

 J'ai consulté mon dictionnaire des synonymes qui me livre les mots suivants, tous plus insoutenables les uns que les autres : déshonoré, discrédité, souillé....Je passe le reste.

Miguel Cerventès disait : Un homme déhonoré est un homme mort. 

Ainsi notre guide, celui qui se vantait de nous sauver, nous, l'Europe et le monde, connaît-il la plus infamante des sanctions pour son altruisme et son action toute désintéressée,  la dégradation.

Lui dont la modestie, la probité, l'intégrité, la fraternité, sont les vertus cardinales, se retrouve au ban de la société, vilipendé, moqué, berlusconisé.

Juanita Conception ne sort plus de sa loge, la honte a rejailli sur elle, elle se sent également souillée; elle qui glorifiait sa virginité se retrouve au même rang que la dernière des prostituées.

Le peuple est abasourdi, les échotiers n'osent plus aborder le sujet, ou du moins le font-ils en ayant la pudeur de supprimer tous les A de leurs articles. C'est la moindre des choses.

La remise de la Toison d'or par son homologue ibérique, loin de le réconforter, n'a fait que l'accabler, et du haut de sa tribune il fouillait du regard la foule assemblée pour y découvrir son ami Pélias le fourbe.

 

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  La dégradation

 

Le 1er Mars 2012,

Sauvetages.

Notre thaumaturge, comme embarqué sur un esquif qui prend l'eau de toute part, tente de colmater au plus pressé les avaries que sa navigation au ras des récifs a provoquées sur notre frêle embarcation, partie à la dérive. Mais contrairement au lâche capitaine du Concordia, il a décidé dans un élan de bravoure digne de Matamore de rester sur le pont du navire et de couler avec, puisque là est le sort réservé aux téméraires dont il est le paradigme.

Ainsi muni de son gilet fluorescent il fait feu de tout bois contre ces cupides affairistes qui ferment des usines en pleine campagne électorale, ce qui vous en conviendrez tous, n'est pas le moment opportun.

Raffinerie, petites culottes, sidérurgie, aéronautique, énergie solaire....il ne se passe pas un jour où l'on ne fasse appel à ses services pour secourir ces naufragés que la misère serre déjà entre ses bras jusqu'à les étouffer.

Ah! délocalisateurs indignes, entrepreneurs mercantiles, affairistes sans coeur, prenez garde notre capitaine courage est là, bien présent, prêt à vous pourfendre (le temps de la campagne) même si vous faites partie de ses amis il n'aura aucune pitié, il ne connaît plus que ces honnêtes travailleurs pour lesquels il est le rempart ultime face à votre cupidité, dussiez-vous passer sur son corps.

C'est à ce moment pathétique de mon texte que Conchita Juanita Hernandez, qui lisait par dessus mon épaule cet éloge vibrant rendu à notre Timonier, éclata en sanglots.

 

Lundi 5 mars 2012

Tragi-comédie, bouffonnerie et pantalonnade,

Le premier vizir, suivant à la trace son maître, déclarait devant quelques échotiers suspendus à ses lèvres, avec l'air sinistre qui lui sied à merveille lorsqu'il a une communication de la plus haute importance à délivrer au petit peuple :<< La viande halal est un sujet d'inquiétude pour la population>>

Précisons à ce hobereau sarthois  où la rillette de porc  est une spécialité régionale, dont nul n'ira jusqu'à dire qu'elle provient d'un animal impur, que cet intermède gastronomique n'est peut-être pas la préoccupation première du royaume, que le chômage galopant, le pouvoir d'achat, les délocalisations.... l'emportent largement sur la façon dont sont abattus les animaux destinés à notre consommation ce dont personnellement je me moque à condition évidemment que la cruauté soit exempte du rituel.

Plus prosaïquement il se pourrait que dans un avenir proche la plupart des habitants du royaume se fiche totalement que la viande soit halal ou casher parce qu'elle n'aura plus les moyens de l'acheter.

Mais ce léger inconvénient ne semble pas avoir effleuré l'esprit du premier Vizir, plus préoccupé par son futur siège de député, pourtant promis à une adepte de la viande halal,  que par le sort de ses sujets.

 

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L'abattoir

 Le 18 mars 2012,

L'ère des apostats.

Quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à trahir leur camp, abandonner leurs amis, pour rejoindre leurs ennemis d'hier, dont les idéaux sont à l'opposé des principes qu'ils défendaient quelques jours auparavant. Les privilèges, l'argent, ou l'absence de conviction, parce que la politique est un métier et qu'ils  soient dans un camp ou dans l'autre ne leur posent aucun cas de conscience, car leur conscience ils l'ont reléguée au vestiaire des oubliettes.

Ils renient leur passé, leurs écrits, leurs critiques avec la morgue du poivrot qui promet de ne plus trinquer et se roulent dans l'apostasie et la servilité comme ces ivrognes dans leurs vomissures. Ces nouveaux prosélytes, haïs par les amis qu'ils délaissent et détestés par ceux qui les accueillent sont dans l'obligation de faire assaut de flagornerie pour convaincre. Ainsi l'on voit le zélateur, s'abaisser au pied de son nouveau monarque au point de lui lécher les pieds, et remplir sa mission avec une ardeur digne du plus servile des courtisans, et à l'occasion s'accaparer le rôle du  sycophante.

 

Vous l'avez peut être compris je ne porte pas dans mon cœur ces traitres, lesquels pour un plat de lentilles, retournent leur veste et enfilent la défroque de la trahison. Or notre république en a fait une spécialité, qui n'honore pas ces individus, mais qu'est-ce l'honneur de nos temps, lorsqu'un ministre tient des propos raciste, qu'un autre profite de la notoriété de son nom pour obtenir un maroquin, que celui-ci expulse à tout va pour obtenir une caresse de son nouveau maître, que celui-là, licencié par un podestat africain s'accroche à son poste plutôt que démissionner, et celui-ci qui avoue manger son chapeau à la réception d'un dictateur aux mains ensanglantées.

La république des hommes sans honneur.

 

 Le 19 mars 2012,

  LES MOTS.

Voici ce que j'écrivais le 28 juillet 2011.

Un homme tue des dizaines d'adolescents, dans un acte mûrement réfléchi, mûrement préparé, fomenté depuis plusieurs années, minutieusement orchestré. Par quel cheminement de pensée cet homme en est-il arrivé à mettre en œuvre cet acte effroyable ? Car avant de prendre la décision irrévocable, là où pour tous les autres déséquilibrés ce n’est que fantasme, il a bien fallu que l'idée germe et s'installe insidieusement. Qui a planté la graine ? Car cet homme n'est pas né avec un fusil d'assaut entre les mains, des mots sont entrés dans son subconscient et ont prospéré longuement avant de faire leur œuvre dévastatrice. Qui a murmuré ces mots au creux de l'oreille de cet homme ?

 

Certains dans notre royaume, pour des raisons bassement électorales, ont prononcé des mots de haine et d'exclusion envers telle ethnie ou telle autre, souhaitons que ces mots ne se soient pas insinués dans quelque esprit malléable.

J'évoquais ce jour là le terrible drame de l'ile d'Utoeya en Norvège où un déséquilibré avait tué 85 adolescents.

Huit mois plus tard une tragédie similaire se reproduit, dans notre royaume cette fois-ci.

Un homme tue, de sang froid, trois maghrébins, puis trois enfants juifs et leur professeur. Le tueur court toujours...vers quelles victimes ?

Ce qu'il y a de plus effrayant dans ce drame, c'est que ceux qui ont prononcé les discours d'exclusion et de haine feignent la stupeur devant ce nouveau massacre. Le Vizir de l'intérieur qui stigmatisait les gens du voyage, les maghrébins, l'immigré en général, avec des mots empruntés à la fille du borgne vociférant, semble être comme le pyromane: Sidéré par l'incendie qu'il vient d'allumer. Comble de l'hypocrisie, car les paroles prononcées étaient mûrement réfléchies.

je redoutais que ces mots assassins se soient insinués dans quelque esprit dérangé, je n'imaginais pas à ce moment qu'ils allaient perpétrer leur oeuvre dévastatrice dans le cerveau d'un fanatique, à notre porte.

 

Les mots tuent plus sûrement que les balles d'un fusil.

 

Le vendredi 30 mars

Le bouc émissaire.

Fidèles lecteurs et vous qui découvrez ce blog sans trop savoir comment vous avez atterri sur ces pages, un peu comme un cheveu sur la soupe.... Comme aime le souligner cette chère Conception*, je vais vous parler aujourd'hui de bouc émissaire. Chacun sait que cette coutume barbare qui remonte à la nuit des temps consistait à reporter sur ce pauvre animal tous les péchés d'Israël. Or aujourd'hui les mouches ont changé d'âne, c'est sur la communauté maghrébine que s'abat le courroux de notre Monarque qui voit là l'occasion d'estoquer son adversaire.

Chacun sait que je suis athée, et que depuis ma puberté j'ai renoncé à toute idolâtrie, restant un fidèle disciple d'Epicure. Ce qui me vaut les foudres de cette chère Conception dont vous savez la vénération qu'elle porte à l'homme mort sur la croix, mais me donne l'avantage certain d'être impartial dans la lutte que se livre deux peuples frères.

Mais revenons à notre bouc, lequel en l'occurrence porte comme l'animal une petite barbichette et subit aujourd'hui la vindicte de tout un peuple car l'un des siens à fauté.

Les pandores s'en donne à coeur joie, le bon temps des ratonnades qu'ils pensaient révolu depuis que le général n'est plus, revient, sous l'oeil égrillard de la fille du borgne vociférant et de notre Monarque réconciliés pour l'occasion.

Ce bon peuple bat des mains, le spectacle est à la hauteur de sa colère, celle qui l'étreint, et qui lui fait oublier sa propre condition, ses malheurs. De tous temps les édiles ont su manoeuvrer pour détourner la colère du peuple, comme l'on détourne le cours d'un fleuve, et désigner le coupable, un temps il s'appellait "le juif" aujourd'hui c'est "l'Arabe"

 

 

  le-bouc-emissaire.png

    Le bouc émissaire

    

 

 

 

 



 

 

la michetonneuse         

 

    Vous vous demandez ce que ces jambes ensorcelantes viennent faire là. Il s'agit de la couverture de mon roman que je vous engage à acheter dans votre librairie préférée et à tempêter si elle ne l'avait pas encore !

Mais qu'est-ce une michetonneuse, me demande t-on ? Fille de joie, prostituée, courtisane, hétaïre, putain......il y a tellement de mots pour évoquer une femme qui donne son corps, sans qu'aucuns ne reflètent la réalité parce qu'elle diffère suivant le regard de chacun. A vous de vous faire votre propre opinion !

FNAC, Amazon, Cultura, Virgin......et votre libraire de quartier qu'il ne faut pas oublier.

 

SEANCE de DEDICACES LE 14 AVRIL à la librerie Maison de la presse, place Masséna, Nice

 

 

A suivre.......

 

                               

 

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:55

 

Le 28 novembre 2010,

 

Les liaisons dangereuses.

 

L'hypocrisie serait-elle la perversion de notre temps ? Des élections se tiennent dans un des plus anciens pays de notre planète, celui des pharaons. Le peuple est appelé aux urnes pour un scrutin dont le résultat est connu à l'avance. Le parti du Raïs l'emportera avec une majorité que seuls les despotes connaissent. Le Potentat de la plus ancienne civilisation du monde règne sur son peuple depuis 30 ans. Le mouvement qui le soutient s'appelle le Parti National Démocratique. Doux euphémisme.

 Avez-vous remarqué par quel stratagème les tyrans s'étaient approprié le pouvoir et s'y maintenaient en dehors de toute légalité ? En singeant les démocraties occidentales : Populaire, socialiste, démocratique, république sont les mots emblématiques des mouvements fantoches qu'ils ont créés. Ainsi le tyran élu par un peuple mystifié devient inamovible, et fréquentable par les dirigeants des pays libres. Messieurs Ben Ali 20 ans de pouvoir, Kadhafi 40 ans, Moubarak 30 ans, Bongo (la dynastie) 40 ans, El-Assad 40 ans et cetera, et cetera, les noms hélas ne manquent pas, peuvent fouler sans vergogne le sol de notre belle patrie et embrasser  nos dirigeants, lesquels ne sont pas dupes mais ferment pudiquement les yeux. J'en étais à ce stade de mes réflexions lorsque Juanita Conception Hernandez entreprit de pulvériser la porte de mon humble demeure afin de me donner le courrier quotidien; courrier qu'elle avait au préalable inspecté, comme à l’accoutumé. Sur le dessus trônait un tract du parti de notre guide suprême : L'Union des Mouvements Populaires. Je restai pétrifié d'effroi devant les perspectives d’avenir de notre bon peuple.

 

N.B. : Démocratie : du grec dêmos (peuple) krêpos (pouvoir) 

 

La citation du jour : conquérir la démocratie est le combat d’un moment, la préserver est le combat de chaque instant. E.D.

 

 Les livres que j'ai (hélas) lus :   

 

Cronos de Linda Lê.

 

J'avais été attiré par ce roman pour le sujet traité, la dictature, et parce qu'il avait obtenu un petit prix littéraire : Le prix Wepler. Brasserie célèbre où l'on sert des huitres mais hélas aussi des couleuvres. Car ce livre est mauvais pire épouvantable. C'est une succession de poncifs, de lieux communs, de brèves de comptoir dont je vous livre ici quelques exemplaires : Le gratin remue l'argent à la pelle et pète dans la soie....Ils ont le vent dans les voiles....C'est qu'un coup de Jarnac se trame....lui faire boire le bouillon d'onze heures.....la main de fer dans un gant de velours....tirer l'ivraie du bon grain...... et cetera, et cetera cela continue tout au long de la narration mais agrémenté de mots savants pêchés dans je ne sais quel dictionnaire, comme : Controuvé, morganatique, méphitique, et quelques références  à la mythologie grecque, cela ne mange pas de pain pour reprendre un aphorisme de l'auteur. Le style est emphatique, et l'on perd vite le fil du récit tellement c'est répétitif. Je me suis arrêté à la page 79, à bout de patience et d'indulgence.

 

Le camelot et la Diva, ou comment refourguer les Rafales de Lula, pas si crédule que ça, à l'énigmatique fakir indien. (Voir les articles des 9 septembre 09 et 13 février)

 

 

Le 9 décembre 2010,

 

Puis tout à coup il m'a semblé que je devais vous entretenir d'un sujet plus préoccupant, plus angoissant : Celui de cet homme qui a décidé de dévoiler aux peuples de la planète les curieuses recettes de la cuisine politicienne de nos édiles ! Haro sur cet homme, hurlent de concert nos échotiers car ce qui est caché doit resté caché pour le plus grand bien de l'humanité, et puis la bisbille entre la folle du Poitou et l'ogresse du nord est tout de même plus croustillante que les malheurs du monde non! Malheurs du monde dont je vais vous conter quelques épisodes pathétiques dans quelques instants....

Les armes,

C'est en Afrique que cela se passe, continent où la corruption prolifère au même rythme que la misère. C'est d'abord le parcours stupéfiant de ces chars T-72 ukrainiens commandés par le ministère de la défense kényan, lesquels seront livrés.... au Soudan du sud en sécession avec le nord du trop célèbre Omar el-Bachir, boucher de Khartoum, condamné pour crimes contre l'humanité.

 

La drogue,

 

Mais les révélations les plus "stupéfiantes" proviennent de la collusion  des potentats africains avec les trafiquants internationaux de drogue. Le Kénya, où ces trafiquants jouissent d'une impunité totale grâce aux bakchichs distribués à la police et aux fonctionnaires de l'état, est une plateforme où la cocaïne venue d'Amérique du sud transite à Mombassa pour arriver dans les délicates narines  de nos concitoyens.

Il y a pire, le Mozambique, dont le Président surnommé "Gué-business", homme le plus riche du pays, est devenu la seconde nation, après la Guinée Bissau (narco-état) la plus active dans le trafic lucratif de stupéfiants en provenance du Pakistan, d'Afghanistan et d'Inde. Ses principaux "clients" sont l'Afrique du Sud et l'Europe. Les narcotrafiquants dont la perspicacité ne peut être mise en doute, ont remarqué que le continent africain était situé entre les deux principaux pôles de production : L'Amérique du sud (Colombie) et le Moyen-Orient (Afghanistan, Pakistan, Inde) et que les échanges commerciaux entre l'Afrique et l'Europe favorisaient leur commerce, surtout lorsque l'on ferme les yeux; les relations diplomatiques pourraient en souffrir, et il y a tellement de richesses dans les sous-sols de ces pays.

 

Les diamants,

 

Les diamants sanglant du Zimbabwe enrichissent Mugabe et sa famille. Afin d'exploiter les mines de la région de Marange en toute quiétude, Mugabe a déporté 25000 personnes vers une autre province. Ces gens vivent aujourd'hui sous des tentes.

 

Le pétrole,

 

Les acheteurs de brut des exploitations du golfe de Guinée, doivent débourser des millions de dollars en pots de vins pour obtenir les autorisations nécessaires au départ des tankers. Les autorités sous la férule du  nouveau Président Goodluck Jonathan encaissent par l'intermédiaire de la compagnie nationale des pétroles fondée par l'ancien Président Yar'Adua, des sommes colossales sur le brut destiné principalement aux Etats-Unis. La fille de l'ancien Président, Zaïna, a acquis un immeuble de 10 millions de dollars à Londres. 

Alors fallait-il révéler ces informations cachées dans les cabinets obscurs des ambassades ? Faut-il vouer aux gémonies un homme qui soumet à la réflexion des peuples les turpitudes que nos dirigeants souhaiteraient par pudeur, sans doute, dissimuler ?

Une citation du Vizir des comptes truqués : Une société transparente est une société totalitaire. François Barouin

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Le 14 décembre,

 

La neige a fait couler beaucoup d'encre. Le Vizir des intrigues intérieures a incriminé les rues en pente pour s'exonérer du mal qui le ronge : L'impéritie. Les symptômes de cette maladie se traduisent par une rougeur de la face, une transpiration excessive, et une mauvaise foi chronique. C'est incurable, mais on n’en meurt pas, sauf de ridicule.

Notre petit timonier est revenu d'Inde. Il s'est vanté comme à son habitude des contrats faramineux arrachés de haute lutte au fakir énigmatique, premier Ministre d'un pays aux contrastes saisissants, où le paria côtoie le milliardaire; enfin pas de trop près tout de même. La Diva émerveillée devant les réalisations technologiques indiennes,  allait d'ébahissement en ébahissement, que le pire des cabotins de Bollywood n'aurait pas osé. Elle se laissa aller, sous le coup d'une émotion jouée à la perfection, à quelques confidences, qu'elle glissa à l'oreille de l'eunuque qui gardait les portes du Taj Mahal. Elle lui susurra son désir de donner un héritier mâle à notre Monarque au cas où les précédents (héritiers) s'avéreraient indignes d'assurer la succession; car avoua-t-elle, rouge de confusion, un rejeton conçu par un couple aussi harmonieux que le sien ne pouvait qu'engendrer un prodige. Aussitôt, Juanita Conception Hernandez se rua sur ses aiguilles à tricoter, et entama devant sa loge, avec l'ardeur que chacun lui reconnait, la confection d'une layette bleue. Le petit peuple est admirable!

 

 

Le 24 décembre,  

 

L'heure des bilans approche aussi ai-je imaginé un lexique des mots qui ont bercé l'année presque écoulée :

Affaire d'état, mensonge, malversation, concussion, corruption, forfaiture, fraude, trafic d'influence, conflit d'intérêts. Crise, délocalisation, licenciement, chômage, manifestation, impéritie. Fichier, garde à vue, expulsion, répression, vidéo surveillance. Courtisan, servilité, flagorneur, lèche-bottes, trahison, fourbe, apostat.

Une bien belle année en vérité, mais gageons que la suivante me réservera matière à emplir de nouvelles pages captivantes de la chronique du peuple du royaume de France.

Bonnes fêtes,

 

Une citation de Noël :

Le mensonge en politique c'est comme la petite vérole, on ne peut le cacher bien longtemps. E.D.

 

 

Le 28 décembre 2010,

 

Un conte de Noël :

Le voyage au royaume du Maroc où la procréation est à l'ordre du jour.

Lors de son voyage en Inde la Diva avait invoqué Shiva lors de la visite du Taj Mahal (voir l'article du 14/12) afin de la rendre féconde et donner un héritier mâle à notre Monarque. Shiva dont l'emblème est le phallus, est également, entre autres qualités, le dieu des illusions et de l'ignorance. Surpris par la sollicitation, qu'il trouva incongrue venant d'un couple aussi mal assorti, la Divinité leur conseilla le royaume du Maroc où les Marabouts, assura-t-il font des miracles. Ainsi le couple princier se rendit-il dans cette contrée merveilleuse dans le but de copuler et de donner au bon peuple de France un rejeton. Aussitôt le Roi du Maroc, averti du dessein de ses hôtes, mit-il à disposition du couple un palais à l’abri des regards, au milieu d'une palmeraie peuplée de quelques macaques venus de l'Atlas, tout proche, et d'un vieux Marabout aveugle chargé d’implorer Allah afin que le miracle s’accomplisse.

Subodorant que sa réélection était des plus aléatoires, tant son peuple est exaspéré par les turpitudes qu'il subit, notre Monarque, jamais à court d'une idée machiavélique, envisageait attendrir ce bon peuple en exhibant le ventre rond de sa Diva lors de sa tournée de propagande, puis le bambin, tel un trophée sur le perron du château, sur lequel les fidèles échotiers écriront des articles poignants à faire pleurer dans les chaumières. Ainsi va le destin de notre royaume.

 

 

 Le 31 décembre,

 

Je pensais terminer l'année sur une note pessimiste, un constat d'échec, un tableau noir de la corruption rampante  qui atteint les rouages de notre démocratie, la justice où des procureurs serviles sont vautrés et font pencher la balance du coté de l'arbitraire, les atteintes à la liberté d'expression dont sont victimes des échotiers apeurés. Je voulais dénoncer les chiffres truqués du chômage, les conditions indignes de détentions.....et puis comme un rayon de soleil sur un paysage d'hiver fait briller la neige de mille reflets d'argent (moment intense de poésie) apparaît un opuscule, un pamphlet de 30 pages  que le petit peuple s'arrache, qu'il offre comme un message d'espoir pour les fêtes à la place de la sempiternelle paire de chaussons ou du téléphone portable. Livret écrit par un homme de 93 ans, Stéphan Hessel, dont le titre est désarmant de bon sens : Indignez-vous!

 

30 pages 3 euros tiré à ce jour à 800 000 exemplaires. 

 

Et si le peuple s'indignait.

 

 

Le 7 janvier 2011, 

 

Quand le Maghreb s'enflamme.

Deux peuples s'indignent, en ce début d'année, et manifestent violemment leur désespoir devant l'injustice et la corruption des élites qui les maintiennent dans une pauvreté extrême et les privent des libertés fondamentales. Zine el-Abidine Ben Ali  et sa famille sont les maîtres de la douce Tunisie depuis 25 ans. Celui que notre Monarque considère comme un démocrate est réélu avec des scores que l'on n'enregistre qu'en démocratie : 99,27 %, autant dire un fantasme pour notre Démiurge. Des hommes sont emprisonnés sans jugement, des internautes enlevés, des journalistes torturés, des avocats ulcérés, des étudiants désespérés. Alors que notre valeureux guide s'indignait devant le refus d'un potentat africain d'abandonner son trône, les turpitudes que son ami impose à son peuple le laisse de marbre. On a les indignations que seule l'hypocrisie permet.

 

Citation du jour:

 

Il y a assez de tout pour satisfaire aux besoins des peuples, mais pas assez pour rassasiez la cupidité de ses dirigeants. Gandhi (revue et adaptée aux circonstances)

 

 

Le 14 janvier 2011,

 

Il y a un peu plus d'un an, le 21 décembre 2009 exactement je vous parlais de la possible béatification de Karol Wojtila, je décrivais le parcours atypique de celui qui allait devenir Jean-Paul II à la surprise générale; sauf de l'Opus Dei. Relisez cet article et laissez éventuellement vos commentaires.

 

 

Le 15 janvier 2011,

 

Carthage est tombée.

      

 Le Satrape Ben Ali s'est enfui vers une Monarchie amie où les droits de l'homme et surtout de la femme ne sont pas d'actualité. Une contrée bénite pour le Sybarite de Tunis dont les alliés d'antan n'écoutant que leur courage, lui ont tourné le dos. Ainsi notre timonier qui n'est plus à une fourberie près a t-il abandonné son ami démocrate, lui, qui était, il y a encore si peu de temps, le phare du Maghreb, et dans un grand élan de démagogie, la main sur le coeur, devant un parterre de courtisans ébahis, a appelé à se ranger aux cotés du peuple tunisien.

En réalité notre Guide suprême est inquiet. Lors de la réunion avec ses Vizirs pour parler de l'affaire de Tunis en présence de la Vizir des intrigues extérieures et du Vizir luisant, tout excité, car pensait-il, il y avait du maghrébin à occire,  notre Guide a  jeté furtivement, à plusieurs reprises, un regard angoissé vers la place de la Concorde, autrefois place de la révolution, en passant un doigt entre le col de sa chemise et son cou.

Juanita Conception Hernandez, campée sur le trottoir, bonnet phrygien sur la tête affutait la lame de sa faucille.....

 

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  Salammbô

 

La citation du jour, laquelle devrait interpeller votre réflexion :

 

Le despotisme d'une clique d'oligarques anonymes est plus compliqué à combattre que l'oppression d'un tyran. E.D.

 

Cette citation m'est venue à l'esprit en lisant cette phrase dans Salammbô (ci-dessous) que  l'immense Gustave Flaubert écrivit en 1852 :

 

La richesse ouvrait seule toutes les magistratures (pouvoirs); et bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie, parce qu'on avait l'espoir d'y atteindre.

 

Cette phrase résume à elle seule les maux de la société actuelle : L'obséquiosité de nos édiles, souvent issus des classes moyennes voire populaires, qui aspirent à entrer dans la cour fermée des ploutocrates, lesquels les accueilleront avec condescendance à condition que ces impétrants servent leurs desseins. Ainsi verra-t-on notre Guide suprême se prosterner devant une riche cacochyme afin d'obtenir quelque obole pour qu'il se maintienne au pouvoir et pérore; usant le temps d'un été, comme gages à ses loyaux services, d'une propriété sur la mer ou d'un Yacht somptueux..... l'instant éphémère que dure l'aveuglement du peuple.

 

 

Le 20 janvier 2011,

 

Tout à coup notre bon peuple découvre que nous sommes cernés par des dictatures, alors que je dénonce ces régimes depuis l'ouverture de cette chronique, et pour être honnête, je ne suis pas le seul. Mais depuis quelques jours c'est un déferlement d'indignations, des échotiers se rendent sur les rives du Nil, dans les méandres de la casbah d'Alger la blanche, sur les ruines de Syrte, ou encore sur les bords de l'Euphrate, et rendent comptent du désespoir de peuples opprimés. Quel scoop! Sous prétexte d'ériger une barrière à l'intégrisme islamique, lequel reste à démontrer, l'occident tolère, voire encourage, le despotisme depuis des lustres. Or, chacun sait que l'on ne dresse pas un animal à coups de Bâton.

C'est l'amertume qui prévaut aujourd'hui, dans le coeur de la belle Tunis envers l'occident, qui a fermé les yeux sur vingt ans d'asservissement au profit d'un homme et sa famille. Quel sera le comportement du peuple de la vallée du Nil, lorsque, inéluctablement il renversera le Raïs sénile ? Plus un peuple est maltraité plus sa révolte est sanguinaire, nous sommes bien placés pour le savoir. Et c'est le radicalisme qui triomphe, alors adieu croisières sur le Nil et mystérieuses pyramides.

 

La citation du jour :

 

Nous sommes tous les témoins passifs d’une barbarie sans cesse renouvelée. Günter Grass prix Nobel de littérature (1999)

 

Lundi 24 janvier 2O11

 

Juanita Conception Hernandez, le cerbère qui assure le maintient de l'ordre, la propreté, la distribution du courrier et autres activités plus ou moins avouables, dans notre immeuble, me demandait, alors qu'elle me tendait ma correspondance qu'elle avait au préalable inspectée, << Qu'est-ce que la non ingérence ? >> Elle faisait alors référence aux propos de notre timonier au sujet de l'affaire de la Tunisie. Je lui répondis, avec une pointe d'ironie, jetant un regard appuyé à mon courrier:<< C'est lorsque l'on ne s'occupe pas des affaires des autres.>> Elle braqua sur moi un oeil furibond, et rétorqua : <<Alors, selon vous, on doit laisser les gens se faire massacrer sans bouger le petit doigt!>> L'argument était imparable, et me laissa coi. Et de pousser son avantage, en énumérant les massacres dont elle avait été témoin et victime, sans que quiconque ne s'en préoccupe, en commençant par la guerre d'Espagne où sa famille avait subi les pires exactions de la part des fascistes. Sournoisement, effrayé par les tressaillements d'indignation de son opulente poitrine, j'abondai dans son sens et lui donnai raison et déclarai avec véhémence que la non ingérence était l'argument des lâches. Elle me pressa alors entre ses deux mamelles, les larmes aux yeux, et tourna les talons.

 

 

Lundi 31 janvier 2011,

 

Un article paru dans un quotidien populaire a consterné le petit peuple, notre Diva n'est plus de gauche, elle qui plaidait, à genoux, chaque jour, au bord de la piscine de sa somptueuse villa du Cap Nègre, la cause de la plèbe auprès du Monarque afin qu'il abrège nos souffrances, renonce; la tâche est trop immense. Le peuple est orphelin. Cette triste nouvelle vous a sans doute comme moi, et Juanita Conception Hernandez, laquelle collectionnait tous ses disques, mortifié. Pour parachever cette sinistre journée, un hebdomadaire dont les sources ne sont pas près d'être taries, révélait que le Monarque précédent notre timonier actuel, le petit père du peuple, était atteint d'Alzheimer et ne se souvenait plus des concussions dont il s'était rendu coupable lorsqu'il sévissait aux destinées de notre belle capitale. Malgré que dans son immense bonté la plèbe l'ait absous de ses pêchers, des inquisiteurs enragés s'accrochent à ses basques, tels des chiens après une charogne, et le trainent sur le banc de l'infamie. Les bajoues de Juanita Conception en tremblent d'indignation : << Si nos édiles doivent rendre des comptes maintenant, on est tout de même pas en Tunisie !>> S'écria-t-elle, et de jeter rageusement la feuille de chou dans le caniveau.

Cette réflexion me laissa rêveur, notre démocratie ne serait-elle pas sur le point de ressembler à ces autocraties, fardées comme de vieilles moukères, afin de se donner une apparence de saintes nitouches pour que des hypocrites qui savent exactement de quoi il retourne, continuent de les fréquenter et jouir de leurs prodigalités.

Bien que dans notre royaume les atteintes aux libertés soient plus subtiles que dans ces contrées orientales sous le joug de satrapes, elles sont pourtant bien réelles et présentées dans un emballage sophistiqué. La dernière en date concerne le permis de conduire que tout bon citoyen conserve précieusement sur son coeur, celui-ci sera remplacé par une carte à puce intégrant photo et....empreintes digitales, comme pour les délinquants!   

 

 

Lundi 7 février 2011,

 

Une jeune femme, est morte, assassinée, dans des conditions horribles, par un psychopathe, récidiviste. Ce fait divers a bouleversé et révolté ce bon peuple, prêt en de pareilles circonstances à renouer avec la barbarie de la peine de mort, comme si couper le cou d'un individu était le remède. Mais la colère est bien légitime. Juanita Conception Hernandez notre gardienne, dont les jugements me sont si précieux, écume de rage, et a le couteau entre les dents afin de venger la mort de cette douce sylphide.

Notre petit timonier dont la fonction de premier magistrat du royaume serait de faire respecter les institutions et la sérénité de la Justice, sentant monter la colère de la plèbe, désigne à la vindicte populaire les coupables. Et de brandir la bannière de l'hypocrisie, car il est le premier responsable de ce crime, et crier haro sur le corps judiciaire taxé de laxisme, suivi dans sa fureur feinte par Juanita Conception Hernandez et une meute de braillards, prêts à en découdre avec la magistrature et sa complice, la Police.

 

La citation du Jour : Les pyromanes sont toujours les premiers à crier au feu. 

 

 

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Les 13 et 21 février 2011,

 

Albert Camus confiait dans son "Mythe de Sisyphe" que la vie valait la peine d'être vécue, quelque soit son absurdité, Jean-Paul Sartre répondait que <<Plus la vie est absurde, moins la mort est supportable>>

D'un côté la résignation, de l'autre la révolte devant l'injustice d'une vie, sinon ratée, du moins insignifiante. Est-ce que l'enchaînement inéluctable des évènements de la vie: L'enfance, l'éducation, le mariage, les enfants, le travail, la vieillesse, la mort, sont pour la majeure partie des individus les éléments d'une vie médiocre à laquelle il est impossible d'échapper, car pris dans un engrenage infernal ? L'existence échappe t-elle à tout contrôle et sous le poids des obligations matérielles deviendrait-elle une épreuve comparable à celle de Sisyphe, c'est à dire une tâche stupide à réitérer sans cesse pour survivre et non plus vivre ?

 

Paradoxalement, ce sont deux catégories opposées de notre société qui échappent à ces questions, d'une part les plus démunis, ceux que l'on appelle SDF, sans trop réaliser la détresse qui se cache derrière cet acronyme,  et les nantis qui comme les SDF ne sont pas soumis à la pression inexorable des obligations matérielles (factures, impôts, crédits, loyers....) mais pas pour les mêmes motifs.

 

Ainsi, vitupéra Juanita Conception Hernandez <<Ma vie est insignifiante, et les tâches que j'accomplis tous les jours sont absurdes ! Monter le courrier, récurer les escaliers, balayer la cour, c'est absurde!>> Son opulente poitrine se soulevait d'indignation, de la bave coulaient de ses lèvres. Je bredouillai quelques justifications, elle tourna les talons, claqua la porte en me vouant aux gémonies et aux flammes de l'Hadès.

 

C'est donc l'immense majorité des citoyens qui se trouve confrontée à l'absurdité de la vie, sachant que comme dans les pays sous-développés et les dictatures, 90% des richesses du royaume sont aux mains de 10% de la population. L'on pouvait lire, ce samedi, dans un hebdomadaire que six millions et demi de salariés, dans notre beau pays, gagnent moins de 750 euros par mois. Effarant! Peut-on dans ces conditions échapper à une existence insignifiante et routinière lorsque le moindre incident de la vie peut faire basculer dans une précarité encore plus grande? Cette existence qui ressemble à un fil tendu entre la pauvreté et le dénuement absolu, sur lequel un nombre de plus en plus important d'entre nous se tient en équilibre instable, comme ces funambules au-dessus du vide, n'est-elle pas le ferment d'une insurrection qui vient, inexorable ? Ou est-ce la peur qui nous cantonne dans cet état léthargique, proche de l'abandon, où nous cachons, comme une maladie honteuse, notre glorieux passé de peuple des lumières ?

 

 

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 La prise de la bastille

 

 La citation du jour :

Ce ne sont pas les idées qui font les révolutions, c'est la faim. E.D.

 

Le 1er mars 2011,

 

Est-ce l'arrivée imminente du printemps et de ses giboulées qui me mettent dans cet état de fureur extrême, ou la montée de la sève qui met les cerisiers en fleurs, ou l'accumulation des errements de nos fins diplomates, toujours est-il que je sens une fièvre révolutionnaire me prendre et une envie de traverser la Méditerranée afin d'être de la fête avec ses peuples qui osent au péril de leur vie défier les tyrans.

Ce n'est pourtant pas de cela dont je vous entretiendrai mais d'un sujet plus prosaïque, quoique important en ces temps de disette, il s'agit des GRANDES SURFACES.

J'avais déjà évoqué le thème le 26 mars 2010 dans un article où je fustigeais les crédules, qui se précipitent dans les allées de ces temples de la consommation débridée, qui tient plus d'une pathologie obsessionnelle, que d'un acte murement réfléchi. Je vous engage donc à lire ou relire l'article du 26 mars 2010 et vous révèlerai, du moins je tenterai, dans la prochaine et explosive tribune de vous expliquer :

 

Comment les grandes surfaces ont ruiné notre royaume.

 

Le 3 mars 2011,

 

C'est un article paru dans un hebdomadaire économique qui m'a conforté dans mon intention de vous décrire  ce que je considère comme un scandale ordinaire.

 

Voici cet article :

 

La société Manuest, en redressement judiciaire suite à la liquidation de sa maison mère fin 2010, le Groupe VGC (Vogica), vient d’être reprise par Weber Industries, fabricant de cuisines en kit. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Manuest est spécialisée dans la fabrication de cuisines en kit distribuées notamment chez Brico Dépôt et Castorama. Weber Industries, qui emploie 50 salariés et est à la tête de deux unités en Roumanie, propose le maintien de 135 postes sur 202 et met en avant son accord de sous-traitance avec le Groupe Kingfisher (Castorama et Brico Dépôt).

 

Certains n'y  trouveront rien de très scandaleux, sauf qu'il s'agit là d'un épisode dramatique pour les employés licenciés, et donc futurs chômeurs, provoqués par la cupidité de ces temples de la consommation où le profit des actionnaires prime sur toute autre considération.

 

La devise est : acheter au prix le plus bas (en ruinant le producteur) et vendre à la limite de ce qui est supportable pour le consommateur. 

 

Les exemples de la ruine des producteurs sont pléthores. Vous avez tous entendu ce producteur de poires contraint d'arracher ses arbres parce que la grande surface lui offrait 17 centimes pour ces fruits d'excellente qualité et revendu :   1, 80 Euro. Or l'on trouve dans les rayons des produits similaires, à première vue, venant du Brésil de Nouvelle Zélande et même de Chine. Sauf que dans ces pays, les fruits sont traités avec des produits chimiques interdits en Europe.

 

Pour cacher la provenance "exotique" de leurs produits les fabricants n'hésitent pas à employer des subterfuges comme imprimer sur le carton d'emballage "made in France" alors qu'il n'y a que le carton qui est fabriqué en France ou une partie infime du produit, celui-ci venant d'une contrée où le salaire est de dix à cent fois inférieur à ceux pratiqués dans notre royaume. Ainsi un consommateur achetant un lavabo de la marque Porcher, aura acquis sans le savoir, un produit fabriqué aux philippines, en Egypte ou en Roumanie.

 

J'éviterai de vous fournir une énumération fastidieuse des produits touchés par ce phénomène car tous les rayons sont atteints par ces délocalisations sauvages, alimentation et bricolage.

 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je ne suis pas un partisan d' un protectionnisme effréné mais d'une régulation des marchés où un produit doit être payé au producteur à son juste prix et les salaires et la protection sociale harmonisés entre les pays.

 

Car la politique des grandes surfaces est suicidaire : En ruinant les producteurs et leurs employés qui se retrouveront inexorablement au chômage, les grandes enseignes ruinent leur propre clientèle, car ce sont bien les employés et leurs cadres qui fréquentent ses rayons, pas les actionnaires.

 

 

Le 10 mars 2011,

 

La peste brune.

 

Il était un royaume, où tout partait à vau l'eau, plus rien ne fonctionnait correctement, un royaume où la justice se vend et l'injustice s'achète, où les notables, les édiles, et autres Vizirs, considèrent la plèbe comme quantité négligeable, usent de prérogatives qui ne leur ont pas été accordées et de prébendes dignes des satrapes de l'antiquité.

Le peuple désorienté ne sait plus vers quel thaumaturge se tourner, et cède aux chants d'une harpie déguisée en sirène, sans se douter des desseins funestes que ce monstre a manigancés. La désespérance, l'ignorance, la haine, sont le lit dans lequel les fascistes se vautrent tout en gardant un discours aguichant, comme justement le chant pervers de ces sirènes qui fascinait et perdait les hommes. Ce royaume, vous l'avez compris : C'est le nôtre.

 

 

 

 

Ulysse  attaché au mat de son navire afin de ne pas succomber au chant des sirènes

 

 

Le 15 mars 2011,

 

Le complexe de Prométhée.

 

L'être humain a de tous temps tenté de surpasser les dieux, et pensant y parvenir, en fin de compte, ce fut la cruelle désillusion. L'exemple qui vient naturellement à l'esprit est la tour de Babel, et l'ambition démesurée de Nemrod. Voilà qu'aujourd'hui l'homme pensait avoir domestiqué la matière et se servir de son énergie pour assouvir son impérieux besoin de confort. Et l'on voit de nouvelles tours de Babel pousser comme des champignons vénéneux au quatre coins de la planète, sans discernement, sans avoir la totale maîtrise de la technologie mise entre des mains mercantiles par des apprentis sorciers. Et l'on redécouvre avec stupeur que l'homme est à la merci des caprices de la nature, même si les Dieux n'ont rien à voir dans cette tragédie.

 

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La tour de Babel

 

Les 18 mars, 20 mars 2011,

 

Sur la dictature de l'audience et la versatilité de l'être.

 

Il y a sur ce blog quelques lecteurs fidèles, que je considère comme des amis qui viennent me rendre une petite visite de temps à autre. Pour autant, si je tiens ce blog, que je considère comme une réflexion sur l'époque épique que nous vivons, depuis si longtemps, est-ce pour obtenir la gloire ou je ne sais quelle reconnaissance dérisoire ? Certes non. Car il serait aisé d'y inscrire les mots magiques qui génèrent de l'audience ou de faire appel à ces marchands de rêves qui proposent des "bannières publicitaires" afin d'amener quelques chalands égarés, lesquels sont généralement dénués d'esprit, dans le sens où  le mot esprit s'apparente à discernement. Ce journal, plutôt que "blog", néologisme sorti, certainement d'une onomatopée d'un alien, qui n'a rien d'intime, puisqu'il est offert au voyeurisme du flâneur du "Web" ne propose qu'une réflexion, quelquefois philosophique, sur la destinée, que je considère pathétique, de notre humanité, qui n'a d'humanité que le nom, que je qualifierai pour ma part d'ère mercantile, lorsque l'on considère que les matières premières indispensables, non pas à la vie, mais à la survie de millions d'êtres humains, font l'objet de spéculation au même titre que l'or ou  je ne sais quelle croûte de barbouilleur halluciné.....

 

 

   Platon et Aristote

 

  Platon et Aristote

 

....Car tout est négociable, il convient de proposer le  juste prix. La justice, le pouvoir, la liberté, le plaisir, la santé...et même le cerveau du citoyen, dont la propension à oublier les turpitudes de ses édiles relève du sortilège.

 

Ce n'est pas cette brave Juanita Conception Hernandez* qui me contredira, elle qui il y a encore quelques jours s'apprêtait à marcher, la faucille à la main, vers le palais de notre petit timonier, et aujourd'hui en est à lui tresser une couronne de laurier. Servum pecus, s'indignait Horace, mais l'indignation n'est-elle pas devenue un luxe que le petit peuple n'a plus les moyens de s'offrir ?

 

* Voir plus haut pour ceux qui ignoreraient le rôle primordial que joue ce cerbère dans mon existence.

 

 

Le 25 mars 2011,

 

Matamore : Tueur de Maures en espagnol.

 

Personnage de la commedia dell'arte imaginé par Plaute auteur satirique latin ayant inspiré Molière, Corneille.... et notre Guide Suprême.

Personnage se targuant d'exploits qu'il n'a pas réalisés, fanfaron qui n'est en réalité qu'un pleutre.

En quoi ce personnage burlesque, présenterait-il les mêmes caractéristiques que notre timonier dont les actes de bravoure ne se comptent plus, tellement ils sont pléthores, s'indignent ses thuriféraires ?

N'avez-vous plus en mémoire cette expédition, la nuit tombée, lorsqu'il est allé défier, au péril de sa vie, les racailles de nos cités en leur lançant cette phrase restée célèbre, inscrite au fronton du Panthéon de nos gloires nationales :<<Vous en avez assez, on va vous en débarrassez.>> ?

Ou encore lorsque agressé lâchement par un individu louche, certainement armé de mauvaises intentions, il déclara :<<Casse-toi, pauvre con.>>

Ou plus héroïque, évitant de peu le lancer d'une sardine meurtrière, il provoqua en duel  l'ignoble marin qui s'était rendu coupable de cet attentat, en le défiant d'un :<<Descend un peu pour voir.>>

Alors que prenant la tête de la croisade contre le Maure, qu'il reçut en son palais il y a peu, il lance nos vaillants guerriers à la conquête du rivage des Syrtes, tel un Hannibal au faîte de sa gloire, quel ingrat oserait, après tant de prouesses, lui intenter ce mauvais procès,le comparer à Matamore ?

 

     

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Matamore

 

  Citation du jour : On ne peut être un héros sans ennemis, au pire, il faut les inventer. E.D.

 

 

 Le 1er Avril 2011

 

Désabusé par l'ingratitude de son peuple pour lequel il avait déployé tant d'énergie, le Monarque s'en est tourné vers d'autres buts, plus ambitieux, plus en phase à son aspiration première qui était de devenir le maître du monde. Il avait consenti, pressé par des courtisans incompétents, à apporter ses avis éclairés, et consacrer un temps précieux à résoudre les préoccupations prosaïques de la plèbe, le chômage, la précarité, le pouvoir d'achat, les retraites, la sécurité, les banlieues, l'immigration, le culte... sans obtenir la moindre reconnaissance pour son dévouement, ni, pour être honnête, le moindre résultat, alors que des tâches autrement plus prestigieuses le réclamaient.

Il laissa donc les courtisans se dévorer entre eux comme des chiens. Ceux qu'il avait pourtant lui même apprivoisé et appris à donner la patte en signe de soumission, montraient aujourd’hui les crocs et leur appétit.

Il s’attela alors à la tâche qu’il n’aurait jamais du abandonner : devenir le maître du monde. Il entreprit tout d’abord de mener la croisade contre le maure de Lybie, celui auquel il avait permis d’installer sa tente sous les fenêtres de son château, entrainant dans sa fougueuse entreprise le chef de la perfide Albion et l’idole noire, qui renâcla un peu, puis se laissa convaincre. Il poursuivit par un voyage périlleux au pays du soleil levant, soleil plutôt voilé par un nuage toxique dont personne ne connait la destination, après être allé prendre ses consignes auprès des despotes de l’empire du milieu, car il doit diriger la conférence des vingt pays les plus riches et décider de la manière dont ils vont rendre les deux cents restants encore plus pauvres.

 

 

Le 8 avril 2011,

 

Musulman unique objet de mon ressentiment, par le Vizir des intrigues intérieures.

 

Alors que les courtisans d'autrefois quittent le bateau du Monarque, lequel prend l'eau de toutes parts, un homme tient bon le gouvernail, et contre vents et marées maintient le cap de la croisade contre le maure envahisseur, le voleur d'identité nationale, cause de tous les malheurs qui s'abattent, tels une nuées de criquets pèlerins, sur notre royaume.

Cet apôtre de la Sainte Trinité, idolâtre de notre Monarque, et de Charles Martel, un lointain aïeul, dont le visage sévère, orné de lunettes cerclées d'or, n'est pas sans rappeler celui de quelque inquisiteur émule de Torquémada, entreprend la reconquête du territoire lâchement abandonné aux Sarrasins, pour la gloire de son Maître, lequel, du moins l'espère-t-il, retrouvera les suffrages de son peuple.

Pour cela, il s'essouffle à suivre un sillon déjà creusé par un attelage infernal composé d'un porc vociférant chevauché par une harpie galvanisée par de récents succès sur une population crédule.

Mais le sort est cruel, malgré des harangues vénéneuses, des diatribes acerbes, des débats hypocrites, rien n’y fait, le couple infernal engrange le fruit de ses gesticulations dérisoires et le Monarque désemparé, agrippé au mat de misaine de son bateau ivre, subit les foudres de la plèbe. Le naufrage est inéluctable, car, signe avant-coureur, les rats quittent le navire.

 

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 L'entrée de la mosquée par Valéry Jacobi

 

Le 17 avril 2011,

 

Les provocateurs.

La provocation est devenue en ces temps médiatiques, un subterfuge consistant à braquer les projecteurs de l'actualité sur un trublion dont l'action a pour objectif de délivrer un message dont le contenu est le plus souvent subversif et tourné vers une couche de la population, issue des classes populaires, dont les connaissances sont, hélas, superficielles.

Ainsi quelques chroniqueurs de la radio et de la télévision en ont fait leur crédo, j'allais dire leur fond de commerce. Car plus la ficelle est grosse plus l'audience est élevée, et, n'est-ce pas cela le but recherché ?

Ainsi donc celui-là fera des déclarations fracassantes sur l'intégration et l'immigration allant jusqu' à proposer la suppression des subventions aux associations humanitaires, l'autre fera l'apologie de la peine de mort et produira un brûlot au titre racoleur. Ces provocations médiatiques sont évidemment singées par les politiques, ainsi le Vizir des intrigues intérieures attisera la haine de l'étranger maghrébins, cette représentante du peuple préconisera la noyade des immigrés. Les caméras sont là, les micros aussi, et chaque provocateur sait que son message sera multiplié, amplifié, et proliférera comme la pire des pandémies. la notoriété est là, l'objectif est atteint et le prosélyte battra des mains en bavant.

L'on trouve dans ces provocateurs, pêle-mêle, un pseudo-scientifique, ex-ministre, hérésiarque, prenant à chaque occasion le contre-pied de la communauté scientifique,sur le réchauffement climatique, ou le nucléaire, quelques écrivains en mal d'inspiration vilipendant l'Islam (succès assuré) ou produisant quelques caricatures du Prophète, (était-ce bien utile?) La palme de la bêtise revenant à ce pasteur outre-Atlantique qui ce livra après moult déclarations tapageuses à l'autodafé du Coran. L'évènement couvert par les télévisions du monde entier eut le retentissement qu'il souhaitait, la gloire auprès des simples d'esprit et...la prison peut-être, mais qu'importe. Notre thaumaturge, dans ce concert de la démagogie n'est pas en reste, il serait dans ce domaine un précurseur, un ochlocrate éclairé, passé maître dans l'art de la phrase tapageuse, celle qui fait se redresser les poils du courtisan : l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire en est la parfaite illustration.

La période électorale qui se profile sera l'aubaine pour les provocateurs de tout poil de se surpasser, la compétition s'annonce féroce.

 

 

 

    A suivre page suivante : Histoires extraordinaires (4)

 

 

 

 

 

     

                  

 

          

 

   

 

  

 

 

 

 

     

 

 

  

 

 

             

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

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