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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 13:06

Vendredi 14 août 2020

Arnaldur INDRIDASON

Avec un nom comme ça tu as neuf chances sur dix de passer pour un grand auteur de polar. Vous avez sans doute remarqué que depuis l’excellent Stieg  Larson tous les auteurs de thrillers venant du nord de l’Europe sont auréolés du succès des « Millénium ».  Arnaldur en fait partie. J’ai donc pensé prendre un pseudonyme norvégien ou islandais pour obtenir le succès qu’incontestablement  je mérite, selon ma concierge.

En cette période estivale, la canicule et la Covid  s’étant alliées pour me séquestrer dans mon appartement j’ai acheté, quelques bouquins dont le polar d’Arnaldur intitulé : Ce que savait la nuit.

Avez-vous remarqué le nombre de polars et de séries télévisées où les flics ont des problèmes psychologiques ou familiaux insurmontables. C’est le cas du flic à la retraite dont j’ai oublié le nom qui passe son temps à se poser la question : Est-ce que j’enquête sur ce meurtre ? Pour cela il consulte un peu tout le monde son fils, son ex, son ancienne collègue… Cet ennui qui me vient…

Konrad (le nom me revient) se lance tout de même à corps perdu sur ce meurtre vieux de trente ans sur lequel il avait enquêté sans résultat. Sous l’effet du réchauffement climatique, un glacier au nom imprononçable vient de recracher un cadavre, qu’il gardait bien au chaud depuis trente ans. Je n’en dirais pas plus sur l’énigme "insoutenable" de ce roman dont la résolution pourtant simple avance aussi rapidement que la fonte du glacier.

Vous l’aurez compris il ne suffit pas d’avoir un patronyme issu des glaces polaires, pour écrire un bon polar. Tout compte fait Je vais garder Éric Delval  comme pseudonyme

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 09:21

LE 23 avril 2020

C'est l'histoire d'un raté, un vrai. Un type que la nature n'a pas favorisé ni pour le physique ni pour l'esprit. Désœuvré, il se laisse embrigader dans un parti politique minable dirigé par un type au bout du rouleau, dont la fille, appelée à prendre sa place, ressemble à la fille LE PEN. Elle chausse du 42.

Gérard Fulmard tombe dans un piège grossier organisé  par les concurrents du Président et est contraint d'accepter d'éliminer (physiquement) le vieux. Ce sera sa perte, car comme on le pressentait ce pauvre Gérard n'a jamais rien réussi dans sa triste vie, même pas sa mort.

Entre deux chapitres l'auteur nous invite à partager l'actualité de la rue Erlinger (rue où loge Fulmard) Outre la chute d'un morceau de satellite russe, celle de Mike Brant du Quatrième étage d'un appartement occupé par une de ses "protectrices" et le crime de ce japonais qui dévore sa victime, non pas des yeux, mais à belles dents, c'est une rue tout à fait paisible du seizième arrondissement. 

Que penser de ce roman déroutant, dont l'auteur à tout de même remporté (de haute lutte) le prix Goncourt , il y a quelques années il est vrai ? Je crains qu'il ne laisse pas un souvenir impérissable au lecteur.

 

Le consul (adjoint) personnage connu des amateurs de RUFIN s'appelle Aurel TIMESCU. Outre sa tenue vestimentaire, ce diplomate se distingue par une propension à esquiver toutes les tâches qui lui incombent, à savoir seconder le Consul général. Sauf, lorsqu'un crime surgit.

Or un crime survient, un entrepreneur de travaux publics qui a écumé toute l'Afrique et qui en fin de carrière à échoué à Maputo, capitale du Mozambique, comme chacun le sait, est retrouvé assassiné dans la piscine de son hôtel. 

Trois femmes ont partagé sa vie, une française et deux mozambicaines, la française sera accusée du meurtre. Heureusement, le consul adjoint n'est pas de cet avis et n'aura de cesse de prouver l'innocence de la première femme de l'entrepreneur.

Ce n'est pas le meilleur RUFIN (lui aussi lauréat du Goncourt avec l'excellent Rouge Brésil)  mais  en ces temps de confinement les facéties d'Aurel sont un moment de pur plaisir.

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 14:04

Le 18 mars 2020.

Je ne suis pas mort. Pour vous en donner la preuve je vais vous parler d'un roman que j'ai terminé il y a quelques jours. 

Il s'agit du dernier roman de Pierre Lemaître. 

Ce dernier opus était présenté comme la dernière pièce d'une trilogie, après le magnifique AU REVOIR LA-HAUT et COULEUR de L'INCENDIE je m'attendais à la suite de la saga de la famille Péricourt dont j'ai suivi (avidement) les péripéties au cours de ces deux volumes et connaître le sort de l'attachant petit Paul et sa mère Madeleine. Et bien pas du tout !

L'on arrive en pleine débâcle consécutive à l'invasion des troupes allemandes en 1939. L'on notera à cette occasion l'impéritie des dirigeants français civils et militaires. Espérons que cela ne soit pas le cas face au Corona virus.

l'on accompagne durant cette fuite éperdue devant la menace nazie quelques personnages pathétiques dont Louise Belmont qui finira par... (lisez le livre) la très catholique Alice, l'escroc sympathique Désiré, le roublard Raoul etc... Tous ces personnages fuient vers le sud, au milieu de centaines de milliers de français hébétés, sous la mitraille impitoyable de l'aviation allemande.

A lire, même si la fin m'a paru convenue.  

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 13:14

25 novembre 19

 Je viens de terminer le dernier Robert Goddard qui est encore plus mauvais que le précédent. Un cadeau de ma compagne qui pensait me faire plaisir. Aussi ai-je  bu Le calice jusqu'à la lie dans l'attente de la question fatidique : <<Alors c'était bien ?>> 

C'est ainsi que je me retrouvais ce lundi soir sans lecture, je regardai ma bibliothèque prêt à me saisir d'un Flaubert, Le Clézio ou Ruffin, afin de me désintoxiquer, relire "Création" de Gore Vidal ou prendre un bon polar quand mon regard s'arrêta sur "La vie secrète des écrivains" de Musso. Par quel mystère  ce roman était arrivé sur mes étagères ? Je soupçonnais aussitôt ma compagne de lire (dans mon dos) des écrivains ostracisés de mon antre.

  Intrigué, je retournai le livre (broché)  lu les commentaires (dithyrambiques) de quelques anonymes, constatai qu'une citation de Garcia Marquez (un confrère de Musso) figurait au dos de l'ouvrage. Je me lançai un peu comme que l'on plonge et que l'on sait que l'eau est froide.

Je ne fus pas déçu, Musso est certainement le seul auteur a utilisé sans vergogne des oxymores aussi éculés que "le silence assourdissant" digne du plus mauvais des folliculaires. Puis lorsque je suppose être le héros de l'oeuvre rencontre le libraire de l'île où se cache un génie de la littérature, celui-ci lui avoue sa déception de voir la "vraie littérature" disparaître et par dépit, sa décision de vendre son commerce. Alors le héros entame un plaidoyer pour une nouvelle littérature où la forme n'a que peu d'intérêt. Seul le fond (l'histoire) compte - "qu'importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse".

Ainsi habilement l'auteur glisse un plaidoyer pro domo afin de défendre sa cause, la "littérature au kilomètre" comme l'appelle ce bon Naulleau. 

Que dire de l'intrigue ? Un appareil photo traverse le Pacifique durant sept ans porté par les courants ! Les photos (intactes) provoquent le début d'une histoire rocambolesque.

Aucun des personnages ne s'offusque qu'un médecin humanitaire mène un train de vie digne d'un milliardaire : Appartement de 240 m² dans le XVIème, chalet à la montagne, villa sur la côte...la vie normale d'un médecin humanitaire en somme dont le père est haut fonctionnaire...au Ministère de l'intérieur. Je ne dévoilerai pas l'origine de la fortune du médecin par égard aux éventuels lecteurs de ce.... roman dont la fin ubuesque vaut le détour mais certainement pas les 21,90 € dépensés.

   

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:03

Le 1er février 2019,

Temps gris, pluie, froid, un temps idéal pour la lecture. Deux romans à l'honneur si l'on peut dire, un mauvais et un bon. 

Comme je suis les conseils de ce bon Augustin Trappenard (Trappenard, un nom de roman à la Hugo comme Thénardier ou Fauchelevent ou Tortillard du grand Eugène Sue) j'ai acheté (en poche) l'Âme du mal de Maxime Chattam alias Maxime Drouot. Et mal m'en a pris ! C'est nul ! Vraiment !  

Dans la plupart des polars, une ou des femmes se font kidnapper, séquestrer, violer, martyriser avec plus ou moins de sadisme, dans le cas de Chattam c'est plutôt avec plus. Chattam a suivi des cours de "dissection" (autopsie) et là, il en met plein la vue au lecteur, ad nauseam. Il a appris des mots qu'il pense savants et nous en gratifie à longueur de page : Grimoire, palimpseste, pléthore...l'héroïne dont on subodore (un mot savant) la fin tragique dès les premières pages déjeune avec un milliardaire : Un coq au vin avec ...des haricots verts (faute de goût impardonnable) et le vin dont le milliardaire dévoile le prix : Quel goujat ! 

Il y a une scène d'amour d'un érotisme torride dont je peux m'empêcher de vous livrer une phrase : <<Leurs lèvres se caressèrent un instant de leur soie chaude avant de s'ouvrir.>> Arlequin n'est pas loin....

L'intrigue est surfaite, le style ampoulé.  

 

 

Le suspendu de Conakry : Jean Christophe Ruffin a été ambassadeur de France au Sénégal : Il connaît l'Afrique comme sa poche. L'intrigue se passe à Conakry (Guinée) et le personnage principal Aurel est insolite, attachant, savoureux. Ruffin brosse un portrait sans concession des expatriés et leurs relations avec les "indigènes" Nous en sommes encore au stade où la colonisation est prégnante. 

Le style est fluide comme une source d'eau vive, nul besoin de mots savants pour faire un bon livre, car c'est très bon. L'intrigue est originale, la fin surprenante.  

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 14:40

 Le 6 décembre 2018

Deux déceptions : MURAKAMI  et Robert GODDARD

Le meurtre du commandeur d’Haruki MURAKAMI (tome1)

Il semblerait que Murakami ait perdu l'inspiration. J'avais le souvenir d'un écrivain inclassable vivant dans un monde onirique dans lequel il parvenait à transporter le lecteur à l’exemple des deux romans intitulés 1Q84 que j’avais appréciés.

Et vint « Le meurtre du commandeur »

Le titre du roman vient d’un tableau représentant le meurtre du père d’Anna (le commandeur) par Don Juan  tiré de l’opéra Don Giovanni (Don Juan) de Mozart.

Apprenant que sa femme le quitte le narrateur (portraitiste) erre dans une vieille Peugeot à travers le Japon pour apaiser sa peine. On suppose qu’il se passe un événement insolite lors d’une étape dans un motel mais sans plus. Il s’installe dans une maison isolée en pleine montagne  et fait connaissance d’un homme riche vivant seul dans une grande maison sur l’autre versant. Celui-ci lui demande d’exécuter son portrait contre une énorme somme d’argent. Apparaît alors un personnage de quatre-vingts centimètres, sorte de génie ou de lutin qui utilise un langage bizarre et parle à l’oreille du narrateur. Il arrive comme un deus ex machina alors que le récit devenait d'un ennui irrépressible.

Le charme est rompu, l’on ne voyage pas avec l’auteur, j’ai eu le sentiment d’une histoire fabriquée avec les codes des romans précédents mais assemblés de telle sorte que l’histoire est bancale, un peu comme un tabouret dont les pieds n’ont pas la même dimension.

La croisière Charnwood de Robert Goddard

Goddard embarque le lecteur dans une histoire « à dormir debout » Figurez-vous qu’une assemblée de cupides conspirateurs anglais réunis sous le nom ridicule de « L’alliance concentrique »  va être à l’origine de la première guerre mondiale en fomentant l’assassinat de l’archiduc  François Ferdinand. Tout cela pour s’enrichir en vendant armes et munitions aux belligérants (10 millions de morts tout de même)

En toile de fond de ce complot l’auteur nous offre une histoire d’amour (dans le style de la collection Arlequin) à trois où la fille du chef des conspirateurs (Diana) tombera amoureuse tour à tour de deux aventuriers dont le narrateur (Guy) qui tentera d’élucider le meurtre de Charnwood (le chef des conspirateurs) dans lequel son ami est impliqué.

Soit ce cher Robert Goddard s'était laissé aller à l'usage de quelque produit illicite soit, l’âge aidant,  il perd totalement la raison. Car bien qu’il s’agisse d’une fiction, celle-ci réclame un minimum de vraisemblance ou bien l’on verse dans l'absurde, ce qui est le cas pour ce roman. Je m’abstiendrai de commenter les termes tombés en désuétude qui émaillent ce texte.

Page 379 : Une perle :" Et c'est ainsi que l'asticot entra dans le fruit de leur cupidité"  

 

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 20:02

Nous sommes le vendredi 12 octobre et je recherche toujours "l'homme"*

Il s'agit d'un roman écrit par Romain Slocombe édité par Robert Laffont dont vous voyez la couverture.

 

* Je cherche l'homme : Citation de Diogène de Sinope se moquant de Platon. 

Est-ce que la littérature peut se nourrir de l'horreur ? C'est la question que je pose après les 100 premières pages.

L'action se passe durant la dernière guerre mondiale. La France est occupée, la police française collabore avec les nazies dans la chasse aux juifs  avec autant (si ce n'est plus) de  zèle que l'occupant. L'I.P.A. Sadorski est l'un d'eux : Vulgaire, cynique, corrompu, violeur, tueur, et surtout antisémite, c'est le héros du roman... Un modèle ? Pour les apprentis nazillons qui, de nos jours pointent le bout de leur idéologie  xénophobe certainement. 

Je ne manquerai pas de vous donner mon avis sur ce texte lequel pourrait (d'après ce que j'ai lu) distiller une propagande nauséabonde dans quelques esprits faibles ou disposés à l' entendre.

Ne manquez pas les prochaines lignes au sujet de ce roman, en attendant je vous suggère la lecture du roman de David Foenkinos "Le mystère Henry Pick" à lire sans modération.

Le 31 octobre

Le cœur au bord des lèvres

Je ne peux recommander ce roman, il y règne une atmosphère de complaisance insoutenable dans la description d'actes barbares (bien que je sache qu'ils ont existé) mais pourquoi tant de détails sordides qui n'apportent rien au texte.

Un exemple :

L'inspecteur Sadorski assassine une bourgeoise du seizième, antisémite, délatrice, pour des raisons que vous découvrirez si vous lisez ce roman, mais qui n'ont rien à voir avec l'antisémitisme puisqu'il l'est lui-même.

Alors qu'il se trouve dans son appartement, et qu'il pourrait, compte tenu de sa force physique, l'étrangler comme le ferait tout assassin scrupuleux, il l'attrape par les cheveux lui frappe violemment le visage  contre la plaque de marbre de la cheminé, sans connaissance, la femme qui se trouve déjà dans un état que l'auteur décrit dans les moindres détails, est projetée à terre. A pieds joints, il lui saute sur la poitrine (il pèse plus de cent kilos) nouvelle description détaillée des dégâts. Pour finir, alors que la victime est morte depuis un bout de temps, et, dans un état digne du plus sombre des films gores, il saisit une pendule à colonne trônant sur la cheminée (environ trente kilos) et la jette sur la tête de la malheureuse , du moins ce qu'il en reste. Pantelant, le lecteur a droit en prime à l'inventaire sanguinolent d'un acte que je qualifierais de superflu.

Je vous laisse juge, mais c'est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Je viens d'acheter le nouvel Haruki Murakami : Le meurtre du commandeur. Comptez sur moi pour une nouvelle chronique... impartiale.

     

 

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 14:07

Le lundi 28 mai 2018

Après la déconvenue Joël Dicker, je vous avoue que je suis resté quelques jours sans lire une ligne. Un peu comme un cavalier tombé de cheval qui hésite à remonter sur sa monture. Puis comme un convalescent j'ai lu quelques pages de Julien Gracq et de suite je me suis senti mieux, mais le coup a été rude.

L'on m'avait conseillé deux auteurs de thriller, des jeunes loups qui commence à se forger un nom dans le polar. Il s'agit de Bernard Minier dont je viens de terminer Le cercle et de Franck Tilliez auteur de Rêver dont j'ai lu les  premières pages.

 

Comme je l'écris ma chronique n'engage que moi, elle résulte de l'impression que m'a laissé le roman.

Le cercle est un polar où l'auteur entraine le lecteur sur une fausse piste, celle d'un tueur en série évadé d'un centre psychiatrique fermé. Le commissaire en charge de l'affaire est malheureusement torturé par les jours heureux passés avec sa femme dont il est séparé depuis un bout de temps. Il faut souligner qu'elle a succombé aux charmes de son meilleur ami.

 Il l'a  retrouve parce qu'elle est la mère du suspect N°1 des trois meurtres qui l'occupent ou devraient l'occuper. Le hasard fait bien les choses. Sauf que les retrouvailles donnent lieu à des pages que l'auteur aurait voulu érotiques mais sont d'un ennui mortel et hors sujet.

La suite de cette romance, pardon de ce thriller, ne m'a jamais accroché et la fin est plutôt décevante, voire tirer par les cheveux.  

Rêver

Il s'agit d'un thriller psychologique d'après ce que l'on peut lire dans la presse spécialisée. 

Le personnage principal est psychologue et travaille pour la gendarmerie afin de découvrir l'auteur de rapts d'enfants. Elle souffre de narcolepsie et est victime de crises de cataplexie et se soigne au Propydol. C'est un médicament (qui n'existe pas) mais qui apparaît une page sur deux. Cependant, vivant entre rêve et réalité cette jeune femme dénommée Abigaël se taillade, se pique avec des aiguilles ou bien à recours aux brulures de cigarettes pour savoir si elle est éveillée ou non. Rappelons qu'elle est psychologue. Je ne suis pas psychologue mais je doute que le corps médical approuve  cette thérapie...singulière. Il suffit tout simplement de se pincer...d'où l'expression.

Ce qui surprend dans ce polar c'est que l'enquête sur la disparition des enfants passe au second plan pour ne se polariser que sur les faits et gestes de cette étrange psychologue au point que le lecteur se pose la question vers laquelle veut nous emmener l'auteur : Ne serait-ce pas elle l'auteur des rapts d'enfants ?

Un moment savoureux page 284 : Récit d'une légende estivale que chaque vacancier connaît : Il s'agit de ce malheureux plongeur happé par un Canadaire en pleine mer et largué au-dessus d'un feu de forêt. Cette histoire a fait mille fois le tour de la côte et fait partie des canulars que l'on se raconte sur nos plages à l'heure du pastis. Je ne suis pas vraiment certain que cette fable ait sa place dans ce bouquin.

Bientôt la fin que je ne vous dévoilerais pas mais pour l'instant je reste dubitatif....  

Ouf, j'ai terminé la lecture de ce thriller psychologique. L'héroïne, la psychologue qui se martyrise  s'en sort, mais que c'est compliqué voire alambiqué pour obtenir un résultat mitigé car le méchant, n'est autre qu'un petit employé minable alors que je m'attendais à découvrir un génie (type Moriarty) Empruntez le à un ami ou à la bibliothèque.  

Comme pour le moment, je ne suis attiré par aucun roman traditionnel , je continue ma quête de sensations fortes et me lance dans la lecture du dernier Grangé : La terre des morts. Comptez sur moi pour vous donnez un avis sans concession.

 

  

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 16:32

Le mardi 13 mars 2018,

Il y a des accidents industriels, financiers, et maintenant littéraires.

Décidemment je passe de moins en moins de temps sur ce blog, certainement à cause des trop nombreux lecteurs auxquels je m'efforce de répondre.

Un mois que je n'avais dit du mal d'un roman, ça me démangeais tellement que je n'ai pas terminé celui dont je vais vous entretenir. Mais il fallait que je vous mette en garde avant que vous ne dépensiez 23 € 

GROTESQUE

 Serait-on au devant d'une arnaque compte-tenu du matraquage médiatique que l'on a fait autour de ce livre ? C'est la question que je me pose depuis la première page. Arrivé à la page 167 je reste sur cette angoisse, le mot n'est pas trop fort.

Pour le moment l'histoire est d'une banalité navrante, mais pire : L'écriture est d'une niaiserie déroutante. Précédemment J'avais lu La vérité sur l'affaire Harry Querbert et j'en ai gardé un bon souvenir. Me serais-je trompé ?

Les digressions sont légions (il faut faire des pages) ainsi l'on apprend que Marc l'ex mari d'Anna (la chef adjointe de la police d'Orphéa qui enquête sur la disparition) vient d'acheter la maison mitoyenne à celle de ses parents (qui adorent le Marc en question) Il ne manque pas d'inviter son ex femme, qu'il poursuit de ses assiduités, au barbecue....et cetera...et cetera (10 pages)

Je vais continuer ma lecture, mais c'est pour vous, car malgré la bienveillance que chacun aura remarquée, je crains le pire. 

Bientôt La vérité sur l'affaire Joël Dicker....A t-il utilisé un nègre (pardon, un assistant à l'écriture)

Page 275.

C'est un calvaire ! A tel point que je me demande si l'auteur n'a pas forcé le trait sciemment tellement l'on s'enfonce dans le ridicule. L'auteur a t-il volontairement tourné en dérision ce qui était annoncé comme un polar au suspens insoutenable.

Depuis la page 167 où j'étais en état de choc, l'on assiste, pétrifié aux démêlées entre un couple où le patron d'une revue littéraire est grossièrement dépouillé par une jeune intrigante qui rêve d'écrire un livre (non ce n'est pas Laetitia) un autre couple  se déchire à cause de leur fille de dix-neuf ans qui se drogue et exprime son mal de vivre car son père ne veut pas lui acheter le chien qu'elle désire (j'ai failli verser une larme). Il y a également le délire d'un critique littéraire qui a eu dans le passé son heure de gloire, mais qui n'est plus que pathétique.

Tout ce petit monde va se retrouver à Orphéa, là où 20 ans plus tôt il y a eu un drame épouvantable, pour assister à la pièce de théâtre qui va révolutionner le monde (c'est dans le texte) intitulée La nuit noire, écrite par un ex-officier de police (mégalomane) qui promet de dévoiler au cours de la représentation le nom de l'homme qui a assassiné le maire, sa femme, son fils et une malheureuse passante. Crimes sur lesquels Stéphanie Mailer enquêtait, au péril de sa vie, puisqu'on  retrouvera son corps  flottant dans un lac. J'en ai des frissons. 

La question demeure, s'agit-il d'une satire (mal écrite) d'un polar, tellement c'est outrancier, ou bien un ratage incompréhensible tellement le récit tourne vers l'ubuesque ?

Imaginez la situation rocambolesque devant laquelle se trouve le lecteur à ce stade :

Pour sauver le festival de la ville et accessoirement son poste, le maire d'Orphéa prétendument intelligent et cultivé accepte de faire jouer une pièce de théâtre écrite par un policier mégalomane que personne n'a lue ni vue. A quinze jours de la représentation il n'y pas d'acteur. l'auteur envisage de les recruter par voie d'annonce promettant la gloire à ceux qui seront sélectionnés. Pire, le texte ne leur sera communiqué qu'au début de la représentation. Grotesque.

Ce qui me fait enrager ce sont les milliers de bons romans qui passent au pilon au profit de cette littérature de caniveau.

Le calice jusqu'à la lie : Le bouquin fait 630 pages.

    

Le pire allait venir pages 320 et 321 où le père de la jeune fille (Dakota) celle  qui voulait un chien, directeur d'une télé locale décide de créer une émission de téléréalité, pour remonter l'audience, en mettant en scène une famille de "gros" sponsorisée par les chips "Grassitos"

Pour le plaisir je vous livre une perle que vous trouverez page 538 si, comme moi, vous êtes atteint d'une envie irrépressible de flagellation (il est vrai que Pâque se profile et que l'on voit partout des pauvres bougres se fouetter pour commémorer le calvaire du Christ ou le martyre d'Hussein petit fils de Mahomet.

Revenons à la page 538 : La pauvre Dakota a été atteinte de deux coups de feu tiré par l'assassin (on le présume) du maire et sa famille. Elle allait divulguer sur scène le nom du meurtrier. 

Elle vient d'être opérée et  Jerry (le père) s'adresse au chirurgien : << Est-ce que ma fille va se réveiller ?

-- Je n'en sais rien. Je suis désolé. Il y a des chances pour qu'elle ne survive pas.>> 

 En ce jour de la promotion de la langue française, c'est avec un infini soulagement que je vous annonce la fin de mes souffrances. Je n'irai pas plus loin dans ce texte qui est une offense à la  langue française et à l'intelligence.  j'ai perdu 23 €.

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 11:23

Vendredi 12 janvier 2018

Aslı Erdoğan,

née le 8 mars 1967, est une romancière turque, journaliste, militante pour les droits de l'homme , arrêtée le 17 août 2016 et emprisonnée dans la prison Bakırköy d'Istanbul, libérée le 29 décembre 2016[. Elle est lauréate du prix Tucholsky 2016 et du Prix de la paix Erich-Maria-Remarque 2017, qui sont des prix récompensant l'engagement en faveur de la paix. Asli Erdoğan reçoit aussi le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2018 (Remise du Prix, le 10 janvier 2018).

 

Recep ERDOGAN l'autocrate qui dirige la Turquie n'aime pas les intellectuels qu'il qualifiait récemment de "jardiniers du terrorisme" Atteint de paranoïa aiguë l'autocrate voit des terroristes partout. Est terroriste toute personne qui ne pense pas comme lui. Ainsi la purge stalinienne qui a suivi le pseudo coup d'état a conduit plus de 50 000 turcs (journalistes, universitaires, juges, militaires... en prison) la plupart des médias d'opposition ont été fermés.

ASLI auteure chez ACTES SUD attend son procès, elle risque la prison à vie. Notre Ministre de la Culture Françoise TYSSEN est l'ex-directrice d'ACTES SUD fondé par son père.

Outre éditer, une maison d'éditions se doit  protéger ses auteurs contre les prédateurs de la liberté d'expression.

 

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