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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 15:06
Vive le sport

Le 1er juin 2022

Les images défilent chaque fin de semaine sur nos écrans.

D’étranges individus, vêtus de tenues burlesques, portant  fanions dans une main cannette de bière dans l’autre pénètrent dans une enceinte sportive pour y supporter leur équipe ou plus généralement conspuer l’équipe adverse.

Comme le terme « SUPPORTER », « FAIR PLAY » est issu de la langue anglaise,  force est de constater que ces deux mots sont incompatibles.

Examinons de près ces bipèdes braillant, beuglant, s’égosillant, aux abords de l’arène, théâtre du drame qui va se jouer. Ils arborent dans bien des cas des adiposités suspectes laissant supposer qu’ils ne connaissent les terrains de sport que du côté tribune.

Car pour un bon nombre d’entre eux le sport est loin d'être leur motivation première, mais un exutoire à leur mal être dont les causes sont aussi variées que celles liées aux pathologies mentales.

Dès les abords de l’enceinte atteints, les regards hallucinés fouillent la foule pour y débusquer l’ennemi. Les Insultes fleurissent, les doigts d’honneur se dressent, les coups pleuvent, malheur au supporter isolé, car les énergumènes agissent en horde, la témérité a ses limites.

Serrés les uns contre les autres dans une partie des tribunes réservée, ils attendent dans la fièvre la sortie du tunnel des combattants pour enfin libérer leurs pulsions. Un fanatique, torse nu, tourné vers la horde, rythme les vociférations, qu’importe les péripéties du combat, les hurlements se confondent, la fureur n’a pas de camp. A propos de camp, le chef d'un groupe de supporters d'une ville du sud, s'appelle le Kapo*...

L’on pouvait penser ces comportements, que même nos ancêtres les primates trouvent déconcertants,  ne se manifestaient qu’à l’occasion de rencontres de football, sport dont le public provient en majorité des classes populaires, mais il atteint également le tennis. J’ai assisté hier, éberlué, aux mêmes scènes d’hystérie collective. Malheur à celui qui n’a pas, pour des raisons obscures, les faveurs du public, il en devient la victime expiatoire.

* Le mot kapo désigne les personnes chargées d'encadrées les prisonniers dans les camps de concentration nazis. Ils étaient recrutées parmi les prisonniers les plus violents ou parmi les plus serviles.

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