Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 11:48

 

R. Erdogan reçu à l'Elysée par E.Macron pour la commémoration des 100 ans de l'Armistice.

 

 

Turquie : l’étau se resserre sur la fondation du mécène Osman Kavala

 

La purge des intellectuels ne connaît pas de limites en Turquie, où treize personnes – universitaires, journalistes, figures de la société civile – ont été placées en garde à vue, vendredi 16 novembre, à travers tout le pays (Mugla, Adana, Antalya, Istanbul). La fondation Anadolu Kültür (« culture Anatolie »), fondée et financée par l’homme d’affaires et mécène des arts Osman Kavala, est la cible de cette nouvelle vague d’épuration.

En détention provisoire depuis plus d’un an, M. Kavala n’a toujours pas été mis en examen, une dérive contre laquelle ses avocats se sont érigés publiquement en octobre, réclamant la libération de leur client. La riposte des autorités ne s’est pas fait attendre.

Arrêtés au petit matin à leur domicile, Betül Tanbay, professeur de mathématiques à la prestigieuse université du Bosphore, Turgut Tarhanli, doyen de la faculté de droit de l’université Bilgi, et onze autres personnes, ont été emmenés par la police pour être interrogés sur leurs liens avec la fondation de M. Kavala.

Promouvoir le dialogue et la réconciliation ?

La réalisatrice et productrice Çigdem Mater a été arrêtée à Kas, sur les bords de la Méditerranée, dans l’hôtel où elle séjournait à l’occasion d’un tournage. La police a également perquisitionné les locaux d’Anadolu Kültür, à Istanbul, arrêtant sa coordinatrice, Asena Günal, ainsi que Yigit Ekmekçi, son directeur adjoint, et Ali Hakan Altinay, membre du conseil d’administration.  

Treize universitaires, journalistes et figures de la société civile ont été arrêtés à Istanbul, accusés d’avoir contribué à organiser les manifestations anti-gouvernementales du parc Gezi, en 2013.

 

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 17:02

 

Un censeur à la tête de maisons d'éditions prestigieuses

 

EDITIS c'est Une trentaine de maisons d'éditions dont quelques unes prestigieuses comme : Plon, Belfont, Presses de la Cité, Robert Laffont, Julliard, Cherche-Midi.... et quelques maisons touchant l'éducation comme Nathan, Bordas, Le Robert...

J'ai déjà écrit un article concernant les activités africaines de Bolloré et la SOCFIN (huile de palme) dont il est l'actionnaire principal. Rappelons qu'il a été mis en garde à vue en mars de cette année pour une affaire de corruption dans l'attribution de concessions portuaires en Afrique.

Ce cher Vincent Bolloré et son groupe sont aussi les auteurs de PROCÉDURES BAILLONS consistant à traîner devant les tribunaux tous ceux qui oseraient émettre des critiques envers "CE VINCENT TOUT PUISSANT" c'est le titre d'un livre écrit par deux journalistes édité par Lattès dont Michel Lafont est le patron. Les deux journalistes et Michel Lafont sont convoqués pour une mise en examen comme il est d'usage dans une procédure en diffamation.

UNE lettre ouverte a été publiée par une centaine de journalistes dans les principaux quotidiens français en janvier (sauf le Figaro dont la devise était "sans liberté de blâmer il n'y a pas d'éloges flatteurs")  condamnant "ces procédures baillons" (Voir ci-dessous)

Fort de sa fortune estimée à plus de 8 milliards d'Euros l'homme d'affaires qui vient de mettre la main sur une trentaine de maisons d'éditions et des milliers d'auteurs (qui ont du souci à ce faire) instrumentalise la justice pour bâillonner ceux qui s'opposent à lui par écrit ou l'image.      

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier.

Ce jeudi 25 janvier s’ouvrira un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, pour des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Celles-ci sont fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré lui-même siégeant au sein de leurs conseils d’administration.

Ce procès marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le groupe Bolloré et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.

Depuis 2009, pas moins d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre. France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue 89, Greenpeace, React, Sherpa… Plus d’une quarantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires.

Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des «poursuites-bâillons». Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Véolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte. En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi-automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré. En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple supprimé 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde suite à une enquête sur ses activités en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.

Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le «secret des affaires», quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé. C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites-bâillons. Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains États des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites baillons.

Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas !

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 11:48

Jeudi 8 novembre 2018

Référendum Turc de 2017 en rouge le NON à ERDOGAN

 

Qui aurait l'idée saugrenue de comparer les résultats du référendum turc de 2017  qui enregistra la victoire sur le fil de ce que l'on nomme un "populiste" et les élections de mi-mandat qui viennent de se dérouler aux Etats-Unis.

Comme chacun le sait ou devrait le savoir le référendum turc est intervenu après le pseudo coup d'état du 15 juillet 2016, et la purge stalinienne qui en a résultée.

 

 

Regardez bien ces deux cartes : Une évidence apparaît : L'Amérique profonde ainsi que la Turquie intérieure

votent pour les "populistes" Erdogan et Trump. 

En Turquie les populations qui résident sur le pourtour du pays et sont en contact avec l'occident, les touristes,  votent massivement contre Erdogan. A l'intérieur où seule la télévision (au service de l'autocrate) touche les habitants, Erdogan l'emporte aisément. Dans certaines régions du centre de la Turquie les populations vivent dans des conditions de pauvreté qui n'est pas sans rappeler le moyen-âge.

Au sud-est, le vote Kurde dont la population est maltraitée par le régime, et au nord-est la région touristique d'Ankara le vote est hostile au Président, idem pour le Bosphore.    

Election à la chambre des représentants USA 2018

 

Pour les Etats-Unis, bien que le niveau de vie soit autrement supérieur à celui des Turcs, l'on assiste au même phénomène, le pourtour du pays vote en majorité démocrate, au centre les républicains l'emportent. Ce n'est pas faire injure au peuple américain de remarquer que les états où se concentrent les intellectuels à l'est, les gens du spectacle à l'ouest, sont en majorité démocrates. Nombre de célébrités ont pris position dans ce sens.

Est-ce à dire que les populations dites "évoluées" sont plus ouvertes à la démocratie, à l'ouverture au monde, et rejettent le repli sur soi prôné par Trump ?

Soyez certain que les "populistes" européens ont bien compris le phénomène, la vague migratoire leur ouvre une voie royale vers le pouvoir.


Les démocrates parlent au peuple, les populistes à la foule. E.D.

 

 

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 22:18

jeudi 25 octobre 2018

 

 

Ce jeune palestinien ignorait au moment où il arme sa fronde, pour atteindre les soldats israéliens qui tirent à balles réelles, que cette photo ferait le tour du monde et devienne aussi célèbre que La liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix.

L'allégorie que dégage la photo de ce jeune homme torse nu brandissant le drapeau palestinien est la même que notre Marianne guidant le peuple vers la démocratie, elle a la même portée politique que le célèbre tableau. 

L'impact d'une image est bien plus redoutable que celui d'une balle de fusil. E.D.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 16:56

Le 21 octobre 2018

JAMAL KHASHOGGI

le Président turc à dénoncé la mort atroce du journaliste, sauvagement assassiné au sein de l'ambassade d'Arabie Saoudite à Ankara, par des tueurs envoyés par Ryad et très certainement sur ordre du Prince héritier Ben Salman.

Le tout nouveau défenseur de la liberté de la presse, à dénoncé ce meurtre particulièrement répugnant, alors que des dizaines de journalistes, directeurs de journaux, écrivains dont ASLI ERDOGAN, (publiée en France) AHMET ALTAN écrivain (condamné à perpétuité) Ali AVCI, metteur en scène, pourrissent dans les geôles turques dont on connaît l'hospitalité.

L'autocrate dont le cynisme n'a d'égal que la haine qu'il voue aux intellectuels fustige les pratiques odieuses d'une monarchie qu'il inflige à son propre pays (soit, avec plus de discrétion) mais on se souvient de l'assassinat à Paris des trois  militantes kurdes par le M.I.T. (Police secrète turc) 

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 21:11

Samedi 16 juin

Selahattin Demirtas

Dans les geôles d'Erdogan depuis 22 mois. Son crime : Etre pro-Kurde et prétendre se présenter à l'élection présidentielle du fond de son cachot.

Incarcéré depuis le 4 novembre 2016 au Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne en Turquie, Selahattin Demirtas a écrit ce texte mardi 12 juin et l’a transmis au « Monde ». En attente d’un procès, il risque une peine de prison de cent quarante-deux ans, selon le code pénal turc. Turc d’origine kurde, il préside le Parti démocratique des peuples et a présenté sa candidature à l’élection présidentielle turque du 24 juin.

Tribune.

J’écris ces mots depuis le Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne, tout près de la frontière avec la Bulgarie. La prison est située à sept kilomètres du centre-ville d’Edirne, dans une zone vierge de toute habitation, au milieu des champs de tournesols. Chaque année, au mois d’août, les alentours de la prison se parent de vert et de jaune, étouffant dans une immense orgie de couleurs ses murs gris et monotones. Tous, on connaît les tournesols. Ils poussent en l’espace de quelques mois seulement, puis leur face supérieure, d’abord inclinée, se redresse pour regarder le soleil.

Depuis ma jeunesse, et aujourd’hui encore, chaque fois que je contemple un champ de tournesols en fleur, j’ai l’impression de voir une foule de jeunes gens serrés côte à côte dans le cortège d’une manifestation. La rivière Toundja, venue des profondeurs de la Bulgarie, coule non loin de la prison. Après avoir sinué pendant des kilomètres, cette longue ligne verte rencontre les eaux du fleuve Maritsa, à quelques encablures du centre-ville d’Edirne. La confluence de ces deux cours d’eau m’évoque les retrouvailles pudiques et heureuses de deux amis qui ne se seraient pas vus depuis des années. Or, depuis vingt mois que je suis ici, je n’ai encore jamais eu la possibilité de voir ni l’un ni l’autre. C’est cela, être en prison. Pour comprendre la géographie de l’endroit où je me trouve, il me faut faire un effort d’imagination. La vérité est que je suis enfermé dans une cellule que l’on s’est appliqué à rendre...

 

Selahattin Demirtas : « Je continuerai à m’opposer sans reculer d’un pas, quel qu’en soit le prix à payer »

"Les combats les plus beaux sont les plus désespérés" chantait Nougaro. S'il en est un c'est bien celui de Selahattim que modestement je soutiens, mais que puis-je faire de plus...

 

Partager cet article
Repost0
24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 10:37

 

Mardi 24 avril 2018

Félix Tshisékedi prétendant au trône de la RDC

 

Je suis abonné à l'excellente lettre de Jeune Afrique que je reçois tous les jours (Il faudrait dire news-letter pour faire branché, mais je préfère notre bonne vieille langue à la branchitude - S-G)

Car tout ce qui se passe en Afrique me passionne :

Je vous livre l'info du jour Vincent Bolloré notre grand capitaine d'industrie est en garde à vue pour corruption en Afrique. Il est soupçonné d'avoir versé quelques pots de vin pour obtenir les concessions portuaires au Togo et en Guinée.

Je vous renvoie à mon article concernant ce sinistre personnage sur l'huile de palme. Car lui aussi baigne dans cette fange au travers de la société Socfin dont il est l'actionnaire principal.

 

 

 

 

Autres informations :

Selon un document que s’est procuré Jeune Afrique, la Banque centrale du Congo a versé 7,5 millions de dollars à une société détenue par des proches du président Joseph Kabila en mai 2016.

Joseph Kabila est le chef d'Etat de la République DEMOCRATIQUE du Congo depuis 17 ans. Il a succédé très démocratiquement à son père, Désiré, assassiné en 2001 et ne veut  laisser le pouvoir à personne il envisage de modifier la constitution qu'il a lui même promulguée. Sa fortune personnelle est estimée selon "Forbes" à 15 milliards de Dollars U.S.

Il y a un terme dont il faut se méfier en Afrique c'est le mot DEMOCRATIQUE, il n'a pas le même sens que chez nous. Idem pour les noms des parties politiques comme par exemple celui du beau bébé joufflu dont la photo trône en tête d'article : Union pour la DEMOCRATIE et le PROGRES SOCIAL en RDC.

Une chose frappe également en Afrique c'est l'embonpoint des dirigeants ou aspirants dirigeants à la différence des peuples qu'ils entendent asservir, pardon, diriger. Prenons le cas de ce bon Ali Bongo, toujours Président du Gabon après la farce électorale de 2016 où il battait l'ex-mari de sa sœur Pascaline, Jean Ping.  Il a également succédé à son père (normal) mis au pouvoir par de Gaulle en 1967. La famille Bongo règne sur le Gabon depuis 51 ans.

 

 Ali et Pascaline

 

Partager cet article
Repost0
25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 14:14

Sortons de la (mauvaise) littérature pour admirer l'extraordinaire performance d'acteur que nous a offert l'ancien Président sur la chaîne qui vient au secours des hommes politiques en péril.

Je ne participerai pas à l'hallali, et m'inquiète plutôt pour les protagonistes de cette affaire d'état. En effet tout le monde se souvient de la mort de Choukri Ghanem  (ex ministre du pétrole de Kadhafi) qui s'est suicidé en se jetant dans le beau Danube bleu après avoir succombé à une crise cardiaque ou c'est l'inverse....puis récemment l'attentat (le 23 février 2018) dont fut victime Béchir Saleh (ex directeur de cabinet du guide) sur la route qui mène de l'aéroport au centre de Johannesburg que la police attribue aux pillards qui pullulent  sur cette route.

Si j'étais à la place de Ziad Takiéddine je me précipiterais pour souscrire une assurance vie.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 11:23

Vendredi 12 janvier 2018

Aslı Erdoğan,

née le 8 mars 1967, est une romancière turque, journaliste, militante pour les droits de l'homme , arrêtée le 17 août 2016 et emprisonnée dans la prison Bakırköy d'Istanbul, libérée le 29 décembre 2016[. Elle est lauréate du prix Tucholsky 2016 et du Prix de la paix Erich-Maria-Remarque 2017, qui sont des prix récompensant l'engagement en faveur de la paix. Asli Erdoğan reçoit aussi le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2018 (Remise du Prix, le 10 janvier 2018).

 

Recep ERDOGAN l'autocrate qui dirige la Turquie n'aime pas les intellectuels qu'il qualifiait récemment de "jardiniers du terrorisme" Atteint de paranoïa aiguë l'autocrate voit des terroristes partout. Est terroriste toute personne qui ne pense pas comme lui. Ainsi la purge stalinienne qui a suivi le pseudo coup d'état a conduit plus de 50 000 turcs (journalistes, universitaires, juges, militaires... en prison) la plupart des médias d'opposition ont été fermés.

ASLI auteure chez ACTES SUD attend son procès, elle risque la prison à vie. Notre Ministre de la Culture Françoise TYSSEN est l'ex-directrice d'ACTES SUD fondé par son père.

Outre éditer, une maison d'éditions se doit  protéger ses auteurs contre les prédateurs de la liberté d'expression.

 

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 22:13

 

De Gaulle en visite chez le dictateur Franco

Lors de l'une de ses interviews, le candidat Fillon dont on connaît maintenant la destinée ubuesque a déclaré pour se défendre des attaques dont il était (à juste titre) l'objet : 

Peut-on imaginer le général de Gaulle mis en examen ?

Si j'avais été dans la salle j'aurais hurlé oui et aurais ajouté il aurait dû comparaître devant la Cour de Justice de la République pour meurtres.

Bien entendu aucun flagorneur, pardon, journaliste présent n'a osé contredire celui qui selon toute vraisemblance allait devenir le prochain Président de notre pauvre Démocratie.

Vous aurez remarqué, durant cette campagne, que presque tous les candidats ont tenté de s'approprié "l'héritage" du Grand Homme avec plus ou moins de conviction.

ET POURTANT :

Cela commence par la porte des enfers, car il faut bien un début à une histoire et surtout situer le personnage principal car jamais il n'y aura eu une telle désinformation concernant un acteur majeur de l'histoire de notre beau royaume. Or de nos jours personne n'ose émettre la moindre critique concernant le Grand Homme. Et pourtant, que de coups bas, que d'hypocrisie, que d'atteintes aux  principes de notre démocratie
.
L'INA la porte des enfers.
 
Cela commence comme un conte. Il y avait dans l'enceinte de l'institut national de l'audiovisuel (INA) une pièce fermée à double tour où il était interdit de pénétrer depuis des années et des années. Personne ne savait ce qu'elle contenait. Un jour un jeune homme plus intrépide, plus curieux que les autres força la serrure de la porte. La pièce contenait des kilomètres de films, de reportages, d'émissions. Ces bobines se trouvaient là, non pas parce que les sujets en étaient licencieux, mais parce que ces films, ces reportages, ces émissions ne plaisaient pas au Grand Homme qui les avait confié à un personnage démoniaque, implacable de cruauté qui s'appelle CENSURE.
Pour comprendre dans quelles conditions ces films ont été précipités en enfer, il faut remonter dans le passé. Plus précisément à la présidence du général de Gaulle, au début des années 1960.
 
Souhaitant contrôler les journaux d'informations à la radio et à la télévision - "les voix de la France" -, le président de la République avait mis en place un système de censure que les journalistes avaient bien du mal à contourner . A la tête de ce système, on trouvait Alain Peyrefitte, ministre de l'information depuis 1962, chargé des basses œuvres audiovisuelles. Chaque matin, il réunissait dans son bureau les responsables de la radio et de la télévision, à qui il dictait le conducteur quotidien de leurs différents journaux. Ensuite, il les faisait surveiller par quelques fonctionnaires du service de liaison interministériel pour l'information (SLII), organisme interne de son ministère chargé, jusqu'en 1969, de contrôler la "bonne conduite" de la radio et de la télévision.
 
Rien n'échappait à ces hommes de l'ombre dont le zèle frôlait souvent l'abus de pouvoir, et surtout la bêtise. Ainsi, lorsqu'un reportage traitait d'un sujet politiquement sensible ou que des images ou des commentaires ne plaisaient pas, ceux-ci étaient immédiatement envoyé en « enfer »,
La suite est encore plus effroyable et Conchita Juanita Hernandez, le cerbère qui garde l'entrée de l'immeuble où je demeure, en est toute retournée, elle qui pourtant a subi le joug du régime franquiste.
 
Un inventaire à la Prévert.
 
Mais que trouvait-on dans ce local ? Un peu de tout. Les censeurs faisaient preuve, à défaut d'ouverture d'esprit, de la flagornerie la plus affligeante.
Ainsi l'on trouvait entre autres, une séquence de la caméra invisible, une chanson de Bernard Lavilliers, un reportage sur la révolution à Cuba, un interview du peintre Salvador Dali, de François Truffaut qui s'élevait contre la fermeture de la cinémathèque de Chaillot (Malraux ex communiste, écrivain, était ministre de la culture). Des films, Mourir d'aimer d'André Cayatte, le souffle au coeur de Louis Malle....des reportages. Tous les reportages relatant des manifestations de mécontentement du vulgum pecus étaient systématiquement censurés, ainsi la manifestation du 1er mai aux chantiers navals de St Nazaire en grève, mais plus grave les 7 morts de Charonne (8 février 1962) et la répression sanglante de la manifestation des algériens du 17 octobre 1961 (entre 100 et 200 morts) Le Préfet de police de Paris s'appelait Maurice Papon*, le général savait choisir ses collaborateurs  pour les sales besognes.
 
Jusqu'où allait la bêtise des censeurs: Une séquence du voyage en Italie du Grand Homme. Sa visite à Rome ! Pourquoi ? Parce qu'il se mouchait sur la place St Pierre ! Un Grand Homme ne se mouche pas, tout le monde sait cela!
*Condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour avoir contribué à la déportation de juifs (dont des enfants) pendant la seconde guerre mondiale.
 
 
Crime d’état.
 
Il y a 44 ans, le 29 octobre 1965, j'étais confortablement installé à la terrasse du café de Flore, je ne me doutais pas que se déroulait sous mes yeux une tragédie, sur le trottoir d’en face, devant le drugstore Saint-Germain. Cette tragédie, un demi siècle plus tard, me hante encore l'esprit.
Deux individus portant feutres et gabardines noires, identiques à celles de la gestapo, montraient une carte barrée de tricolore à un homme brun, d'allure sportive, et l'entraînait vers une Peugeot 403 noire elle aussi. L'on ne reverra plus jamais Mehdi Ben Barka.
Cet homme universellement connu, pourfendeur de l'injustice, défenseur acharné des pays du tiers monde, et pour son malheur opposant à sa Majesté Hassan II, ami de de Gaulle, disparaissait dans le pays des droits de l'homme, enlevé par des barbouzes du SAC et les services secrets français, acoquinés pour l'occasion.
Medhi Ben Barka sera séquestré dans une villa des Yvelines, torturé et exécuté dans des conditions effroyables par les services secrets marocains. Les barbouzes du S.A.C. faisaient les cent pas dans la cour de la villa. Pourtant aguerri à la torture, l'un d'eux, dénommé Bouchesèche, ça ne s'invente pas, avouera plus tard qu'il n'avait jamais entendu de tels hurlements de souffrance.
De Gaulle au cours d'une conférence de presse déclarera qu'il ne savait rien de cet acte barbare.
 
8 février 1962 : Manifestation de diverses organisations contre l'OAS, la répression menée par le Préfet de police de Paris : Maurice Papon est terrible une dizaine de personne sont bloqués contre les grilles du métro Charonne : 8 morts.
 
Maurice Papon est également mêlé à l'enlèvement de Ben Barka Il sera condamné en 1998, non pas pour les crimes évoqués ci-dessus mais pour avoir déporté des enfants juifs pendant la guerre. Motif de la condamnation complicité de crime contre l'humanité.
 
Ce n'est que la partie émergée des 10 ans de pouvoir de de Gaulle.
 
Le temps est comme le vent, il efface les traces, ne reste que les belles histoires que nos enfants lisent dans les livres d'histoire.
 

 

Anniversaire :

Il y a cinquante ans, de Gaulle en visite à Québec, lançait "Vive le Québec libre" devant un parterre ébahi. Et les journalistes et autres flagorneurs de tout poil de s'extasier devant l'audace du grand homme.

Je me suis souvent posé la question, quelle aurait été la réaction de ces courtisans  si un chef d'état en visite en Corse avait eu l'outrecuidance de crier "Vive la Corse libre" ?

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Histoires extraordinaires
  • : chronique satirique du peuple du royaume de France.
  • Contact

Recherche

Liens