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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 10:15

Le 2 août 2020

Je n'ai guère pour habitude de publier des textes dont je ne suis pas l'auteur, mais celui-ci m'a frappé au cœur tellement il est juste. Je vous invite donc à le lire :

Ce mortel ennui qui me vient, devant la victoire d’extrémistes de la médiocrité au nom de « l’éthique », discréditant les combats féministes : ceux qui luttent pour l’égalité des droits, l’égalité des chances, avec à l’horizon une véritable révolution anthropologique. Combats politiques et non moraux !

Aujourd’hui, les femmes sont assez puissantes pour mener ce combat politique, pourquoi s’en tiendraient-elles à occuper la seule place du ressentiment et de la vengeance, de la délation et de la vindicte ? Est-ce cela, la place naturelle de la femme ?

Ce mortel ennui qui me vient, devant une certaine jeunesse sans désir mais pleine de colère, ces jeunes femmes mieux loties que leurs mères et leurs grands-mères, qui ont mené la lutte pour elles, déblayé le terrain pour leur laisser en héritage de continuer le combat : les unes se sentent insultées quand un homme, de sa violence ancestrale, ose un compliment – et c’est comme une gifle en plein visage, certaines appellent ça un viol, au mépris de celles qui en ont vraiment été victimes ; les autres se déguisent en putes pour imiter les danseuses des clips de rap qui vantent l’argent facile et l’amour monnayable.

Elles ne se connaissent pas, elles cohabitent. Il y a les pauvres, celles qui pensent que cacher un bifton dans leur string est le comble de la classe ; il y a les riches, les pourvues socialement et culturellement, qui identifient tout acte évoquant leur corps sacré comme un viol – réveil la nuit, manifestation du désir, expression du vivant.

Ce mortel ennui, devant les générations à venir, qui en seront réduites à des relations tarifées ou contractuelles. Devant les enivrés de haine, qui ne considèrent pas l’intelligence comme un atout et ont décidé plus que de s’en passer, de la piétiner systématiquement.

Qu’est-ce qu’une morale adossée à la haine ?

Devant le règne de la bêtise, du mimétisme, de la libération des pulsions de haine, et, pire que tout, de l’exaltation narcissique de croire appartenir à la morale, s’en revendiquer, en être le bras armé. Mais qu’est-ce qu’une morale adossée à la haine ?

Ce mortel ennui devant ce qui était l’arme des révolutionnaires – l’indignation – devenue la monnaie courante de tous les frustrés de la terre, des médiocres, de ceux qui veulent exister mais n’ont d’autres moyens que de vomir des insultes, de confondre les plans, l’opinion, la justice, la rumeur, les faits, d’invoquer un nouvel ordre moral au lieu de faire de la politique.

Ce mortel ennui devant ces combattants des réseaux, qui prennent le risque suprême de descendre dans la rue masqués – le Covid-19 aura au moins fourbi les armes de la lâcheté – pour hurler des approximations et des contresens, avec le but avoué de détruire psychiquement et socialement des cibles qui sont toutes masculines, blanches et d’un certain âge, n’importe qui fera l’affaire. L’homme blanc occidental a exploité tant de monde, de cultures, et même la nature. L’homme blanc n’est pas un concept, puisqu’il est incarné par tous les hommes blancs, indistinctement. Le concept n’a plus lieu d’être, le symbolique est déchiré, anéanti, il n’y a plus de commun, pour ne pas dire d’universel, ce gros mot honni par les partisans identitaires.

Ce mortel ennui devant ces gens fiers d’eux, sûrs de leur bon droit, et qui crient. Crient pour tout, contre tout, enfonçant des portes ouvertes.

Devant les contempteurs de la domination masculine, blanche et occidentale, qui ont comme seul projet de renverser la domination, non pour un monde plus égal et construit sur un autre paradigme, mais bien pour substituer une domination à une autre.

Et l’art, dans tout ça ?

Ce mortel ennui devant l’orgasmique onanisme d’une colère pseudoféministe, quand des femmes sont encore excisées, quand des femmes sont encore lapidées, quand des femmes sont exploitées, quand des femmes gagnent moins bien leur vie que les hommes, se battent sur tous les fronts… Il faut respecter les différences culturelles, diront les nouveaux révolutionnaires, et reconstruire des murs. On se régale d’avance à la perspective de la convergence des luttes qui, à ce compte, ne peut aboutir qu’à de nouvelles frontières. Ennui mortel devant l’inconséquence des nouveaux maccarthystes.

Et que deviendra l’art, dans tout ça ? Des livrets de vertu qu’on distribuera au seuil des nouvelles églises ? Des éditoriaux pleins de bons sentiments mâtinés de haine rance de vieilles filles ? Des imprécations béni-oui-oui de néoromantiques exaltés par les combats sur Facebook ? Des œuvres théâtrales où l’on dira le catéchisme, le mal contre le bien, dont on voit vite les incarnations ? Des tableaux respectant la parité, homme, femme, Noir, Blanc, vieux, jeunes, handicapés, dans des champs de blé bio et des plants de tomates en permaculture ?

Mortel ennui. Et où mettra-t-on donc les déviants ? Car ils risquent de devenir très nombreux. Si la police des mœurs s’exerce comme l’appellent de leurs vœux les nouveaux parangons de vertu. Reste l’autocensure, l’intériorisation de l’interdit. Un nouveau vocabulaire est à disposition, et, pour les écrivains, on pourra toujours fournir un dictionnaire officiel des mots acceptables. La morale a aussi son mot à dire sur la culture. Dieu merci, morale et culture sont des substantifs féminins…

Avant même de mourir du réchauffement climatique, nous risquons de mourir d’ennui. Car nous avons prévenu nos enfants qu’ils auraient à se battre pour sauvegarder la planète. Mais leur avons-nous glissé qu’ils auraient aussi à affronter le mortel ennui qui s’abat sous le drapeau brandi d’une morale de la haine ? L’idée même de combat politique risque d’y succomber.

Mazarine Pingeot est agrégée de philosophie et autrice. Elle a notamment écrit « La Dictature de la transparence » (Robert Laffont, 2016) et « Se taire » (Julliard, 2019).

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 16:06
Poupée Vaudou
Poupée Vaudou

 

 

Le 14 mai 2020

Une nouvelle rubrique morbide est née sur tous les médias et principalement  les chaînes d’informations en continu : Le décompte des morts de la pandémie que l’on annonce sans ménagement, comme s’il s’agissait des scores de matchs de football. Terribles décomptes de la mort d’êtres humains qui apparaissent sous forme de statistiques fluctuant d’un jour à l’autre. Un record annonce un présentateur de J.T comme s’il s’agissait d’une performance.

Il existe même un classement par nation, comptage macabre qui place celle-là en tête suivi de celle-ci qui pourrait la surpasser dans les jours prochains. Ahurissant. Cette hécatombe est traitée comme s’il s’agissait d’une compétition, un immense jeu de quilles fauchées inexorablement par le virus, alors qu’il s’agit de centaines de milliers de drames humains, qu’il est impossible d’appréhender, car chaque cas est unique. La déshumanisation des victimes de la pandémie glace d’effroi car enfouis sous ce monceau de cadavres anonymes se cache un proche, un ami.

L’information du public ne peut en aucun cas excuser la désinvolture quand il s’agit de vies humaines.  

 

Cette pandémie m’a inspiré une fiction…fiction ?

L’épidémie avait cessé de progresser un temps, l’espoir d’un retour à la vie normale revenait. Cependant loin d’être jugulée elle continuait de ramper sournoisement à travers toute l’Europe. Alors que les statistiques indiquaient un ralentissement notable des hospitalisations, que le nombre des morts allait décroissant, profitant de l’insouciance coupable des populations le virus resurgissait comme revigoré, plus virulent que jamais, telle l'Hydre, semant la mort dans tous les pays, sans exception. Les hôpitaux ne répondaient plus à la demande. Une file ininterrompue de brancards s’entassaient dans les couloirs, allaient jusque sur les parkings, abandonnés par des infirmiers à bout de force. Une vague de panique s’emparait des populations qui accusaient les dirigeants de mensonge et d’incompétence. La colère se transformait en émeutes, les magasins étaient pillés, des incendies ravageaient des quartiers entiers sans que les pompiers pussent intervenir. La loi martiale était décrétée en Europe. Les gens se terraient à leur domicile. Les cadavres jonchaient les trottoirs. L’armée envahissait les rues avec l’ordre de tirer à vue sur les manifestants et les pilleurs. Des quartiers entiers étaient désertés comme si une bombe avait balayé les rues.

Malgré l’interdiction des autorités, les populations quittaient les agglomérations, un exode tel que l’on en avait connu lors du deuxième conflit mondial,  s’organisait sur les routes, provoquant d’immenses bouchons. Les plus fortunés formaient des files d’attente interminable aux aéroports du Bourget et Villacoublay où des vols clandestins étaient organisés sur des jets privés. Un Paris-La Môle (près de Saint-Tropez) coûtait deux cents mille Euros. Nulle possibilité de se rendre à l’étranger sous peine de voir l’aéronef  détruit par un missile.

 

Si les pays du Maghreb étaient durement frappés malgré la jeunesse de la population, l’Afrique de l’ouest ne révélait que quelques cas bénins. Le seul décès enregistré au Sénégal était un homme âgé rentré au pays avant la reprise de la pandémie en Europe.  Encore que l’on n’était pas certain des raisons de la mort du vieillard dont on ne connaissait pas l’âge exact. Les autorités sanitaires ne donnaient pas d’explication à cette anomalie ou plutôt un cocktail de raisons plus ou moins scientifiques, comme la jeunesse de la population, le soleil, la prise de certains médicaments contre le paludisme on invoquait même le Vaudou. Les féticheurs faisaient des affaires en or.

La grande crainte des dirigeants de la CEDEAO était de voir arriver des européens propagateurs du virus dans leurs pays. Des précautions draconiennes étaient instaurées aux frontières et dans les ports pour empêcher l’intrusion de l’homme blanc. Ceux qui résidaient sur place avaient été renvoyés dans leur pays d’origine sans exception. Ainsi l’ambassadeur de France, malgré de véhémentes protestations avait été escorté jusqu’à l’aéroport et installé sur le dernier avion, une antiquité de l’ère soviétique, en partance pour l’Europe.

L’Afrique de l’ouest n’était plus peuplée que par des africains, malgré les difficultés économiques que cela allait engendrer, mais qu’importe : La santé avant tout clamaient les Présidents, tout en s’excusant auprès des dirigeants européens.

Cette situation aurait pu perdurer sans l’opiniâtreté de femmes et d’hommes à vouloir pénétrer à tout prix dans ce nouvel Eldorado quitte à risquer leur vie dans des entreprises périlleuses, aubaines pour les passeurs dont l’activité, encore plus juteuse qu’auparavant, reprenait. Mais dans l’autre sens. Ainsi voyait-on des images déjà vues mille fois, cette fois sur les écrans des télévisions africaines. Naufrages, sabordages, noyades, bateaux surchargés de femmes, d’enfants, d’hommes épuisés, affamés que les garde-côtes africains avaient peine à dissuader d’accoster. "Aucune exception sinon c’est notre perte" clamaient les chefs d’états, car si l’on en prenait un il fallait tous les prendre et ça c’était hors de question.

Cependant toute cette misère, et les drames qui en résultaient,  commençaient à créer quelques failles dans l’unité affichée notamment au sein de la population qui voyait dans cette posture inhumaine une revanche que quelques Présidents paraissaient assumer, mais qui n’était pas dans la philosophie de l’homme africain (même si celui-ci n’était pas entré dans l’histoire, dixit Sarkozy)

Une nouvelle réunion des Présidents de la CEDEAO allait déboucher sur un compromis alliant humanité et pragmatisme.

L’afflux des migrants prenait des proportions inquiétantes. Certains n’hésitaient pas à traverser le désert du Mali d’est en ouest, braver les moudjahidines d’Al Qu’Aïda, pour arriver à moitié mort au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Togo…

Les gouvernements décidèrent d’en accueillir quelques-uns après un dépistage implacable. Un quota par pays était établi. Mais auparavant, avant de pénétrer sur le territoire convoité, les migrants devaient se plier à une quarantaine des plus strictes sur une île déserte de l’archipel guinéen des Bijagos. Des huttes construites à la hâte sur les îlots dos Cavalos, Poiläo, Cute, accueillaient les aspirants à une vie sans virus. Les migrants étaient soumis à un examen toutes les semaines, les malades détectés, impitoyablement renvoyés par bateau dans leur pays d’origine.

Ainsi les africains retrouvaient le sens inné de l’hospitalité qui avait fait défaut jusqu'alors. Mais cette hospitalité n’était pas totalement désintéressée, la rancœur n’était pas exempte.

A la fin du confinement, les survivants étaient testés suivant leur capacité physique à exercer une activité. Qu’importe le métier qu’ils exerçaient auparavant, des fonctionnaires zélés leur attribuaient les tâches que l’homme africain, même de modeste condition, rechignait à accomplir. Ramassage des ordures, goudronnage des routes, nettoyage des usines et bureaux, tâcherons dans la construction… Les femmes étaient astreintes aux tâches agricoles et pour les plus chanceuses à la garde des enfants. Ainsi un ancien dirigeant d’entreprise informatique balayait huit heures par jour les caniveaux et les trottoirs de Dakar pour quelques centaines de Francs CFA. Juste de quoi ne pas mourir de faim et payer le loyer d’une misérable case dans le bidonville de Baraka (les africains ne manquent pas d’humour).

Dans tous les pays de Dakar à Libreville, de Yaoundé à Lomé, d'Accra à Abidjan…l’on bénissait cette main d’œuvre bon marché qui ne rechignait pas au travail quoique on leur demandât.   

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 09:18

Le 2 mai 2020

 

C'était inattendu, cela tient presque du miracle, un virus inconnu vient terroriser les populations européennes et redistribuer les cartes. Pas question, cette fois, de rater le coche, l'occasion est trop belle de mettre à bas cette économie libérale qui exploite les masses populaires, la moustache stalinienne du grand leader syndical en frémit à l'avance. Après une condamnation suivie d'une grosse déprime, l'insoumis retrouve sa verve,  pas question de reprendre le travail. Quant à la fille du borgne, cette fois c'est la bonne, la victoire se profile enfin, nul besoin de fiches, ses nouveaux amis vont la propulser vers le sommet qu'elle lorgne depuis des années.

C'est papa qui va être content, et Poutine, il va enfin pouvoir récupérer l'argent qu'il a prêté avec les intérêts...Lesquels ?

 

 

 

 

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 10:57

Le 14 février jour de la Saint-Valentin une bombe médiatique explose dans les rédactions des sites d'infos en continu : Le candidat à la mairie de Paris, qui plus est, le représentant du parti au pouvoir, renonce car il apparaîtrait sur les réseaux dits sociaux dans une vidéo qualifiée de sexuelle par les folliculaires.

BFM EST DANS TOUS CES ETATS : C'est trop beau, les chroniqueurs vedettes  sont réunis autour de la table, tels des vautours autour d'un cadavre, le chef d'orchestre s'agite dans tous les sens, il n'est pas question de cautionner la méthode, mais la condamner tout en parlant du scandale et dévoilant petit à petit les péripéties de ce qui apparaît comme une info miraculeuse au moment où le spectateur commençait à se lasser des gilets jaunes, des grèves et autres revendications plus ou moins farfelues.

C'est vrai que le cadavre pue, mais il faut bien faire son travail, décortiquer, charcuter, informer le People qui attend devant son écran, la bouche ouverte, la tartine dégoulinante de confiture à la main.

Il va le dire ce qu'il y a sur cette vidéo ou non ?  

Misrachi connaît son boulot, il sait tenir le public en haleine, remuer la boue, apaiser la soif du spectateur par petite touche comme lorsque l'on tire un rideau centimètre par centimètre pour dévoiler le croustillant de l'info, comme dans un peep-show, car enfin, on ne sait pas grand chose, ni même s'il ne s'agit pas d'une vidéo trafiquée par ce russe à la tête de bagnard que l'on dirait sorti d'un camp stalinien.

Les concurrents de l'impétrant s'unissent dans une chorale émouvante de soutient et dénoncent  les incursions intolérables des médias dans la vie privé des politiques. Dati en tête. 

 

       

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 11:08

Le 13 janvier 2020,

A l'origine le Dakar, dont on peut douter de l'utilité, partait de Paris pour arriver à Dakar en traversant les étendues désertiques du Sahel et réconforter les populations déshéritées qui vivaient dans ces contrées hostiles. C'étaient les intentions louables de leurs créateurs Thierry Sabine et Daniel Balavoine. Ces intentions se manifestaient par l'ouverture d'école et la mise en place de pompes à eau. 

Le Dakar quitta l'Afrique pour l'Amérique du sud en raison de la guerre qui sévit dans la région du Sahel, Jusqu'à cette année 2020 où la course s'installe en Arabie Saoudite le Royaume dirigé par Mohamed Ben Salmane qui se démène comme un beau diable pour faire oublier le tragique épisode de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi (ci-contre)

 

Outre l'assassinat politique, demeure une tradition dont tous les 

dictateurs rêvent : La décapitation par le sabre pour rester dans la couleur locale. Dans ce domaine le Royaume se distingue particulièrement : 187 mises à mort dont un enfant. Le bourreau n'a pas chômé en 2019 nous suivrons avec attention sa performance en 2020.

Pendant ce temps les motos, les autos, les camions tracent des sillons dans le sable, tandis que le soleil se couche embrasant les dunes qui se teintent d'un rouge sombre comme le sang.   

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 10:52

 Havrin Khalaf, violée, lapidée avant d’être achevée, mérite beaucoup plus que quelques articles ici et là.

24 octobre 2019,

Chaque peuple a ses héros. Le peuple kurde que l'on assassine en silence ne compte plus les siens.

Le spectacle de la lâcheté devient notre quotidien.

Galerie des assassins : 

 

 

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 14:06
Un Côtes du Rhône en Syrie  : l’indécent tweet de Thierry Mariani et Nicolas Bay(porte parole de Marine Lepen Front National)

Un message pour le moins indécent alors que la Syrie demeure un pays en guerre. Le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont ces derniers mois encore procédé à d’intenses bombardements, causant la mort de nombreux civils, dans la province d’Idleb notamment. Depuis le début du conflit, en 2011, rappelons que plus de 370.000 personnes sont mortes, et des millions de personnes ont été déplacées.


Quant à la ville de Sednaya, où la photo a été prise, située à 30 km au nord de Damas, elle est tristement célèbre pour abriter une prison dans laquelle le régime syrien est accusé d’avoir pendu « dans le secret le plus total » quelque 13.000 personnes entre 2011 et 2015. Selon Amnesty International, qui a publié en 2017 un rapport sur ce site, Sednaya est « la pire prison du régime actuel et la plus crainte »

L’ONG parlait même à son sujet d’« abattoir humain », accusant le gouvernement syrien d’y mener une « politique d’extermination » en torturant régulièrement les détenus et en les privant d’eau, de nourriture et de soins médicaux.

Bienvenue au Rassemblement des tortionnaires.

 
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 11:23

Le 12 février 2019

 

Il court, il court Edwy de plateau en plateau pour déclarer son amour aux "gilets jaunes" d'ailleurs il sort un livre sur ces nouveaux héros français qui bravent l'autorité. 

Qu'importe que l'on entende dans leurs rangs des "On est chez nous!" que l'on fasse "la quenelle" chère à Dieudonné, que l'on rosse les journalistes, que l'on vienne aux manifs avec des boules de pétanque dans la poche, que l'on retrouve sur le passage de leurs cortèges des tags antisémites. que l'on détruise ma ville !

Des minorités excuse-t-on çà et là et Madame Lemoine de pleurer sur leurs blessés que les médias exposent comme autant de trophées. Est-ce que ces minorités additionnées les unes aux autres ne font pas une majorité ? Pas chez les gilets jaunes, ils sont purs, voyez leurs leaders !  

Ils ont leurs supporteurs ces individus habillés de jaune, Erdogan, Orban, Trump, Poutine, Salvini, Di maïo et bien sûr La fille du tortionnaire : Marine Le Pen. Ils ne parlent qu'à des journalistes dont ils connaissent l'intégrité, l'éthique, ceux de Russia Today !  Bienvenue Monsieur Plenel.

Au sortir du rassemblement contre l'antisémitisme une dame âgée me dit : "Depuis le début se mouvement pue la haine."

Les manifestations sont toujours une providence pour les criminels. Leur violence tout à coup devient légitime, pourvu qu’ils se fondent dans la foule qui hurle et  miment par la parole ses revendications quelles qu’elles fussent. Alors permission leur est donnée par les instigateurs, restés dans l’ombre, de  donner libre court à leur pulsion d’accomplir toutes les infamies qu’ils ont toujours rêvées de perpétrer.

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 14:23
JAÏR BOLSONARO

 L'année 2019 ne sera pas érotique...pour le Brésil.

Homophobe, xénophobe, misogyne, le nouveau Président brésilien bénéficiant de l'ambiance actuelle, peut compter sur l'hystérie populaire pour mener à bien un programme dont rêve tout dictateur.

Son discours d'investiture a été salué par l'un de ses nouveaux amis, Trump en personne, lequel sait choisir ses camarades.    

Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous », est « une référence assumée au :" Deutschland über alles" (Allemagne au-dessus de tous), l'hymne nazi ». (discours de Bolsonaro)

Bolsonaro s'invite à la liste inquiétante des dirigeants autocrates (C'est un euphémisme) tels que Netanyahu, Orban, Salvini, Erdogan, Poutine, Trump et leur champion incontesté, nouvel ami de Trump le très démocrate Kim jong UN lequel, rappelons le, a donné le frère de son père en pâture à des chiens affamés. Bachar al-Assad étant aujourd'hui hors concours, il a même effacé des tablettes de l'horreur Sadam Hussein.

Cet aréopage de personnalités risque fort de voir ses rangs gonflés par quelques impétrants impatients, dont le but est de détruire une Europe en proie à la sinistrose. Les Présidents russe et américain s'y emploient. Ainsi les Le Pen, Sébastian Kurz (Autriche) Geert Wilders (hollande) Kaczinski (Pologne) Siderov (Bulgarie) ... sont aux aguets. Les loups gris sont aux portes de l'Europe, ils hurlent à la mort de la démocratie.     

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 15:51

Le mardi 27 novembre 2018

 

 

Bonnets rouges et gilets jaunes

La revanche

 

J’ai déjà écrit sur « l’arnaque » des bonnets rouges, et autres éleveurs de porcs qui engraissent leurs animaux  dans des conditions abominables.

Revenons à ces gilets jaunes.

Quelle est la genèse de ce mouvement ? Qui, un matin s’est réveillé en se disant je vais revêtir un gilet jaune, rameuter la population et bloquer le pays ?

Comment une centaine de milliers de personnes peut-elle créer un tel désordre au point que Donald Trump lui-même en soit informé et se gausse une nouvelle fois de notre Président ? Ou bien, je n’ose y croire, Trump serait derrière cette « chienlit » discrètement épaulé par la fille du borgne ?

Qui peut penser que ce mouvement est « spontané » et que ces braves gens (il y en a) crédules ne sont pas manipulés ?

 Le principe de la manipulation consiste à laisser croire au manipulé qu’il agit de son propre chef. Me reviens cet aphorisme d’Oscar Wilde : « Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu’en le suivant. »

J’ai vu ces malheureux policiers repousser quelques centaines de manifestants sur les Champs Elysées avec autant  de conviction que les avants de notre pauvre équipe de France de rugby. C’était pitoyable.

La nostalgie m’envahit alors au souvenir de notre combat sur la dernière barricade rue Gay-Lussac, en 68, les flics avaient été bien plus combatifs sinon….Cependant nous, nous nous battions pour la liberté d'expression, sexuelle, les droits des femmes, contre la guerre au Vietnam... pas pour quelques picaillons.

N.B. Cet article est évidemment à prendre au second degré.

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