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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 22:10
Histoires extraordinaires : La révolte des nantis

Le 7 avril 2015,

De la fenêtre de mon modeste appartement, j'avais pour habitude de voir passer des drapeaux rouges et des bannières bariolées de syndicats du monde ouvrier en lutte afin de préserver les emplois menacés par les délocalisations, les restructurations et autres calamités du libéralisme. Que nenni, il s'agissait d'une procession de mocassins à glands, de costumes de chez Lanvin, de cravates de chez Cardin. Les notaires, les huissiers de justice, les avocats, les commissaires priseurs et autres professions dites libérales battaient le pavé de Paris sous l'œil stupéfait des CRS, matraques en mains, boucliers de protection déployés, prêts à riposter à des jets assassins de boulettes de papier.

Conchita Juanita Hernandez, ma concierge bien aimée (hypocrite) serpillère à la main n'en croyait pas ses yeux.

<< Si je m'attendais à voir ça un jour !>> Me hurla t-elle du trottoir qu'elle lavait à grande eau.

En effet, ce n'était pas banal, mais rassurez vous il n' y eu aucun incident, juste quelques ampoules que le Samu traita avec célérité. Les Mercedes, BMW et Audi étaient à l'abri dans les parking surveillés de la capitale et tout ce petit monde est rentré sans encombre à son domicile raconter cette folle journée à Madame.... terrrrriblement inquiète.

Nous n'étions pas au bout de nos surprises ! Quelques jours plus tard c'était le tour des médecins, dentistes, chirurgiens et autres morticoles de crier leur désarroi. En cause le TIERS PAYANT.

Ces braves gens craignant que le paiement de leurs honoraires ne subissent quelque retard du fait de la lenteur des remboursements de la Sécurité Sociale, formaient un cortège où l'on voyait leurs blouses blanches maculées de sang, symbolisant la mort de leur profession.

Ainsi donc les pauvres, puisqu'il s'agit d'eux, n'auraient comme alternative soit d'avancer les frais des consultations ou des soins, soit de rester chez eux et prendre leur mal en patience (c'est là que cette expression prend toute sa dimension) Autrement dit qu'ils crèvent en silence et ne viennent pas encombrer les salles d'attente de ces adeptes d'Hippocrate.

Je relisais la déclaration que chaque membre du corps médical signe lorsqu'il entre en fonction :

LE SERMENT D'HIPPOCRATE. Il est écrit entre autres : ~~Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 22:58

Lundi 12 janvier 2015.

Tout à coup j'ai comme le sentiment qu'une page de l'histoire de notre beau royaume vient d'être tournée, et qu'une nouvelle, vierge celle-ci, apparaît. Par contre je n'ai aucune idée sur ce qui va y être inscrit, comme si le crayon restait en suspens et que l'auteur hésitait entre le meilleur et le pire.

Je crains que ce soit les deux, d'une part parce que les fanatiques de tous bords sont ulcérés par la réaction du vulgum pecus qu'ils pensaient voir se terrer comme des lapins et par ce peuple qui, contre toute attente, dans des circonstances pour le moins inconcevables témoigne d'une témérité qui laisse pantois.

J'ai une pensée attristée pour la fille du borgne qui s'en est allé dans son fief tempêter au milieu de quelques centaines de partisans, alors que les rues de notre royaume accueillaient des millions de citoyens marchant contre l'intolérance et la haine.

*

C'est tout de même assez cocasse, chacun se regarde comme après une déflagration, sonné, mais content de se savoir encore en vie. Et se demander et après ? Une fois les morts mis en bière, les larmes séchées, les charlies rangés dans les tiroirs, il va bien falloir reprendre une vie normale. Chacun va raconter sa petite histoire au bureau, à l'usine, et après ?

L'euphorie de la sidération retombée, la raison revenant petit à petit, l'on peut se demander si quelques opportunistes n'en font pas un peu trop, histoire de soigner leur notoriété. L'humilité était pourtant le crédo des disparus.

Lorque j'entends dire que l'humour n'a pas de limite, je frémis devant tant d'inconscience, d'autant que la cible est toujours la même. Ce fils d'humoriste, qui n'a pas le talent de son père, l'humour n'étant pas héréditaire, clame haut et fort, à l'abri dans son loft du seizième, que s'il savait se servir d'un crayon il dessinerait le Prophète à poil. Soit. Mais la provocation ce n'est pas de l'humour. A t-il pensé à ces milliers de nos concitoyens qui vivent dans des pays où la religion est l'Islam ? Ces gens qui aujourd'hui vivent cloîtrés, la peur au ventre à cause de quelques matamores de l'humour !

Cette citation me revient à l'esprit : " La provocation est une outrance employée par les vaniteux dont le seul but est de provoquer le tumulte et d'en recueillir la notoriété." E.D.

Le réveil du peuple.

Le réveil du peuple.

Les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh, le romancier Hari Kunzu. Signataires de la pétition.

Les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh, le romancier Hari Kunzu. Signataires de la pétition.

«Comme plus de 600 autres artistes, nous annonçons aujourd'hui que nous ne nous engagerons plus dans des relations culturelles avec Israël comme nous avions l'habitude de le faire.» Dans une lettre publiée par The Guardian ce vendredi, une centaine d'artistes a annoncé couper les liens avec Israël et ses ressortissants, rejoignant ainsi 600 autres figures du monde culturel. Les artistes signataires de la pétition Artists for Palestine UK ont annoncé qu'ils refuseraient dorénavant toute invitation professionnelle de la part d'Israël, de ses ressortissants et de n'importe quelle institution liée au gouvernement.

Les artistes accusent Israël de mener une guerre sans relâche contre le peuple de Gaza depuis cet été. «Les Palestiniens n'ont connu aucun répit de la part d'Israël qui attaque perpétuellement leur territoire, leurs moyens de subsistance et leur reconnaissance en tant qu'État.»

Les artistes reprochent également à Israël de mener une guerre sur le sol culturel palestinien. «L'armée [israélienne] vise les institutions culturelles palestiniennes et empêche la libre circulation des travailleurs culturels». Selon eux, les théâtres palestiniens subissent le colonialisme d'Israël qui tente d'imposer sa marque par les compagnies théâtrales et les diplomates culturels.

C'est pourquoi les artistes ont décidé «de ne pas jouer de musique, de ne pas accepter des récompenses, ne pas assister à des expositions, des festivals, des conférences, des master class ou des ateliers à Tel Aviv, Netanya, Ashkelon ou Ariel (des villes israéliennes) jusqu'à ce qu'Israël respecte le droit international et mette un terme à sa politique colonialiste qui opprime les Palestiniens».

La centaine d'artistes, dont le romancier et essayiste Hari Kunzru, l'ex-chanteur de The Verve Richard Ashcroft, les cinéastes Ken Loach et Mike Leigh, rejoignent ainsi 600 autres qui ont signé la pétition appelant au boycott culturel d'Israël.

Il est évident que si je prends le risque de coller ce texte, et si je m'associe à cette pétition, c'est pour protester contre la politique des dirigeants d'Israël.

Certains pour les raisons que l'on devine aisément voudrait associer cette protestation culturelle à je ne sais quelle prise de position concernant la religion juive. A noter que de nombreux israéliens (croyants ou non) contestent vigoureusement la politique de Nétanyaou et de son affidé Liberman.

Tant que ce conflit perdurera, le moyen orient ne connaîtra pas la paix, car cette guerre est la mère de toutes les guerres. Comme Echidna elle enfante des monstres dont les noms tonnent dans l'actualité : Daech, Boko Haram, Aqmi, al-Aqsa, Hezbollah.....Mais aussi : Les fidèles du mont du temple, Goush Emounim (bloc de la foi) la jewish defense league....

Dans leur vision de la fin des temps, ces zélotes prédisent que la guerre de Gog et Maggog entraînera toute l'humanité dans une terrible bataille jusqu'aux portes de Jérusalem. Une guerre de religion des temps modernes en quelque sorte, sauf que là, les belligérants ne se battent plus avec des épées. 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 22:03

J'arrête la politique. C'était au lendemain de la défaite. Vous pouvez me posez dix fois la même question, vous obtiendrez dix fois la même réponse. Et le plus grand comédien que notre royaume eût connu tirait sa révérence au grand dam de ses courtisans.

COLUMBIA. un nom au funeste présage.

Ce n'était que le nom d'un fonds d'investissement rêvé par notre ancien grand timonier qui s'est désintégré en plein vol comme la navette. Il ne restait qu'une issue : revenir aux affaires, et cette expression n'a jamais été aussi juste.

Omnubilé par l'argent.

Certaines personnes qui ont vécu au milieu des riches sans posséder le sou, gardent de cette période un traumatisme irréversible et leur vie entière est consacrée à réparer les humiliations qu'ils ont connues. Notre fanfaron fait partie, hélas, de ces accidentés de la fortune.

C'est une pénible histoire, dans la veine des Misérables, que je vous conte maintenant :

Défait par un petit gros à lunettes aux cheveux teints, le roi déchu s'en retournait piteusement dans les bras de sa Diva, il déprimait, oubliait de se raser, pratique qui lui avait pourtant porter chance. Quand tout à coup l'on sonna à la porte. C'était son ami Fripouille qui venait lui proposer de créer un fonds d'investissement.

Fripouille avait fait fortune dans les émissions de téléréalité, et était à la tête de 500 millions d'écus en or. Il venait de créer une nouvelle société intitulé LOVE. Tout souriait à ce sémillant entrepreneur.

Notre roi déchu, s'épancha sur son épaule, et entre deux hoquets, levant la tête, vit briller les écus dans le ciel. Ravigoter par cette perspective notre Matamore enfourcha son destrier (les avions de Fripouille) et partit faire le tour des amis qu'il avait enrichis au-delà de toute espérance lorsqu'il régnait en Maître sur le royaume. Il revint les poches pleines de promesses. Columbia pouvait décoller.

Nos deux amis comptaient déjà les écus des investisseurs et arrivaient à la somme sidérante d' 1 milliard. Cela s'appelle un retour sur investissement. La cuisante défaite était oubliée et la Diva entonnait un air d'opéra. Hélas c'était Casse-noisette !

Et patatra, l'édifice s'écroulait par la faute d'un petit Juge pointilleux qui accusait Fripouille d'Abus de faiblesse. Il aurait convaincu la vieille dame indigne de Neuilly, qui n'avait plus toute sa tête, d'investir 143 millions d'écus dans sa société LOVE. la persuadant qu'il s'agissait d'une entreprise philanthropique.

Les investisseurs affolés s'envolèrent comme une nuées de linottes, (d'où l'expression tête de linotte, car il s'agit d'un oiseau plutôt crédule) notre Matamore, une nouvelle fois, se retrouva fort dépourvu.

Par dépit, un matin en se rasant (décidément) il décidait de conjurer le sort qui s'acharnait sur lui et repartir à l'assaut de son trône en or sur lequel la fille du Borgne vociférant lorgnait, elle aussi.

Y parviendra-t-il ? vous le saurez en lisant la suite de ce feuilleton passionnant dans les jours qui viennent, promis ! En attendant lisez l'histoire d'un pape béatifié appelé J.P.II ça vaut son pesant d'hosties. (21 décembre 2009)

N.B. : Je ne suis en aucun cas responsable de la publicité que vous subissez sur ce blog.

Le15 octobre 2014,

A la vôtre ! Le dictateur Nazarbaïev et notre VRP (payé à la rétro-commission) fêtent la vente de 40 hélicoptères.

A la vôtre ! Le dictateur Nazarbaïev et notre VRP (payé à la rétro-commission) fêtent la vente de 40 hélicoptères.

Le 19 octobre 2014,

La Confédération des Zemmours,

Confédération de tribus berbères. Les Zemmours vivaient des portes de Rabat jusqu'aux portes de Meknès. En 1900 on dénombrait environ 12 000 tentes abritant une population de plus de 60 000 personnes.

Aujourd'ui les Zemmours sont sédentarisés et vivent dans les villes de Khemiset, Tiflet, Sidi Allal Baharoui, pour les plus importantes. C'est une région encore très active dans la fabrication de tapis tissés, ceux que l'on trouve en quantité dans les souks des grandes villes.

Khemiset est une plaque tournante de cet artisanat et sa production de qualité se retrouve dans les magasins de Marrakech. Les femmes berbères sont réputées dans la fabrication de tapis noués, de couleur rouge chatoyante avec des motifs "cloisonnés"

Vous allez penser tout à trac que je suis devenu l'un de ces marchands de tapis à la réputation des plus douteuses ( que l'on attribue souvent aux hommes politiques) .

Non. Cela m'est venu tout naturellement en réaction au tumulte provoqué par la sortie du livre fielleux d'un triste individu nommé Zemmour. Et tout à coup j'ai éprouvé une honte irrépressible à la pensée que ce provocateur pouvait être assimilé à ces hommes fiers et droits que sont les Zemmours.

Nous avons là une nouvelle démonstration de l'éloge de la bassesse et de l'obscurantisme d'une partie de la population, laquelle s'est jetée sur ce bouquin qu'elle ne lira pas, mais  brandira comme un trophée à la face des hommes de bien.

Ce qui est surprenant dans ce brûlot c'est le parti qu'assume l'auteur : La défense de l'homme de race pure (l'aryen) submergé, d'après lui, par une horde d'envahisseurs venue du sud (évidemment) alors que lui même serait d'origine maghrébine, prétend-il.  De petite taille, brun, aux yeux noirs, l'aspect malingre, un visage veule propre aux fourbes, il n'a rien d'un bellâtre européen.

Serait-ce là  l'inhibition dont il souffrirait ?

Pour terminer je vous livre une citation de circonstance :

La provocation est une outrance employée par les vaniteux dont le seul but est de créer le tumulte afin d'en recueillir la notoriété. E.D.     

 

 

 

Le 27 octobre 2014

Bolloré et l'huile de palme.

Nombre d'études montrent les dangers de l'huile de palme pour la santé et l'environnement. L'ami Bolloré (empereur d'Afrique) n'en a cure, tant qu'il y a du profit les scrupules passent à la trappe.

Cet article provient de l'hebdomadaire Jeune Afrique dont je vous recommande chaudement la lecture.

Les riverains des plantations d'huile de palme et d'hévéa de Socfin, dont Bolloré est l'actionnaire principal, devront attendre. Leurs représentants ont décliné ce 24 octobre au groupe français leurs revendications contre ce qu'ils dénoncent comme un accaparement des terres. Mais le dialogue commence à peine.

L'alliance des paysans riverains de Socfin représente plusieurs milliers de paysans du Cameroun, de Sierra Leone, de Côte d'Ivoire et du Liberia, en lutte contre les pratiques de la société luxembourgeoise. "De nombreuses terres, utilisées pour l'agriculture familiale ont été cédées sous la pression de Socfin. Un grand nombre de personnes se sont retrouvées sans ressources, dans la pauvreté, sans obtenir les emplois promis et avec des compensations extrêmement faibles", a insisté leur porte-parole Shiaka Musa Sama, venu de Sierra Leone pour cette rencontre organisée dans un hôtel parisien. Les militants dénoncent aussi des promesses restées lettre morte, disent-ils, sur la construction de centres médicaux et d'écoles.

En plus de voir ces engagements concrétisés, l'alliance réclame une expertise indépendante sur les conflits fonciers, l'abandon des charges judiciaires contre ses membres et de meilleures compensations financières pour les paysans.

"En Sierra Leone, un loyer misérable est payé par la Socfin pour les terres, environ 12 dollars par hectare et par an, à répartir entre l'État, la collectivité publique et les paysans. Donc au final, les paysans récupèrent environ un dollar par an", s'insurge à titre d'exemple Shiaka Musa Sama, selon qui les loyers sont similaires dans les autres pays.

Menaces de manifestation

Représenté par Marie-Annick Darmaillac, secrétaire générale adjointe en charge de la RSE, le groupe Bolloré s'est dit à l'écoute mais dans l'impossibilité de prendre à lui seul des décisions pour Socfin, dont il détient moins de 40%. "Nous sommes facilitateurs sur ce dossier, indique-t-on chez Bolloré, c'est une première étape pour mettre en place une plateforme de dialogue."

"Nous étions étiquetés comme des délinquants, maintenant nous sommes des partenaires"

L'alliance des paysans a déploré l'absence d'un représentant de Socfin, basée au Luxembourg. Elle attend désormais une nouvelle réunion tripartite au mois de février.

"Nous n'avons pas obtenu tout ce que nous demandions mais la bonne nouvelle c'est que le dialogue a commencé. Nous étions étiquetés comme des délinquants et maintenant nous sommes des partenaires", s'est satisfait Shiaka Musa Sama.

Si les discussions n'avancent pas, des manifestations seront organisées notamment au Cameroun, prévient Emmanuel Elong, représentant pour ce pays. "Elles sont généralement très suivies, et ne seraient pas très bonnes pour l'image de Bolloré", a-t-il conclu.

Pépinière de palmiers à huile de la société Socfin dont l'actionnaire principal est Bolloré

Pépinière de palmiers à huile de la société Socfin dont l'actionnaire principal est Bolloré

Abou Bakr al Bagdhadi
Abou Bakr al Bagdhadi

Le 23 novembre 2014,

Prosélytisme,

Depuis le début de la semaine nos écrans plats montrent la photo d'un jeune homme, portant une barbe noire, un bonnet comme ceux couramment portés par les jeunes des cités, d'allure plutôt sympathique. S'il apparaît sur nos écrans du matin au soir, occultant les exploits de Nabilla, c'est parce qu'il a participé à la décapitation d'un jeune humanitaire américain et probablement d'une vingtaine de soldats syriens.

Ce sont les faits et ils sont abominables. Alors pourquoi faire de cet assassin un héros. Un individu qui grâce à la publicité qui lui est faite sur toutes les chaînes d'info. aura son poster épinglé dans nombre de chambres de jeunes déjà ébranlés par les discours des zélateurs de la cause de l'état islamique.

L'on connaît tout de ce Maxime Houchard. Il est normand, gentil, serviable et caetera. Les journalistes battent la campagne, interrogent, la mère, le père, la grand-mère, les voisins, les copains d'écoles.... ad nauséam et la photo s'éternise sur les écrans, les filles des cités le trouvent "beau gars".

Baghdadi a gagné. Ses complices : les reporters inconscients qui ont colporté la biographie de ce pauvre garçon, dont je ne donne pas cher de sa peau. Il a connu son heure de gloire, convaincu quelques adeptes qui ont déjà pris leur billet pour l'ultime voyage vers la barbarie et la mort.

Associés improbables dans cette funèbre entreprise, Baghdadi se rejouit, il aura sa chair à canon, les chaînes d'info, leur pain quotidien.

Un journaliste d'une chaîne d'info en continue.

Un journaliste d'une chaîne d'info en continue.

Les tyrans ne précèdent pas l'opinion, ils la suivent.

Le 6 décembre 2014,

Poèmes

Deux petits poèmes en alexandrins, à méditer.

Les tyrans

Au sein des officines du Prêt-à-penser

Où méditent des idéologues madrés

De pauvres hères mus par l’instinct grégaire

Endossent sans vergogne des idées délétères

Coulées dans le moule vénéneux de la haine.

Parés de ces idées, ils vont dans l’arène

Tous fiers et pleins de fureur, le menton dressé,

Lever des yeux embués vers leur maître-à-Penser.

Coup d'Etat

Abreuvée de promesses et de vains espoirs

Menée par d’infâmes reîtres vêtus de noir

La rue pleine de haine vient se repaître

Du sang de ses anciens maîtres.

Soumis, la tête basse, le peuple mystifié,

Rongé par le remords, demande pitié

Aux bourreaux, les mains encore rouge de sang.

Il est trop tard, pour le salut des innocents

Car le joug fatal pend au cou des esclaves

Dont les pas alourdis accablés d’entraves,

Mènent à l’échafaud ou brille la lame.

A genoux ils prient pour le salut de leur âme.

En rage le peuple lance des insultes

Hilare, la fille du borgne exulte.

Daumier - : La politique c'est l'art d'obtenir l'argent des riches, pour acheter les suffrages des pauvres.

Daumier - : La politique c'est l'art d'obtenir l'argent des riches, pour acheter les suffrages des pauvres.

Le 18 décembre 2014,

Les politiciens.

Lorsque vous étiez enfant les adultes vous demandaient :

<< Qu'est-ce que tu veux faire plus tard.>>

Question rituelle à laquelle vous répondiez invariablement pour vous débarrasser de l'importun : << Pompier ou conducteur de locomotive ou tout autre métier comme dresseur d'ours.>>

Je n'ai jamais entendu d'enfants répondre politicien. Car la première interrogation qui vient à l'esprit : Est-ce un métier ? Oui, d'après ceux qui l'exercent et qui plus est bien rémunéré pour un travail qui, d'après quelques sénateurs, est une sinécure. Il suffit d'observer l'oppulente silhouette de leur Président pour en être assuré.

La question pourrait nous tirer un vague sourire de commisération si ces gens étaient inoffensifs. Ce qu'ils ne sont pas, car incompétents pour la plupart. Et c'est bien là le drame.

A quoi devons nous cette incompétence, qui réjouit tant la fille du borgne, qui l'est tout autant si ce n'est plus ? Rappelons  qu'elle a une formation d'avocat et que sur un sujet économique banal elle s'est ridiculisée face à une journaliste : Anne Sophie Lapix.

Sont-ils plus stupides que la moyenne ? Ou bien ont-ils été de si piètres élèves que c'était la seule voie qui leur était offerte.

Il y a quelques semaines un animateur de télévision demandait à un politicien ce que représentait un hectare de terrain. Mutisme du politicien qui avouait piteusement qu'il ne savait pas. C'était le ministre de l'agriculture, Bruno Lemaire pour ne pas le citer.

Même carence du ministre de l'éducation nationale qui calait sur une règle de trois à la portée d'un gamin de 10 ans. (Xavier Darcos)

Ce sont évidemment des cas extrèmes mais révélateurs.

Quand  j'examine la formation de ces prétendants aux fonctions qui déterminent le cours de la vie de millions de gens, je suis glacé d'effroi. Ils sortent tous du même moule ! Toutes opinions politiques confondues : L'ENA, Sciences Po.et.... la faculté de droit. (sans doute pour assurer eux-mêmes leur défense dans ce que les journalistes appellent pudiquement "Les affaires"

Alors qu'est-ce qui les différencie ?  L'ambition.

Le mot est lâché. Ambition. Ambition personnelle ou ambition altruiste ? Avez-vous eu connaissance d'un(e) politicien(ne) désintéressé(e) dont l'ambition serait juste servir le peuple ?

J'ai un rêve : le Président s'apellerait Edgar Morin, le ministre de l'économie serait le prix Nobel d'économie Jean Tirole, de la culture le prix Nobel de littérature Le clézio, de l'éducation le mathématicien Cedric Villani, et cetera, bien sûr il recevrait un salaire : Le SMIC.

Le pouvoir rend t-il mégalomane ?

Est-ce que l'ivresse du pouvoir est une réalité au même titre que l'ivresse des profondeurs ?

Le peuple est-il exempt de tout reproche ?

Autant de questions que chacun devrait se poser.

Commençons par ce bon peuple du royaume de France. Il y a tant de choses à dire.

Ce qui surprend c'est tout d'abord sa versatilité, l'on brûle avec entrain ce que l'on a adoré avec passion.

Prenez l'exemple de 1998 et cette fraternité retrouvée lorsque notre équipe composée de joueurs issus de l'immigration et de l'outre-mer remporta la coupe du monde. J'ai bien cru à ce moment que nous étions sortis du bourbier du racisme. Que nenni ! Il est revenu encore plus pernicieux que jamais, par la petite porte des parties dits de droite populaire, habilement cornaqué par la fille du borgne. Alors que la majorité de ce bon peuple était pour le droit de vote des étrangers (hors U.E.) il est majoritairement contre de nos jours !

Oscar Wilde disait :

Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu'en suivant la foule.

Si cet aphorisme semble contradictoire à mes propos, c'est qu'un troupeau se mêne, non pas en le précédant, mais en le suivant, voire en l'orientant. La peur n'est que le reflet de la lâcheté.

Les cyniques n'hésitent pas à comparer le bon peuple de notre royaume à un troupeau de moutons, serrés les uns contre les autres, guidé par des chiens de bergers (les politiciens) alors qu'à l'orée du bois rôdent les loups gris (?) prêts à se saisir des agneaux égarées.

Ces loups gris vivent en tribu et sont solidaires les uns des autres. Souvent le vieux mâle laisse le pouvoir, tout en renâclant, aux jeunes femelles car plus excitantes, et plus rouées pour attirer les faibles qui se sont éloignés inconsidérement du troupeau.

Au sein de ces égarés qui se mêlent à la tribu des loups gris, dont le sort ne fait aucun doute, se trouvent ceux que j'appelle  "les kamikazes" ce sont des pauvres hères qui ont touché le fond, ils n'ont aucune idée des noirs desseins que fomentent les loups. Ils ont décidé d'entrainer la société à laquelle ils appartiennent dans la même misère que la leur. Abandonnés, humiliés, désespérés, ils foncent droit vers l'abîme où inexorablement suivra le troupeau.

" Il est parfois plus sage d'affronter sa peur que la fuir" E.D.

 

Tous pourris ?

ces deux mots que l'on entend régulièrement au Café du Commerce arrangent bien les extrémistes, lesquels sont, comme chacun sait, exempts de tout reproche. Népotisme, captation frauduleuse d'héritage, violences, racisme, homophobie....ne sont que quelques menus griefs reprochés au parti de la fille du borgne.

Cependant cette condamnation irrévocable (tous pourris) appelle une question : Qui met au pouvoir ces pourris ?

Si l'on excepte les adeptes du parti de la tribu, qui ne rateraient une élection pour rien au monde, les électeurs se sont signalés par leur absence devant les urnes. Lors des dernières élections  européennes l'abstention a frôlé les 65%. Les membres de la tribu ont tous été élus. Ils toucheront chacun:

6 200 Euros net par mois + 4 300 Euros de frais + 304 Euros par jour de présence + 4243 Euros par an pour les frais de voyage.

L'on comprend, en prenant connaissance de ces chiffres qui font rêver nos smicards, que les membres de la tribu abhorrent l'Europe et souhaite que notre beau royaume en sorte au plus vite.

Hypocrisie ?

Ainsi un bon nombre de ceux qui voue aux gémonies les politiques contribue, par leur lâcheté, au succès des membres de la tribu, et sans vergogne hurle "tous pourris"

A suivre.....

Certains me demandent ce qu'est devenue Juanita Conception Hernandez, ma concierge bien aimée, elle réapparaîtra bientôt, plus pugnace que jamais.....Dans conversations philosophiques avec ma concierge.

 

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:24
HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Le 5 mai 2014,

Gabriel Garcia Marquez

Né en 1928 en Colombie, mort en 2014.... mais ne serait-ce pas encore un de ces sacrés tours du gitan Melquiades, qui voudrait nous faire croire que l'homme qui vécut (presque) cent ans de solitude nous a quitté, alors qu'aucune chronique de sa mort annoncée n'a paru, pas même sur les feuilles envolées dans la bourrasque.

Les génies ne meurent pas, cela se saurait........

"Les choses ont une vie bien à elles ; il faut réveiller leur âme, toute la question est là."

Gabriel Garcia Marquez.

Le jeudi 15 mai 2014,

Au péril des idées.

Je lisais le livre d'entretien entre deux hommes éminents, Edgard Morin et Tariq Ramadan intitulé "Au péril des idées". Dialogue entre deux hommes culturellement opposés mais dont les idées se rejoignent sur nombre de sujets.

Ce livre que je recommande chaudement à tous les sectaires de la terre, et à ceux qui ont l'esprit ouvert, bien sûr, est préfacé par Claude-Henry du Bord. Il conduit la conversation entre les deux hommes. Dans sa préface il fait allusion aux pseudo-entretiens que l'on nous assène soit à la télévision soit à la radio, au cours desquels les journalistes se livrent plus à un interrogatoire qu'au rôle qui devait être le leur : Nous faire connaître les arguments de l'invité.

Non seulement l'homme des médias ne laisse pas son invité exprimer ses idées sans l'interrompre, mais encore, déforme t-il celles-ci pour l'amener à dire à ce qu'il voulait entendre. C'est la cas de nombreux animateurs, dont l'agité Ali Badou ou le sournois Elkabbach.

Je vous rapporte la conversation qui eut lieu dernièrement dans les studios d'Europe 1 quand ce journaliste recevait un ministre :

J.P.E : De quel couleur est le mur ? (Question posée d'entrée, sans préambule)

Incompréhension du ministre.

Le ministre : Quel mur ?

J.P.E. : Celui sur lequel va se fracasser votre réforme !

Stupeur du ministre. Rire sardonique du journaliste, satisfait de son coup.

Je passe sur les interrogatoires d'un certain Bourdin qui confinent à la parodie, l'on imagine aisément ce journaliste à la mode, un fouet à la main tentant d'extraire du supplicié les informations que le vulgum pécus veut entendre.

Car tout est là, allez dans le sens de l'opinion ! La caresser dans le sens du poil afin de faire croire à l'auditeur lambda qu'il est un fin analyste. Hurler avec les loups, flatter l'auditeur ou le téléspectateur avec pour seul objectif l'audience. Au besoin utiliser des "larons" comme chez Bourdin ou de faux témoins.

Pour en revenir "Au péril des idées" rien de tout cela. Chacun expose sereinement ses arguments, tous les sujets d'actualité sont abordés et l'on devine entre les deux hommes, aux cultures différentes mais pas opposées, une complicité bienveillante.

.

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Le 19 mai 2014,

Défrayer la chronique....

Cette expression tombée en désuétude, concerne un individu qui nourrit la discussion par ses actes. Aujourd'hui nos aimables échotiers ont remplacé cette formule par couac ou buzz. Je ne suis pas certain que la langue française y trouve son compte. Le couac du gouvernement (chère à Ali Badou) ou le buzz de Nabila etc...à longueur de journée sur les chaînes d'info en continue....ad nauséam.

Mais celui qui défraie la chronique en cette quinzaine du festival de Cannes se nomme Depardieu. Acteur obèse dont le cerveau semble flotter dans un flot de vodka qui le maintient dans un état de profonde débilité. Individu obnubilé par l'argent comme le sont en règle générale les parvenus.

Sous prétexte de révolte contre l'imposition, cet acteur joue son dernier mauvais rôle, celui d'Arpagon assis sur sa cassette. Poussant la pitrerie à son paroxysme il ira se placer sous l'aile protectrice de Poutine et danser avec Kadyrov, potentat de la Tchéchénie.

Kadyrov parvenu au pouvoir à la suite du mystérieux accident de son prédécesseur, décoré par Poutine, accusé de plusieurs meurtres et viols dont celui de la journaliste Natalia Estimerova. Dictateur ayant le droit de vie ou de mort sur ses sujets.

Telles sont les fréquentations de l'acteur Depardieu. Où l'obscène côtoie la cupidité

Le 27 mai 2014,

Je ne pouvais rester sans réagir aux résultats des élections européennes. Cela fait quelques mois que je pressens ce qui vient de se produire tant la publicité faite à l'entreprise Le pen était sidérante. Or quels sont les plus surpris ? Ou feignant de l'être ? Nos chers échotiers, ceux-là même qui ont allumé l'incendie et semblent effarés par le résultat de leur complaisance envers le borgne vociférant et sa fille. C'est un peu comme ces gamins qui jouent avec les allumettes et mettent le feu à la maison.

Cependant il convient de relativiser, de garder son sang-froid et de conserver sa confiance envers notre Démocratie qui en a vu d'autres. Un calcul simple permet, sinon de se rassurer, du moins de se conforter. Ce que les marchands de sensations dans l'hystérie verbale des commentaires, appellent un séisme ou un tsunami (pourquoi pas) n'est qu'une simple mise en garde. En effet 25 % de 43 % de votants ne font que (allais-je écrire) 10,75 %. C'est beaucoup mais très loin des réactions extravagantes dont nous ont abreuvées les pyromanes agglutinés autour des vainqueurs du jour comme des mouches affolées par l'odeur du sang.

En effet, si l'on se penche sur les résultats à l'échelon européen et que l'on considère la constitution de la nouvelle assemblée, force est de constater qu'elle ressemble, à quelques sièges près, comme sa sœur jumelle à la précédente en dépit des gesticulations des émules du borgne.

Cependant la vigilance s'impose, car souvenez-vous, un petit parti avait fait son apparition au Bundestag en 1933, lequel prétendait, lui aussi, défendre les intérêts du peuple, son leader s'appelait.....Hitler.

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Le Jeudi 29 mai 2014,

Jour de l'ascension.

Plouf....

Copé, Jean-François. Politicien véreux 1964-2014

HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

Arx tarpeia capitoli proxima

Dimanche 29 juin 2014.

Je hais les dimanches et pour juguler la morosité inextinguibles qui m'atteint ce jour là, j'ai décidé de m'en prendre à celui que l'on nomme le Anna Wintour de la littérature, je veux parler de François Bunuel, directeur de la rédaction du mensuel Lire, pour ceux qui l'ignoreraient. Ce bon François Bunuel apparaît également sur les écrans plats de vos salons dans une émission consacrée à la culture et vous pouvez entendre sa douce voix sur France-Inter (je crois).

C'est dire si cet homme a de l'influence sur l'édition et carrément droit de vie ou de mort sur les auteurs. Un auteur encensé par le gourou de la littérature et vous voilà parvenu au firmament des meilleures ventes (publiées également dans l'express, la maison mère).

Pourquoi alors, moi auteur méconnu, qui devrait courtiser cet homme plutôt que le vouer aux gémonies (j'aime beaucoup cette expression) déverserais-je mon trop plein de bile sur cet entremetteur. Parce que...je suis abonné à Lire. Il faut bien se tenir informé sur ce qui se passe dans ce petit monde où la flagornerie est de mise

J'avais été intrigué par un article consacré à Maylis DE Kerangal. Comment voulez-vous être un écrivain médiocre avec un nom pareil ! Interview de trois ou quatre pages dans lesquelles la belle écrivaine (hum) raconte son extase d'écrire. Rarement un écrivain a eu droit à un tel espace de la part du rédac. chef. Je compris un mois plus tard le pourquoi de cet article dithyrambique. L'éditeur de Maylis DE Kerangal s'était offert une deuxième de couverture en pleine page. Arrangement courant dans tous les magazines : Tu achètes une page et on t'offre un bel article rédactionnel que tu pourras conserver dans ton album de souvenirs.

Réparer les vivants : C'est le titre du livre qui raconte de façon éblouissante (dixit Bunuel) une transplantation cardiaque. Bien. Après Tahar ben Jelloun qui nous narre une opération de la prostate, le lecteur attend avec impatience le roman consacré à la greffe du foie de ce pauvre footballeur dont j'ai oublié le nom.

Lire serait-il devenu un magazine consacré à la médecine ? Moi aussi je ressens de temps en temps des picotements...... passons.

Bon c'est fait pour Maylis (excusez-moi comtesse mais c'est compulsif) Allons à la rencontre de cet écrivain mondain nommé Jean bruno Wladimir François-de-Paule le Fèvre D'ormesson, (Vous pouvez reprendre votre respiration) comte Jean d'Ormesson pour faire plus simple ou Jean d'O si vous êtes dans le cénacle de l'académicien. Bunuel ne piocherait-il que dans le who's who de la littérature aristocratique ? Briguerait-il une particule ?

J'ai une image qui me hante l'esprit lorsque j'observe ce visage malicieux aux yeux d'un bleu si profond, que l'on serait tenté de lui donner l'absolution sans l'entendre à confesse. Je suis de gauche déclare t-il tout à trac dans l'interview accordé à Julien Bisson, puis le journaliste nous invite à lire son dernier opuscule affirmant que l'oecuménisme de ce témoignage ne saurait froisser les athées.

Malgré tous ces gages de garanties fraternels, l'image qui me hante, c'est sa frêle silhouette au pied de la tribune où Sarkozy donnait son dernier meeting bygmaliesque, agitant son petit drapeau tricolore, main dans la main avec la très catholique Christine Boutin. Mes yeux s'embuent encore à l'évocation de cette scène touchante.

Gageons que Comme un chant d'espérance (c'est le titre) édité par Héloïse (sa fille) trouvera son public.

Je vais nettement mieux.

N.B. A l'incipit de cette article, l'excellent montage photo représentant Sarkozy sur la roche tarpéienne.

Le dimanche 27 juillet 2014

Antisémitisme !

Condamner les dirigeants d'Israël est-ce de l'antisémitisme ? Je ne le crois pas, même si ceux-ci se réfugient derrière ce paravent dérisoire et hypocrite. Le magnifique Stéphan Hessel, pourtant de confession juive, défendait la cause palestinienne. Le Juge australien Goldstone (juif également) dans son rapport concernant l'opération au nom évocateur de tendresse "Plomb durci" condamnait sans ambiguïté le massacre perpétré par Israël.

Notez qu'au sein de ce gouvernement Israélien, un individu nommé Avigdor Liberman occupe le poste de ministre des affaires étrangère, individu qui prône l'éradication de tous les palestiniens. Eradication un mot qui évoque de terribles souvenirs. Pour vous donnez un aperçu, c'est comme si Le Pen tenait les fonctions de Fabius.

Il est clair; maintenant, que les dirigeants d'Israël ont en perspective, à plus ou moins longue échéance, d'investir la totalité du territoire palestinien. La prolifération des colonies et le grignotage sournois de Jérusalem Est en sont la preuve. Ainsi, se profile à l'horizon, des jours et des jours de souffrance, de deuils, de désolation...A moins que l'ONU prenne pour une fois ses responsabilités et fasse appliquer la longue liste de ses résolutions (voir ci-dessous) qu'Israël ignore avec dédain.

Notre bon Président jette l'éponge, épuisé par les échecs successifs de sa politique, il abandonne les palestiniens à une fin tragique inexorable pour se concentrer sur les fesses de sa danseuse. Stupéfiant de constater qu'il commet les mêmes erreurs que son prédécesseur : Etre naïf au point de penser que la belle succombe à son charme irrésistible, quelle absurdité ! Pauvre Jocrisse !

Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Conseil de sécurité

Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

Jean Jaurès assassiné le 31 juillet 1914

Jean Jaurès assassiné le 31 juillet 1914

Le 31 juillet 2014,

"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage" Jean Jaurès.

J'entends ici et là des politiciens de droite, revendiquer l'héritage de Jean Jaurès, socialiste, fondateur du journal l'Humanité.

Il y a pour ces esprits cyniques une terrible indécence à revendiquer des idées qui sont aux antipodes des leurs pour des vues bassement électorales. E.D.

Cette liste est consultable dans la majeure partie des titres de la presse....britannique.
Cette liste est consultable dans la majeure partie des titres de la presse....britannique.

Ci-dessus la liste des 373 enfants tués sous les bombes de l'armée israélienne

Le lundi 4 août 2014,

GAZA,

Le nom découle de la racine cananéenne Gazza la forte.

Une bande de terre où se terrent un milion huit cent mille humains dont plus de la moitié à moins de dix huit ans. Une bande de terre maudite.

Sous prétexte de quelques pétards mouillés, ces humains sont des cibles vivantes, un peu comme à la foire, et souvent au hasard. Malheur si vous avez tiré le mauvais numéro, car la mort vient de toutes parts : Du ciel avec des bombes guidées au laser, de terre avec des obus tirés par des chars, de mer avec des missiles tirés par des navires de guerre. Si avec ça vous en réchappez, c'est qu'Allah est avec vous.

Mis à part quelques défilés indignés et les protestions courageuses de quelques artistes, c'est l'indifférence qui prévaut ou l'hypocrisie des hommes politiques comme à l'habitude. Ainsi l'idole noire s'insurge sur la destruction d'une école de l'ONU (excusez-nous , on l'a pas fait exprès) tout en livrant les munitions qui l'on pulvérisée.

Il reçoit ce jour les chefs d'états africains, gageons que les millions de dollars distribués sauront calmer l'indignation que certains semblaient montrer ces derniers temps. Ah ! Corruption, Corruption, le poison de l'Afrique. Seulement l'Afrique ?

Lauren Bacall
Lauren Bacall

Le 15 août 2014,

C'est un été pourri, après Robin alias Monsieur Keating, c'est Lauren Bacall qui nous abandonne lâchement au milieu d'un champ de navets, brusquement sortis ces derniers temps sur l'écran noir de nos nuits blanches (Nougaro)

Rarement un regard n'aura été aussi bouleversant que celui de Lauren, pénétrant jusqu'au fond des tripes. Il y a des acteurs qui n'ont pas besoin de jouer, le regard suffit. Pour Lauren c'était comme s'il traversait l'écran et vous clouait sur votre fauteuil.

Gageons qu'elle retrouve Humphrey, au panthéon des étoiles, les vraies, pour un grand sommeil.

Moummar à l'Elysée le 10 décembre 2007
Moummar à l'Elysée le 10 décembre 2007

Le jeudi 21 août 2014,

Mais pourquoi Sarkozy semble-t-il si mal à l'aise aux côtés de son ami Kadhafi. Pense-t-il au 50 millions qu'il ne pourra rembourser ?

Et si tu lui faisait la guerre, ça effacerait la dette, lui glissa à l'oreille son mauvais génie, après tout ce n'est qu'un dictateur paranoïaque.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:46
melchior
Le 10 avril 2012,
 De la démocratie,
 
Comment expliquer l’abstention, l’indifférence, le renoncement à la participation à un moment capital de la vie d’une démocratie où chacun, une fois n’est pas coutume, à le droit de donner son avis, quel qu’il soit.
L’échantillon des impétrants est large, de la fille du borgne vociférant au byzantin qui prône le retour à l’écu. Ils sont dix à se surpasser pour attirer notre attention et du moins pour certains, à dépenser des fortunes, non pas d’imagination, mais d’espèces sonnantes et trébuchantes qu’ils piochent quelquefois dans les poches de vieilles dames indignes, pour nous séduire.
Pourtant d’après ce que les échotiers racontent un citoyen sur trois ne se rendrait pas dans l’isoloir, et toujours de la même source intarissable, ce serait les plus démunis, les laissés pour compte, les parias de la société qui resteraient chez eux cloitrés indifférents à l’appel sournois des prétendants au trône qui les oublieront dès le sceptre en main. Soit ! Mais dans ce spectre large de candidats que j’évoquais plus haut ne manque t-il pas justement les représentants de ces exclus du partage des biens de la société.
Au Sénégal s’est levé un homme Yousou Ndoure, qui avouait n’avoir aucune capacité à diriger un pays mais dont la voix a réveillé une population blasée et amené l’espoir. En Inde, une femme Meira Kumar, Intouchable, a été élue député et représente cette caste de parias au Parlement. Or dans notre royaume, aucun membre des communautés exclues ne s’est manifesté, personne dont le charisme eut été suffisamment fort pour bouleverser un scrutin dont l’issue ne laisse que peu de place à l’incertitude.
Ce peut-il que dans cette population abandonnée ne se lève un jour un Martin Luther King, un Gandhi, un Mandela, un Allende, un Marat….ou un Obama ?
 
Citation : Conquérir la démocratie est le combat d'un moment, la préserver est le combat de tous les instants. E.D.
 
 
 
  la michetonneuse
Vous vous demandez certainement que viennent faire ces jambes ensorcelantes sous ces articles d'une rare perspicacité ? Ce sont celles de la michetonneuse un des personnages de mon roman.
Mais qu'est-ce qu'une michetoneuse me demandez-vous ? Prostituée, femme légère, hétaïre, putain, courtisane....c'est selon le regard de chacun.
En vente : Fnac, cultura,Amazon, et votre libraire de quartier au prix de 15 Euros.
 
LE 6 mai 2012,
Jour de gloire, jour de victoire, mais aussi jour de tristesse car ce blog perd sa raison d'exister, son héros, son grand timonier, son thaumaturge, son Matamore, son Machiavel.....je ne vous citerai pas tous les noms dont je l'ai affublé durant ces cinq années de règne sans partage. Le Monarque du royaume de France a chuté, le peuple  est en liesse :
 
 
  6-mai.png
 La victoire
 
 FIN de l'histoire extraordinaire.
 
    Bientôt ces histoires extraordinaires chez votre libraire préféré.
 
  Le 23 octobre 2013
 
Les colères artificielles. 
 
L'on assiste ces temps-ci à toutes sortes de colères, de manifestations d'individus mécontents parce qu'ils se retrouvent sans enploi, ou bien parce qu'ils ne récoltent pas, disent-ils, le juste prix de leur travail. C'est le cas notamment des éléveurs et des agriculteurs.
Il y en a un  (agriculteur) justement qui squatte depuis deux ans les plateaux de télévision et pleure sur son sort, car dit-il ses poires et ses pommes ne se vendent pas, ou du moins ne se vendent pas au prix qu'il souhaiterait car les grandes surfaces lui imposent un prix en deçà du coût de production.
Qu'allait-il planter des poiriers et des pommiers ? Les fruits les plus communs du marché, qui arrivent du monde entier, Australie, Chili, Espagne.....Un marché hautement concurrentiel. A t-il procédé à une étude de marché au préalable ? Certainement pas.
Mais il y a plus aberrant. Ces gens, le monde paysan dans son ensemble, sont réputés pour soutenir les gouvernements dits libéraux, c'est à dire de droite. Or les exploiteurs de ce monde paysan sont, à les entendre, les grandes surfaces alimentaires dont les patrons sont les amis des politiciens.... de droite. Ainsi donc agriculteurs, éleveurs voteraient pour les amis de leurs bourreaux ! Curieux non.
Prenons le cas des éleveurs de porc bretons, porcs élevés en batterie, nourris de farine. Un produit de mauvaise qualité, qui se vend au prix de ce qu'il est. D'autant que l'élevage intensif de ces bêtes, nuisible à l'environnement,  ravage les plages bretonnes, lesquelles se couvrent d'algues vertes. Or, je suppose que tout le monde connaît le célèbre "Patta négra" C'est un porc élevé en Espagne, en liberté, et nourri exclusivement de glands. La viande est divine et le jambon à mourrir. Celui-ci se vend aux alentours de 45 Euros le kilo. Le porc breton moins de 5 euros (prix de vente moyen aux G.S.A.)
J'entendais récemment des éleveurs, lors d'une visite du Président dans le centre de la France vociférer : Le Pen, Le Pen. Alors que celui-ci venait leur annoncer que l'essentiel des aides de la PAC leur serait réservé. Situation plutôt curieuse, car l'on sait que le programme hautement économique (je plaisante) de la fille du borgne tend à sortir notre beau pays de l'Europe. Celle-ci n'a pas de mots assez durs contre l'Europe, Bruxelles... Or elle perçoit de cette organisation honnie 11 000 Euros par mois au titre de député....européen! Même rémunération pour son père dont l'absence dans l'émicycle est récurrente. Merci l'Europe.
Je reviendrais bien sur l'épisode de la piscine (payée par l'Europe ?) dans laquelle, l'euphorie de la victoire aidant, la fille du borgne plongea alors que celle-ci était vide, mais ne soyons pas trop cruel.  L'ivresse du pouvoir....par anticipation.
 
l'abattoir
   Scène d'abattoir
 
Le 25 octobre 2013
 
OCHLOCRATIE : du grec oklos foule et crate pouvoir. 
 
 L'on a tous entendu cette maxime : Nous disons tout haut ce que tout le monde pense tout bas .
Cet aphorisme, digne du café du commerce, est le leitmotiv des mouvements populistes qui foisonnent et prospèrent, en Europe, en ces temps de disette. Notre beaux pays n'est pas épargné par ce fléau, et une entreprise (qui ne connaît pas la crise) fait son beurre (comme le disait ma grand-mère) sur ce terreau fertile. Fertile car amender par la rancune, la bêtise, l'ignorance et tout ce qui peut alimenter les fantasmes de la populace.
Oscar wilde écrivait : Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu'en le suivant. Si cet énorme poête me le permettait, j'ajouterais : en l'exitant. Car il s'agit bien de cela, exiter la foule comme l'on exite une bête pour la rendre enragée. L'on sait où cela peut mener, comment des déments ont su fanatiser des masses jusqu'à la folie meurtrière, jusqu'à l'holocauste.
Une dernière citation éloquente : Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion. Paul Valéry.
 
 
Le 28 octobre 2013.
 
Dégoût.
 
Trop c'est trop. Il y a un moment où il faut réagir, quitte à se faire lyncher.
En Italie, naguère celle de Mussolini, la ministre  de l'intégration, Cécile Kyenge, ophtalmologiste, lauréate de l'universite de médecine et de chirurgie du sacré coeur, mais qui a le tort d''être noire se fait traiter de guenon par un député de droite dans l'hémycicle.
En France, naguère celle de Pétain, une candidate d'extrème droite, Anne Sophie Leclere, pour ne pas la nommer, affiche sur sa page facebook une guenon à coté de la photo de la Ministre de la Justice (noire elle aussi)  dilplomée de sciences économiques, d'éthnologie et agroalimentaire,  professeur de sciences économiques (pas la guenon, surtout pas Anne Sophie Leclere, coiffeuse de son état, mais la Ministre)
Un curé afilié à CIVITAS (secte catholique intégriste) que l'on peut assimiler à l'opus Déi dont le fondateur Maria Escriva de Balaguer, canonisé  par Jean Paul II * le 6 octobre 2002, directeur de conscience de Franco, chantera devant les caméras de télévision : "Y a bon Banania, y a bon Taubira"
Une gamine de dix ans, lors d'une sortie  à Angers de la même Ministre (de la république rappelons-le)  jettera une peau de banane en direction de celle-ci en hurlant, devant des parents émus aux larmes : "Pour la guenon" On imagine ce que deviendra ce charmant bambin dans quelques années.
Racisme ordinaire, de gens très ordinaires et souvent incultes, orchestré par quel parti en sous-main, à qui profite cette débauche de haine ? Je vous laisse avec votre conscience.
   * Je vous engage à lire l'article du 21 décembre 2009 concernant ce brave Jean-Paul II. 
 Ku Klux Klan
 KKK (rien à voir avec l'article ci-dessus)
 
6 novembre 2013, 
 
Les paroles d'un sage,
 
Rassurez- vous il ne s'agit pas de moi mais de Cicéron. Ces paroles, donc, on ne peut que les approuver, car il semblerait que c'est à un sage de juger ce qui est sage. Mais la question est, est-ce que des gens ignorants et incultes peuvent en juger ?
Revenons à nos affaires de xénophobie, que je dénonce plus haut, car le sage dirait que la xénophobie, le racisme sont l'expression même de la stupidité et de l'ignorance. Malheureusement il y a des gens qui se range à l'avis d'une seule personne sans avoir pris connaissance de l'avis des autres et préfèrent se tromper et soutenir violemment l'opinion qu'on leur a inculquée, j'allais écrire imprimée, comme marquée au fer rouge, plutôt que s'informer sur la perspicacité de l'avis qu'ils ont entendu.
J'ai souvent dénoncé l'instinct grégaire du peuple, instinct exploité avec machiavélisme par les meneurs, fanatiques pour la plupart, dont les entreprises sont en pleine expansion car le réservoir des mécontents de tout poil et des ignorants déborde. Assister sans réagir à cette flambée d'intolérance serait suicidaire, de même que l'idée de l'utiliser à des fins de combines politiques, car un fléau laisse toujours des traces.
 
8 novembre 2013
 
De la précarité des religions.
 
De tous temps les hommes ont voulu se prosterner devant un ou des Dieux. Il est presque impossible d'en dénombrer le nombre. Il y a eu les Dieux égyptiens, les Dieux grecs, les Dieux indouistes ecetera, ecetera.... Mais ce qui m'a passionné ce sont les aléas de la naissance de ces religions, bien souvent fondées par des illuminés ou sur des fables.
Le christianisme : A quoi a tenu l'existence même de cette religion ? A la vision d'un empereur! C'est Contantin 1er (IVème siècle) qui favorisa l'essor du christianisme, dont les adeptes étaient jusqu'alors persécutés. Cet empereur "visionnaire" aperçu, peu avant une bataille décisive, le chrisme ensanglanté dans le ciel, sous lequel était inscrit en lettres de feu :" In hoc signo vinces" (Par ce signe tu vaincras)
Aussitôt il fit frapper sur les boucliers de ses soldats le signe en question et emporta la bataille. Il faut dire que ce brave Constantin avait auparavant eut une vision dans laquelle figurait Apollon et qu'il resta longtemps après l'apparition du chrisme un adepte du "Sol invictus" (soleil invaincu) que l'on peut qualifier sans risque de secte d'adorateurs du soleil.
Il faut savoir que dans ces temps troublés une autre religion avait les faveurs de la population : Le Mithraïsme, religion, en concurrence avec le christianisme, basée sur le culte du  taureau dont le sang se transformait en blé. Imaginez un instant que Constantin ait vu un taureau dans le ciel !
Toujours est-il que Constantin, qui n'était pas stupide, favorisa l'essor du christianime, s'érigea en empereur de cette religion, courant aux quatre coins de son immense royaume pour défendre les chrétiens opprimés. Les esprits chagrins, dont je fait partie, feront également remarquer  qu'il profitera de l'avènement du christianisme pour piller les temples paiens et accroître considérablement sa fortune.
Ainsi Constantin avait compris, il sera suivi par beaucoup d'autres tyrans et monarques, qu'il est bon pour assoir son autorité avoir Dieu (quel qu'il soit) à ses côtés.
 "Ce ne sont pas les Dieux qui ont créé les hommes mais l'inverse" E.D.
 
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 représentation du chrisme sur le bouclier
Lundi 18 novembre 2013,
 
Seul contre tous. 
 
Vous avez certainement vu sur les écrans de vos téléviseurs le visage poupin de ce jeune professeur d'histoire haranguer une bande d'excités, les visages déformés par la fureur, vociférer leurs messages de haine à l'encontre de l'actuel Président. Il a fallu un seul frêle et chétif jeune homme pour ridiculiser les fanatiques amassés sur le trottoir.
Aller à contre courant, ne pas se laisser entraîner par le flot des égouts comme un fêtu de paille, par les discours des illuminés de tout poil, lutter contre l'instinct grégaire. La réflexion, voilà ce qui nous différencie du mouton.
J'entendais il  y a peu quelques "échotiers" prétendre que cette vermine avait le droit de manifester, notamment l'apathique Aphatie (Le h n'est pas à la même place) celui qui s'ennorgueillit de posséder le numéro de portable d'un ex premier Vizir qui ambitionne de prendre la place du Matamore, lequel revenu de sa déception, désire reconquérir le coeur de sa Diva et son trône, ou l'inverse. Ces échotiers disais-je, aveuglés par je ne sais quel miroir aux alouettes, ou tout simplement amnésiques, écrivaient les mêmes sornettes concernant un parti appelé "Aube dorée" ce joli nom cachait en réalité une horde de loups prêts à dévorer la démocratie grecque.
Ce parti issu d'un groupuscule d'extrême droite, réussit en quelques années, surfant sur la vague de la crise et profitant du désarroi de la plèbe, à amener une dizaine de représentant à l'Eclésia (assemblée grecque) Dès lors, fort du soutien d'une partie du vulgum pécus, ils s'autorisèrent toutes les exactions que le monde avait déjà découvertes quelques années auparavant : Destruction des magasins des étrangers, manifestations avec le drapeau méandre noir sur fond rouge, chasse à l'homme, meurtres, infiltration de la police ecetera.....un bien joli programme, qui si nous n'y prenons pas garde peut se répéter dans notre beau pays, que la fille du borgne lorgne la bave aux lèvres. N'est-ce pas Monsieur Apathie! (Zut, j'ai mis le h à la mauvaise place.)
Les mots tuent plus sûrement que les balles d'un fusil, les balles se perdent, parfois, les mots non, ils trouvent toujours une oreille complaisante. E.D.
 
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Dessin du caricaturiste Willem ce jour dans Libération
 
 Le 1er décembre 2013
 
Une nouvelle histoire extraordinaire : Un mythe nommé De Gaulle.
 
Cela commence par la porte des enfers, car il faut bien un début à une histoire et surtout situer le personnage principal car jamais il n'y aura eu une telle désinformation concernant un acteur majeur de l'histoire de notre beau royaume. Or de nos jours personne n'ose émettre la moindre critique concernant le Grand Homme. Et pourtant, que de coups bas, que d'hypocrisie, que d'atteintes aux  principes de notre démocratie.
L'INA la porte des enfers.
Cela commence comme un conte. Il y avait dans l'enceinte de l'institut national de l'audiovisuel (INA) une pièce fermée à double tour où il était interdit de pénétrer depuis des années et des années. Personne ne savait ce qu'elle contenait. Un jour un jeune homme plus intrépide, plus curieux que les autres força la serrure de la porte. La pièce contenait des kilomètres de films, de reportages, d'émissions. Ces bobines se trouvaient là, non pas parce que les sujets en étaient licencieux, mais parce que ces films, ces reportages, ces émissions ne plaisaient pas au Grand Homme qui les avait confié à un personnage démoniaque, implacable de cruauté qui s'appelle CENSURE.
Pour comprendre dans quelles conditions ces films ont été précipités en enfer, il faut remonter dans le passé. Plus précisément à la présidence du général de Gaulle, au début des années 1960.
Souhaitant contrôler les journaux d'informations à la radio et à la télévision - "les voix de la France" -, le président de la République avait mis en place un système de censure que les journalistes avaient bien du mal à contourner . A la tête de ce système, on trouvait Alain Peyrefitte, ministre de l'information depuis 1962, chargé des basses œuvres audiovisuelles. Chaque matin, il réunissait dans son bureau les responsables de la radio et de la télévision, à qui il dictait le conducteur quotidien de leurs différents journaux. Ensuite, il les faisait surveiller par quelques fonctionnaires du service de liaison interministériel pour l'information (SLII), organisme interne de son ministère chargé, jusqu'en 1969, de contrôler la "bonne conduite" de la radio et de la télévision.
Rien n'échappait à ces hommes de l'ombre dont le zèle frôlait souvent l'abus de pouvoir, et surtout la bêtise. Ainsi, lorsqu'un reportage traitait d'un sujet politiquement sensible ou que des images ou des commentaires ne plaisaient pas, ceux-ci étaient immédiatement envoyé en « enfer »,
La suite est encore plus effroyable et Conchita Juanita Hernandez, le cerbère qui garde l'entrée de l'immeuble où je demeure, en est toute retournée, elle qui pourtant a subi le joug du régime franquiste.
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    Cerbère gardien des enfers
Un inventaire à la Prévert.
 
Mais que trouvait-on dans ce local ? Un peu de tout. Les censeurs faisaient preuve, à défaut d'ouverture d'esprit, de la flagornerie la plus affligeante.
Ainsi l'on trouvait entre autres, une séquence de la caméra invisible, une chanson de Bernard Lavilliers, un reportage sur la révolution à Cuba, un interview du peintre Salvador Dali, de François Truffaut qui s'élevait contre la fermeture de la cinémathèque de Chaillot (Malraux ex communiste, écrivain, était ministre de la culture). Des films, Mourrir d'aimer d'André Cayatte, le souffle au coeur de Louis Malle....des reportages. Tous les reportages relatant des manifestations de mécontentement du vulgum pecus étaient systématiquement censurés, ainsi la manifestation du 1er mai aux chantiers navals de St Nazaire en grève, mais plus grave les 19 morts de Charonne (8 février 1962) et la répression sanglante de la manifestation des algériens du 17 octobre 1961 (entre 100 et 200 morts) Le Préfet de police de Paris s'appelait Maurice Papon*, le général savait choisir ses collaborateurs  pour les sales besognes.
Jusqu'où allait la bêtise des censeurs: Une séquence du voyage en Italie du Grand Homme. Sa visite à Rome ! Pourquoi ? Parce qu'il se mouchait sur la place St Pierre ! Un Grand Homme ne se mouche pas, tout le monde sait cela!
*Condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour avoir contribué à la déportation de juifs (dont des enfants) pendant la seconde guerre mondiale.
 
Le 5 décembre 2013. 
 
Crime d’état.
 
Il y a 44 ans, le 29 octobre 1965, j'étais confortablement installé à la terrasse du café de Flore, je ne me doutais pas que se déroulait sous mes yeux une tragédie, sur le trottoir d’en face, devant la brasserie Lipp. Cette tragédie, un demi siècle plus tard, me hante encore l'esprit.
Deux individus portant feutres et gabardines noires, identiques à celles de la gestapo, montraient une carte barrée de tricolore à un homme brun, d'allure sportive, et l'entraînait vers une traction noire elle aussi. L'on ne reverra plus jamais Mehdi Ben Barka.
Cet homme universellement connu, pourfendeur de l'injustice, défenseur acharné des pays du tiers monde, et pour son malheur opposant à sa Majesté Hassan II, ami de de Gaulle, disparaissait dans le pays des droits de l'homme, enlevé par des barbouzes du SAC et les services secrets français, acoquinés pour l'occasion.
Medhi Ben Barka sera séquestré dans une villa des Yvelines, torturé et exécuté dans des conditions effroyables par les services secrets marocains. Les barbouzes du S.A.C. faisaient les cent pas dans la cour de la villa. Pourtant aguerri à la torture, l'un d'eux, dénommé Bouchesèche, ça ne s'invente pas, avouera plus tard qu'il n'avait jamais entendu de tels hurlements de souffrance.
De Gaulle au cours d'une conférence de presse déclarera qu'il ne savait rien de cet acte barbare.
 
Le 18 décembre 2013
 
Intégration.
 
L'on a tous entendu parlé de ce rapport explosif, dit-on, sur l'intégration et aussitôt la déflagration a envahi les plateaux de télévision, de radio, les rubriques des échotiers et bien sûr les états majors politiques.
Ne peut-on aborder sereinement dans ce pays un sujet sans se heurter aux postures des uns et des autres. L'on a vu sur les écrans apparaître le fourbe de la république, le visage grave, planté devant le drapeau tricolore dans une attitude solennel, la larme au coin de l'oeil, stigmatiser ce rapport, accusant ses auteurs d'irresponsabilité. En première ligne de ses critiques le voile, la langue arabe que l'on allait inculquer de force à nos chères têtes blondes, et tous les clichés xénophobes ont été énumérés et martelés. Cela me rappelait la diatribe des mêmes obscurantistes annonçant, après la victoire de la gauche en 81, l'invasion des chars russes ou le remplacement de notre hymne par l'Internationale. Tant de stupidité fait honte. Même quelques échotiers éclairés comme ce Domenach ont poussé des cris d'orfraie.
Il s'agissait tout simplement de discuter et non pas d'imposer et d'envisager les mesures pouvant favoriser l'intégration de ces gens qui voyaient en notre pays, un pays de lumière et découvrent l'obscurantisme.
Lorsque notre regard passe au-delà de la Manche, l'on ne peut que s'interroger sur la capacité des britaniques, que nous somme toujours prompte à brocarder, à résoudre tous ces sujets dans la sérennité la plus totale : Le mariage pour tous : Adopté en 48 heures par la chambres des députés et des Lords. Les immigrés qu'ils soient indiens, pakistanais, syriens, chimois...s'intègrent sans drame, avec voile, sans voile, en djellaba ou sans, avec nikab ou sans, avec turban ou sans.....qu'importe. Est-ce que les anglais sont moins patriotes que nous monsieur Doménach ? Ont-ils sacrifié le thé, le porridge, le cricket, le rugby, leur God save the Queen ?
 
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Honoré  Daumier caricature
     Le 4 janvier 2014,
 
Oserai-je vous souhaiter, hypocritement, une bonne et heureuse année sachant que celle-ci risque fort de ressembler à la précédente.....
 
Dévoré par une horde de chiens affamés ?
 
Ce serait le sort subi par l'oncle du débile mental qui terrorise la Corée du nord. Après avoir fait éxécuter son ancienne compagne et quelques uns de ses amis, parce qu'elle aurait posé nue pour quelques photos érotiques, le bon Kim Jong-un a envoyé le frère de son père ad patres pour une sombre affaire d'exportation de charbon. Comble de l'horreur il l'aurait jeté nu, lui et ses comparses, à une horde de chiens affamés et aurait assisté au carnage. Cette abomination apporte une nouvelle preuve, s'il en était besoin, de l'état mental du personnage. Démence, paranoïa, schizopphrénie paranoïde....toujours est-il que ce malade dirige un pays doté d'une armée puissante et de missiles susceptibles de ravager notre beau royaume. Pas très rassurant tout de même.
Pas très rassurant non plus mais moins alarmant, le retour de notre leader suprême, notre guide, lequel remis de sa terrible déconvenue, joue les "aguicheuses" et réclame que l'on batte le rappel un peu comme ces cabots qui disparaissent derrière le rideau rouge et reviennent encore et encore, jusqu'à ce que le public lassé quitte la salle. Et pour entendre quelques flatteries dont il ne peut se passer, le cabot attendra à la sortie des artistes que ce public qui l'admire tant, vienne se presser autour de lui et l'encence. Alors, l'oeil humide, l'air résigné de celui qui ne peut résister devant tant de ferveur, lui qui n'a rien fait pour ça, lancera quelques paroles sibyllines que les échotiers ne tarderont pas, dans la fébrilité que l'on devine, à déchiffrer pour ce bon peuple peu rancunier ou.... frappé d'amnésie.
 Matamore
    Le cabotin
    Le 8 janvier 2014
 
La Diva ayant chanté tout l'été.....
 
Qu'apprend t-on sur la gazette d'Otawa ? Notre Diva ne ferait pas recette ! Elle annulerait deux concerts parce que les billets ne trouvent pas preneur. Cent places vendues alors que la salle contient plus de mille spectateurs, que l'acoustique est irréprochable, qu'un interprète assurait la traduction par signes pour les sourds, mal entendants.... et les autres. Incompréhensible!
Il est vrai que son chauffeur de salle n'avait pu se déplacer et que la claque n'était pas assurée. D'habitude il jouait les rabatteurs un peu comme sur  les champs de foire, devant les attractions, et signait les autographes. Mais il fallait garder la gamine et les temps sont durs. Aucune conférence en vue, car elle se font, en principe, dans la langue de shakespeare, et l'anglais ce n'est pas son fort, le français non plus d'ailleurs, et puis raconter toujours les mêmes histoires ça fini par lasser l'auditoire d'autant que celui-ci est des plus restreints. Quelques dictateurs et banquiers africains, quelques monarques de la péninsule arabique et ça s'arrête là.
Il y aurait bien notre beau royaume, mais de là à sortir cent mille Euros, il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin, d'autant qu'il y a quelques mois c'était gratuit ! Alors devant tant d'ingratitude, l'hiver étant venu, la Diva ayant chanté tout l'été devant un parterre de flatteurs, lesquels comme chacun sait ne sont pas les payeurs, la famille se trouva fort dépourvue.
 
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Le 16 janvier 2014 

Eloge de l'absurde ou dialogue avec ma concierge.

 

10 millions voire plus, de nos concitoyens se retrouvent  le samedi soir devant leurs écrans plasma géants pour assister à ces tournois des ères modernes  les télé-crochets. Pourquoi crochet ? Parce que dans ces émissions, qui ne datent pas d'hier, l'apprenti chanteur était sorti de scène par un crochet qui le soulevait dans les airs et le faisait disparaître en coulisses lorsqu'il chantait faux. Gageons que de nos jours ce stratagème d'élimination en enverrait plus d'un dans les cintres.

 

Conchita Juanita Hernandez, la gardienne de l'immeuble où je réside, pour ceux qui l'ignoreraient encore, est une fervente admiratrice de ces programmes, quand je parle de ferveur je suis très en dessous de la vérité, il faudrait plutôt parler d'hystérie. Il faut voir comme elle invective les membres du jury lorsqu'il ne sont pas en adéquation avec ses choix, siffle les concurrents qui n'ont pas ses faveurs, ou hurle après le présentateur si celui-ci émet la moindre critique sur son favori. L'immeuble pourrait s'écrouler, elle resterait plantée devant son écran.

 

Pourtant en toute honnêteté, il faut reconnaître la médiocrité de ces programmes, et même la vulgarité. Pour en revenir sur les origines de ces émissions, il n'y a que l'habillage qui a changé, les apprentis chanteurs sont toujours aussi mauvais, les carrières promises toujours aussi éphémères, il n' y a que le producteur et la chaîne qui peuvent se réjouir, l'un a encaissé quelques millions supplémentaires l'autre a vendu plus de coca cola et d'hamburgers. Et le téléspectateur ?  Il paye sa redevance et achète le coca et les hamburgers.

 

Lorsque j'interroge, le sourire goguenard au coin des lèvres, Conchita sur son programme favori  elle me dévisage avec ce regard furibond qui fait fuir tout démarcheur, même le plus intrépide. Son favori a encore été éliminé prématurément. Ce concours est truqué, les membres du jury son achetés....Tout y passe et généralement, pour en finir, je me ramasse la porte dans le nez tant elle est dépitée.

 

Devant sa télévision, sur la petite table basse, j'eus tout de même le temps de remarquer, caché sous "Mode et Travaux " le magazine préféré des concierges, pardon, des gardiens, un bout de la couverture du torchon qui a dévoilé "la liaison" et provoqué "le scandale" que dis-je l'apocalypse planétaire que l'on sait : Le Président a une maîtresse.  J'ai déjà évoqué mon aversion pour cette "presse" de caniveau, qui recueille ses informations dans les poubelles comme les rats vont y chercher leur nourriture et je plains ceux qui s'adonnent à la lecture de ces informations nauséabondes.

 

Le 11 mars 2014,

Le cas Sarkozy.

 Voilà un homme prit dans la nasse de plusieurs juges dans diverses affaires plus ou moins graves, (rappelons tout de même que l'attentat de Karachi a coûté la vie à quinze personnes) et plus son implication est démontrée plus il gagne en popularité. Le vulgum pécus de notre royaume adule les escrocs pour peu qu'ils restent dans les limites de la concussion. Tout comme son illustre prédécesseur l'art consiste à passer de coupable à victime et le tour est joué, la populace applaudit le tour de passe-passe.

Il faut donc s'attendre à assister au retour du perfide matamore avec encore plus de morgue que lors des cinq longues années qu'il a passées sur le trône. Pourquoi se gênerait-il puisque la plèbe lui pardonne ses excès, voire les encourage. Quel sentiment de puissance ressenti quand en toute impunité l'on peut s'essuyer les pieds sur la robe des Juges!

 

Le lundi 7 avril 2014,

 Haro sur le baudet,

C'est une expression que (presque tout le monde) emploie sans exactement en connaître l'origine. Et bien, cher lecteur, elle provient d'une fable de La Fontaine : Les animaux malades de la peste, dans laquelle un malheureux baudet est rendu responsable d'une faute alors qu'il est innocent. Il s'agit de crier HARO pour attirer l'attention du vulgum pecus sur un coupable désigné afin d'exprimer son indignation voire sa haine.

Car c'est bien là où je voulais vous amener. Cela fait quelques mois que je m'interroge sur les motivations d'un animateur de télévision appelé Ali Badou, pour ne pas le citer, mais vous connaissez ma témérité devant l'adversité, sauf bien sûr lorsqu'il s'agit d'affronter le cerbère qui garde mon immeuble .

Cet animateur, professeur de philo, à ses heures perdues, se fit connaître en devenant le compagnon de Mazarine, qui le bouta hors de son lit lorsqu'il entreprit de lui lire A l'ombre des jeunes filles en fleurs, elle qui justement ne demandait qu'à être déflorée. Fort marri de cette déconvenu, pour reprendre le vocabulaire de ce cher Marcel Proust, sans qu'il n'eût aucune prédisposition pour se métier, on le retrouve animateur d'émissions radiophoniques. Allez savoir où mène la couche d'une fille de Président, même cachée.

De fil en aiguille ou de piston en piston, comme vous l'entendez, il prend les  commandes d'une émission de Canal Plus intitulée la "Nouvelle Edition" où il succède à l'excellent Bruce Toussaint, parti planter ses chrysantèmes ailleurs. Pour cet homme ambitieux doté de relations solides, cette promotion n'est que le tremplin vers le graal : "Le Grand Journal" émission mythique pour laquelle il serait prêt à se damner, si ce n'était déjà fait. Patatras, c'est le bel Antoine qui emporte le morceau, quelle désilusion ! Pendant un temps, il envisage de se retirer dans quelque thébaïde afin de méditer sur cette amère défaite.

Ce qui caractérise cet apprenti animateur c'est tout d'abord sa gaucherie face à la caméra. On dirait une tête de hibou pris dans les phares d'une voiture, passé ce sentiment de malaise pour le téléspectateur lambda que je suis, l'on est confronté à son rire, similaire au ricanement de la hyène, rire qui se termine généralement par un grognement porcin, une ménagerie à lui seul ! Et puis viennent les hyperboles, les mots qui commencent par trois P ou trois C car il faut en rajouter constamment pour captiver la ménagère de plus ou moins cinquante ans. Faire du Sensationnel à tout prix, le BUZZ comme se plait à le dire ce prof. de philo.

Mais pourquoi faisais-je référence dans l'intitulé de cet article à cette expression sibylline "Haro sur le baudet" Parce que ce philosophe animateur ne cesse de s'en prendre à un homme, qui en a nul bessoin actuellement, cet homme vous l'avez deviné s'appelle Hollande et il préside à notre destinée (pour le moment). Un tel acharnement paraît suspect, quel ressentiment caché excite cet animateur philisophe au point que cela empeste  la haine.

C'est une question que je me suis posée à maintes reprises. Ce n'est pas que j'ai une affection particulière pour le Président actuel, mais je déteste l'hypocrisie. Est-ce qu'hurler avec les loups augmente l'audience ? ou bien est-ce plus personnel ? S'agit-il d'une vengeance en relation avec ses déboires amoureux passés ? Mystère.

La caricature, mon cher Ali, est un métier, quand on tombe dans l'outrance ce n'est que bassesse.

 

 

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Les animaux malades de la peste

Le 9 mai 2014,

Le sommaire...le sommaire...hurlaient les chroniqueurs  à ce cher Ali Badou alors que l'émission (enregistrée) du 8 mai débutait. Car celui-ci dès les premières images paraissait tout excité. Il nous gratifiait de cette nouvelle mimique, maintes fois répétée devant le miroir, les dents supérieures mordant la lèvre inférieure, d'un érotisme à se pâââmer et a le don de mettre Juanita (ma gardienne) dans tous ses états.

Après quelques considérations sur l'ex-première dame, sans intérêt, n'y tenant plus il se tournait vers son acolyte, le très dévoué Domenach. Sautant comme un cabris sur sa chaise, la bave aux lèvres, il suppliait l'échotier de Marianne de révéler au grand public....... roulement de tambour, la combine (dixit) du  parti socialiste pour garder la majorité au Parlement. Il jubilait à l'avance, il avait trouvé à lui tout seul comment faire tomber l'homme qui hante ses esprits depuis des lustres. Envers lequel il n'y aura jamais d'armistice.

 Il joignait les mains et au bord du délire orgasmique répètait ad nauseam, brusquement atteint de psittacisme, les paroles qui coulaient comme du miel des lèvres de Domenach. (Or ce que narrait l'échotier n'était qu'une pratique banale utilisée par tous les partis afin de ne pas perdre un siège à l'assemblée).

Mais qu'importe, Ali, en pleine catharsis, rêvait du spectacle de la dissolution, de députés dépités (pardon) et tenait enfin entre ses mains la tête de l'être honni.

Fin de l'émission, retour à la réalité : Le Président dans son beau costume bleu marine descend les champs Elysées suivi par les chevaux rutilants de la Garde républicaine.

Et si Ali nous parlait des droits de l'homme au Maroc......lui si enclin à pourfendre les autocrates, lui dont les amis sont dans le sérail du monarque chérifien.

 

 

 

LA suite sur : HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (6)

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 22:21

 

 

Le 25 avril 2011 (Pâques)

 Béatification, extravagances, rumeurs....et chocolats

 

Au moment où une centrale nucléaire est sur le point d'infester une bonne partie de la planète et que des hommes courageux luttent pour leur liberté contre des tyrans sanguinaires, le monde a les yeux tournés vers deux évènements absolument cruciaux : La béatification de Jean-paul II et le mariage du couple princier outre-manche.

En ce qui concerne Jean-Paul II alias Karol Vojtyla, j'ai déjà traité du sujet, si je peux m'exprimer ainsi, en parlant d'un Saint en devenir qui a rendu l'usage de ses jambes à un paraplégique, juste par l'imposition des mains. Vous trouverez l'article à la date du 21 décembre 2009, je vous invite à le consulter, il vaut son pesant d'hosties.

Je lisais l'excellent roman de Jean-Christophe Grangé, Miserere, vous me direz quel rapport avec Karol ? Il traite à un moment de l'arrestation de ce misérable tyran, Augusto Pinochet à Londres par le juge Garcon, et commet une erreur lorsqu'il donne les raisons de la libération du dictateur, erreur, qu'évidemment en pourfendeur de l'injustice je rectifie.

L'autre évènement interplanétaire disait un journaliste en transe, concerne le mariage de l'héritier de la couronne de la perfide Albion. Débauches de qualificatifs, d'extravagances en tous genres, émotion de ma concierge qui ne raterait l'évènement pour rien au monde et a préparé près de son récepteur une dizaine de boites de mouchoirs en papier. Le petit peuple est touchant de crédulité, c'est ce qui le rend aussi attachant, car pour lui cette union morganatique, anachronique, n'est qu'un conte de fée, un éxutoire à la misère.

Les rumeurs viennent du château, une fois de plus l'on chuchote à propos d'un heureux évènement, pile poil pour la campagne, périlleuse, qui s'annonce. Là aussi je vous conseille de relire l'article à la date du 28 décembre 2010 Il vaut son pesant de couches-culottes. Sinon notre Monarque, toujours par l'intermédiaire du clown triste, je veux parler du Vizir des intrigues intérieures, annonce qu'il va fermer les frontières, en dépit des conventions signées avec les états voisins, ceci pour mettre fin à l'invasion, prétend-il, des Maures d'Afrique du nord. Dérisoire, stupide, et irréalisable.

 

Et les chocolats ?

 

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 Place de la révolution en 1793

 

Le 1er mai 2011,

 Les regards sont tournés vers Rome où la béatification bat son plein, devant une foule béate, et des observateurs sceptiques. Il est curieux, d'ailleurs, que cette cérémonie ait lieu un 1er mai, simple coïncidence où désire d'occulter les défilés commémorant la fête du travail ? Pour ma part je ne crois pas aux coïncidences, l'église n'aime pas le prolétariat, elle a festoyé trop longtemps à la table des riches.

Notre Monarque, au chevet de sa Diva, pour la raison décrite le 21/12/2010, a délégué son premier Vizir et quelques bigots de son entourage afin de confirmer que notre royaume est bien la fille ainée de l'église romaine et que nous sommes par conséquent ses ouailles. Ce qui ne me réjouit que moyennement car ceux qui me lisent depuis quelques temps savent que ma devise est ni Dieu, ni maître; à la limite quelques maîtresses.....

Mais revenons à des préoccupations plus sérieuses : la fête du travail. Elle fut instituée par Fabre d'Eglantine le 1er pluviose 1793, célèbre le monde ouvrier, et a proliféré sur toute la planète. Elle donne l'occasion, hélas, à quelques régimes prétendument communistes, d'organiser des démonstrations à cents lieues de ses véritables valeurs.

Dans notre royaume l'on assiste à quelques cortèges bariolés, clairsemés, déboussolés, démotivés, car le monde du travail a perdu ses repères, et ses cortèges ressemblent plus à des pèlerinages qu'à des marches revendicatives.

Ce monde semble à un tel point de lassitude et de colère sourde, que certains d'entre eux auraient la tentation de côtoyer le diable, en la personne d'une Gorgone aux cheveux couleur filasse, dont la particularité est de proposer des remèdes de charlatan qui ne sont que miroirs aux alouettes. Lesquelles alouettes, comme chacun sait, sont les bestioles les plus stupides du monde.

Cette marchande d'orviétan, encore sous la coupe d'un père borgne dont les vociférations font encore vibrer les murs de l'Hadès, où il croupit, tente à la manière des sirènes de faire perdre le sens de l'orientation ou la raison à ces malheureux et les décérébrer.

 

La citation du jour :

Seuls les hommes désespérés peuvent croire en de vaines promesses. E.D.  

 

Le 7mai 2011,

La vengeance est un plat qui se mange froid, dit le proverbe populaire.

Est-ce que la vengeance a un lien avec la justice dont la sérénité est requise quel que soit le crime, fut-il le plus odieux ? C'est la question posée concernant la mise à mort programmée d'un barbare nommé Bin Laden. N'aurait-il pas été plus conforme aux principes de nos démocraties que de voir et entendre ce scélérat à la barre d'un tribunal ?

Sans vouloir dédouaner cet illuminé des crimes qu'il a orchestrés avec cynisme, il aurait été instructif de comprendre ses motivations et connaître le cheminement tortueux du raisonnement qui l'a amené à cette position radicale? Quelle haine, et pourquoi cette haine ? Quels objectifs poursuivait-il dans ces crimes aveugles qui touchaient jusqu' au peuple arabe shiite ?

Car enfin il s'agit  d'un homme intelligent, jouissant d'une bonne éducation, allié des Etats Unis lors de l'invasion soviétique en Afghanistan. Ce sont des questions auxquelles nous n'aurons probablement jamais de réponses, et auxquelles il aurait été crucial, ne serait-ce que pour notre sécurité, d'avoir des explications. Comprendre les motivations de l'ennemi est plus important que de déjouer ses entreprises.

Cette exécution sommaire ouvre la voie à toutes les interprétations, les plus farfelues, et à un regain de haine de la part des prosélytes du terroriste. La terreur pour la terreur était-ce uniquement cela ?

 

le 16 mai 2011,

 

 La chute du roi Midas

J'étais sur le point de prendre la plume pour vous narrer quelque histoire cocasse sur les tournées provinciales de notre Monarque, lequel se souvenait subitement de l'existence de son peuple, et du pouvoir non négligeable qu'il possède pour la conservation de son trône. Lorsque l'information est tombée comme une météorite  à la surface de la planète, le grand argentier du monde aurait commis l'irréparable: Le viol d'une femme de chambre. Stupéfaction et indignation de l'humanité toute entière.

Les pulsions ancillaires du sauveur des états défaillants créaient l'émoi, la consternation pour ses prosélytes et une componction perfide de ses adversaires, dont notre Monarque, qui du coup arrêta son périple électoral; son rival pour le trône ayant mordu la poussière avant même le combat.

Les partisans du grand argentier évoquaient un complot ourdi par le clan du Monarque, afin de se débarrasser d'un rival sans pareil, dont la plèbe avait fait son favori. Mais faute de preuves, rien n'est démontré pour le moment, et le grand argentier reste la proie des pandores de l'oncle Sam, lesquels semblent peu enclins à lui ôter ses chaînes.

Cette disgrâce, n'est pas sans évoquer à quelques nuances près l'histoire du roi Midas (rien à voir avec les pots d'échappement)

Ce roi pour le moins cupide, avait reçu de Dionysos, pour un service rendu, le don de changer tout ce qu'il touchait en or. Un peu comme notre grand argentier. Plongeant ses mains dans le fleuve Pactole (d'où le nom) il ressortit celles-ci pleines de sable d'or. Ce don avait pourtant un grave inconvénient, c'est qu'il ne pouvait plus ni manger, ni boire, ni toucher sa femme car celle-ci aurait été pétrifiée et changée en statue d'or, ce qu'il fit, par mégarde, en voulant étreindre sa fille.

Un don qui aurait évité bien des désagréments à notre grand argentier.

 

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                Le roi Midas et sa fille qu'il transforma en statue d'or.

 

Lundi 23 mai 2011,

 Les injustices ordinaires.

Combien d'informations, combien de décisions arbitraires, viennent heurter la vie de plusieurs milliers d'entre nous sans que cela ne provoque  l'émoi de la bonne conscience des seigneurs des médias, rivée sur l'affaire du grand argentier, que je me garderai bien d'accabler n'en sachant pas plus que ceux qui en font les échos dans le seul but de rameuter le chaland.

Une information parue en filigrane ce matin m'a fait dresser les cheveux sur la tête : Plus de deux mille chômeurs sont radiés tous les mois des listes de l'organisme qui gère leur infortune, comme si le traumatisme d'une perte d'emploi ne suffisait pas. Que deviennent ces malheureux et à quelles humiliations supplémentaires vont-ils devoir faire face pour ne pas sombrer dans la déchéance la plus totale, laquelle peut amener à des palliatifs extrêmes comme la délinquance ou le suicide.

Les oligarques du royaume paradent, sachant que ces tracas de la vie ordinaire ne risquent pas de les concerner, puisqu'en cas de mise à l'écart ils retrouveront une place douillette au sein de quelque conseil d'administration ou à la tête de quelque musée même s'ils sont totalement incultes.

Les infortunes sont diverses et nombreuses, mais ce sont toujours les mêmes qui trinquent, se lamentait Juanita Conception Hernandez ma concierge vénérée, comme ces petits propriétaires victimes d'une tempête, dont les maisons on été rasées au bulldozer parce que des édiles corrompus, restés impunis, leur ont vendu des terrains inondables, et que les oligarques qui régissent ce royaume ne se sont pas préoccupés de l'état des digues qui garantissaient leur sécurité.

Injustices ordinaires pour des gens ordinaires dont le sort n'intéresse le Monarque que le temps d'une élection.

 

La citation du jour :

    Depuis que l’on a mis la justice entre les mains des hommes c’est l’arbitraire qui prévaut, l’idéal serait la justice divine, à condition que dieu existe. E.D.

 

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La justice (Dicé) et ses attributs, le glaive et la balance

 

Lundi 30 mai,

Il existe une coutume dans ce monde pour le moins étrange. A intervalle régulier les dirigeants des pays les plus riches se réunissent pour se parler et constater qu'ils ne sont d'accord sur rien, sauf éventuellement à condamner avec la plus grande fermeté quelque tyran par-ci par-là dont les agissements auront dépassé les bornes de la tyrannie. Cette condamnation restera purement de principe car le Tsar de Russie et l'Empereur du pays du milieu, renâclent, étant donné qu'en matière de despotisme ils n'ont rien à envier aux tyrans concernés.

Puis cette joyeuse réunion se termine chacun se congratulant des avancées essentielles obtenues de haute lutte en promettant de se revoir dès que possible. Une photo pour commémorer cet instant unique s'impose, ce qui permet à la Diva de faire admirer ses rondeurs sous le regard empli de fierté de notre Monarque, congratulé par ses collègues sous la forme d'amicales tapes dans le dos et quelques sourires complices.

La facture de cette petite sauterie au bord de la mer revenant comme à l'habitude à la plèbe, laquelle s'était massée à bonne distance pour applaudir ces chefs d'états venus en toute simplicité les visiter.

 

Le mercredi 1er juin,

 

L'indignation qui gagne.

 Le 31 décembre 2010, j’encensais le cri de Stéphan Hessel, « Indignez-vous ! » sans soupçonner une seconde que cet opuscule de vingt trois pages allait enflammer la planète et paniquer ses dirigeants.

Il faut reconnaître que les motifs de s’indigner ne manquent pas, je dirai même qu’ils prolifèrent comme la gangrène sur une charogne, ou la xénophobie dans les classes populaires. L’étranger étant comme le sous-entendent adroitement les prosélytes de notre Monarque le mal qui ronge notre royaume, accapare les emplois, souille nos cités, remplit les prisons et surtout dont la répression brutale alimente les urnes de bulletins haineux.

S’il fallait établir un inventaire des indignations légitimes je crains d’y passer la nuit, peut-être pourrai-je seulement en dénoncer les symptômes : La corruption, la couardise, l’arrogance, l’hypocrisie, la fourberie, le culte de la personnalité, l’orgueil…..Imaginez un despote réunissant l’ensemble de ces travers ? A qui pensez-vous ? 

Alors sur les places européennes, des exclus se réunissent et agitent symboliquement l’opuscule du vieillard comme les masses laborieuses dans un autre temps agitaient le petit livre rouge. Et si c’était ça aujourd’hui la révolution : Des gens excédés, de tous  âges, de toutes conditions, qui s’assoient, comme Gandhi, et refusent d’entrer dans le manège de la grande comédie que leur proposent leurs élites.

Dans notre royaume il y a bien eu des essais timides de rassemblements protestataires, mais il y manquait l’enthousiasme et les protagonistes. Vous connaissez le contraire d’indignation, c’est résignation. Sommes nous un peuple de résignés ? Ou bien faut-il considérer les manifestations tenues à l’instigation d’un réseau social comme une expression épicurienne de notre indignation ?

 

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 L'indignation

 

 La rubrique les livres que j'ai lus ou presque revient avec :

 Un vrai roman - Mémoires de Philippe Sollers

Déjà le titre est ambigu car de roman il n'y en a point, il s'agit plutôt de mémoires en forme de règlements de comptes.

Sollers, né Joyaux (mais si) est le fils d'une famille de la bourgeoisie de Bordeaux, la plus exécrable, à la tête d'une fabrique de casseroles, Les affaires périclitent et voici notre futur grand homme, sans le sou ou presque, à Paris.

La chance de Sollers réside dans la sphère d'intellectuels prestigieux qui l'accueillera, par quel miracle ? Les noms font rêver, Mauriac, Bataille, Aragon, Foucault, Lacan, Derrida, Barthes, Picasso et j'en oublie. C'est un peu notre Obélix de la littérature, il est tombé dedans.

Ces mémoires sont tout d'abord l'occasion de promouvoir ses oeuvres, il n'y a pas de petits profits : Femmes, Le coeur absolu, La fête à Venise, Le parc, Drame....

Ce qu'il y d'insupportable chez Sollers c'est la posture arrogante qu'il arbore dans cet ouvrage où il dénigre sans pudeur les gens qu'il a côtoyés, aucun ne trouve grâce à ses yeux, amis, ennemis, pas de quartier! Certes il est cultivé, et le fait savoir, plutôt deux fois qu'une, poussant la prétention encore plus loin, il écrit :<< J'ai un corps plaisant...>> Sans commentaires.

C'est donc un long cheminement sur ses rencontres, Mitterrand, on perçoit de l'admiration, mais comme l'homme est trop orgueilleux pour l'avouer, il dénigre, gentiment, mais il dénigre, c'est un tropisme.

Par contre, il éprouve un engouement irraisonné pour Jean-Paul II, sans pour cela avouer sa foi, car Sollers n'a pas de religion, pas d'opinions politiques, il est au-dessus de ça. Peut-être aurait-il dû lire les quelques lignes que j'ai écrites sur ce bon Karol Wojtyla le 21/12/09, où je dénonce les liaisons dangereuses de ce Pape.

Les auteurs pour lesquels il conçoit une véritable admiration sont morts, au moins ceux-là ne lui feront pas d'ombre, il s'agit de Sade que personnellement je trouve ennuyeux, trop de verbiages, et Casanova dont je n'ai rien lu. Cette admiration est pour le moins suspecte, elle donne le sentiment d'un personnage amer, qui désespère de ne pas avoir rencontré le succès auprès des femmes que ces deux auteurs libertins ont connu. Un comble pour cet homme <<au corps plaisant>>

A lire éventuellement.

 

Le 7 juin 2011,

Ochlocratie. 

Ce mot barbare, tombé en désuétude, pourrait cependant revenir dans l'air des temps que nous vivons. Il s'agit d'une dérive inquiétante de la démocratie quand le vulgaire, l'ignorance ou la stupidité prennent  le pas sur la raison, la réflexion et l'intelligence. Or les sondages d'opinion instantanés sont devenus les baromètres de l'action des dirigeants. Que ce courant politique surfant sur la misère, l'ignorance, la crédulité recueille l'adhésion d'une partie d'une population sans espoir, prête à des expédients radicaux, et nos édiles s'engouffrent sur la voie royale de la démagogie, laquelle est l'essence même de l'ochlocratie.

L'endoctrinement des faibles par des arguments primaires et pernicieux, exonérant la responsabilité de l'un en la rejetant sur l'autre, l'étranger,  est l'artifice employé par tous les imposteurs pour rallier à eux les désespérés.

Ainsi le fossé se creuse sciemment entre élites, ayant accès à une éducation de qualité, aux évènements culturels, arts, cinéma, théâtre et le peuple en proie aux difficultés matériels, à une éducation défaillante, n'ayant pour seule attraction que les programmes racoleurs d'une télévision sous la tutelle du pouvoir.

Maintenir sciemment les pauvres dans un état de malléabilité, par la précarité du travail, la ghettoïsation, une éducation minimale, une insécurité endémique aux limites du supportable, conforte le moment venu le pouvoir des élites qui saura en tirer parti soit par des démonstrations de force spectaculaires soit par des promesses sans lendemain.

 

La citation du jour :

La politique c’est l’art d’obtenir l’argent des riches pour acheter les suffrages des pauvres. E.D.

 

 Le 13 juin 2011,

Cela fait maintenant presque deux ans que j'alimente cette chronique, et je m'aperçois avec effroi que les sujets abordés sont pratiquement les mêmes depuis tout ce temps, qu'en fin de compte notre royaume fait du surplace. Que notre Monarque, un peu comme le cochon d'Inde dans sa roue, malgré sa course effrénée et ses gesticulations, n'a résolu aucun des défis auxquels il s'est confronté. Constat amer, et amertume de la plèbe qui s'est serrée la ceinture pour rien.

La sécurité de nos concitoyens était son cheval de bataille, souvenez-vous de cette déclaration emphatique lorsque monté sur l'esplanade de l'une de nos cités il déclamait devant les caméras :<<Je vais vous en débarrasser!>> Or la violence n'a jamais atteint de tels niveaux au point qu'un élu préconise l'intervention de l'armée comme au Mexique. Je lisais dans une feuille de chou plutôt orientée vers la pensée féconde de notre Monarque que les crimes par balles avaient explosés sur l'ile dite de beauté, laquelle serait devenue le cimetière des truands. Plus de vingt morts dont deux élus en quelques mois.

Or voilà que la bataille électorale s'annonce, le favori a mystérieusement été écarté du combat, certains parlent de complot, ce qui, lorsque l'on connaît l'intégrité de notre Monarque paraît être un phantasme de pisses-copies en mal de notoriété. Il y en a bien qui dénoncent une amitié suspecte entre le chef des pandores de la police de la grande pomme et notre Monarque, mais tout cela est plus calomnie qu'objectivité, la traîtrise étant absente des procédés de notre Monarque, comme chacun le sait.

 

La citation du jour:

la trahison est un cas de conscience pour le faible lorsque l'adversaire paraît invincible. E.D.

 

Le 15 juin 2011,

 Une leçon de démocratie.

Qui aurait cru un seul instant que la leçon en question viennent de nos amis transalpins ? C'est pourtant ce qui est arrivé ce dimanche, par les réponses que le peuple souverain a apporté au référendum d'initiative populaire. Ainsi le satrape italien, nommé Cavaliere par sa cour a t-il été désavoué par une majorité de ses concitoyens.

Qu'en est-il dans notre royaume ? Mystère, les élus de la chambre en ont bien discuté, mais il semblerait que cette avancée démocratique essentielle ne soit pas du goût du Monarque, celui-ci estimant que le peuple doit rester à sa place et ne pas se mêler de questions qui dépassent ses facultés de discernement. La populace devrait déjà s'estimer heureuse d'être consultée pour le renouvellement de son mandat.

Qu'en serait-il si la plèbe devait apporter son point de vue sur le nucléaire, le mariage homosexuel, la poursuite de la guerre, la suppression des Juges d'instruction, l'indépendance de la Justice, le financement des retraites, l'égalité fiscale, la distribution de l'eau, de l'électricité, du gaz, le prix des carburants, l'immunité du Monarque, la liberté de l'audio-visuel.....,  enfin tout ce qui contribue à ce que notre royaume devienne, un jour, une véritable Démocratie ?

 

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  La lutte pour Le suffrage universel 1848

   Le 23 juin 2011,

  Contrairement à mes habitudes je vais commencer par une citation, dont je ne suis pas l'auteur, mais d'un certain Bonaparte, Buonaparte, pour mes amis corses lesquels sont  des lecteurs fidèles :

Le peuple est le même partout, qu'on lui dore les fers, il ne haïra pas la servitude.

 

Cette citation en forme de sentence, plutôt acerbe, est un précepte que notre Monarque ne manque pas de mettre en oeuvre, lui que ses courtisans comparent volontiers au Général vainqueur d'Austerlitz, pour des raisons équivoques, si ce n'est la petite taille. Mais comme j'ai déjà eu l'occasion de le rabâcher, j'éprouve un léger malaise lorsqu'un homme de petite taille prend le pouvoir, à la hussarde dans la plupart des cas, à cause des railleries qu'ils ont forcément subies durant leur puberté et des séquelles qu'elles ont laissées.

Ainsi puisque le temps est venu de "dorer les fers" le renouvellement de son mandat approchant, notre Monarque, tel le chevalier à l'aube d'un tournoi, troque son armure noire contre la blanche, vole au secours des peuples martyrisés, des paysans victimes de la sécheresse, s'insurge contre la fermeture des écoles qu'il avait lui même programmée, rapatrie nos soldats engagés dans une guerre sans issue, bref, sème la poudre d'or à tous les vents, que d'aucuns ne manqueront pas de comparer à de la poudre aux yeux.

A l'instar de Bonaparte, notre Monarque ira-t-il jusqu'à visiter les pestiférés pour sauver son trône ?

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  Bonaparte visitant les pestiférés à Jaffa lors de la campagne d'Egypte

 

 Les 1er et 5 Juillet 2011,

La revanche du grand argentier libéré des ses chaînes (lire auparavant le 1er épisode du 16 mai)

Juanita Conception Hernandez, ma concierge pour ceux qui l'ignoreraient encore, avait pris, par solidarité, le parti de la femme de chambre que nos chroniqueurs, toujours bien informés, avaient présentée comme une Sainte ou presque; la matrone, malgré mes mises en garde répétées, n'en démordait pas.

Quelle ne fût pas sa stupéfaction lorsque je lui révélai, avec jubilation, que la Sainte n'était en réalité qu'une hétaïre ayant servie d'appât pour faire chuter de son piédestal l'homme qui devait rivaliser avec le Monarque pour l'accession au trône du royaume. Rival, que la plèbe attendait comme le messie compte-tenu de la dette abyssale que le Monarque, avait creusée avec la plus grande désinvolture en guerroyant aux quatre coins du monde afin d'accroître sa renommée.

Mais les avatars du grand argentier ne s'arrêtent pas à ses péripéties d'alcôve chez l'oncle Sam, et celui-ci à l'instar d'Ulysse lors de son voyage vers Ithaque, va de Charybde en Scylla. En effet une écrivaine en devenir, dont le talent reste à démontrer, l'accuse d'avoir tenté de lui faire subir les derniers outrages au cours d'un entretien privé qui aurait tourné en saturnales. Affabulation ! s'écrie le grand argentier dont le parcours vers le trône n'était pas semé d'embûches mais parsemé d'ingénues.

 

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  Le viol de Lucrèce par Sextus Tarquin

    Ce viol odieux eut des conséquences inattendues, puisque Rome, à la suite de ce forfait, passa de la Monarchie à la République, mais c'était quatre siècles avant notre ère.

 

Le 8 juillet 2011,

Réclusion à perpétuité.

Imaginez un territoire aride  de 360 km², deux fois plus petit que le territoire de Belfort où s'entassent près de deux millions de personnes d'où l'on peut ni sortir ni entrer, cerné par une armée impitoyable dont le siège dure depuis près de cinq ans. C'est le sort peu enviable, d'hommes de femmes et d'enfants dont le crime est revendiquer un pays pour y vivre.

Les assaillants sont dirigés par des hommes sans scrupules, dont le Ministre des intrigues extérieures, un extrémiste milliardaire, lequel ferait passer le borgne vociférant de notre royaume pour un disciple du bon samaritain - Voir l'Evangile selon Saint-Luc, car bien qu'athée, j'apprécie la compassion -

Des hommes et des femmes animés justement de cette compassion avaient entrepris de venir en aide à ces déshérités en affrétant une flottille, que les assaillants assimilèrent à une armada, et, par une perfide diplomatie, étouffèrent dans l'oeuf l'expédition humanitaire.

Car enfin quoi de plus humiliant que d'être ravitaillé par ses propres tortionnaires ? Ceux-ci déterminant avec rigueur ce dont les assiégés ont besoin, c'est à dire du strict nécessaire. Ainsi voit-on arriver des clous sans marteaux (ceux-ci pouvant servir d'armes) des sacs de ciment sans bétonnières.....quant aux denrées, ayant séjournées dans des entrepôts au soleil pendant des semaines, elles sont pour la plupart du temps avariées. Ces simulacres de compassion (encore elle) n'ayant pour objectif que donner bonne conscience à une communauté internationale hypocrite.

 

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                                               Le bon Samariatain - Van Gogh

 

Le 14 juillet 2011,

 Plutôt que fête nationale je préfère prise de la bastille, symbole fort qu'a représenté durant la révolution du peuple, la destruction de cette geôle aristocratique, et la fin d'un régime décadent.

Qu'en reste-t-il de nos jours, où, par dérision, j'appelle Monarque celui qui dirige notre royaume, où l'esprit même du sacrifice de nos ancêtres est dévoyé. J'entends bien les prosélytes du fanfaron qui nous gouverne, s'écrier que celui-ci est issu du suffrage universel et que son pouvoir est légitime. Soit, mais au prix de quelle somme de tromperies, de fourberies, et de compromissions. Est-ce que la caste d'oligarques qui régit en sous-main la destinée de notre royaume est la digne représentation du peuple ? Rien de moins sûr.

 

Pourrai-je vous resservir la citation prémonitoire du grand Gustave Flaubert qui écrivait vers 1850 : << La richesse ouvrait à toutes les magistratures, et bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie car on avait l'espoir d'y atteindre.>>

L'espoir d'y atteindre, voilà les maîtres mots, n'est-ce pas le crédo de ces nouveaux courtisans, souvent issus du peuple, qui espèrent atteindre à ce qu'ils considèrent comme l'éden, oubliant ce pourquoi le peuple les a mandatés.

La représentation nationale, souvent affublée du qualificatif de "godillot" ne représente qu'elle même, et ses pygmalions, et ne sert que ses propres intérêts.

Le représentant suprême de notre royaume trône à l'Elysée, n'était-ce pas dans la mythologie grecque, à laquelle je fais souvent référence, le Paradis ?

 

Prise de la Bastille

La prise de la bastille

                                                                          

 Le 20 juillet 2011, 

 

Rumeurs, scandales, diffamations et..... paternité

 Faute de proposer un bilan satisfaisant au peuple du royaume de France le Monarque a choisi une voie qu'il maîtrise depuis fort longtemps, pour reconquérir son trône : La fourberie. Comme je vous le contais précédemment, il a revêtu son armure au panache blanc, et adopté la posture d'un parangon de la vertu. Aussi le voit-on dans les échos du peuple, gazette préférée de Juanita Conception Hernandez, en futur père, un oeil attendri sur le ventre arrondi de la Diva, qui en rougit de plaisir.

C'est que l'affaire se présentait mal, car notre timonier dépensant sans compter, en mettant ses excès sur le dos de "La crise" comme d'autres incriminent, à tous propos, "Le réchauffement climatique"   avait dilapidé le trésor du royaume, qui  n'est plus qu'un trou béant, sans fond, médusant Hadès en personne. Comme le nombre des chômeurs ne cessait de croître malgré les subterfuges du Vizir du désoeuvrement, et que le prix du pain atteignait des sommets encore jamais atteints, le peuple dont la patience était à bout, était résolu à congédier, manu militari, le vaurien avec toute sa marmaille présente et à venir.

Son principal rival, empêtré dans des affaires sordides des deux côtés de l'atlantique, par la plus improbable des coïncidences, il ne restait plus qu'à exterminer à coups de rumeurs publiques les deux nouveaux présomptueux lancés à la conquête de son trône.

Appliquant à la lettre l'aphorisme "Qui veut la fin veut les moyens" notre Monarque démontra toute l'étendue de son art dans la pratique du discrédit, l'ayant essuyé lui-même. Ainsi l'Edile du nord dut faire face à l'insidieuse et pernicieuse rumeur de céder aux rites de Bacchus, quant à l'élu de la capitale de la dentelle, le voici entrainé dans la tragédie du grand argentier, pour avoir recueilli les confidences de quelques unes  de ses martyres, dont l'inventaire ne fait que s'allonger, à la stupeur du peuple, qui se tourne, perplexe, vers le ventre rond de la Diva.

 

 

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Jason apportant à Pélias (le fourbe) la toison d'or

 

 

 Le 28 juillet 2011,

LES MOTS.

Un homme tue des dizaines d'adolescents, dans un acte mûrement réfléchi, mûrement préparé, fomenté depuis plusieurs années, minutieusement orchestré. Par quel cheminement de pensée cet homme en est-il arrivé à mettre en oeuvre cet acte effroyable ? Car avant de prendre la décision irrévocable, là où pour tous les autres déséquilibrés ce n'est heureusement que fantasme, il a bien fallu que l'idée germe et s'installe insidieusement. Qui a planté la graine ? Car cet homme n'est pas né avec un fusil d'assaut entre les mains, des mots sont entrés dans son subconscient et ont prospéré longuement avant de faire leur oeuvre dévastatrice. Qui a murmuré ces mots au creux de l'oreille de cet homme ?

Ce sont les mots qui ont galvanisé puis fanatisé la foule, et amené tout un peuple à l'holocauste.

Certains dans notre royaume, pour des raisons bassement électorales, prononcent des mots de haine et d'exclusion envers telle ethnie ou telle autre, souhaitons que ces mots ne se soient pas insinués dans quelque esprit dérangé.

 

      571px-Massacre saint barthelemy

  Le massacre de la Saint Barthélémy

 

 Le vendredi 5 août,

Psittacisme, dévissage, valeur refuge.....bronzage.

Ce mot barbare, psittacisme, dont j'ai fait la connaissance en lisant l'excellent Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude) conviendrait parfaitement à nos amis échotiers toujours promptes à répéter les indiscrétions que lâchent les Vizirs en priant hypocritement de ne pas les divulguer. Car le psittacisme consiste à répéter une connaissance mal digérée selon le Larousse, plus prosaïquement à imiter le perroquet. L'information secrète consistait à avertir la plèbe que le Monarque réfléchissait à une taxation des revenus des plus fortunés, c'est à dire ses amis. Réflexion qu'il entretien dans les bras de sa Diva sur la plage du Cap Nègre, et ne durera que le temps d'un été, que les nantis se rassurent.

Car ces nantis ont des soucis : La bourse dévisse gravement, salement, inéluctablement. L'économie mondiale s'affole, les taux d'intérêts grimpent, le Cavalière s'arrache les implants, l'idole noire retient son souffle devant la dette colossale accumulée au fil des ans, dont je suis incapable de vous donner le montant tellement c'est énorme.

Pendant ce temps notre Monarque, bronze, la fleur entre les dents, la tête mollement posée sur le sein de sa Diva qui lui joue un air de guitare de sa voix suave.

 

 Le lundi 15 août,

 Orgies, bacchanales et ostentation,

De retour de quelques jours de congés je tenais absolument à vous rapporter quelques anecdotes vécues, lesquelles vont vous glacer d'effroi. Le lieu tout d'abord : La presqu'île de Saint-Tropez. J'entends déjà vos cris de réprobation, voire vos insultes se joindre à celles de Juanita Conception Hernandez qui me flanqua la tarte tropézienne que je lui avais rapportée à travers la figure. Il faut dire à ma décharge que j'étais invité.

C'est une presqu'île, où pour accéder au nirvana, c'est à dire au port et ses yachts de luxe, le plaisancier moyen devra s'armer de patience et rouler cul à cul pendant quelques heures sous un soleil implacable avec les gosses qui hurlent à l'arrière, parce que eux, les riches, ils en ont rien à foutre.

Arrivé à bon port c'est à dire un parking bondé dont le tarif horaire vous fait déjà regretter votre témérité vous allez comme le dit la chanson, piétiner pendant des heures au milieu d'une foule hagarde, de décapotables rouges ou noires remplies de blondes décolorées, de terrasses de gargotes où le surgelé est roi, en suçant une glace à l'eau et observant d'un air effaré les prix affichés des dites gargotes. Puis vous rentrerez sous votre tente des images plein la tête en pensant à l'augmentation que vous allez demander à votre patron dès la rentrée.

Vous aurez cependant manqué le nec plus ultra de la bêtise humaine que je vais vous conter maintenant. Cela se passe sur une plage célèbre, au son d'une musique électronique et sous les regards lascifs de jeunes femmes à moitié nues qui se dandinent en cadence. Quelques sybarites, généralement ventripotents, voulant faire étalage de leur fortune ou de leur stupidité, au choix, s'aspergent de champagne millésimé contenu dans des mathusalems (8 bouteilles ordinaires) sous l'oeil hilare du propriétaire des lieux dont les doigts pianotent avec virtuosité sur les touches de sa caisse enregistreuse.

Un français sur deux n' a pas pris de vacances, faute d'argent.

 

La citation du jour, qui s'impose :

La bêtise est infiniment plus réjouissante que l'intelligence, l'intelligence a ses limites la bêtise, non. 

 

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Légende superflue      

  

   Le 21 août 2011,

 Sécheresse, famine, spéculation, larme à l'oeil.....

Il y a deux ans  (le 15 octobre 2009) je vous alertais déjà sur la situation dramatique de la corne de l'Afrique, là où règne le chaos le plus effroyable, la famine la plus insupportable. Erythrée, Somalie, Ethiopie, trois pays oubliés par Déméter, la déesse des moissons, et par l'humanité entière, sauf quand la catastrophe est consommée. Alors, à ce moment, l'on assiste à une procession obscène de politiques, la larme à loeil, d'artistes en mal de notoriété, d'organisations plus ou moins humanitaires, découvrant tout à coup que des millions d'êtres humains crèvent de faim, et de maladies liées à la famine.

Le mal est fait, et il est trop tard, certes quelques malheureux seront sauvés devant des caméras opportunes, pour les actualités du vingt heures, mais les séquelles de la malnutrition sont elles, irréversibles.

Dans un an le constat sera le même, et les années suivantes. Ces contrées abandonnées, où il n'y a ni eau, ni pétrole, ni diamants, situées face aux dollars de l'Arabie Saoudite, n'émeuvent que le temps d'une famine. Et puis il y a nos banques à sauver du désastre, annoncé lui aussi, et comme pour la famine c'est l'impéritie des édiles de la planète qui est en cause, dont le démiurge du royaume des candides.

 

  Le 30 août 2011,

Révolutions confisquées et renvoi aux calendes grecques des élections, dont les résultats aléatoires effraient à priori les occidentaux.

    

L'angoisse, c'est le sentiment qui domine dans les chancelleries après les révolutions arabes. Après une satisfaction de circonstance, pas question de laisser des peuples inconscients prendre leur destin en mains et confier le pouvoir à quelque faction extrémiste. Alors pour satisfaire l'appétit de justice de la plèbe, au pays des pharaons, les caciques restés prudemment dans l'ombre organisent un procès vaudevillesque ou le rôle du cocu est tenu par le Raïs en personne.

Durant cet intermède ubuesque, où le Tyran déchu apparaît sur son lit de douleur, les oppresseurs d'hier s'organisent. Cornaqués par des occidentaux, angoissés de voir sortir des urnes un prosélyte d'Allah, tel un diable de sa boite, les hommes de l'ombre, prêts à sacrifier quelques uns d'entre eux sur l'hôtel de la probité, ourdissent quelque plan machiavélique afin d'escamoter la révolution, pour le bien du pays, l'équilibre de la région et.... leur fortune personnelle.

 

Le 10 septembre 2011

Juanita Conception Hernandez, le cerbère de l'immeuble où je gîte, remarquait d'un ton acerbe, étant une fidèle lectrice, que je délaissais cette chronique, faisant allusion  au syndrome de la page blanche dont tous les écrivains ont connu les affres à un moment ou un autre. Je lui rétorquais vertement, touché dans mon amour propre, qu'il n'en était rien, mais qu'absorber par l'écriture de mon troisième roman je n'avais plus le temps de me consacrer à la rédaction de ces histoires extraordinaires, du moins tant que celui-ci ne serait pas achevé.

Elle me considéra d'un oeil torve, puis déclara d'un ton méprisant que si le Monarque était réélu j'en assumerai l'entière responsabilité. Puis elle claqua la porte me traitant de lâche, et descendit l'escalier en claquant ses semelles de bois contre les marches, manifestion habituelle et indubitable de la fureur qui la tenait. J'ouvris la fenêtre et lui criais, alors qu'elle balayait rageusement la cour, que je reprendrai cette chronique pour le début de l'année et mettrai les bouchées doubles. Elle haussa les épaules et continua à martyriser les pavés.

 

FIN...pas tout à fait....    

 

                        

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 Pourquoi ce masque de théâtre d'esclave du IIème siècle avant notre ère ? Est-parce que ce monde est un grand théâtre où se joue une tragédie ?

 

Mercredi 2 novembre 2011

Est-ce le revirement du dirigeant grec, qui se souvient brutalement de l'existence de son peuple, et que son pays est le berceau de nos démocraties, qui me fait reprendre la plume. Non.

C'est un fait d'hiver qui m'a profondément bouleversé ce matin : Une mère de 38 ans, sans domicile fixe, a mis au monde une petite fille dans les rues de Paris. Son bébé est décédé.

Je ne peux m'empêcher de penser à l'autre petite fille, née quelques jours auparavant dans le confort douillet d'une clinique huppée du 16ème arrondissement.

Promesses non tenues, profonde injustice, misère extrême : Mai 2012.

 

Le 19 novembre 2011,

 Le syndrome de Stockolm ou la plèbe aime ses bourreaux.

Le 29 juillet 2010, pour être précis, je vous décrivais cet étrange phénomène qu'est ce syndrome de Stockolm, lequel semble toucher une bonne partie de la "populace" de ce royaume. Excusez ce terme "populace", mais il me paraît approprié lorsque je constate avec effroi, que plus le Machiavel qui dirige ce royaume, brutalise le peuple, plus celui-ci l'adule. Le dernier coup de fouet en date concernait le quatrième jour de carence : Chaque salarié victime d'un arrêt de travail verra son maigre salaire amputé de quatre jours au lieu de trois. On aurait pu penser que cette amputation provoquerait les foudres des salariés concernés, pas du tout, c'est la résignation qui prévaut, et pire, la cote de popularité du bourreau augmente.

Comprenne qui voudra lançait Paul Eluard en 1944 lorsque les prétendus "résistants" tondaient les femmes plutôt que se confronter aux tortionnaires nazis.

Le perfide a déjà pointé du doigt : le bouc émissaire (il en faut toujours un) c'est le fraudeur qui prendra la place de la femme tondue.

  D'un côté les indignés de l'autre les prosternés.

 

       le bourreau amenant son comdanné au supplice

 Bourreau menant un condamné au supplice

 

 

25 décembre 2011,

Islamophobie, romophobie, turquophobie, le Monarque ne sait plus à quel néologisme se vouer pour rameuter les suffrages des prosélytes de la fille du borgne vociférant.

La dernière trouvaille en date, celle qui fit bondir de sa bergère Juanita Conception, par crainte de subir le même sort, vu que son Franco de Général n'était pas un saint, loin s'en faut, ce sont les turcs, victimes toutes désignées, à cause de leurs têtes (de turcs). J'en conviens c'était facile.

Ainsi notre Monarque se drapant dans la dignité irréprochable de notre République appela t-il nos serviles députés à condamner le génocide arménien, puisque génocide il y a eu, c'est indubitable. Cinq cent mille voix (arméniennes) potentielles, ce n'est tout de même pas à prendre par dessus les urnes ! Vous en conviendrez.

Ainsi déclarait-il dans une envolée lyrique, toute guénolienne, que le royaume ne s'était jamais vautré dans le massacre, la barbarie du génocide, et que les mains de nos soldats n'avaient jamais trempé dans le sang d'innocentes victimes.

Sauf que l'histoire, et surtout l'histoire coloniale ne se satisfait pas d'envolées lyriques. Elle s'est bien écrite, elle aussi en lettres sanguinolentes, ce que notre Monarque  d'origine magyare (allié des turcs au VIIème siècle) ignore ou feint d'ignorer.

Car le génocide en Algérie est avéré : Politique de la terre brûlée, massacre de Sétif, ainsi qu' au Maroc, où l'armée française a été l'une des première à utiliser l'épandage du gaz moutarde par les airs sur des populations civiles lors de la guerre du Rif, massacrant plus de Vingt cinq mille civils, hommes, femmes et enfants.

Ce qui paraissait être une habile manoeuvre électorale pourrait se révéler au fil des massacres éventés, un charnier nauséabond.

 

 

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    Mohamed Abdelkrim El Khattabi - dit Abd el-Krim - Leader de la révolte des rifains

 fondateur de la république du Rif.  

 

Le 8 janvier 2012,

La course à la pucelle.

 Quoi de plus pathétique que cette course à l'échalote d'une pucelle, qui entendit des voix dans son jardin vers 1420. Le ridicule ne tuant pas, comme chacun le sait, car les hommes politiques auraient été éradiqué de la surface de la terre, notre vaillant démiurge est allé, sur son fringant destrier rendre hommage à cette Sainte, brûlant ainsi la politesse à la fille du borgne vociférant, qui en trépigne de rage. 

Comme j'éprouve la plus grande suspicion pour tout ce qui est, surnaturel, mystère, prédiction, présage, para-psychisme, miraculeux, fantastique, prodigieux, sacré, cabalistique, bref tout ce qui fait le fond de commerce  des  religions, que Conchita Juanita Hernandez * me pardonne, je me suis penché de près sur la vie de cette pucelle qui bouta les anglais hors de France en galvanisant nos troupes déprimées.

Il faut dire que ces troupes avaient des raisons sérieuses d'être déprimées, vu que leur roi Charles VII, était un fichu pleutre et qu'il descendait de Charles VI dit "Le fol" dont l'état mental laissait sérieusement à désirer.

Mais que vient faire notre Monarque dans cet aréopage ? Je vous laisse la responsabilité de votre choix....les deux !

Revenons à notre pucelle, qui comme une certaine Bernadette, 400 ans plus tard entendra elle aussi de mystérieuses voix venues du tréfonds de l'univers et que l'on s'empressa d'attribuer à Dieu (le nôtre évidemment)

La similitude entre ces deux jouvencelles est tout de même évidente, paysannes, pures, ingénues, vertueuses, pieuses.....Elles déchaineront toute les deux des invasions, de guerriers pour la pucelle,  de pèlerins mystiques pour Bernadette.

 

*Conchita est pour ceux qui l'ignorerait encore, le cerbère qui garde les portes de mon immeuble. Revêtu de sa mantille, chaque matin, telle une ombre, elle rase les murs des rues de notre cité pour faire ses dévotions à la Sainte Vierge tous les matins dès le jour venu.

 

le 20 janvier 2012,

Dégradé.

 J'ai consulté mon dictionnaire des synonymes qui me livre les mots suivants, tous plus insoutenables les uns que les autres : déshonoré, discrédité, souillé....Je passe le reste.

Miguel Cerventès disait : Un homme déhonoré est un homme mort. 

Ainsi notre guide, celui qui se vantait de nous sauver, nous, l'Europe et le monde, connaît-il la plus infamante des sanctions pour son altruisme et son action toute désintéressée,  la dégradation.

Lui dont la modestie, la probité, l'intégrité, la fraternité, sont les vertus cardinales, se retrouve au ban de la société, vilipendé, moqué, berlusconisé.

Juanita Conception ne sort plus de sa loge, la honte a rejailli sur elle, elle se sent également souillée; elle qui glorifiait sa virginité se retrouve au même rang que la dernière des prostituées.

Le peuple est abasourdi, les échotiers n'osent plus aborder le sujet, ou du moins le font-ils en ayant la pudeur de supprimer tous les A de leurs articles. C'est la moindre des choses.

La remise de la Toison d'or par son homologue ibérique, loin de le réconforter, n'a fait que l'accabler, et du haut de sa tribune il fouillait du regard la foule assemblée pour y découvrir son ami Pélias le fourbe.

 

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  La dégradation

 

Le 1er Mars 2012,

Sauvetages.

Notre thaumaturge, comme embarqué sur un esquif qui prend l'eau de toute part, tente de colmater au plus pressé les avaries que sa navigation au ras des récifs a provoquées sur notre frêle embarcation, partie à la dérive. Mais contrairement au lâche capitaine du Concordia, il a décidé dans un élan de bravoure digne de Matamore de rester sur le pont du navire et de couler avec, puisque là est le sort réservé aux téméraires dont il est le paradigme.

Ainsi muni de son gilet fluorescent il fait feu de tout bois contre ces cupides affairistes qui ferment des usines en pleine campagne électorale, ce qui vous en conviendrez tous, n'est pas le moment opportun.

Raffinerie, petites culottes, sidérurgie, aéronautique, énergie solaire....il ne se passe pas un jour où l'on ne fasse appel à ses services pour secourir ces naufragés que la misère serre déjà entre ses bras jusqu'à les étouffer.

Ah! délocalisateurs indignes, entrepreneurs mercantiles, affairistes sans coeur, prenez garde notre capitaine courage est là, bien présent, prêt à vous pourfendre (le temps de la campagne) même si vous faites partie de ses amis il n'aura aucune pitié, il ne connaît plus que ces honnêtes travailleurs pour lesquels il est le rempart ultime face à votre cupidité, dussiez-vous passer sur son corps.

C'est à ce moment pathétique de mon texte que Conchita Juanita Hernandez, qui lisait par dessus mon épaule cet éloge vibrant rendu à notre Timonier, éclata en sanglots.

 

Lundi 5 mars 2012

Tragi-comédie, bouffonnerie et pantalonnade,

Le premier vizir, suivant à la trace son maître, déclarait devant quelques échotiers suspendus à ses lèvres, avec l'air sinistre qui lui sied à merveille lorsqu'il a une communication de la plus haute importance à délivrer au petit peuple :<< La viande halal est un sujet d'inquiétude pour la population>>

Précisons à ce hobereau sarthois  où la rillette de porc  est une spécialité régionale, dont nul n'ira jusqu'à dire qu'elle provient d'un animal impur, que cet intermède gastronomique n'est peut-être pas la préoccupation première du royaume, que le chômage galopant, le pouvoir d'achat, les délocalisations.... l'emportent largement sur la façon dont sont abattus les animaux destinés à notre consommation ce dont personnellement je me moque à condition évidemment que la cruauté soit exempte du rituel.

Plus prosaïquement il se pourrait que dans un avenir proche la plupart des habitants du royaume se fiche totalement que la viande soit halal ou casher parce qu'elle n'aura plus les moyens de l'acheter.

Mais ce léger inconvénient ne semble pas avoir effleuré l'esprit du premier Vizir, plus préoccupé par son futur siège de député, pourtant promis à une adepte de la viande halal,  que par le sort de ses sujets.

 

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L'abattoir

 Le 18 mars 2012,

L'ère des apostats.

Quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à trahir leur camp, abandonner leurs amis, pour rejoindre leurs ennemis d'hier, dont les idéaux sont à l'opposé des principes qu'ils défendaient quelques jours auparavant. Les privilèges, l'argent, ou l'absence de conviction, parce que la politique est un métier et qu'ils  soient dans un camp ou dans l'autre ne leur posent aucun cas de conscience, car leur conscience ils l'ont reléguée au vestiaire des oubliettes.

Ils renient leur passé, leurs écrits, leurs critiques avec la morgue du poivrot qui promet de ne plus trinquer et se roulent dans l'apostasie et la servilité comme ces ivrognes dans leurs vomissures. Ces nouveaux prosélytes, haïs par les amis qu'ils délaissent et détestés par ceux qui les accueillent sont dans l'obligation de faire assaut de flagornerie pour convaincre. Ainsi l'on voit le zélateur, s'abaisser au pied de son nouveau monarque au point de lui lécher les pieds, et remplir sa mission avec une ardeur digne du plus servile des courtisans, et à l'occasion s'accaparer le rôle du  sycophante.

 

Vous l'avez peut être compris je ne porte pas dans mon cœur ces traitres, lesquels pour un plat de lentilles, retournent leur veste et enfilent la défroque de la trahison. Or notre république en a fait une spécialité, qui n'honore pas ces individus, mais qu'est-ce l'honneur de nos temps, lorsqu'un ministre tient des propos raciste, qu'un autre profite de la notoriété de son nom pour obtenir un maroquin, que celui-ci expulse à tout va pour obtenir une caresse de son nouveau maître, que celui-là, licencié par un podestat africain s'accroche à son poste plutôt que démissionner, et celui-ci qui avoue manger son chapeau à la réception d'un dictateur aux mains ensanglantées.

La république des hommes sans honneur.

 

 Le 19 mars 2012,

  LES MOTS.

Voici ce que j'écrivais le 28 juillet 2011.

Un homme tue des dizaines d'adolescents, dans un acte mûrement réfléchi, mûrement préparé, fomenté depuis plusieurs années, minutieusement orchestré. Par quel cheminement de pensée cet homme en est-il arrivé à mettre en œuvre cet acte effroyable ? Car avant de prendre la décision irrévocable, là où pour tous les autres déséquilibrés ce n’est que fantasme, il a bien fallu que l'idée germe et s'installe insidieusement. Qui a planté la graine ? Car cet homme n'est pas né avec un fusil d'assaut entre les mains, des mots sont entrés dans son subconscient et ont prospéré longuement avant de faire leur œuvre dévastatrice. Qui a murmuré ces mots au creux de l'oreille de cet homme ?

 

Certains dans notre royaume, pour des raisons bassement électorales, ont prononcé des mots de haine et d'exclusion envers telle ethnie ou telle autre, souhaitons que ces mots ne se soient pas insinués dans quelque esprit malléable.

J'évoquais ce jour là le terrible drame de l'ile d'Utoeya en Norvège où un déséquilibré avait tué 85 adolescents.

Huit mois plus tard une tragédie similaire se reproduit, dans notre royaume cette fois-ci.

Un homme tue, de sang froid, trois maghrébins, puis trois enfants juifs et leur professeur. Le tueur court toujours...vers quelles victimes ?

Ce qu'il y a de plus effrayant dans ce drame, c'est que ceux qui ont prononcé les discours d'exclusion et de haine feignent la stupeur devant ce nouveau massacre. Le Vizir de l'intérieur qui stigmatisait les gens du voyage, les maghrébins, l'immigré en général, avec des mots empruntés à la fille du borgne vociférant, semble être comme le pyromane: Sidéré par l'incendie qu'il vient d'allumer. Comble de l'hypocrisie, car les paroles prononcées étaient mûrement réfléchies.

je redoutais que ces mots assassins se soient insinués dans quelque esprit dérangé, je n'imaginais pas à ce moment qu'ils allaient perpétrer leur oeuvre dévastatrice dans le cerveau d'un fanatique, à notre porte.

 

Les mots tuent plus sûrement que les balles d'un fusil.

 

Le vendredi 30 mars

Le bouc émissaire.

Fidèles lecteurs et vous qui découvrez ce blog sans trop savoir comment vous avez atterri sur ces pages, un peu comme un cheveu sur la soupe.... Comme aime le souligner cette chère Conception*, je vais vous parler aujourd'hui de bouc émissaire. Chacun sait que cette coutume barbare qui remonte à la nuit des temps consistait à reporter sur ce pauvre animal tous les péchés d'Israël. Or aujourd'hui les mouches ont changé d'âne, c'est sur la communauté maghrébine que s'abat le courroux de notre Monarque qui voit là l'occasion d'estoquer son adversaire.

Chacun sait que je suis athée, et que depuis ma puberté j'ai renoncé à toute idolâtrie, restant un fidèle disciple d'Epicure. Ce qui me vaut les foudres de cette chère Conception dont vous savez la vénération qu'elle porte à l'homme mort sur la croix, mais me donne l'avantage certain d'être impartial dans la lutte que se livre deux peuples frères.

Mais revenons à notre bouc, lequel en l'occurrence porte comme l'animal une petite barbichette et subit aujourd'hui la vindicte de tout un peuple car l'un des siens à fauté.

Les pandores s'en donne à coeur joie, le bon temps des ratonnades qu'ils pensaient révolu depuis que le général n'est plus, revient, sous l'oeil égrillard de la fille du borgne vociférant et de notre Monarque réconciliés pour l'occasion.

Ce bon peuple bat des mains, le spectacle est à la hauteur de sa colère, celle qui l'étreint, et qui lui fait oublier sa propre condition, ses malheurs. De tous temps les édiles ont su manoeuvrer pour détourner la colère du peuple, comme l'on détourne le cours d'un fleuve, et désigner le coupable, un temps il s'appellait "le juif" aujourd'hui c'est "l'Arabe"

 

 

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    Le bouc émissaire

    

 

 

 

 



 

 

la michetonneuse         

 

    Vous vous demandez ce que ces jambes ensorcelantes viennent faire là. Il s'agit de la couverture de mon roman que je vous engage à acheter dans votre librairie préférée et à tempêter si elle ne l'avait pas encore !

Mais qu'est-ce une michetonneuse, me demande t-on ? Fille de joie, prostituée, courtisane, hétaïre, putain......il y a tellement de mots pour évoquer une femme qui donne son corps, sans qu'aucuns ne reflètent la réalité parce qu'elle diffère suivant le regard de chacun. A vous de vous faire votre propre opinion !

FNAC, Amazon, Cultura, Virgin......et votre libraire de quartier qu'il ne faut pas oublier.

 

SEANCE de DEDICACES LE 14 AVRIL à la librerie Maison de la presse, place Masséna, Nice

 

 

A suivre.......

 

                               

 

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:55

 

Le 28 novembre 2010,

 

Les liaisons dangereuses.

 

L'hypocrisie serait-elle la perversion de notre temps ? Des élections se tiennent dans un des plus anciens pays de notre planète, celui des pharaons. Le peuple est appelé aux urnes pour un scrutin dont le résultat est connu à l'avance. Le parti du Raïs l'emportera avec une majorité que seuls les despotes connaissent. Le Potentat de la plus ancienne civilisation du monde règne sur son peuple depuis 30 ans. Le mouvement qui le soutient s'appelle le Parti National Démocratique. Doux euphémisme.

 Avez-vous remarqué par quel stratagème les tyrans s'étaient approprié le pouvoir et s'y maintenaient en dehors de toute légalité ? En singeant les démocraties occidentales : Populaire, socialiste, démocratique, république sont les mots emblématiques des mouvements fantoches qu'ils ont créés. Ainsi le tyran élu par un peuple mystifié devient inamovible, et fréquentable par les dirigeants des pays libres. Messieurs Ben Ali 20 ans de pouvoir, Kadhafi 40 ans, Moubarak 30 ans, Bongo (la dynastie) 40 ans, El-Assad 40 ans et cetera, et cetera, les noms hélas ne manquent pas, peuvent fouler sans vergogne le sol de notre belle patrie et embrasser  nos dirigeants, lesquels ne sont pas dupes mais ferment pudiquement les yeux. J'en étais à ce stade de mes réflexions lorsque Juanita Conception Hernandez entreprit de pulvériser la porte de mon humble demeure afin de me donner le courrier quotidien; courrier qu'elle avait au préalable inspecté, comme à l’accoutumé. Sur le dessus trônait un tract du parti de notre guide suprême : L'Union des Mouvements Populaires. Je restai pétrifié d'effroi devant les perspectives d’avenir de notre bon peuple.

 

N.B. : Démocratie : du grec dêmos (peuple) krêpos (pouvoir) 

 

La citation du jour : conquérir la démocratie est le combat d’un moment, la préserver est le combat de chaque instant. E.D.

 

 Les livres que j'ai (hélas) lus :   

 

Cronos de Linda Lê.

 

J'avais été attiré par ce roman pour le sujet traité, la dictature, et parce qu'il avait obtenu un petit prix littéraire : Le prix Wepler. Brasserie célèbre où l'on sert des huitres mais hélas aussi des couleuvres. Car ce livre est mauvais pire épouvantable. C'est une succession de poncifs, de lieux communs, de brèves de comptoir dont je vous livre ici quelques exemplaires : Le gratin remue l'argent à la pelle et pète dans la soie....Ils ont le vent dans les voiles....C'est qu'un coup de Jarnac se trame....lui faire boire le bouillon d'onze heures.....la main de fer dans un gant de velours....tirer l'ivraie du bon grain...... et cetera, et cetera cela continue tout au long de la narration mais agrémenté de mots savants pêchés dans je ne sais quel dictionnaire, comme : Controuvé, morganatique, méphitique, et quelques références  à la mythologie grecque, cela ne mange pas de pain pour reprendre un aphorisme de l'auteur. Le style est emphatique, et l'on perd vite le fil du récit tellement c'est répétitif. Je me suis arrêté à la page 79, à bout de patience et d'indulgence.

 

Le camelot et la Diva, ou comment refourguer les Rafales de Lula, pas si crédule que ça, à l'énigmatique fakir indien. (Voir les articles des 9 septembre 09 et 13 février)

 

 

Le 9 décembre 2010,

 

Puis tout à coup il m'a semblé que je devais vous entretenir d'un sujet plus préoccupant, plus angoissant : Celui de cet homme qui a décidé de dévoiler aux peuples de la planète les curieuses recettes de la cuisine politicienne de nos édiles ! Haro sur cet homme, hurlent de concert nos échotiers car ce qui est caché doit resté caché pour le plus grand bien de l'humanité, et puis la bisbille entre la folle du Poitou et l'ogresse du nord est tout de même plus croustillante que les malheurs du monde non! Malheurs du monde dont je vais vous conter quelques épisodes pathétiques dans quelques instants....

Les armes,

C'est en Afrique que cela se passe, continent où la corruption prolifère au même rythme que la misère. C'est d'abord le parcours stupéfiant de ces chars T-72 ukrainiens commandés par le ministère de la défense kényan, lesquels seront livrés.... au Soudan du sud en sécession avec le nord du trop célèbre Omar el-Bachir, boucher de Khartoum, condamné pour crimes contre l'humanité.

 

La drogue,

 

Mais les révélations les plus "stupéfiantes" proviennent de la collusion  des potentats africains avec les trafiquants internationaux de drogue. Le Kénya, où ces trafiquants jouissent d'une impunité totale grâce aux bakchichs distribués à la police et aux fonctionnaires de l'état, est une plateforme où la cocaïne venue d'Amérique du sud transite à Mombassa pour arriver dans les délicates narines  de nos concitoyens.

Il y a pire, le Mozambique, dont le Président surnommé "Gué-business", homme le plus riche du pays, est devenu la seconde nation, après la Guinée Bissau (narco-état) la plus active dans le trafic lucratif de stupéfiants en provenance du Pakistan, d'Afghanistan et d'Inde. Ses principaux "clients" sont l'Afrique du Sud et l'Europe. Les narcotrafiquants dont la perspicacité ne peut être mise en doute, ont remarqué que le continent africain était situé entre les deux principaux pôles de production : L'Amérique du sud (Colombie) et le Moyen-Orient (Afghanistan, Pakistan, Inde) et que les échanges commerciaux entre l'Afrique et l'Europe favorisaient leur commerce, surtout lorsque l'on ferme les yeux; les relations diplomatiques pourraient en souffrir, et il y a tellement de richesses dans les sous-sols de ces pays.

 

Les diamants,

 

Les diamants sanglant du Zimbabwe enrichissent Mugabe et sa famille. Afin d'exploiter les mines de la région de Marange en toute quiétude, Mugabe a déporté 25000 personnes vers une autre province. Ces gens vivent aujourd'hui sous des tentes.

 

Le pétrole,

 

Les acheteurs de brut des exploitations du golfe de Guinée, doivent débourser des millions de dollars en pots de vins pour obtenir les autorisations nécessaires au départ des tankers. Les autorités sous la férule du  nouveau Président Goodluck Jonathan encaissent par l'intermédiaire de la compagnie nationale des pétroles fondée par l'ancien Président Yar'Adua, des sommes colossales sur le brut destiné principalement aux Etats-Unis. La fille de l'ancien Président, Zaïna, a acquis un immeuble de 10 millions de dollars à Londres. 

Alors fallait-il révéler ces informations cachées dans les cabinets obscurs des ambassades ? Faut-il vouer aux gémonies un homme qui soumet à la réflexion des peuples les turpitudes que nos dirigeants souhaiteraient par pudeur, sans doute, dissimuler ?

Une citation du Vizir des comptes truqués : Une société transparente est une société totalitaire. François Barouin

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Le 14 décembre,

 

La neige a fait couler beaucoup d'encre. Le Vizir des intrigues intérieures a incriminé les rues en pente pour s'exonérer du mal qui le ronge : L'impéritie. Les symptômes de cette maladie se traduisent par une rougeur de la face, une transpiration excessive, et une mauvaise foi chronique. C'est incurable, mais on n’en meurt pas, sauf de ridicule.

Notre petit timonier est revenu d'Inde. Il s'est vanté comme à son habitude des contrats faramineux arrachés de haute lutte au fakir énigmatique, premier Ministre d'un pays aux contrastes saisissants, où le paria côtoie le milliardaire; enfin pas de trop près tout de même. La Diva émerveillée devant les réalisations technologiques indiennes,  allait d'ébahissement en ébahissement, que le pire des cabotins de Bollywood n'aurait pas osé. Elle se laissa aller, sous le coup d'une émotion jouée à la perfection, à quelques confidences, qu'elle glissa à l'oreille de l'eunuque qui gardait les portes du Taj Mahal. Elle lui susurra son désir de donner un héritier mâle à notre Monarque au cas où les précédents (héritiers) s'avéreraient indignes d'assurer la succession; car avoua-t-elle, rouge de confusion, un rejeton conçu par un couple aussi harmonieux que le sien ne pouvait qu'engendrer un prodige. Aussitôt, Juanita Conception Hernandez se rua sur ses aiguilles à tricoter, et entama devant sa loge, avec l'ardeur que chacun lui reconnait, la confection d'une layette bleue. Le petit peuple est admirable!

 

 

Le 24 décembre,  

 

L'heure des bilans approche aussi ai-je imaginé un lexique des mots qui ont bercé l'année presque écoulée :

Affaire d'état, mensonge, malversation, concussion, corruption, forfaiture, fraude, trafic d'influence, conflit d'intérêts. Crise, délocalisation, licenciement, chômage, manifestation, impéritie. Fichier, garde à vue, expulsion, répression, vidéo surveillance. Courtisan, servilité, flagorneur, lèche-bottes, trahison, fourbe, apostat.

Une bien belle année en vérité, mais gageons que la suivante me réservera matière à emplir de nouvelles pages captivantes de la chronique du peuple du royaume de France.

Bonnes fêtes,

 

Une citation de Noël :

Le mensonge en politique c'est comme la petite vérole, on ne peut le cacher bien longtemps. E.D.

 

 

Le 28 décembre 2010,

 

Un conte de Noël :

Le voyage au royaume du Maroc où la procréation est à l'ordre du jour.

Lors de son voyage en Inde la Diva avait invoqué Shiva lors de la visite du Taj Mahal (voir l'article du 14/12) afin de la rendre féconde et donner un héritier mâle à notre Monarque. Shiva dont l'emblème est le phallus, est également, entre autres qualités, le dieu des illusions et de l'ignorance. Surpris par la sollicitation, qu'il trouva incongrue venant d'un couple aussi mal assorti, la Divinité leur conseilla le royaume du Maroc où les Marabouts, assura-t-il font des miracles. Ainsi le couple princier se rendit-il dans cette contrée merveilleuse dans le but de copuler et de donner au bon peuple de France un rejeton. Aussitôt le Roi du Maroc, averti du dessein de ses hôtes, mit-il à disposition du couple un palais à l’abri des regards, au milieu d'une palmeraie peuplée de quelques macaques venus de l'Atlas, tout proche, et d'un vieux Marabout aveugle chargé d’implorer Allah afin que le miracle s’accomplisse.

Subodorant que sa réélection était des plus aléatoires, tant son peuple est exaspéré par les turpitudes qu'il subit, notre Monarque, jamais à court d'une idée machiavélique, envisageait attendrir ce bon peuple en exhibant le ventre rond de sa Diva lors de sa tournée de propagande, puis le bambin, tel un trophée sur le perron du château, sur lequel les fidèles échotiers écriront des articles poignants à faire pleurer dans les chaumières. Ainsi va le destin de notre royaume.

 

 

 Le 31 décembre,

 

Je pensais terminer l'année sur une note pessimiste, un constat d'échec, un tableau noir de la corruption rampante  qui atteint les rouages de notre démocratie, la justice où des procureurs serviles sont vautrés et font pencher la balance du coté de l'arbitraire, les atteintes à la liberté d'expression dont sont victimes des échotiers apeurés. Je voulais dénoncer les chiffres truqués du chômage, les conditions indignes de détentions.....et puis comme un rayon de soleil sur un paysage d'hiver fait briller la neige de mille reflets d'argent (moment intense de poésie) apparaît un opuscule, un pamphlet de 30 pages  que le petit peuple s'arrache, qu'il offre comme un message d'espoir pour les fêtes à la place de la sempiternelle paire de chaussons ou du téléphone portable. Livret écrit par un homme de 93 ans, Stéphan Hessel, dont le titre est désarmant de bon sens : Indignez-vous!

 

30 pages 3 euros tiré à ce jour à 800 000 exemplaires. 

 

Et si le peuple s'indignait.

 

 

Le 7 janvier 2011, 

 

Quand le Maghreb s'enflamme.

Deux peuples s'indignent, en ce début d'année, et manifestent violemment leur désespoir devant l'injustice et la corruption des élites qui les maintiennent dans une pauvreté extrême et les privent des libertés fondamentales. Zine el-Abidine Ben Ali  et sa famille sont les maîtres de la douce Tunisie depuis 25 ans. Celui que notre Monarque considère comme un démocrate est réélu avec des scores que l'on n'enregistre qu'en démocratie : 99,27 %, autant dire un fantasme pour notre Démiurge. Des hommes sont emprisonnés sans jugement, des internautes enlevés, des journalistes torturés, des avocats ulcérés, des étudiants désespérés. Alors que notre valeureux guide s'indignait devant le refus d'un potentat africain d'abandonner son trône, les turpitudes que son ami impose à son peuple le laisse de marbre. On a les indignations que seule l'hypocrisie permet.

 

Citation du jour:

 

Il y a assez de tout pour satisfaire aux besoins des peuples, mais pas assez pour rassasiez la cupidité de ses dirigeants. Gandhi (revue et adaptée aux circonstances)

 

 

Le 14 janvier 2011,

 

Il y a un peu plus d'un an, le 21 décembre 2009 exactement je vous parlais de la possible béatification de Karol Wojtila, je décrivais le parcours atypique de celui qui allait devenir Jean-Paul II à la surprise générale; sauf de l'Opus Dei. Relisez cet article et laissez éventuellement vos commentaires.

 

 

Le 15 janvier 2011,

 

Carthage est tombée.

      

 Le Satrape Ben Ali s'est enfui vers une Monarchie amie où les droits de l'homme et surtout de la femme ne sont pas d'actualité. Une contrée bénite pour le Sybarite de Tunis dont les alliés d'antan n'écoutant que leur courage, lui ont tourné le dos. Ainsi notre timonier qui n'est plus à une fourberie près a t-il abandonné son ami démocrate, lui, qui était, il y a encore si peu de temps, le phare du Maghreb, et dans un grand élan de démagogie, la main sur le coeur, devant un parterre de courtisans ébahis, a appelé à se ranger aux cotés du peuple tunisien.

En réalité notre Guide suprême est inquiet. Lors de la réunion avec ses Vizirs pour parler de l'affaire de Tunis en présence de la Vizir des intrigues extérieures et du Vizir luisant, tout excité, car pensait-il, il y avait du maghrébin à occire,  notre Guide a  jeté furtivement, à plusieurs reprises, un regard angoissé vers la place de la Concorde, autrefois place de la révolution, en passant un doigt entre le col de sa chemise et son cou.

Juanita Conception Hernandez, campée sur le trottoir, bonnet phrygien sur la tête affutait la lame de sa faucille.....

 

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  Salammbô

 

La citation du jour, laquelle devrait interpeller votre réflexion :

 

Le despotisme d'une clique d'oligarques anonymes est plus compliqué à combattre que l'oppression d'un tyran. E.D.

 

Cette citation m'est venue à l'esprit en lisant cette phrase dans Salammbô (ci-dessous) que  l'immense Gustave Flaubert écrivit en 1852 :

 

La richesse ouvrait seule toutes les magistratures (pouvoirs); et bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie, parce qu'on avait l'espoir d'y atteindre.

 

Cette phrase résume à elle seule les maux de la société actuelle : L'obséquiosité de nos édiles, souvent issus des classes moyennes voire populaires, qui aspirent à entrer dans la cour fermée des ploutocrates, lesquels les accueilleront avec condescendance à condition que ces impétrants servent leurs desseins. Ainsi verra-t-on notre Guide suprême se prosterner devant une riche cacochyme afin d'obtenir quelque obole pour qu'il se maintienne au pouvoir et pérore; usant le temps d'un été, comme gages à ses loyaux services, d'une propriété sur la mer ou d'un Yacht somptueux..... l'instant éphémère que dure l'aveuglement du peuple.

 

 

Le 20 janvier 2011,

 

Tout à coup notre bon peuple découvre que nous sommes cernés par des dictatures, alors que je dénonce ces régimes depuis l'ouverture de cette chronique, et pour être honnête, je ne suis pas le seul. Mais depuis quelques jours c'est un déferlement d'indignations, des échotiers se rendent sur les rives du Nil, dans les méandres de la casbah d'Alger la blanche, sur les ruines de Syrte, ou encore sur les bords de l'Euphrate, et rendent comptent du désespoir de peuples opprimés. Quel scoop! Sous prétexte d'ériger une barrière à l'intégrisme islamique, lequel reste à démontrer, l'occident tolère, voire encourage, le despotisme depuis des lustres. Or, chacun sait que l'on ne dresse pas un animal à coups de Bâton.

C'est l'amertume qui prévaut aujourd'hui, dans le coeur de la belle Tunis envers l'occident, qui a fermé les yeux sur vingt ans d'asservissement au profit d'un homme et sa famille. Quel sera le comportement du peuple de la vallée du Nil, lorsque, inéluctablement il renversera le Raïs sénile ? Plus un peuple est maltraité plus sa révolte est sanguinaire, nous sommes bien placés pour le savoir. Et c'est le radicalisme qui triomphe, alors adieu croisières sur le Nil et mystérieuses pyramides.

 

La citation du jour :

 

Nous sommes tous les témoins passifs d’une barbarie sans cesse renouvelée. Günter Grass prix Nobel de littérature (1999)

 

Lundi 24 janvier 2O11

 

Juanita Conception Hernandez, le cerbère qui assure le maintient de l'ordre, la propreté, la distribution du courrier et autres activités plus ou moins avouables, dans notre immeuble, me demandait, alors qu'elle me tendait ma correspondance qu'elle avait au préalable inspectée, << Qu'est-ce que la non ingérence ? >> Elle faisait alors référence aux propos de notre timonier au sujet de l'affaire de la Tunisie. Je lui répondis, avec une pointe d'ironie, jetant un regard appuyé à mon courrier:<< C'est lorsque l'on ne s'occupe pas des affaires des autres.>> Elle braqua sur moi un oeil furibond, et rétorqua : <<Alors, selon vous, on doit laisser les gens se faire massacrer sans bouger le petit doigt!>> L'argument était imparable, et me laissa coi. Et de pousser son avantage, en énumérant les massacres dont elle avait été témoin et victime, sans que quiconque ne s'en préoccupe, en commençant par la guerre d'Espagne où sa famille avait subi les pires exactions de la part des fascistes. Sournoisement, effrayé par les tressaillements d'indignation de son opulente poitrine, j'abondai dans son sens et lui donnai raison et déclarai avec véhémence que la non ingérence était l'argument des lâches. Elle me pressa alors entre ses deux mamelles, les larmes aux yeux, et tourna les talons.

 

 

Lundi 31 janvier 2011,

 

Un article paru dans un quotidien populaire a consterné le petit peuple, notre Diva n'est plus de gauche, elle qui plaidait, à genoux, chaque jour, au bord de la piscine de sa somptueuse villa du Cap Nègre, la cause de la plèbe auprès du Monarque afin qu'il abrège nos souffrances, renonce; la tâche est trop immense. Le peuple est orphelin. Cette triste nouvelle vous a sans doute comme moi, et Juanita Conception Hernandez, laquelle collectionnait tous ses disques, mortifié. Pour parachever cette sinistre journée, un hebdomadaire dont les sources ne sont pas près d'être taries, révélait que le Monarque précédent notre timonier actuel, le petit père du peuple, était atteint d'Alzheimer et ne se souvenait plus des concussions dont il s'était rendu coupable lorsqu'il sévissait aux destinées de notre belle capitale. Malgré que dans son immense bonté la plèbe l'ait absous de ses pêchers, des inquisiteurs enragés s'accrochent à ses basques, tels des chiens après une charogne, et le trainent sur le banc de l'infamie. Les bajoues de Juanita Conception en tremblent d'indignation : << Si nos édiles doivent rendre des comptes maintenant, on est tout de même pas en Tunisie !>> S'écria-t-elle, et de jeter rageusement la feuille de chou dans le caniveau.

Cette réflexion me laissa rêveur, notre démocratie ne serait-elle pas sur le point de ressembler à ces autocraties, fardées comme de vieilles moukères, afin de se donner une apparence de saintes nitouches pour que des hypocrites qui savent exactement de quoi il retourne, continuent de les fréquenter et jouir de leurs prodigalités.

Bien que dans notre royaume les atteintes aux libertés soient plus subtiles que dans ces contrées orientales sous le joug de satrapes, elles sont pourtant bien réelles et présentées dans un emballage sophistiqué. La dernière en date concerne le permis de conduire que tout bon citoyen conserve précieusement sur son coeur, celui-ci sera remplacé par une carte à puce intégrant photo et....empreintes digitales, comme pour les délinquants!   

 

 

Lundi 7 février 2011,

 

Une jeune femme, est morte, assassinée, dans des conditions horribles, par un psychopathe, récidiviste. Ce fait divers a bouleversé et révolté ce bon peuple, prêt en de pareilles circonstances à renouer avec la barbarie de la peine de mort, comme si couper le cou d'un individu était le remède. Mais la colère est bien légitime. Juanita Conception Hernandez notre gardienne, dont les jugements me sont si précieux, écume de rage, et a le couteau entre les dents afin de venger la mort de cette douce sylphide.

Notre petit timonier dont la fonction de premier magistrat du royaume serait de faire respecter les institutions et la sérénité de la Justice, sentant monter la colère de la plèbe, désigne à la vindicte populaire les coupables. Et de brandir la bannière de l'hypocrisie, car il est le premier responsable de ce crime, et crier haro sur le corps judiciaire taxé de laxisme, suivi dans sa fureur feinte par Juanita Conception Hernandez et une meute de braillards, prêts à en découdre avec la magistrature et sa complice, la Police.

 

La citation du Jour : Les pyromanes sont toujours les premiers à crier au feu. 

 

 

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Les 13 et 21 février 2011,

 

Albert Camus confiait dans son "Mythe de Sisyphe" que la vie valait la peine d'être vécue, quelque soit son absurdité, Jean-Paul Sartre répondait que <<Plus la vie est absurde, moins la mort est supportable>>

D'un côté la résignation, de l'autre la révolte devant l'injustice d'une vie, sinon ratée, du moins insignifiante. Est-ce que l'enchaînement inéluctable des évènements de la vie: L'enfance, l'éducation, le mariage, les enfants, le travail, la vieillesse, la mort, sont pour la majeure partie des individus les éléments d'une vie médiocre à laquelle il est impossible d'échapper, car pris dans un engrenage infernal ? L'existence échappe t-elle à tout contrôle et sous le poids des obligations matérielles deviendrait-elle une épreuve comparable à celle de Sisyphe, c'est à dire une tâche stupide à réitérer sans cesse pour survivre et non plus vivre ?

 

Paradoxalement, ce sont deux catégories opposées de notre société qui échappent à ces questions, d'une part les plus démunis, ceux que l'on appelle SDF, sans trop réaliser la détresse qui se cache derrière cet acronyme,  et les nantis qui comme les SDF ne sont pas soumis à la pression inexorable des obligations matérielles (factures, impôts, crédits, loyers....) mais pas pour les mêmes motifs.

 

Ainsi, vitupéra Juanita Conception Hernandez <<Ma vie est insignifiante, et les tâches que j'accomplis tous les jours sont absurdes ! Monter le courrier, récurer les escaliers, balayer la cour, c'est absurde!>> Son opulente poitrine se soulevait d'indignation, de la bave coulaient de ses lèvres. Je bredouillai quelques justifications, elle tourna les talons, claqua la porte en me vouant aux gémonies et aux flammes de l'Hadès.

 

C'est donc l'immense majorité des citoyens qui se trouve confrontée à l'absurdité de la vie, sachant que comme dans les pays sous-développés et les dictatures, 90% des richesses du royaume sont aux mains de 10% de la population. L'on pouvait lire, ce samedi, dans un hebdomadaire que six millions et demi de salariés, dans notre beau pays, gagnent moins de 750 euros par mois. Effarant! Peut-on dans ces conditions échapper à une existence insignifiante et routinière lorsque le moindre incident de la vie peut faire basculer dans une précarité encore plus grande? Cette existence qui ressemble à un fil tendu entre la pauvreté et le dénuement absolu, sur lequel un nombre de plus en plus important d'entre nous se tient en équilibre instable, comme ces funambules au-dessus du vide, n'est-elle pas le ferment d'une insurrection qui vient, inexorable ? Ou est-ce la peur qui nous cantonne dans cet état léthargique, proche de l'abandon, où nous cachons, comme une maladie honteuse, notre glorieux passé de peuple des lumières ?

 

 

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 La prise de la bastille

 

 La citation du jour :

Ce ne sont pas les idées qui font les révolutions, c'est la faim. E.D.

 

Le 1er mars 2011,

 

Est-ce l'arrivée imminente du printemps et de ses giboulées qui me mettent dans cet état de fureur extrême, ou la montée de la sève qui met les cerisiers en fleurs, ou l'accumulation des errements de nos fins diplomates, toujours est-il que je sens une fièvre révolutionnaire me prendre et une envie de traverser la Méditerranée afin d'être de la fête avec ses peuples qui osent au péril de leur vie défier les tyrans.

Ce n'est pourtant pas de cela dont je vous entretiendrai mais d'un sujet plus prosaïque, quoique important en ces temps de disette, il s'agit des GRANDES SURFACES.

J'avais déjà évoqué le thème le 26 mars 2010 dans un article où je fustigeais les crédules, qui se précipitent dans les allées de ces temples de la consommation débridée, qui tient plus d'une pathologie obsessionnelle, que d'un acte murement réfléchi. Je vous engage donc à lire ou relire l'article du 26 mars 2010 et vous révèlerai, du moins je tenterai, dans la prochaine et explosive tribune de vous expliquer :

 

Comment les grandes surfaces ont ruiné notre royaume.

 

Le 3 mars 2011,

 

C'est un article paru dans un hebdomadaire économique qui m'a conforté dans mon intention de vous décrire  ce que je considère comme un scandale ordinaire.

 

Voici cet article :

 

La société Manuest, en redressement judiciaire suite à la liquidation de sa maison mère fin 2010, le Groupe VGC (Vogica), vient d’être reprise par Weber Industries, fabricant de cuisines en kit. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Manuest est spécialisée dans la fabrication de cuisines en kit distribuées notamment chez Brico Dépôt et Castorama. Weber Industries, qui emploie 50 salariés et est à la tête de deux unités en Roumanie, propose le maintien de 135 postes sur 202 et met en avant son accord de sous-traitance avec le Groupe Kingfisher (Castorama et Brico Dépôt).

 

Certains n'y  trouveront rien de très scandaleux, sauf qu'il s'agit là d'un épisode dramatique pour les employés licenciés, et donc futurs chômeurs, provoqués par la cupidité de ces temples de la consommation où le profit des actionnaires prime sur toute autre considération.

 

La devise est : acheter au prix le plus bas (en ruinant le producteur) et vendre à la limite de ce qui est supportable pour le consommateur. 

 

Les exemples de la ruine des producteurs sont pléthores. Vous avez tous entendu ce producteur de poires contraint d'arracher ses arbres parce que la grande surface lui offrait 17 centimes pour ces fruits d'excellente qualité et revendu :   1, 80 Euro. Or l'on trouve dans les rayons des produits similaires, à première vue, venant du Brésil de Nouvelle Zélande et même de Chine. Sauf que dans ces pays, les fruits sont traités avec des produits chimiques interdits en Europe.

 

Pour cacher la provenance "exotique" de leurs produits les fabricants n'hésitent pas à employer des subterfuges comme imprimer sur le carton d'emballage "made in France" alors qu'il n'y a que le carton qui est fabriqué en France ou une partie infime du produit, celui-ci venant d'une contrée où le salaire est de dix à cent fois inférieur à ceux pratiqués dans notre royaume. Ainsi un consommateur achetant un lavabo de la marque Porcher, aura acquis sans le savoir, un produit fabriqué aux philippines, en Egypte ou en Roumanie.

 

J'éviterai de vous fournir une énumération fastidieuse des produits touchés par ce phénomène car tous les rayons sont atteints par ces délocalisations sauvages, alimentation et bricolage.

 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je ne suis pas un partisan d' un protectionnisme effréné mais d'une régulation des marchés où un produit doit être payé au producteur à son juste prix et les salaires et la protection sociale harmonisés entre les pays.

 

Car la politique des grandes surfaces est suicidaire : En ruinant les producteurs et leurs employés qui se retrouveront inexorablement au chômage, les grandes enseignes ruinent leur propre clientèle, car ce sont bien les employés et leurs cadres qui fréquentent ses rayons, pas les actionnaires.

 

 

Le 10 mars 2011,

 

La peste brune.

 

Il était un royaume, où tout partait à vau l'eau, plus rien ne fonctionnait correctement, un royaume où la justice se vend et l'injustice s'achète, où les notables, les édiles, et autres Vizirs, considèrent la plèbe comme quantité négligeable, usent de prérogatives qui ne leur ont pas été accordées et de prébendes dignes des satrapes de l'antiquité.

Le peuple désorienté ne sait plus vers quel thaumaturge se tourner, et cède aux chants d'une harpie déguisée en sirène, sans se douter des desseins funestes que ce monstre a manigancés. La désespérance, l'ignorance, la haine, sont le lit dans lequel les fascistes se vautrent tout en gardant un discours aguichant, comme justement le chant pervers de ces sirènes qui fascinait et perdait les hommes. Ce royaume, vous l'avez compris : C'est le nôtre.

 

 

 

 

Ulysse  attaché au mat de son navire afin de ne pas succomber au chant des sirènes

 

 

Le 15 mars 2011,

 

Le complexe de Prométhée.

 

L'être humain a de tous temps tenté de surpasser les dieux, et pensant y parvenir, en fin de compte, ce fut la cruelle désillusion. L'exemple qui vient naturellement à l'esprit est la tour de Babel, et l'ambition démesurée de Nemrod. Voilà qu'aujourd'hui l'homme pensait avoir domestiqué la matière et se servir de son énergie pour assouvir son impérieux besoin de confort. Et l'on voit de nouvelles tours de Babel pousser comme des champignons vénéneux au quatre coins de la planète, sans discernement, sans avoir la totale maîtrise de la technologie mise entre des mains mercantiles par des apprentis sorciers. Et l'on redécouvre avec stupeur que l'homme est à la merci des caprices de la nature, même si les Dieux n'ont rien à voir dans cette tragédie.

 

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La tour de Babel

 

Les 18 mars, 20 mars 2011,

 

Sur la dictature de l'audience et la versatilité de l'être.

 

Il y a sur ce blog quelques lecteurs fidèles, que je considère comme des amis qui viennent me rendre une petite visite de temps à autre. Pour autant, si je tiens ce blog, que je considère comme une réflexion sur l'époque épique que nous vivons, depuis si longtemps, est-ce pour obtenir la gloire ou je ne sais quelle reconnaissance dérisoire ? Certes non. Car il serait aisé d'y inscrire les mots magiques qui génèrent de l'audience ou de faire appel à ces marchands de rêves qui proposent des "bannières publicitaires" afin d'amener quelques chalands égarés, lesquels sont généralement dénués d'esprit, dans le sens où  le mot esprit s'apparente à discernement. Ce journal, plutôt que "blog", néologisme sorti, certainement d'une onomatopée d'un alien, qui n'a rien d'intime, puisqu'il est offert au voyeurisme du flâneur du "Web" ne propose qu'une réflexion, quelquefois philosophique, sur la destinée, que je considère pathétique, de notre humanité, qui n'a d'humanité que le nom, que je qualifierai pour ma part d'ère mercantile, lorsque l'on considère que les matières premières indispensables, non pas à la vie, mais à la survie de millions d'êtres humains, font l'objet de spéculation au même titre que l'or ou  je ne sais quelle croûte de barbouilleur halluciné.....

 

 

   Platon et Aristote

 

  Platon et Aristote

 

....Car tout est négociable, il convient de proposer le  juste prix. La justice, le pouvoir, la liberté, le plaisir, la santé...et même le cerveau du citoyen, dont la propension à oublier les turpitudes de ses édiles relève du sortilège.

 

Ce n'est pas cette brave Juanita Conception Hernandez* qui me contredira, elle qui il y a encore quelques jours s'apprêtait à marcher, la faucille à la main, vers le palais de notre petit timonier, et aujourd'hui en est à lui tresser une couronne de laurier. Servum pecus, s'indignait Horace, mais l'indignation n'est-elle pas devenue un luxe que le petit peuple n'a plus les moyens de s'offrir ?

 

* Voir plus haut pour ceux qui ignoreraient le rôle primordial que joue ce cerbère dans mon existence.

 

 

Le 25 mars 2011,

 

Matamore : Tueur de Maures en espagnol.

 

Personnage de la commedia dell'arte imaginé par Plaute auteur satirique latin ayant inspiré Molière, Corneille.... et notre Guide Suprême.

Personnage se targuant d'exploits qu'il n'a pas réalisés, fanfaron qui n'est en réalité qu'un pleutre.

En quoi ce personnage burlesque, présenterait-il les mêmes caractéristiques que notre timonier dont les actes de bravoure ne se comptent plus, tellement ils sont pléthores, s'indignent ses thuriféraires ?

N'avez-vous plus en mémoire cette expédition, la nuit tombée, lorsqu'il est allé défier, au péril de sa vie, les racailles de nos cités en leur lançant cette phrase restée célèbre, inscrite au fronton du Panthéon de nos gloires nationales :<<Vous en avez assez, on va vous en débarrassez.>> ?

Ou encore lorsque agressé lâchement par un individu louche, certainement armé de mauvaises intentions, il déclara :<<Casse-toi, pauvre con.>>

Ou plus héroïque, évitant de peu le lancer d'une sardine meurtrière, il provoqua en duel  l'ignoble marin qui s'était rendu coupable de cet attentat, en le défiant d'un :<<Descend un peu pour voir.>>

Alors que prenant la tête de la croisade contre le Maure, qu'il reçut en son palais il y a peu, il lance nos vaillants guerriers à la conquête du rivage des Syrtes, tel un Hannibal au faîte de sa gloire, quel ingrat oserait, après tant de prouesses, lui intenter ce mauvais procès,le comparer à Matamore ?

 

     

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Matamore

 

  Citation du jour : On ne peut être un héros sans ennemis, au pire, il faut les inventer. E.D.

 

 

 Le 1er Avril 2011

 

Désabusé par l'ingratitude de son peuple pour lequel il avait déployé tant d'énergie, le Monarque s'en est tourné vers d'autres buts, plus ambitieux, plus en phase à son aspiration première qui était de devenir le maître du monde. Il avait consenti, pressé par des courtisans incompétents, à apporter ses avis éclairés, et consacrer un temps précieux à résoudre les préoccupations prosaïques de la plèbe, le chômage, la précarité, le pouvoir d'achat, les retraites, la sécurité, les banlieues, l'immigration, le culte... sans obtenir la moindre reconnaissance pour son dévouement, ni, pour être honnête, le moindre résultat, alors que des tâches autrement plus prestigieuses le réclamaient.

Il laissa donc les courtisans se dévorer entre eux comme des chiens. Ceux qu'il avait pourtant lui même apprivoisé et appris à donner la patte en signe de soumission, montraient aujourd’hui les crocs et leur appétit.

Il s’attela alors à la tâche qu’il n’aurait jamais du abandonner : devenir le maître du monde. Il entreprit tout d’abord de mener la croisade contre le maure de Lybie, celui auquel il avait permis d’installer sa tente sous les fenêtres de son château, entrainant dans sa fougueuse entreprise le chef de la perfide Albion et l’idole noire, qui renâcla un peu, puis se laissa convaincre. Il poursuivit par un voyage périlleux au pays du soleil levant, soleil plutôt voilé par un nuage toxique dont personne ne connait la destination, après être allé prendre ses consignes auprès des despotes de l’empire du milieu, car il doit diriger la conférence des vingt pays les plus riches et décider de la manière dont ils vont rendre les deux cents restants encore plus pauvres.

 

 

Le 8 avril 2011,

 

Musulman unique objet de mon ressentiment, par le Vizir des intrigues intérieures.

 

Alors que les courtisans d'autrefois quittent le bateau du Monarque, lequel prend l'eau de toutes parts, un homme tient bon le gouvernail, et contre vents et marées maintient le cap de la croisade contre le maure envahisseur, le voleur d'identité nationale, cause de tous les malheurs qui s'abattent, tels une nuées de criquets pèlerins, sur notre royaume.

Cet apôtre de la Sainte Trinité, idolâtre de notre Monarque, et de Charles Martel, un lointain aïeul, dont le visage sévère, orné de lunettes cerclées d'or, n'est pas sans rappeler celui de quelque inquisiteur émule de Torquémada, entreprend la reconquête du territoire lâchement abandonné aux Sarrasins, pour la gloire de son Maître, lequel, du moins l'espère-t-il, retrouvera les suffrages de son peuple.

Pour cela, il s'essouffle à suivre un sillon déjà creusé par un attelage infernal composé d'un porc vociférant chevauché par une harpie galvanisée par de récents succès sur une population crédule.

Mais le sort est cruel, malgré des harangues vénéneuses, des diatribes acerbes, des débats hypocrites, rien n’y fait, le couple infernal engrange le fruit de ses gesticulations dérisoires et le Monarque désemparé, agrippé au mat de misaine de son bateau ivre, subit les foudres de la plèbe. Le naufrage est inéluctable, car, signe avant-coureur, les rats quittent le navire.

 

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 L'entrée de la mosquée par Valéry Jacobi

 

Le 17 avril 2011,

 

Les provocateurs.

La provocation est devenue en ces temps médiatiques, un subterfuge consistant à braquer les projecteurs de l'actualité sur un trublion dont l'action a pour objectif de délivrer un message dont le contenu est le plus souvent subversif et tourné vers une couche de la population, issue des classes populaires, dont les connaissances sont, hélas, superficielles.

Ainsi quelques chroniqueurs de la radio et de la télévision en ont fait leur crédo, j'allais dire leur fond de commerce. Car plus la ficelle est grosse plus l'audience est élevée, et, n'est-ce pas cela le but recherché ?

Ainsi donc celui-là fera des déclarations fracassantes sur l'intégration et l'immigration allant jusqu' à proposer la suppression des subventions aux associations humanitaires, l'autre fera l'apologie de la peine de mort et produira un brûlot au titre racoleur. Ces provocations médiatiques sont évidemment singées par les politiques, ainsi le Vizir des intrigues intérieures attisera la haine de l'étranger maghrébins, cette représentante du peuple préconisera la noyade des immigrés. Les caméras sont là, les micros aussi, et chaque provocateur sait que son message sera multiplié, amplifié, et proliférera comme la pire des pandémies. la notoriété est là, l'objectif est atteint et le prosélyte battra des mains en bavant.

L'on trouve dans ces provocateurs, pêle-mêle, un pseudo-scientifique, ex-ministre, hérésiarque, prenant à chaque occasion le contre-pied de la communauté scientifique,sur le réchauffement climatique, ou le nucléaire, quelques écrivains en mal d'inspiration vilipendant l'Islam (succès assuré) ou produisant quelques caricatures du Prophète, (était-ce bien utile?) La palme de la bêtise revenant à ce pasteur outre-Atlantique qui ce livra après moult déclarations tapageuses à l'autodafé du Coran. L'évènement couvert par les télévisions du monde entier eut le retentissement qu'il souhaitait, la gloire auprès des simples d'esprit et...la prison peut-être, mais qu'importe. Notre thaumaturge, dans ce concert de la démagogie n'est pas en reste, il serait dans ce domaine un précurseur, un ochlocrate éclairé, passé maître dans l'art de la phrase tapageuse, celle qui fait se redresser les poils du courtisan : l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire en est la parfaite illustration.

La période électorale qui se profile sera l'aubaine pour les provocateurs de tout poil de se surpasser, la compétition s'annonce féroce.

 

 

 

    A suivre page suivante : Histoires extraordinaires (4)

 

 

 

 

 

     

                  

 

          

 

   

 

  

 

 

 

 

     

 

 

  

 

 

             

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:12

 

LES LIVRES QUE J'AI LUS, ou presque…

 Sans liberté de blâmer il n'y a pas d'éloges flatteurs. Beaumarchais

 

J'avais dans l'intention,  vous faire part de réflexions, évidemment pertinentes, sur mes lectures, afin que vous évitiez de vous fourvoyer dans des achats inconséquents et que vous perdiez inutilement votre temps. Cet espace critique n'engage que moi et me donne l'occasion de déverser ma bile sur les pistonnés dont les ouvrages trouvent grâce,  auprès de ces salauds d'éditeurs, pour souvent des considérations qui n'ont qu'un rapport très lointain avec la littérature.

 

Un roman français de Frédéric Beigbeder.

Un temps en lice pour le Goncourt il récoltera le Renaudot comme prix de consolation.

Comment ce roman d'un prosaïsme dégoulinant a t-il pu caracoler en tête des ventes et obtenir le Renaudot ? Si ce n'est pour dénoncer l'intrusion du Procureur Marin (toujours lui) dans la garde à vue de l'auteur, pris le nez dans de la poudre blanche pour des rêves en technicolor.

Ce roman retrace la vie du petit Beigbeder, que par ailleurs j'apprécie (lorsqu'il n'écrit pas), et son existence misérable entre Guéthary (station balnéaire huppée de la côte basque) et Neuilly sur Seine. Nous ne sommes pas loin du roman de Victor Hugo, Les misérables.

A bout de patience je me suis arrêté à la page 174 lorsque l'auteur chatouille sa fille, moment pathétique de niaiserie, dont je vous livre l'extrait : Chloë ne rit pas quand on lui chatouille la plante des pieds ou les aisselles. La seule chatouille qui fonctionne c'est le coup de la petite bête qui monte…. etc…etc, je vous épargne la suite qui est à l'avenant. 18 Euros. Consternant.

 

Le lessiveur de Franz-Olivier Gisbert (dit FOG)

 Je n'ai rien contre un bon petit polar de temps en temps, et puis ça me permet de laissez divaguer mon imagination, et rêver avec délectation que le cou de la matronne  que le tueur tient entre ses mains puissantes est celui de ma concierge.

J'ai dit un bon polar, et celui de FOG est mauvais, je dirai même plus, exécrable. Que s'est-il passé ? J'avais gardé un bon souvenir du précédent : L'immortel, et puis patatras, la suite est ratée ou  plutôt bâclée, comme fait à la hâte, entre deux émissions de télé.

Personne ne peut envisager sans rire qu'un tueur entreprenne de laver la vaisselle sale de sa victime avant de l'occire, ou nettoyer ses toilettes. C'est pourtant ce que l'on peut lire dans ce roman, le tout ponctué d'aphorismes marseillais plus ou moins authentiques. Navrant.

 

Le 22 mai 2010,

Hors la loi. Rachid Bouchared.

Comme ceux qui en parlent le plus, je n'ai pas vu le film. J'attendrai sa sortie dans les salles.

La colonisation a toujours été une source de débats virulents et matière à discussion passionnée voire à des empoignades. Les européens depuis les croisades, ont entrepris des expéditions à travers le monde pour “apporter la bonne parole” du Christ, le plus souvent à coup de canon. Rappelons pour mémoire le massacre des Aztèques par les Espagnols de Cortès en 1521. 240 000 morts. La France n'a pas échappé à cette douteuse contagion qu'est “la pacification des indigènes” pour leur bien, évidemment. Son terrain de chasse privilégié sera l'Afrique. L'afrique noire et du nord. Ainsi nos armées dès le début du 19ème siècle (sous Charles X) investirent l'Algérie en massacrant une grande partie de la population et pratiquant ce que l'on a appelé “l'enfumage”.

Ainsi quelques uns de nos compatriotes s'installerons durablement après la “pacification” des peuples algériens puis marocains. A noter que chaque pays européen s'attribuera sa part du gâteau africain : La France l'algérie, le Maroc, le Sénégal….l'Angleterre : l'Egypte, l'Italie : la lybie, la tunisie, l'Allemagne: le Congo, le Cameroun, le Portugal : l'Angola, le Mozambique…. ecetera, ecetera. Le partage effectué, un pillage sans vergogne s'instaure et dure depuis deux siècles.

Il est évident que les autochtones apprécieront peu cette occupation comme nous n'appréciâmes que moyennement l'occupation allemande. Il y eu donc des révoltes que le colonisateur réprima avec la plus extrême des violences. Le massacre de Sétif le 8 mai 1945 fut un épisode de cette répression, et entraîna la mort de milliers d'algériens. 17 000 selon un rapport des services secrets américains que l'on peut qualifier d'impartial, puisqu'en en l'occurrence ce pays était notre allié.

Hélas ce massacre ne fut pas le seul, la révolte des rifains au Maroc sous la bannière de Mohamed ben Abdelkrim El Kattabi en 1926 donnera l'occasion à l'armée française de tester l'épandage de gaz moutarde par l'aviation sur la population civile :  150 000 morts entre 1925 et 1926. Ali le chimiste en Irak, fut pendu pour moins que cela, mais c'était un temps où l'information ne disposait pas des même vecteurs que de nos jours, et la censure…….

Il s'agit là, entre autres, de quelques épisodes “navrants” c'est un euphémisme, de notre histoire coloniale, dont j'ai quelques scrupules à m'enorgueillir. Pas vous ?

 

Dans la rubrique : J'ai lu…..

 

Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia

 Après deux romans abominables (voir plus haut) sur lesquels se sont abattu les foudres de mon courroux, pour paraphraser ce bon Sénèque, je ne peux que vous recommander ce Club dans lequel je suis entré avec délectation et confirme si besoin en était, que la lecture est un moment d'extase lorsque le livre est bon. Et celui-là l'est, sans conteste. Je ne vous dirai rien de l'histoire, je vous  laisse la découvrir car elle vaut bien les vingt trois Euros que vous allez dépenser. Si vous ne possédez pas cette somme (conséquente, je vous l'accorde) écrivez moi je vous le prêterai volontiers, à condition que vous me le rendiez, évidemment. Allez je vous laisse avec Michel et ses parties de baby-foot….

 

Le 29 mai 2010,

De la résignation. C'est le sentiment qui domine lorsque l'on voie ce bon peuple marcher pour protester entre Bastille et République, ou Denfert et Nation, il n'y a que le parcours qui change. Mais les têtes sont basses, comme si la cause était perdue à l'avance. Les dirigeants des syndicats corrompus marche en tête de cortège, le sourire aux lèvres, avant de monter dans leurs limousines noires et se rendre à des négociations où justement il n'y a rien à négocier. L'on range les fanions, l'on mange une dernière merguez, et l'on va se sécher devant l'écran du téléviseur pour apprendre que les kilomètres parcourus sous la pluie n'ont en rien ébranlé la détermination du Monarque, dont les courtisans font déjà le tour de médias bienveillants pour railler des rassemblements dérisoires. Ce mois de mai n'aura pas tenu ses promesses, une fois de plus.

 

Dans la rubrique j'ai lu :

 

L'horizon de Patrick Modiano

Ce roman m'a laissé, une fois la dernière page tournée, dans la perplexité; avec un sentiment de frustration. Modiano écrit à petite touche, tel un impressionniste, brossant les faits dans un nuage d'incertitude, dont il laisse au lecteur le soin de tracer les contours, et interpréter le récit. Pourquoi ce bon docteur est-il arrêté par la police ? A vous de le déterminer. Ce personnage a une tête de bouledogue. C'est l'imagination du lecteur qui est sollicitée; le lecteur suppute, suppose, échafaude, les méandres de la vie des personnages. A moins que par distraction, quelque élément de l'intrigue est échappé à mon attention, c'est possible. Mais j'avais éprouvé le même sentiment après la lecture du “Café de la jeunesse perdue” . A vous de vous faire une opinion car j'ai tout de même été séduit par cette atmosphère étrange, du non-dit.

 

Le 31 mai 2010,

 Le sommet de l'hypocrisie à Nice, par respect pour les peuples africains je ne livrerai mes commentaires (acerbes) qu'à la clôture de ce rassemblement dérisoire, mais, en mis en bouche, voyez comme le courtisan, ex motard, féru de Goethe (c'est lui qui l'affirme), nommé par son maître, Ministre de l'industrie, se dandine sur les marches du palais lors de la réception des participants. Le népotisme ne sévit pas qu'en Afrique.

 

Citation du jour :

Tout pouvoir qui cultive la flagornerie, sombre invariablement dans le ridicule. E.D.

 

France-Afrique, pardon, Afrique-France.

Et de suite l'observateur augure d'un bouleversement sans précédent dans les relations internationales entre le continent africain et le reste du monde. Foutriquet, dans une homélie interminable encensera les vertus des représentants des nations sous l'oeil effaré de son vizir des marchandages étrangers. Notre grand timonier, le phare du monde libre, et riche, l'annonce: l'Afrique aura la place qui doit être la sienne dans la grande cacophonie mondiale, et dans les assemblées qui ne servent à rien, sensées régenter la vie de notre monde. Ainsi verrons nous demain des chefs de juntes militaires  comme Sassou N'Guesso (Congo) ou Théodore Obiang (Guinée), ou Goodluck  Jonathan (Nigéria), des tyrans tels Ali Bongo (Gabon) ou le sinistre Mugabé, discourirent devant des membres de l'ONU, éberlués, sur la lutte contre la corruption ou  la démocratie ou le droit des peuples à l'éducation. Ces gens là ne manquent pas d'aplomb.

Notre Monarque, loin de se sentir mal-à-l'aise au milieu de cet aréopage de Potentats, chefs de Juntes, dictateurs, mégalomanes, génocidaires, semblait être comme un poisson dans l'eau, même si ces eaux sont troubles, voire carrément répugnantes. Mais la diplomatie ne s'embarrasse pas de préjugés, lorsque nos intérêts sont en jeu; et ce ne sont pas les chinois qui vont nous chiper ce qu'il reste à piller des ressources de ce continent tout de même !

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque…….

 

Désert de J.M.G. Le Clézio.

Ne comptez pas sur moi pour vous révéler l'intrigue de l'histoire, mais le lecteur entre dans l'univers Le Clézio dès les premières pages à travers ce peuple qui marche au milieu des dunes mouvantes du désert où l'auteur vous entraîne inexorablement sous un soleil de plomb qui écrase les êtres. Il vous offre la sérénité, lorsque le soir, sur la plage, à l'ombre du figuier, Naman le pêcheur raconte les villes blanches où il est peut-être allé. Le lyrisme est partout, même dans les quartiers sordides de Marseille. Le Clézio vous transporte entre un monde onirique d'ombres aux visages burinés et la dure réalité d'une immigrée qui ne peut oublier son désert. A lire absolument.

 

Le 7 juin 2010,

Participer au lynchage des joueurs de ballon ou de leur entraîneur, très peu pour moi, le "grégarisme" est une maladie qui atteint le mouton, mais hélas également l'être humain, pour le plus grand bonheur des dictateurs en herbe.

Ce spectacle interplanétaire va occulter tout autre évènement durant quelques semaines, et galvaniser les foules. La vindicte populaire va se focaliser sur quelques malheureux en short et oublier les turpitudes de ses dirigeants, lesquels, pendant ce temps providentiel d'acalmie, auront tout le loisir de concocter de nouvelles lois scélérates que le petit peuple accablé par la défaite de ses héros acceptera avec fatalisme. Et puis viendront les congés payés au camping des flots bleus, et, le verre de pastis à la main, ils reparleront de la passe ratée ou du penalty non sifflé par ce salaud d'arbitre qui, comme à l'accoutumée a favorisé le camp d'en face. Chienne de vie!

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de : (sans importance)

Sans importance, parce que les deux auteures de ce roman épistolaire n'ont aucun talent littéraire, parce que ce roman sent la fabrication de toutes pièces, j'allais dire l'arnaque, car à aucun moment  je n'ai accordé de crédit au récit, ponctué de missives niaises. Quant à l'humour, il est aussi présent dans cette chimère que la générosité chez Harpagon. Niais, voilà le mot qui convient, à mon sens, à ce roman. 19 Euros tout de même !

 

Le 8 juin 2010,

Blocus

En d’autres temps, des soudards faisaient le siège d’une ville afin d’en affamer les habitants, avant que ceux-ci de guerre lasse ne capitulent. Ces reîtres se livraient alors, au pillage, aux meurtres, aux viols. Cette pratique, pour le moins bestiale, a aujourd’hui disparue, et  remplacée par une démarche plus subtile, mais tout aussi condamnable : Le blocus.

Cette manœuvre hypocrite consiste à rendre le misérable encore plus misérable, à le priver de nourriture, de soins, d’hygiène ; à le priver d’un superflu qui n’est que le nécessaire dans un monde dont la prétention est se vouloir moderne. Le blocus invite à la contrebande, au marché noir, et enrichit les escrocs de tout poil, comme la prohibition la pègre.

Un état qui se livre à ce stratagème pour imposer sa volonté, parce que la force brutale serait condamnée par l’opinion, s’abaisse au rang des oppresseurs, des tortionnaires. C’est d’autant plus condamnable en termes de raison, que le peuple qui se rend coupable de cette injustice a été lui-même victime de persécutions abominables tout au long de son histoire. Il semblerait que la leçon n’ait pas été retenue, car le persécuteur attire la sympathie envers le persécuté, quelque soit son idéologie. Ainsi le régime castriste recueille la compassion d’une bonne partie de l’humanité face au blocus imposé par les USA.

L’injustice exacerbe les extrémismes, les actes désespérés, la colère. La population du tiers monde, par un transfert de sa condition misérable, par empathie, prend pour sienne la persécution faite au peuple palestinien. Sentiment attisé par des provocateurs des deux bords dont le but final est la confrontation. La présence d’extrémistes irrationnels à la tête des états concernés peut faire craindre le pire, d’autant que l’occident reste pétrifié devant ce qui semble irréversible.

 

La citation du jour :

Ce que l'on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir.

A. Camus.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

Le Fait du Prince d'Amélie Nothomb

Qui a-t-il de plus réjouissant que de lire un Amélie Nothomb ? Je répondrai pour tomber dans la facilité lire un autre Amélie Nothomb. J'avais encore en mémoire “Stupeur et tremblements ou les catilinaires” lesquels m'avaient enchantés, par l'originalité de l'histoire. Mais c'est l'écriture qui surprend par sa fluidité, sa verve, sa drôlerie, bref, vous avez compris je suis un adepte de cette auteure, même si la fin du “Fait du prince“ laisse un léger goût d'inachevé. En poche, 6 Euros, pour un excellent moment.

 

Le 14 juin 2010,

Nous sommes dans une époque où tout se vend, tout se marchande, comme au souk de Tanger. Les idées, la liberté, les opinions, l'éthique et même la loge de ma concierge dont on envisage le licenciement, afin de récupérer les quelques mètre carrés où elle survit et régale d'odeurs de soupe au choux et de boeuf bourguignon les six étages de l'immeuble.

Bref, sous prétexte de moderniser la société et ses institutions le petit monarque rogne copeaux après copeaux, subrepticement, nos libertés et concocte un monde à la démesure de sa mégalomanie. Dernièrement il convoquait dans son antre un patron de presse écrite, et pas des moindres, pour lui “suggérer” les actionnaires  dignes d'entrer dans le capital de son quotidien en proie à de graves difficultés financières. Cette suggestion toute désintéressée était assortie d'une menace à peine déguisée sur l'octroi des aides qu'il accorde, lui-même, à la presse. Ainsi le dernier fleuron de la presse libre risque fort de rejoindre le concert des flatteurs, et dans ses colonnes dithyrambiques participer, car c'est l'objectif, au panégyrique de cinq années d'hypocrisie, par un renouvellement de bail. “C'est pas juste !” s'insurgea ma concierge, sa valise sous le bras.

Comme je suis en panne d'inspiration je vous ressers la citations de ce bon Albert :

 

Ce que l'on appelle raison de vivre (la liberté par exemple) est en même temps une excellente raison de mourir.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque:

Underworld USA de James Ellroy. A vomir!

Ce roman que la presse dite spécialisée encense est un catalogue d'obscénités, de propos racistes, xénophobes, homophobes, vulgaires. Il met en scène des personnages dont je doute qu'ils aient véritablement existé ou alors il s'agit de la lie de la société, des individus dont l'intellect se situe en dessous de celui de l'animal. J'ai eu le sentiment d'être tombé dans une décharge au milieu des ordures, celles que la société civilisée rejette. Personne ne peut croire que quelques racontars de pochetrons dans un bar nommé “Grappevine” aient pu mettre un jour en péril la CIA et sa réputation, laquelle n'est plus à faire, hélas. Cet auteur a réussi son coup : attirer le chaland par la provocation, la bestialité, la vulgarité. Ne tombez pas dans ce piège grossier ! 24, 50 Euros pour ce que l'on  peut nommer littérature de caniveaux, qui en enchantera plus d'uns, hélas.

 

Le 19 juin,

L'argent de la vieille.*

Il y a quelques années, c'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (Aznavour) un quotidien titrait : La République des copains et des coquins. En relation avec quelques affaires sordides de corruptions financières touchant les amis d'un Général au pouvoir. Or l'histoire de notre beau pays est un éternel recommencement. Notre grand timonier, celui que la presse courtisane nous présentait comme un parangon de vertu ne serait qu'un détrousseur de cadavre, un machiavel fasciné par l'or, guettant l'argent de la vieille qui n'en finit pas de mourir, sous le regard inquisiteur du grand Vizir du budget, lequel a dépêché son épouse auprès de la moribonde, s'enquérir de l'état de sa fortune, de peur que des vautours reniflant à l'avance les remugles de la mort ne se précipitent et raflent le pactole. C'est qu'il y a plusieurs milliards, et une île paradisiaque à la clé sur le tapis noir de l'avidité !

* L'argent de la vieille : Chef d'oeuvre de Luigi Commencini.

 

La citation du jour (à méditer) :

Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. Gandhi.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque:

Le parfum d'Adam de Jean Christophe Rufin.

J'étais curieux de lire cet auteur, parce que il est diplomate et écrivain, et que tout naturellement j'avais un peu précipitamment, fait le rapprochement avec Chateaubriand qui fut lui même Ministre des affaires étrangères, le chantre du Romantisme, et écrivain de génie. Hélas la comparaison s'arrête là, car Rufin n'est pas un grand écrivain, il s'en faut de beaucoup, et apparemment un mauvais diplomate car le bouillant Abdoulaye Wade, Président du Sénégal a exigé son renvoi. Quant au roman en question, il s'agit d'une histoire alambiquée de bio-terroristes, à laquelle l'on ne croit pas une seconde, bourrée de poncifs et de métaphores de collégiens. A éviter.

 

Le 23 juin2010,

Je trouvais ce matin ma concierge assise sur la dernière marche de l'escalier de l'immeuble, les coudes sur les genoux, la tête entre les mains. “C'en est trop” répétait-elle sans discontinuer, au point que  je me pris à ressentir de la pitié pour cette matrone dont le passe-temps favori consiste à me persécuter.

Je pensais, naïvement que cela avait à voir avec la déroute “foot-balistique” de son équipe favorite et m'apprêtais à en rire, lorsqu'elle releva la tête et, entre deux hoquets, les joues ruisselantes de larmes, le nez rouge, elle m'avoua la honte au front qu'elle ne faisait plus confiance en personne et surtout pas envers les sacripants qui nous gouvernent, car “trop c'est trop” répéta-t-elle une nouvelle fois, avant de retomber dans une aboulie qui me donna le frisson.

Mais qu'elle est la raison de cette soudaine répulsion envers notre élite, celle que le monde nous envie, qu'elle couvait, hier encore, d'un regard humide de fierté, car comme une bonne partie du petit peuple, ma concierge est atteinte du syndrome de Neuilly. (Syndrome, dont je vous décrirai les symptômes sous peu, dès fois que…..) Perdu dans un questionnement abscons, au milieu de toutes les “affaires” qui fleurissent en ces premiers jours d'été, je me promettais de la soumettre à la question et d'extirper de ce corps informe les raisons de cette soudaine dépression. Aveux que je ne manquerai pas de vous narrer dès que le cerbère aura retrouvé ses esprits et sa morgue.

 

Le 24 juin 2010,

Je l'avoue, j'ai dû travailler au corps cette matrone, car elle est coriace, et, utiliser un procédé qui me répugne, pourtant coutumier à la cour du Monarque,  en lui promettant une boite de chocolats. Ceux avec la cerise à l'intérieur, et de l'alcool aussi.

Elle m'avoua, le front sur mon épaule, que la déliquescence qui atteignait l'ensemble des rouages de notre république et la dépravation de ceux en qui elle avait placé une confiance inébranlable, avait fini par l'anéantir, et qu'elle ne supportait plus les turpitudes de ces hommes sans scrupules.

La censure, la censure, hurlait-elle avec son inimitable accent espagnol. Cette censure qu'elle avait connue, petite fille, sous le régime fasciste du “caudillo” qui l'avait jeté elle, et toute sa famille, sur les routes poussiéreuses espagnoles puis de France, alors terre d'accueil. Les cigares, l'argent de la vieille, les appartements de fonction, les missions fictives, les concussions, les jets privés, la dette, le chômage, tout cela trouvait grâce à ses yeux, mais pas la censure, car,  elle fut à l'origine de son exil: son père était clown et se moquait de la “guardia civil”. Évidemment elle faisait allusion aux deux comiques bâillonnés par deux apostats,  commis d'office pour effectuer les basses besognes de leur maître dont les mains n'ont déjà que suffisamment trempé dans la fange.

 

La citation du jour :

Je ne suis pas en accord avec ce que vous dites, mais je me battrais pour que vous puissiez le dire. Voltaire.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

L'enchanteresse de Florence, de Salman Rushdie.

Le roman de Salman Rushdie m'a laissé dans l'expectative. Quatre cents pages où l'onirisme se mêle à la réalité cruelle des cours des Monarques européens  du  16ème siècle et du souverain Moghol Akbar dont l'empire couvre une partie de l'Inde, et s'étendra  à la suite de conflits incessants. Il y a sans conteste un travail de documentation considérable, mais l'histoire est embrouillée, complexe, dans la veine de l'esprit oriental, lequel n'a rien de pragmatique. L'on tente de suivre avec assiduité le cheminement de l'imagination débordante de l'auteur, toute saute de concentration est à proscrire. 23 Euros pour un voyage épique entre l'Orient et l'Occident.

 

Appel  : Pourquoi faire la pause Amazon.com ? : Parce que cette société est en position dominante sur le marché du livre. Je n'aime pas le mot boycott, et en général les anglicismes. Mais du fait de sa position, amazon met en péril nombre de petits libraires, éditeurs et, du même coup, écrivains dont je fais (hélas) partie. Je prêche donc pour ma paroisse. Achetez vos livres chez votre libraire, c'est d'autant plus sympathique qu'il pourra vous conseiller, et vous détourner du dernier roman du romancier à la mode….. celui qui écrit plus vite que son ombre.

 

Le 30 juin,

Avec les derniers jours du mois de juin le mercure a grimpé de façon vertigineuse, entraînant une surchauffe des rouages pourtant bien huilés de notre royaume. La vestale du Poitou-Charentes dont la mission est d'entretenir dans le temple, le feu sacré de l'intégrité et de la morale a fustigé les turpitudes des Vizirs et dans une philippique digne de Cicéron qualifié le régime de notre Monarque de corrompu. Insulte suprême pour celui qui se présentait comme un parangon de vertu. Aussitôt la cour, abasourdie par tant d'impudence, s'est mise à piailler et lancer l'anathème de crime de lèse majesté, contre cette harpie, imitant en cela Orphée, malgré le fait que leurs piaillements n'avaient rien d'harmonieux. Loin s'en faut.

Corruption ou ivresse du pouvoir, personnellement je pencherai pour l'ivresse, car c'est plus dans la philosophie de notre Démiurge dont on connaît l'emportement excessif pour tout ce qui brille. La corruption c'est l'infamie. Les corrompus sont comme les ombres qui ont franchi le Styx et errent en enfer. Ils savent que pour eux la rédemption n'existe pas, car leurs forfaits inexorablement ont été exposés au grand jour. Les damnés n'auront même pas la reconnaissance de leur maître, lequel les accablera pour échapper à la vindicte populaire.

 

Citation du jour :

Il n'y a que dans le vocabulaire des valets que maître est synonyme de modèle, l'audacieux essaiera de le surpasser. E.D.

 

Le 3 juillet 2010,

 

A Laurent Terzieff,

Ce matin, alors que l'orage avance ses lourds nuages noirs au dessus de nos têtes, comme le présage d'une mauvaise nouvelle, j'ai le coeur au bord des larmes. Il n'était pas un dieu, seulement un être qui avait renoncé aux honneurs pour assouvir sa passion, le théâtre. Certains trouveront ça puéril, en ces temps où l'arrogance et l'hypocrisie règnent sur la scène de la dérision, alors qu'il n'était que modestie et humilité. Sa carcasse décharnée et ses yeux clairs ne planeront plus sur les planches, seulement dans mon esprit. A la tristesse se mêlent les regrets de ne pas avoir été aux cotés de ce philoctète, dont il était l'incarnation, il ne reste plus que cette voix rauque qui va hanter mes nuits.

 

Le 6 juillet,

 

Comme je vous l'avais annoncé le trente juin, deux damnés ont été sacrifiés sur l'autel de la probité sous le regard pervers de notre monarque, lequel pensait puérilement que le bon peuple y trouverait son compte. C'était sans compter sur l'avidité de la meute qui ne saurait se satisfaire du menu fretin qu'on leur jette en pâture. Car la nasse se referme inexorablement sur le gros gibier.

Ma concierge est au trente-sixième dessous, elle a jeté aux orties son magazine préféré, lequel pourtant, portait le titre aguicheur ”Les Princesses de Monaco”  seule la saga de l'été la passionne, au point que le courrier reste en souffrance dans la loge. Le brave Eugène Sue peut en prendre de la graine. Chaque bulletin d'information apporte son lot de révélations, ce ne sont que conciliabules  sur le trottoir, à voix basse, pontués de hochements de têtes entendus; jamais cette noble profession n'aura autant mérité le sobriquet de pipelettes. Je m'approchai sournoisement, dans la touffeur de la rue, l'air absent. Il était question de magot, de fuite à l'étranger. Ainsi donc notre monarque, celui en qui le peuple avait placé sa confiance, que dis-je sa foi, serait sur le point d'imiter le velléitaire Louis et filer à l'italienne sous des cieux plus cléments. Je n'en croyais pas mes oreilles. Soudain, l'essaim ayant détecté ma présence, s'éparpilla dans un bourdonnement réprobateur, me laissant seul au milieu du trottoir à méditer sur les conséquences d'une migration impromptue vers le pays du “Cavaliere” dont les habitants sont moins tatillons sur les moeurs de leurs édiles, depuis que l'incorruptible Cicéron a quitté la scène politique…il y a plus de vingt siècles.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

 

Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas De Roblès.

Roman inclassable où durant 800 pages l'on suit les traces, du génie ou du charlatan, Athanase Kircher, de la belle Moéma sur les plages éblouissantes d'un Brésil où règne la corruption (là aussi), avec pour protagoniste un sénateur cupide et sa femme riche, désabusée, et alcoolique, et d'ethnologues perdus dans la jungle amazonienne. Un sens de la narration remarquable au service d'un récit prenant où se mêlent, aventure, érotisme, cupidité et extravagance. A lire sans retenue. 24,50 Euros chez Zulma que je n'accablerai pas de récriminations vengeresses.

 

Le 11 juillet,

 

Mea culpa, J'avais écrit bien imprudemment que Jean-Christophe Ruffin était un mauvais diplomate, alors que j'ignorais qu'il était sous le coup d'une expulsion en règle due au caprice d'un potentat de 84 ans qui n'avait pas apprécié les propos de l'ambassadeur, pourtant empreints d'une implacable lucidité. Aussitôt, notre timonier, n'écoutant que son courage, a accédé au désir du Potentat sous les applaudissements discrets du Vizir, ex-humanitaire, reconverti dans la flagornerie.

Revenons à la “faute” du diplomate qui s'exprimait à la suite d'une demande d'aide financière de la part du Potentat qui n'arrivait pas à boucler sa fin de mois : Signez un chèque pareil sans demander au Sénégal de réformer profondément son système politique reviendrait à fournir à un toxicomane la dose qu'il demande, et le conduit le plus sûrement à sa fin.

Ce jugement frappé du bon sens, montre que les pratiques nauséabondes de la France-afrique sont toujours d'actualité et que notre beau pays contribue à maintenir les peuples de ce continent dans l'extrême injustice dans laquelle ils se débattent, aussi sûrement que le pied qui appuie sur la tête de l'individu qui se noie.

 

Le 14 juillet, Fête nationale,

 

Afrique, continent, dévasté, saccagé, pillé, affamé, dépouillé, détroussé, spolié, extorqué…contemple tes dignes représentants battre le pavé humide de la terre où il y a deux cent vingt ans le texte fondateur de la République, La déclaration des droits de l'homme et du citoyen, était lue à l'Assemblée. Je rappelle le 1er article :

<< Les hommes naissent libres et égaux en droits>>

Aout 2009 : Le Président camerounais Paul BIYA loue 42 chambres dans deux palaces de La Baule pour 42 000 euros par jour. le PIB par habitant du Cameroun par an est de : 1800 Euros.

Aout 2009 : Wade Président du Sénégal séjourne à l'hôtel du Palais à Biarritz. Note : 725 millions de …..Francs CFA. soit quelque 100 millions de nos Euros tout de même.

Je vous laisse méditer un temps l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et vous renvoie, si la canicule ne vous a pas liquéfié, aux articles des 29 octobre, 6 décembre, 20 février et 25 février.

La suite de la parade africaine et la jubilation de notre amphitryon,

 

Le 16 juillet,

 

Certains exprimèrent  des critiques acerbes sur la parade des troupes africaines foulant les pavés de la plus belle avenue du monde et par la même occasion la démocratie. Ils évoqueront, avec raison, les exactions perpétrées par ces armées de soudards dans leurs pays  respectifs afin de  préserver le pouvoir de leurs potentats.

Il est bon de rappeler les conditions dans lesquelles les “indigènes” d'Afrique occidentale et d'Afrique du nord furent enrôlés notamment lors de la première guerre, baptisée la “Grande Guerre”, comme si une guerre pouvait être grande. Enrôlement d'hommes crédules, dignes des siècles précédents, auxquels l'on fit miroiter médailles, habits neufs, nourriture à volonté et…..nationalité française. Besson n'était pas encore né. Certains racolages donnèrent lieux à des révoltes près de Bamako.

130 000 africains furent envoyés au front durant la première guerre, 30 000 furent tués, autant estropiés, 15 ooo tirailleurs sénégalais furent massacrés au chemin des dames. La plupart des combattants africains a été utilisée comme de la chair à canon. Un Général, passant en revue une compagnie de chasseurs africains, dira : <<Ceux-là il faut que je les utilise avant l'hiver>> Le général Mangin, surnommé le “boucher” au Maroc, après ses “exploits pacificateurs” contre la révolte berbère, conduisit sa “force noire” au massacre lors de l'offensive Nivelle en 1917.

Ces hommes noirs, rieurs, qui ne connaissaient que le sable du désert et la brûlure du soleil pataugeaient tout à coup, dans la boue et les excréments, subissaient la morsure de l'hiver des plaines du nord, sous une pluie fine, interminable…….

Après ces deux conflits, les rescapés furent reconduits vers leurs pays d'origines, certains avec une médaille, d'autres arborant seulement les stigmates des massacres auxquels ils furent confrontés. Beaucoup attendent leurs pensions, ou du moins un peu de reconnaissance.

 

Le 22, 23, juillet,

 

Sous peu la dramatique de l'été, épisode N°2 :

L'argent de la vieille. (Voir l'épisode 1 en date du 19 juin.)

Des révélations, des coups bas, des baisers de Judas, des aveux, des fourberies….pas de morts pour l'instant, mais cela ne saurait tarder…… ne ratez pas le prochain épisode……

Le Procureur servile ne sait plus où donner du glaive, Thémis le renie, ses enquêtes poudre aux yeux ne trompent plus la plèbe, laquelle réclame que le couperet tombe. Malgré le contre-feu allumé par le Monarque face à un échotier complaisant, atteint d'impéritie chronique, l'incendie allumé par quelques téméraires inconscients prend des proportions telles, qu'il dépasse nos frontières et réjouit les despotes du monde entier, las de recevoir des leçons d'équité de ce parangon de vertu dont les poches regorgent de pourboires pour services rendus à l'oligarchie qui dirige le royaume. D'aucuns annoncent une fin de règne sombre, où le peuple exaspéré réclamera que les têtes tombent dans le panier de la vertu. Ce n'est tout de même pas trop demander rageait ma concierge devant un rappel d'impôt, pour avoir omis de déclarer ses étrennes.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

 

L'ombre du vent de Carlos Ruiz ZAFON

J'aurai dû me méfier, le résumé annonçait un récit à rebondissements et quelques millions de lecteurs de par le monde. Malheureusement l'intrigue est prévisible et convenue. Le style, certainement dû à une traduction aléatoire, est puérile, les métaphores hasardeuses. A lire sur la plage, sous un soleil brûlant, éventuellement; à l'ombre d'un parasol.

N.B. Renoncez aux romans dont le titre se réfère à l'ombre, surtout en été.

La citation du jour et d'actualité :

 

Si tu dois faire pencher la balance de la justice, que ce ne soit jamais sous le poids de l'imposture, mais sous celui de la probité. E.D.

 

Le 29 juillet, 1 an de blog

 

C'est un présent que je vous offre à l'occasion de cet anniversaire. Il s'adresse à tous ceux qui subissent encore l'addiction de celui que d'aucuns considéraient comme un phare, un soleil, une étoile, qui leur indiquerait la direction, le chemin de la félicité, du nirvana. Ce ne fut que la lueur tremblotante d'une bougie dont le halo incertain ne dépassa pas le bout de leurs chaussures.

S'il restait encore dans notre beau pays, quelques laudateurs, prosélytes ou autres zélateurs de ce thaumaturge de pacotille, ce texte est pour eux. Il ne les blâme pas, se contente juste d'analyser les symptômes de leur mal et comme thérapie suggère un simple claquement des doigts comme lorsque l'on sort d'une séance hypnotique.

 

Le syndrome de Neuilly-sur-Seine

 

Quels sont les individus qui adulent et supportent envers et contre tout, les oligarques qui se sont emparés du pouvoir ? L'on pourrait penser qu'il s'agit de personnes appartenant à la même catégorie sociale, et, que dans un élan de solidarité bien légitime, elles soutiennent ceux qui défendent leurs intérêts.

La réalité est tout autre. Les partisans les plus farouches de la ploutocratie sont des pauvres. Cette affirmation péremptoire a de quoi surprendre, elle me fut révélée par mon ami, Parménide d'Elée. Si l'on élimine les anciens qui leur accordent leur suffrage pour des raisons sécuritaires et hélas, d'exclusion, il fallait bien que la caste des nantis trouvât un soutien au-delà de son propre camp pour emporter la majorité et tenir les rênes de notre beau pays. Le petit peuple y pourvoira.

Car ce peuple, abusé le plus souvent par une propagande grossière, diffusée à son intention, fait un transfert. Il s'immerge dans la vie luxueuse qu'il découvre à travers les médias, et s'invite inconsciemment sur le yacht des festivités.

Les pauvres éprouvent de l'empathie pour ceux qui les oppressent car il vivent dans leur monde par procuration, ils imaginent et partagent la vie des gens aisés comme ils s'identifient au héros de leur programme de téléréalité préféré. Ils font partie de leur monde.

Dans d'autres circonstances, des otages exprimeront de la compassion pour leurs tortionnaires, c'est ce que l'on définira par le syndrome de Stockholm. Quel est l'étrange mécanisme du cerveau humain qui conduit un être sain d'esprit à éprouver de la pitié pour celui qui l'a terrorisé ?

Chacun a eu l'occasion de côtoyer une ou plusieurs victimes de ce syndrome, un ami, un collègue, un parent, qui fait preuve d'un zèle excessif, voire exubérant, envers un “puissant” un, qui a réussi, qu'importe si le procédé utilisé pour parvenir à la célébrité ou la richesse a consisté le plus souvent à nuire aux intérêts du pauvre hère; celui-ci ne lui en tiendra pas rigueur, c'est la règle inéluctable du jeu, croit-il. Il supportera avec ardeur, celui qui est arrivé au firmament en le dépouillant, car il a fait sienne sa réussite.

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

 

Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra

Monumental, et monstrueux. Ce roman de plus de mille pages est effrayant et captivant, car l'on bascule dans l'univers tentaculaire de Bombay/Munbai, avec ses ruelles crasseuses, ses rickshaws pétaradants, la pollution, l'extrême pauvreté et puis l'autre Bombay, celui des stars de Bollywood, des paillettes, du champagne, de la corruption, des dollars. Ganesh issue des ruelles  nauséabondes où la mort guette à chaque encoignure de porte, deviendra l'un des hommes les plus puissants de la mégapole. Face à lui un flic honnête, peut-être le seul de Bombay, enquête sur fond de conflit indo-pakistanais et de terrorisme nucléaire. Passionnant. 24 Euros.

 

Le 4 août,

 

Sur la déchéance de la nationalité et ses conséquences inattendues,

Notre Démiurge, le phare de nos pensées vient d'avoir une idée qui ne pouvait germer que dans un cerveau en ébullition permanente, au point que ses courtisans craignent que le couvercle ne saute.

Il a en effet inventé l'être humain qui est de nulle part, d'aucun pays de cette planète. Il fallait, afin de détourner l'attention de la plèbe, occupée à lorgner par le trou de la serrure ce qui se passe chez la riche délinquante de Neuilly, provoquer un séisme tel, que le scandale se liquéfie comme un sorbet à la fraise resté en plein soleil, quitte à proférer un anathème envers une population déjà meurtrie. Excommunier des individus du monde des vivants.

Même si des gens raisonnables révèlent que cette loi est contraire aux principes fondamentaux de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la cour caquette comme aux plus beaux jours et chacun d'y aller de sa surenchère afin d'obtenir une caresse de son maître.

Ma concierge, d'origine espagnole, comme je l'ai indiqué le 24 juin dans d'autres circonstances, tremble d'effroi. Elle imagine la scène effroyable, où ayant rendu le trottoir glissant par l'eau savonneuse qu'elle y répand pour nettoyer les déjections canines, un pandore dérape et se fracasse le crane sur le pavé, et par ce simple geste détergeant devenir une apatride, une femme de nulle part, un fantôme errant sans identité dans le royaume d'Hadès entre le Styx et le Léthé. Soudainement, elle saisit balais, serpillière, et seau, qu'elle remisa dans un placard, bien décidée à laisser la race canine souiller les trottoirs sans intervenir; ses collègues l'imitèrent et la ville devint un cloaque. Les conséquences d'une loi inique sont quelquefois déconcertantes.

 

Le 11 août,

 

Alors que l'eau et le feu dévastent une partie de la planète et que la sécheresse sévit au Sahel sans que cela n'émeuve plus personne, tant l'information est devenue banale, le bon peuple a la tête tournée vers un quartier d'une ville de Province où l'on embastille à tour de bras. La méthode est classique, les pandores caparaçonnés comme pour les joutes, investissent les lieux suspects en défonçant les portes à coups de bélier, puis après avoir saccagé le repaire des délinquants, ou supposés tels, ils ramènent leurs trophées en pleine lumière pour le plus grand plaisir des échotiers qui battent le macadam depuis l'aube et laissent échapper quelques ovations.

C'est que le Vizir de l'intérieur, l'albinos dégoulinant, est puni. Ses résultats ayant été jugés calamiteux par son Maître, il est astreint aux devoirs de vacances s'il ne veut pas tomber en disgrâce, et être chassé de la cour à la rentrée. Alors la racaille, ou supposée telle, puisqu'elle vit dans des tours insalubres, est la proie des foudres du Vizir, devenu pour la circonstance cramoisi, lequel espère  l'absolution de son maître, quitte à en faire un peu trop et engeôler des innocents. Mais selon un aphorisme célèbre de ma concierge : L'on ne peut être totalement innocent lorsque l'on est basané.

Pendant ce temps là, à Neuilly, tout est calme, les avenues ombragées sont désertes, la Seine coule langoureusement  autour de l'île de la Jatte, les protégés de notre timonier ont investi les plages de Saint-Tropez, Capri, ou d'ailleurs……

 

La citation du jour :

La vraie fortune des riches n'est pas ce qu'ils possèdent, mais ce qu'ils convoitent. E.D.

 

Le 16 Août,

 

Sur la persécution d'une population maudite: Les Roms. Notons au passage que Rom veut dire : Être humain, en romani.

Un conseiller de notre potentat eut, un matin triste, une inspiration diabolique, qu'il s'empressa d'aller révéler à son maître: Puisque la traque des noirs et des arabes commence à lasser, voire à courroucer le bon peuple, attaquons nous à une population exécrée par la plèbe: les romanichels, lui glissa-t-il dans le creux de l'oreille, en ricanant sinistrement. Aussitôt le Potentat, entrevoyant de reconquérir l'estime de son peuple, du moins une partie de celui-ci, fit appeler son Vizir de l'intérieur, l'Albinos luisant, pour lui confier la mission de lancer la curée sur ces asociaux irréductibles, qui ne peuvent tenir en place et colportent depuis la nuit des temps une image néfaste, qui leur colle aux galoches comme un chewing-gum. Accusés de sorcellerie, d'hérésie, de chapardage de volatiles, notamment, ils sont dans l'imaginaire du bon peuple des suppôts de Satan, ce que le Machiavel de l'Elysée comprit instantanément car en matière de fourberie il est passé  maître, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il emporta les suffrages de ses sujets, sans coup férir.

Ainsi, le Torquemada en devenir, mit la maréchaussée en ordre de bataille et les lança sur les villages de carton, pour le plus grand plaisir de ma concierge qui n'en perdit pas une image à la télévision, car elle aussi, avait eu à souffrir de cette population, du moins le croyait-elle, et se signait trois fois,  chaque fois qu'elle se retrouvait face à l'un de ces misérables.

N.B : Notons le remarquable sens de la terminologie de nos édiles qui emploient le nom Rom, alors que celui-ci est un nom générique désignant les bohémiens, les gitans ou les tsiganes. Ces derniers ayant une connotation  folklorique et artistique dans la réminiscence populaire c'est le nom Rom qui fut retenu.

Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour ce formidable musicien Rom qu'était Django Reinarth, qui vécut dans sa jeunesse dans une roulotte, et, jouait du jazz manouche au marché aux voleurs de Saint-Ouen. Voit-il ce qu'est devenu le pays qui l'accueillit jadis, au temps où les artistes opprimés venaient chercher du réconfort chez nous ?

 

Dans la rubrique les livres que j'ai lus ou presque :

 

Révolutions de J.M.G. Le Clézio

C'est la pauvreté ou l'injustice qui pousse les hommes à accomplir des actes dont ils ignoraient qu'ils en étaient capables. L'auteur retrace le parcours de ses ancêtres, de la Bretagne, dans une France révolutionnaire, à l'île de France (Maurice). Fuir vers d'autres horizons comme Jean, pour échapper à une guerre injuste. Il émane de ce roman, comme dans les autres d'ailleurs, une nostalgie tranquille, comme si l'auteur observait ses personnages avec un sourire triste et bienveillant, mais avec la conviction que le bonheur n'est pas pour les hommes.

 

Le 24 août,

 

Lapidation, indignation, hypocrisie, et fourberie.

Ce qui surprend dans les actes de nos édiles c'est l'hypocrisie à peine voilée de chacune de leurs démarches dont l'objectif prosaïque est de rameuter des partisans, sous couvert de magnanimité, à la cause perdue de notre Monarque, afin qu'il conserve le pouvoir. Les vies brisées ne servent que l'intérêt particulier de quelques uns.

Une femme va subir la lapidation. Ce supplice abominable, d'un autre âge diront certains, quoique notre ère en matière de barbarie n'a rien à envier aux précédentes, indigna notre Monarque qui poussa la Diva du Palais à exprimer sa révolte par une missive enflammée dont toute la presse se fit l'écho.

Quelques esprits chagrins, des atrabilaires en mal de notoriété, soulignèrent que les protestations indignées de notre Monarque risquaient fort de produire l'effet contraire au but recherché, car les rapports entre le Khalïfa de Téhéran et notre Monarque se sont particulièrement détériorés ces deniers temps, notamment à cause de déclarations intempestives du Vizir des intrigues extérieures. Mais qu'importe, il fallait que le bon peuple sache que son souverain pouvait faire preuve, de temps à autre, de compassion, même si celle-ci n'était qu'un artifice.

La Diva du Palais exprima sa stupéfaction lorsqu'elle apprit que la faute de la lapidée en sursis n'était qu'une relation amoureuse hors mariage, et pour cause, le mari étant décédé. Elle dont les amants furent pléthore avant de succomber aux charmes irrésistibles de notre Monarque, un beau soir d'été, sous la véranda d'un vendeur de réclames.

Les esprits chagrins dont je vous entretenais à l'instant, eurent l'impudence de suggérer que le soudain intérêt de notre Démiurge pour la suppliciée n'était que de façade, et n'aurait pour motivation que faire oublier les turpitudes qu'endurent les gens du voyage. Turpitudes que même  l'église catholique, pourtant  experte en persécution, condamna.

 

Le 31 août,

 

Sur les déchets de l'humanité et la jouissance de la persécution.

 

Depuis la nuit des temps, des peuples, des ethnies, des communautés, ont été rejetés par leurs congénères pour des motifs divers, dont la différence est le leitmotiv. Différence d'aspect, de mode de vie, de religion…..Ces hommes et ces femmes, déracinés ont été proscrits, condamnés à l'errance perpétuelle. Peuples maudits, dont le vagabondage les conduira à la persécution. Ce sont les arméniens, les kurdes, les kosovars, les tchéchènes, les touaregs, les bohémiens, les juifs, les tutsies, les tsiganes…..

En 1682 Louis XIV ordonna que tous les bohémiens, romanichels, tsiganes, soient condamnés aux galères à perpétuité, sans procès, les femmes rasées, les enfants enfermés dans des hospices. Le Vizir des déportations de notre beau pays, a encore de la marge dans l'abjection.

Ces “déplacements” aboutiront aux persécutions, voire aux génocides, car l'errant est potentiellement dangereux, vecteur d'idées subversives, de sortilèges, et chapardeurs. L'inquisition ne les épargnera pas, les nazis non plus, la tradition se perpétue.

La jouissance de la persécution est ancrée en chaque être humain, comme une tumeur, certains surmontent cette pulsion malsaine d'autres non. Les barbares  sont (toujours) parmi nous.

 Un exemple :

Un fait divers, bouleversant, a retenu mon attention : Six personnes réputées comme associables, marginaux, ont torturé pendant plusieurs jours un homme qui se considérait comme leur ami. Cet homme, simple, était différent, il était obèse. Il a subi les pires sévices qu'un être humain puisse endurer : Sodomisation à l'aide d'un manche de pelle, brûlures, émasculation, arrachage des dents à vif, pour être, finalement, au bout de l'horreur, achevé à coups de pierres. S'ils vivaient en marge de la société, rien ne laissait entrevoir le comportement bestial  (bien qu'aucun animal ne se livrerait à de telles atrocités) de ces êtres humains. La jouissance de la persécution revêt plusieurs degrés dans l'abject, suivant que le persécuteur soit rustre ou raffiné,  mais elle a toujours le même dessein : martyriser celui qui est différent.

 

Le 4 septembre 2010,

 

Sur Julien Coupat, labellisé par la Vizir des intrigues intérieures, terroriste de l'ultra gauche.

Relire l'article du 19 septembre 2009.

Un an a passé, et les charges retenues contre ce dangereux terroriste se sont évaporées. La machination orchestrée pour assouvir une tendance perverse à désigner un bouc émissaire a échoué. Les procès verbaux établis par les pandores étaient falsifiés. Six mois de prison pour rien, si ce n'est la jubilation d'une autorité machiavélique.

La citation du jour : Inspirée de l'argent de la vieille (voir l'article du 19 juin). Cette citation pourrait émaner de notre grand timonier, elle n'est que de votre serviteur, lui, se contente prosaïquement de l'appliquer.

 

La politique, c'est l'art d'obtenir l'argent des riches pour acheter les suffrages des pauvres. E.D.

 

Le 8 septembre,

 

Ma concierge est rentrée de vacances, qu'elle a passées dans le sud de l'Espagne dans sa famille, car celle-ci, bien que française, née en France, mais de parents espagnols républicains chassés par le régime franquiste, a la nostalgie du pays de Cervantès. Je la mis aussitôt en garde, car avec son teint bronzé, son opulente poitrine maintenue par la ceinture de son tablier, et son foulard bariolé sur la tête, elle risquait fort de passer pour une gitane et tomber dans les rets de la maréchaussée et ainsi imiter sans le vouloir, la vie tumultueuse de l'auteur de Don Quichotte, lequel fut, comme chacun sait, mutilé, excommunié, emprisonné. Elle me jeta alors un regard où se lisait l'incompréhension, ignorant  la traque aux roms de l'été, dont je lui donnais le récit. Epouvantée, elle arracha son foulard qu'elle enfouit précipitamment dans la poche de son tablier, et courut vers sa loge en poussant des cris d'orfraie, en espagnol, évidemment. Je remontais vers ma modeste demeure en sifflotant, persuadé qu'à l'instar d'Orphée j'avais amadoué le cerbère de ces lieux.

La citation du jour :

Les lois sont faites par des gens qui ne sont pas concernés par celles-ci. E.D.

 

Le 12 septembre,

 

Sur les noces du traitre.

Et voilà que l'apostat, le sycophante, le transfuge refait parler de lui, un de ceux dont je vous parlais le 19 mars, passé maître dans l'art de la traîtrise, et de la fourberie, après son seigneur, évidemment. Malgré son physique ingrat, et sa mauvaise haleine, inconvénient dont souffre tous les traîtres, à l'exemple de Talleyrand qui était affligé de ce travers, en plus de son pied bot, le perfide a réussi, on ne sait par quelle rouerie, à attirer dans sa couche une jeune oie blanche. Celle-ci, dont la beauté n'a d'égale que la laideur de son soupirant, éblouie par les dorures de l'antre où il réside et les pouvoirs que le Potentat lui a octroyés en récompense de sa désertion, surmontant la répulsion qu'inspire cet homoncule, a décidé de lui donner sa main en toute vénalité comme il sied, hélas, a de nombreux hymens.

Voici donc le félon juché  en compagnie de son trophée, singeant ainsi son Maître, sur la caravane de la honte parcourant le royaume nettoyé de ses parias par des califes terrifiés de perdre leur gagne-pain, arborant un sourire caustique, savourant une gloire éphémère, devant une populace dépitée.

 

Le 18 septembre,

 

Gros mensonges et petites chamailleries entre amis.

Platon disait : La plupart des hommes qui accèdent au pouvoir deviennent des méchants. J'ajouterai, si le Maître me le permet, des mythomanes aussi. La propension à mentir peut dans certains cas être altruiste : Cacher à ce bon peuple les périls qu'il encoure, afin de ne pas l'inquiéter, relève de la délicatesse. Mais le plus souvent le mensonge est plus mesquin et ne contribue qu'à servir l'ambition personnelle. La mythomanie est comme chacun sait, même ma concierge, une maladie qui pousse le sujet atteint, à un besoin compulsif de mentir, de travestir la vérité.

Examinons le cas de notre Potentat lors du dernier symposium tenu dans cette ville qui porte le nom d'un chou. Il n'a pas menti, il a exprimé ce dont il était convaincu, la vérité. Sa vérité. Le comportement est classique chez le mythomane, bâtir une fable, dont le plus souvent il est le héros, et y croire dur comme fer. Malheureusement, cette pathologie que d'aucuns pourraient penser bénigne, est souvent liée à l'hystérie, voire à d'autres névroses ou perversions. Outre le fait qu'il entendit, à l'instar de Bernadette, une voix à l'accent guttural cautionner la traque faite aux gens du voyage, il crut entendre également ce brave Lula, qui n'osa le contrarier, consentir à l'achat d'une trentaine d'aéronefs dont personne ne voulait. Les fabulateurs vivent dans un monde merveilleux.

En supplément gratuit : Conte de la folie ordinaire.

Je remercie les esprits de Marco Ferreri et Charles bukowski qui m'ont habités lors de la rédaction de cet article.

Un vieillard cacochyme vivant en de lointaines contrées, sur une île caribéenne, averti du sort cruel réservé aux errants du vieux continent, s'inquiéta de la santé mentale de son confrère, Prince du royaume de France. Ce vieillard ayant lui-même perdu une partie de ses esprits lors d'une chute mémorable, qui lui ébranla le cerveau, crut discerner chez son homologue, les mêmes symptômes qui l'accablèrent : Perte de mémoire, tremblements, irascibilité, paranoïa. Conscient de la solidarité qui anime les grands de ce monde, il dépêcha son exorciste personnel auprès de notre grand timonier afin de remédier à ses troubles;  pour le moins importuns pour qui a le dessein de devenir le maître de l'univers. Traitement dont l'efficacité est indéniable puisque le noble vieillard n'arbore plus une tenue vestimentaire ridicule, mais une veste de treillis qui sied mieux à un révolutionnaire reconverti dans le despotisme. C'est ainsi que l'exorciste arriva au palais de notre souverain et pratiqua ses incantations muni dans la main droite de pattes de poulet de chez Bourgoin et dans la gauche, d'osselets magiques issus du corps de feu Bongo, autre expert en sorcellerie. Désenvoûtement exécuté sous le regard de la diva qui entonna une ritournelle afin d'accompagner la danse du charlatan. Le résultat fut prodigieux. On vit, sous les yeux stupéfaits des courtisans, le crâne de notre timonier revêtir une épaisse toison blanche, symbole de la sagesse, son corps prendre des proportions harmonieuses, symbole de la vertu, et son élocution, autrefois saccadée et absconse, prendre des accents de rhéteur romain, dont le timbre n'était pas sans rappeler un certain Galouseau. La Diva n'y tenant plus l'entraîna vers les alcôves obscures du palais.

Merci Marco, merci Charles.

 

Le 23 septembre :

 

Apocalypse now ou comment semer la terreur dans les chaumières. 

La fin justifie les moyens disait Machiavel,  le Vizir des intrigues intérieures et son Maître ont remis cet aphorisme au goût du jour.

Juanita Conception Hernandez, la concierge de l'immeuble qui abrite mon humble demeure est dans tous ses états. La menace terroriste propagée, par les hérauts du pouvoir, est sur toutes les lèvres. Plus rapide qu'un incendie de pinède, elle a enflammé les rédactions, lesquelles enchaînent alerte sur alerte. Les pyromanes hilares se tapent sur les cuisses.

L'accès de notre gîte, pour le moins surveillé auparavant, est devenu aussi compliqué que d'entrer dans le royaume d'Hadès sans passeport. Notre cerbère veille, inutile de jouer d'un instrument de musique pour l'amadouer. Les locataires, dont certains vivent sous ce toit depuis plusieurs décennies, sont soumis à une fouille systématique dès leur apparition sous le porche. J'ai ainsi, sous le regard salace de la matrone, subi la palpation d'une partie de mon anatomie que la décence m'interdit de nommer. Les cabas sont inspectés, et tout ce qui pourrait entrer dans la confection d'un engin explosif confisqué. Chaque pétarade de motocyclettes provoque chez la commère une ruée vers son antre dans laquelle elle a conçu un abri susceptible de résister à une déflagration nucléaire. Le facteur qui avait pour habitude de partager quelques libations avec notre gardienne, est maintenu en dehors d'une zone de sécurité matérialisée par une double rangée de barbelé. Le quartier, autrefois si joyeux est devenu un lieu désertique où des ombres se croisent furtivement en se regardant en chien de faïence. Les femmes enceintes sont invitées à ne plus circuler depuis que la rumeur parle d'une fanatique bardée de bâtons d'explosif. La terreur règne.

Pendant ce temps, le Machiavel du royaume des crédules, un sourire  sarcastique sur les lèvres, confectionne les boites qui serviront au prochain plébiscite.

 

La citation du jour :

La peur est l'arme suprême des tyrans, en dernier ressort, lorsque le mensonge n'a plus d'effet. E.D.

 

Le 1er Octobre 2010,

 

L'automne est là.

Tout suffocant et blême quand sonne l'heure, je me souviens des jours heureux et je pleure.

Je demande pardon à Verlaine pour avoir détourné ses vers sublimes, mais ils témoignent avec tant d'acuité l'état dans lequel se trouve notre thaumaturge, qu'ils semblent avoir été écrits pour lui.

En effet notre timonier, celui qui était le phare de nos pensées, est au plus bas dans l'estime de son peuple bien aimé. Pire il est abandonné, voire humilié par son premier Vizir qui le renie, l'écarte d'un coup de savate bien senti, avec cette phrase terrible et définitive : Tu n'as jamais été mon mentor. Alors quand arrive l'heure des comptes, le soir dans les bras de sa Diva, il pleure et se souvient des jours heureux où son peuple l'adulait, où il conduisait le char de la gloire  comme Phaéton, et que les hérauts agenouillés chantaient ses louanges. Mais à l'instar du fils d'Hélios, il a perdu le contrôle du char et se retrouve dans l'enfer, après un ultime dérapage, entre le Cocyte, torrent des lamentations et le Léthé, ruisseau de l'oubli. Le Vizir félon, jubile de la déconvenue de son maître. Sa complice, la fille du borgne vociférant, lui indique que le palais des dieux sera bientôt à sa portée.

 

Le 9 octobre 2010

 

La rédemption.

Ainsi donc notre Monarque est allé au Vatican, consulter le chef de l'église catholique, pour y recevoir l'absolution de toutes ses turpitudes. Certains mauvais esprits prévoyaient un séjour d'une durée au moins équivalente au ramadan où durant cette période nos amis musulmans purifient leur corps et leur âme par l'abstinence. Il n'en fut rien, la confession ne dura que quelques heures et il reçut l'absolution du très Saint Père qui avait d'autres mécréants à fouetter, ou bien dans son extrême  sagesse avait-il perçu la fourberie de la démarche du pénitent, ce qui paraît le plus probable. Toujours est-il que jouant son rôle d'homme affligé à la perfection, notre cabot n'eut de cesse de psalmodier des "pater noster" devant toutes les saintes reliques qu'il trouvât, d'invoquer à genoux Sainte Pétronille, de réclamer tous les colifichets qui siéent à ce culte, et s'en parer, et lorsque cameramen et preneurs de son eurent la preuve évidente que notre Monarque était un bon chrétien, sauter dans sa limousine où l'attendait le Vizir félon qui s'était vu interdire l'entrée des lieux saints; il ne faut tout de même pas prendre les enfants du bon Dieu que pour des bécasses. Lesquelles sont, comme chacun sait, les animaux les plus stupides de notre univers, et non pas les canards sauvages qui ont la clairvoyance, lorsque les cieux deviennent vert de gris, de migrer vers des contrées plus accueillantes, dans l’attente de jours meilleurs.

 

Le 17 octobre,

 

Juanita Conception Hernandez, la gardienne de l'immeuble où j'habite, et dont vous connaissez les  commentaires sans concessions, souvent acerbes mais jamais dénués de bon sens me disait, alors qu'elle m'avait coincé dans l'escalier entre son opulente poitrine et le mur : « Les lois sont faites par des gens qui ne sont pas concernés par celles-ci ». Je tombai des nues, pourquoi n'y avais-je pas pensé ? En effet, avez vous déjà entendu parler d'un Ministre métallurgiste, mineur, maçon, déménageur....ou concierge. Non. Parce qu'il n'y en a jamais eu et qu'il y en aura probablement jamais, sauf sursaut populaire dont je commence à désespérer. Pourtant les oligarques qui tiennent d'une main ferme, les rênes de la destinée de notre beau royaume,  s'arrogent le droit de réglementer la vie des autres sans vergogne comme s'il s'agissait de la leur. Manifestations, cris, protestations, grèves, rien n'y fait. Suivant l'exemple de leur chef ils répondent que c'est pour le bien du peuple, comme une amputation est bonne pour le malade afin d'éviter la gangrène. Omettant de s'appliquer à eux même la mutilation car ils ne sont pas concernés, puisque nantis jusqu'à la fin de leurs jours, grâce justement au labeur du peuple dont  la bonté tourne souvent à la crédulité.

 

La citation du jour :

La retraite délivre de l'asservissement, la mort de la vacuité de la retraite. E.D.

 

Le 25 octobre 2010,

 

 Les grèves ne sont que l'expression populaire de l'impéritie du pouvoir.

La colère gronde, des hommes et des femmes campent malgré le froid sur leur lieu de travail pour exprimer leur amertume contre les années de labeur supplémentaires que le Monarque a décidé de leur infliger, pour leur bien. Car, fait-il savoir, les hommes vivent plus longtemps et selon une logique implacable et sommaire doivent travailler jusqu'à épuisement de leur force; qu'en auraient-ils fait de ces forces, durant les quelques années qu'ils leur restaient à vivre, alors qu'ils ne sont plus d'aucune utilité si ce n'est à toucher leurs misérables pensions ?

L'élite du royaume, ceux dont les mains sont soigneusement manucurées et ne connaîtront jamais le contact glacé de la ferraille l'hiver, peuvent goûter des vacances réparatrices après les heures exténuantes passées à se quereller sous  les lambris dorés des assemblées des élus du peuple, qu'ils viennent une nouvelle fois de trahir.

La mort d'un baron.

Un des barons de notre royaume est mort, foudroyé comme un chêne par le feu du ciel, à moins que ce ne fût par la vindicte de ses ennemis, lui, que l'on pensait indestructible. Homme tonitruant, érudit, tribun, visionnaire, bâtisseur, il donnait libre cours à sa mégalomanie de génie. Comme Prométhée, il voulait transmettre la connaissance aux hommes, aussi les livres étaient gratuits pour les enfants de cette douce province de "Septimanie" où son peuple l'adulait. Il lançait ses apophtegmes comme un sage même si celles-ci de temps à autres tournaient, à cause de son tempérament emporté, à l'invective que les hérauts s’empressaient d’amplifier.

 

 Le 28 octobre 2010,

 

Les barbares.

En Somalie deux jeunes filles ont été exécutées pour espionnage. Elles étaient assises par terre, dans la poussière, les mains ligotées derrière le dos, les yeux bandés pour qu'elles ne voient pas la mort en face, ou bien peut-être, pour que leurs bourreaux ne rencontrent pas leurs regards désespérés. Mais les chabab, ces guerriers courageux, leur tireront une balle...dans le dos, devant une assistance honteuse qui se dispersera le cœur au bord des lèvres. Le commandant pérorant sur son hammer, tirera quelques coups de feu en l'air pour célébrer ces meurtres.

Ce pays que l'on nomme la corne de l'Afrique, fut durant l'antiquité une des contrées les plus riches du continent, où se croisait romains, grecs, égyptiens, pour le commerce de l'ébène et de l'or. Par quelle malédiction  est-il devenu au fil du temps, une région de désolation où les humains s'entretuent comme des bêtes enragées. L'horreur à quelques kilomètres d'un territoire où sont stationnées les troupes des armées françaises, indifférentes.

 

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Le 31 octobre 2010,

 

Ce sont les heures d'hiver, où l'on dort un peu plus, où le jour s'effrite plus tôt, où le temps est plus propice à la lecture.

 

La rubrique les livres que j'ai lus ou presque revient.

Bel-Ami  de Guy de Maupassant.

D'aucuns pensaient que cette rubrique littéraire était mort-née, il n'en est rien, juste que je me complaisais dans les métamorphoses et que je n'avais pas envie de partager. Mais entre deux contes didactiques où l'horreur succède au fantastique, l'amour le plus pure à l'inceste le plus rebutant, j'ai relu avec le même immense plaisir Bel-Ami. Que ce roman est d'une actualité criante ! Comme il est aisé de mettre des noms sur les visages de Georges Duroy ou de Forestier ! Tout ce qui dégouline de ces deux personnages : La vanité, la couardise, la flagornerie, la cupidité sont les vertus de nos chroniqueurs d'aujourd'hui.

Je sais qu'il est dans l'air du temps de taper sur cette profession laquelle comporte sûrement quelque pisse-copies intègres, voire talentueux, mais n'a-t-elle pas donné le bâton pour se faire battre. Je pense plus particulièrement à ce gros journaliste visqueux, portant la raie sur le coté (droit) les cheveux plaqués par de la gomina comme au temps de Maupassant, qui minaude sur les plateaux en tortillant son gros derrière, et qui dans un livre mémorable sur les prétendants au trône de notre petit timonier omit tout bonnement celle qui deviendra sa principale rivale. Mais qu'importe la balourdise, la pédanterie reprend vite le dessus, et on le voit pérorer devant la caméra accusant l'autre d'un mal dont il est lui-même atteint : La servilité. (toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé n'est pas fortuite)

 

Le 7 novembre,

 

Un pays dont la justice est régie par l'arbitraire n'est pas une démocratie.

Cet apophtegme dont Caton pourrait être l'auteur, n'est que la réflexion de votre serviteur devant l'iniquité dont vient de se rendre coupable le parquet au sujet de l'affaire dite "des sondages de l'Elysée" (voir l'article du 7 novembre 2009) : L'immunité dont bénéficie par la grâce infernale notre Potentat est étendue à ses conseillers en tripatouillage. Juanita Conception Hernandez, ma concierge dont vous appréciez la sagacité des jugements me disait : «Maintenant je comprends pourquoi on appelle ça le Parquet, c'est parce qu'on peut le fouler aux pieds comme  n'importe quel paillasson.» La métaphore était osée mais ne manquait pas d'à-propos. Ainsi l'enquête diligentée par quelques hurluberlus utopistes sur ces fameux sondages facturés et surfacturés par un certain Buisson, lequel se consumait il y a peu encore pour l'extrême droite (1), était mort-née puisqu'elle vise désormais des "intouchables". C'est ce qui s'appelle de l'efficacité dans la roublardise dont notre Monarque est un expert, à défaut d'intégrité.

C'est que les lourds nuages noirs des affaires s'amoncellent au-dessus de la tête de notre timonier, comme les mouches sur un membre en putréfaction, lequel membre pourrait bien être le bras de la justice.

 

La citation du jour : Les lois sont comme les toiles d'araignées, à travers passent les grosses mouches, et, restent les petites. Honoré de Balzac. 

 

 C’est bien la première fois que l’on me compare à une mouche ! S’indigna, Juanita Conception Hernandez en me fusillant du regard. Je regagnais prestement mes pénates.

 

(1)     Resucée de l’article du 28 juillet 2009 dont je ne me lasse pas.

 

 Le 11 novembre,

 

Les laissés-pour-compte. Le 24 novembre,

Commémoration de la fin de la "grande guerre" ou de la "grande boucherie" du début du XXème siècle, au choix : 10 millions de morts. 20 millions d'invalides. Sans commentaires.

Mais ce n'est pas de ce carnage dont je vous entretiendrais en ce jour pluvieux de novembre mais de l'étripage qui se profile et aura pour décor la Corée du sud. Guerre de tranchée, dont l'enjeu est la suprématie du monde économique, c'est à dire du monde tout court. Le pays de l'idole noire vacille sous les coups insidieux du postulant à la couronne, dont le milliard et demi de petits robots faméliques trime sans relâche pour conquérir le trophée. 

Vingt pays: 80 % du commerce mondial, 2/3 de la population de notre planète, 90 % de la richesse du globe. Je ne suis pas un féru d'économie mais ces chiffres bruts, sans concessions, démontrent l'absurdité dans laquelle se complaisent les nations riches. Un continent entier, est oublié, laissé-pour-compte, l'Afrique. Alors, nous allons assister à une discussion de boutiquiers, chacun accusant l'autre de le payer en monnaie de singes, de ne pas respecter les règles du mercantilisme, de polluer la planète, ou d'affamer ceux qui sont déjà exclus du banquet. Mais à la fin, dans un communiqué laconique exprimant en termes choisis, que faute d'accord les choses resteront en l'état, les leaders du monde se congratuleront et prendront rendez-vous pour l'année suivante, mettant à profit ces douze mois pour saper l'économie de l'autre. Notre petit timonier tout frétillant de se trouver en pareille compagnie reprendra son avion flambant neuf, que son peuple lui a généreusement offert, afin de préparer le prochain sommet qui se tiendra sur ses terres et montrer ainsi à ce bon peuple qu'il est l'égal, voire supérieur, aux plus grands. A ce moment,  Juanita Conception Hernandez, poussa des cris d'orfraie, sortit de sa loge, la "Gazette des concierges" à la main, et me montra la une  où s'étalait ce titre effarant, révélant que notre royaume venait de passer le seuil des huit millions de pauvres. Me venait alors à l'esprit, allez savoir pourquoi, ce mot : Laissés-pour-compte.

 

 Le 19 novembre,

 

Karachi. Un nom qui claque comme une bombe. Qui sème l'émoi voire la terreur dans l'entourage de notre guide. Hier encore, il parlait à ce bon peuple, le rassurait, promettait la reprise économique, la fin du chômage, pérorait, parce qu'il avait terrassé les empêcheurs de régner en paix, et les yeux dans le vague glorifiait sa Diva, devant des échotiers bouche bée. Et puis la bombe éclate, pas la même que celle qui réduisit en charpie nos compatriotes, une bombe plus insidieuse, plus sournoise, celle qui explose des années plus tard, celle que la mèche lente de l'oubli n'a pu désamorcer, celle qui détruit non pas des vies, mais anéantie des années d'une carrière de trahison et de fourberie. Alors que le sommet était atteint, la bombe le renvoi au pied de la montagne qu'il faut gravir à nouveau tout comme Sisyphe. Mais le rocher est sanglant, il glisse des mains, et puis il y a l'argent de la vieille qui alourdit les poches, et les anciens amis, jetés en pâture aux chiens, qui s'accrochent aux basques.

 

 Le 24 novembre 2010,

 

Poursuite de la joute épique entre le paladin au casque d'argent et le Prince fourbe, sous les yeux du premier Vizir au  visage de clown triste affligé d'un sourire caustique,  qui n'attend que la chute de son maître pour enfin connaître l'ivresse du pouvoir. Dans la foule, deux jeunes femmes en deuil réclament avec véhémence la vérité sur la mort de leurs pères, à une justice asservie.

 

 

 

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 21:02

 

Le 10 novembre 2009,



Que s'est-il passé le 9 novembre 1989 ? un débat agite nos concitoyens car le thaumaturge de notre bon pays, en plus de ses dons surnaturels dont chacun peut se louer depuis qu'il a ravi le pouvoir aux rois fainéants, possède également le don d'ubiquité. Ainsi donc nous devons réécrire nos livres d'histoire : c'est lui qui a détruit le mur de Berlin avec son petit piolet en ce jour béni du 9 novembre 1989. Inutile de décrire la fierté qui habite notre bon peuple, qui du coup en oublie les tracas que lui causent la grève des transports, et la grippe A.

Demain, 11 novembre, commémoration de la signature de l'armistice qui mit fin à la boucherie de ce que d'aucuns nomment la Grande guerre. Mais qui a signé cet armistice à l'aube du 11 novembre 1918  dans un wagon de la forêt de Rethondes ? Ne serait-ce pas……..non, je n'ose y croire.



Le 17 novembre,



Un milliard. C'est le nombre de nos semblables qui sont victimes de malnutrition dans ce monde alors que nos greniers regorgent de blé à ne savoir qu'en faire et que le lait de nos vaches se répand sur les routes. Et Dieu dans tout cela ? Car c'est de ce grand absent ou plutôt de ses représentants dont je souhaiterai vous entretenir si vous avez quelques minutes à me consacrer. Pape, évêques, archevêques, etc…assis sur des trônes dorés, au milieu de richesses (terrestres) inestimables, font part de temps à autre de leur indignation dérisoire devant tant d'iniquité.

Savez- vous que le Mexique est un des pays le plus pauvre au monde et également le plus pieux. Je me souviens d'un voyage mémorable qu'entreprit le Saint en devenir, Jean-Paul II et la ferveur de la populace massée dans le stade mythique Azteca. Le pape était sur une estrade entouré des élites du pays, quand j'écris élites entendez, riches. Quel fut le discours de ce dieu vivant ? Ce phare de l'occident, qui déclara un jour que Pinochet était le digne représentant de la chrétienté en Amérique du sud. Il se leva majestueux la crosse à la main et tint en quelque sorte ces propos, s'adressant au bon peuple, humblement agenouillé “Sur cette terre il n'y a rien pour vous, que misère et souffrance, mais si vous obéissez à ceux qui m'entourent sur cette estrade, le ciel vous est promis.” En tout temps la religion a été aux cotés des puissants. Si tu ne crains pas la colère de ton maître, crains celle de dieu !

Ce qu'il y a de paradoxal et inquiétant c'est qu'il s'agit d'un pays où la criminalité est un fléau malgré la dévotion ambiante. Trafic de drogue, assassinats, prostitution, enlèvements, corruption, alors que le peuple pousse la croyance jusqu'au mysticisme. Est-ce que la religion ne serait pas un “pousse aux crimes” ? c'est la question qu'il serait bon de se poser lorsque l'on voit les mafieux, et autres criminels, arborer avec ostentation les colifichets de la chrétienté, invoquer la Vierge, se signer à tout va, pour en fin de compte s'absoudre eux mêmes de leurs crimes. Dieu est miséricordieux.

 

Le 20 novembre 2009,

 

L'on peut gagner en trichant, en ne respectant pas les règles du jeu. Il y a des tricheries flagrantes où le tricheur est démasqué et voué aux gémonies de la communauté, l'acte honteux restera à jamais accroché à ses basques, c'est un homme perdu, marqué à vie du sceau de l'ignominie comme le furent autrefois les prostituées. Puis il y a les tricheries plus insidieuses, celles des professionnels de la magouilles, des princes de la rouerie, lesquels en général ne se font jamais prendre et se sortent toujours des situations les plus compromettantes, même pris la main dans l'urne.

La manipulation des esprits n'est-elle pas une des formes de la tricherie ? jouer de l'instinct grégaire d'une population crédule en livrant des sondages frelatés, des chiffres invérifiables, des informations tronquées n'est-ce pas le comble de la malhonnêteté ? Faire appel au plus bas instinct d'une population désespérée, en incitant au rejet de l'autre parce qu'il est différent, ne constitue t-il pas une fourberie digne de Machiavel ? Je laisse ces questions à votre perspicacité.

 

Le 25 novembre,

 

Il existe un pays où les gens sont en proie à l'effroi. Ils se calfeutrent chez eux dès la nuit venue, rasent les murs lorsqu'ils se déplacent, n'empruntent que les artères sous caméras de surveillance. Leurs habitations disposent d'alarmes sophistiquées, leurs automobiles également. Ils serrent dans leur poche le dernier modèle du pistolet électrique qui les protégera et élèvent un molosse aux dents aiguisées prêt à bondir sur tout individu suspect. Des hommes en uniforme, fusils mitrailleurs à l'épaule, circulent dans les aéroports où chaque voyageur apparaît nu sur les écrans de contrôle. Des présumés terroristes qui projetaient l'attaque d'un train sont arrêtés et jetés en prison, des hordes de jeunes cagoulés déferlent sur les quartiers huppés.

La télévision délivre tous les quarts d'heure un message de mise en garde contre toutes sortes de péril et la conduite à tenir au cas où….Le guide suprême, que quelques ingrats accusent de mythomanie,  la mine sombre, le visage crispé,  envisage les pires scénarios, dénoncent les tentatives d'attentats déjoués à l'ultime minute, énumère les mesures prises pour sauvegarder la vie des honnêtes citoyens, ajoute loi sur loi pour contrecarrer les manigances des criminels de tout poil, prédit l'apocalypse.

 

Des élections sont à l'horizon.

Rassurez-vous braves gens, ceci n'est qu'une fiction qui a germé dans l'esprit malade d'un auteur atteint de psychose délirante. Ce pays n'existe pas……et tout amalgame avec une démocratie ayant existée ne serait que le fruit de votre imagination.

 

Le 26 novembre 2009,

 

Une société pyramidale. Qui n'a pas rêvé de faire partie de l'élite, celle qui régit nos vies misérables, accéder au sommet de la pyramide comme les pharaons au sommet de ces constructions tétraédriques et tutoyer les dieux. Monuments fascinants bâtis avec le sang et la sueur de milliers d'hommes, parmi lesquels des esclaves immigrés de Nubie et d'ailleurs. Nos civilisations ont-elles évoluées depuis ces temps lointains ? Ne suivent-elles pas les mêmes travers? Le peuple ne transpirent-ils pas pour que quelques privilégiés accèdent au sommet de la pyramide ? Comme ce “capitaine d'industrie” autoproclamé qui exige une somme extravagante pour conduire un troupeau d'ignorants vers la lumière. Nos pyramides modernes, tours de verre sans âme, ne sont-elles pas érigées sur la misère de travailleurs  venus de pays lointains où règnent quelques sybarites amis du monarque de ce pays ?

 

Le 28 novembre,

 

La campagne permanente. A peine une élection terminée, qu'il faut penser à la suivante. Les heureux élus sont en promotion permanente à l'instar de la lessive machin ou du dentifrice untel.  Plus le temps de s'occuper des administrés, chacun doit soigner son image et occuper le devant de la scène avec comme cheval de bataille de prédilection, celle qui est l'objet de tous les fantasmes je veux nommer la sécurité. Le guide suprême  a lancé lui même la campagne au cours d'une de ses diatribes éculées, mais qui fait se lever les foules, où tous les clichés sont réunis,  contre la délinquance dans les quartiers défavorisés. Il est vrai que les pauvres ont le droit de vivre leur misère en paix. Et les courtisans de surenchérir, celui-ci veut instaurer un couvre-feu, celui-là préconise la réouverture des maisons de correction, l'autre est partisan de milice privé armée, la bourgeoisie salive, la victoire se dessine, les électeurs sont convaincus, une nouvelle bataille est gagnée. La mystification a une nouvelle fois fonctionné.

Je relisais toujours avec le même plaisir juvénile, les mystères de Paris de l'immense romancier, feuilletoniste, Eugène Sue. Ce Paris du 19ème siècle et ses quartiers sinistres où la misère prospérait, où ceux que l'on nomme de nos jours les grands frères s'appelaient le chourineur, Bras rouges, la Chouette, l'ogresse….l'auteur décrit avec un rare réalisme la vie misérable de créatures prêtes à toutes les bassesses pour survivre, prostitution, trafics, crimes, viols. La loi du plus fort régnait dans un univers sordide déserté par la république et ses représentants. Deux siècles plus tard c'est le même constat accablant et… troublant dans nos cités où la pauvreté, mère de tous les vices, engendre les mêmes maux, crée les mêmes malheurs, sous le regard bienveillant d'habiles politiciens qui utiliseront à bon escient, le moment venu,  la fureur de ces laissés-pour-compte pour asseoir et conforter leur pouvoir.

 

Le 2 décembre 2009,

 

Alors que pointe la fin de l'année, des nuages gris, presque vert de gris défilent dans le ciel de notre beau pays. Ils viennent d'un tout petit pays voisin, que d'aucuns pensaient inoffensif, dont les habitants avaient la sagesse de recourir à la votation pour résoudre leurs petits problèmes quotidiens, à l'inverse du grand voisin où un monarque décide de tout et régit la vie de ses concitoyens sans se préoccuper des inclinations du plus grand nombre d'entre eux. Mais revenons à ces helvètes qui ont stupéfait le reste du monde en interdisant la construction de signes ostentatoires de culte d'une population déjà stigmatisée dans de nombreuses contrées dont la notre. Va t’on vers de nouvelles guerres de religions où chacun défendra ce en quoi il croit ? pas de minarets ici, de clochers là-bas, de coupoles ailleurs, de dômes, de croix grecques, de David….chacun aura compris l'absurdité de cette décision dont les fanatiques de tout bord se sont déjà emparés, exacerbant les instincts les plus bas d'une population décontenancée, prête à laisser exploser sa fureur contre n'importe quel bouc émissaire… justement, comme au temps où le vert de gris était en vogue.

 

Le 6 décembre,

 

L'indépendance de la justice est le reflet d'une démocratie authentique. La justice ne peut souffrir de pression d'aucune sorte et émane de lois dictées par le peuple ou ses représentants. C'est la théorie, mais les faits que nous vivons mettent bien souvent ce postulat à mal.

L'intervention de dirigeants dans le cours de la justice par des pressions, et la corruption, entraîne des dérives graves, lesquelles vont jusqu'à saper les fondements de nos démocraties, et par réaction crée des désordres, tels que manifestations, émeutes, et attentats, lorsque le sentiment d'injustice devient trop évident.

La corruption, et l'affairisme gangrènent les régimes plus ou moins démocratiques des pays africains, sous l'indulgence coupable des élus de notre pays, voire la complicité.

Denis Sassou NGuesso, Président du Congo possède vingt deux biens immobiliers en France et cent douze comptes bancaires, Omar Bongo et fils (Gabon)  trente neuf biens luxueux et soixante dix comptes, Theodore Obiang de la Guinée Equatoriale quelques dizaines de véhicules de luxe. Le PIB par habitant en Guinée est de vingt dollars, neuf cents au Congo, six mille au Gabon, en comparaison celui de notre beau pays est de trente mille dollars et n'arrive qu'au quarantième rang mondial. L'énumération fastidieuse de ces chiffres, je vous le concède, permet de mesurer l'extrême pauvreté de la population de ces pays. Une association a demandé à la justice de notre pays d'enquêter sur l'origine pour le moins suspecte de ces biens, une juge d'instruction courageuse  a validé la demande. La procédure a été rejetée par le parquet, c'est à dire par notre bon Monarque, au prétexte que ces collègues et amis Présidents bénéficient (comme lui) de l'immunité politique. Ainsi au nom de la fraternité entre Présidents intouchables, des millions d'africains pourrissent dans une misère infernale. Les experts estiment que plus de cent milliards de dollars, sont détournés chaque année sur le continent africain à des fins personnelles.

Notre brave dirigeant et sa cour,  en fermant pudiquement les yeux sur cette infamie, entretient ainsi la misère de la population africaine et par là même provoque l'immigration vers nos pays et leurs douceurs de vivre. Et comble de l'hypocrisie mène la croisade contre cette immigration qu'il a lui même générée.

Cette analyse dont je vous laisse seuls juges de la pertinence, rejoint celle que je vous laissais entrevoir sur la situation explosive de nos banlieues, état récurrent, savamment entretenu à des fins électoralistes.

 

Le 11 décembre 2009,

 

“La justice n'est pas juste” me lançait ma concierge, martyrisant à coups de balai rageurs le pavé de la courette de l'immeuble. D'où venait cette indignation qui enluminait d'un rouge vif ses joues mafflues ? Elle venait d'apprendre en parcourant une gazette, distribuée dans toutes les bonnes loges de Paris, et alimentant en ragots de toutes sortes, l'imaginaire de cette noble profession, la disparition annoncée du Juge d'instruction. ”A cause, poursuivait-elle avec véhémence, qu'un olibrius s'était lourdement fourvoyé dans une affaire de pédophilie dans le nord de notre beau pays. Est-ce que l'on doit supprimer tous les chirurgiens sous prétexte que l'un d'eux envoie, d'un malheureux coup de scalpel, un patient de vie à trépas ? Je restais coi devant cet argument massue, venu tout droit de l'esprit pragmatique de cette femme du peuple, que je considérai tout à coup d'un oeil nouveau. Même son coup de balai me paraissait à présent, salvateur.

Je cheminais, pensif, sur le trottoir qui me mène vers mon bureau et tentais de tordre le cou à la rhétorique, qui m'avait laissé pantois quelques minutes auparavant. Je misais sur l'intégrité de ces hommes dont la noble tache consisterai à rendre la même justice pour tous, pauvre ou riche, anonyme ou célèbre, indifférents à la corruption même passive et que l'attrait de l'avancement dans la hiérarchie ne saurait aguicher, comme cette femme vénale par la nouvelle opulence d'un hérésiarque devenu ministre. Puis je me rendais tristement à l'évidence, l'homme est corruptible, et notre guide suprême aura tout loisir de satisfaire les appétits de chacun en semant par ci par là les gratifications. Ma concierge avait raison ! Hélas.

 

Le 14 décembre,

 

N'ayant aucun sujet digne d'intérêt à vous proposer et ne voulant pas m'immiscer dans une controverse malsaine concernant l'immigration, ou la question sous-jacente est : faut-il tous les rejeter à la mer, je vous propose de méditer sur cette réflexion recueillie je ne sais où et qui a le mérite d'être d'actualité : ” La bêtise est infiniment plus réjouissante que l'intelligence. L'intelligence a ses limites, la bêtise, non.”

J'eusse de loin préféré que l'on se querelle sur l'homme en général, dans son environnement, sa relation avec le monde qui l'entoure, et son évolution. Car l'être est unique, il n'existe pas de sous espèce, du moins à ma connaissance, et si l'on réfléchit bien chacun devrait avoir la possibilité de vivre où il le désire. Personne ne peut demander à naître dans un lieu qu'il aura choisi à l'avance et par conséquent c'est le hasard qui décide de ce lieu, avec tout ce que cela comporte comme injustice pour les uns et chance pour les autres.

Mais je m'égare et vous entraîne dans des considérations où pêle-mêle, surgissent anthropologie, philosophie et métaphysique alors que je ne souhaitais que parler de tolérance.

 

Le 19 décembre 2009,

 

La fascination du pire. Vous avez le sentiment qu'une catastrophe irrémédiable va se produire et vous ne faites rien pour l'empêcher. C'est ce qui vient de se passer dans ce pays nordique où les responsables de la planète, qui devaient avoir le cerveau gelé, ont condamné celle-ci à une mort programmée. La rapacité a prévalu sur le discernement, l'égoïsme sur l'intelligence. Nous sommes gouvernés par des irresponsables et chacun de reporter la faute du crime sur l'autre. Car il s'agit d'un crime, pire d'un génocide contre l'homo sapiens vivant sur cette planète. Aurons-nous un jour le courage de juger ces criminels ?

 

Le 21 décembre,

 

De la sérénité d'être athée.

L'église catholique ouvre la voie aux béatifications de deux papes dont  la pensée et les actes sont pour le moins sujet à débat. Le premier Eugénio Pacelli, plus connu sous le nom de Pie XII eut une attitude plus qu'équivoque pendant l'époque fasciste du nazisme, fermant ostensiblement les yeux sur la déportation de milliers de juifs et recevant en son palais les plénipotentiaires du triste sire Hitler. Mais c'est le cas de ce bon Karol Wojtyla, que ma concierge vénère, et dont le portrait trône sur l'étagère Ikéa de la loge, qui interpelle. Jean-Paul II puisqu'il s'agit de lui, commence sa carrière en Pologne, alors sous le joug d'une dictature se prétendant communiste, il se fait remarquer en apportant un soutient sans faille au syndicat Solidarnosc et à son dirigeant Lech Walesa. Cette louable attitude lui vaudra d'être remarqué par les membres de l'Opus dei dont l'influence au sein de l'église de Rome va grandissante. Karol Wojtyla est élu Pape à la surprise générale à la suite du décès prématuré de Jean-Paul I. Notons au passage qu'il fût nommé en 1958 évêque de Cracovie par….. Pie XII. Comme le dit souvent ma concierge:<<Les chiens ne font pas des chats>>

Ce qui caractérise Jean-Paul II c'est son anticommunisme viscéral, peut-être trop viscéral, ainsi que ses liaisons dangereuses avec les traditionalistes de l'Opus Dei, et les…dictateurs. L'église de Rome est redevable à l'Opus Dei pour l'avoir sauvé de la banqueroute, lors du scandale de la banque Ambrosiano. Jean-Paul II béatifiera le fondateur de l'Opus Dei, l'illuminé, José Maria Escriva de Balaguer en 2002. Ce même Balaguer qui fut le directeur de conscience de Franco dont les états de service au bénéfice du fascisme ne sont plus à rappeler (c'est un euphémisme). L'Opus Dei est rappelons le, une Prélature personnelle, c'est à dire qu'elle dépend directement du Pape et échappe à toute autre autorité , depuis…. 1982, autre curieuse décision de Jean-Paul II en faveur de l'Œuvre (autre nom de l'Opus Dei) qui est considérée comme une secte en Belgique. La Belgique serait-elle plus clairvoyante que la France, fille aînée de l'église romaine ? Ceci sans tomber dans l'outrance  d'un roman à la mode, qui n'est qu'une fable. (Da vinci code) 

La mansuétude dont fit preuve Jean-Paul II à l'égard de Pinochet trouvera son apogée lors de la visite qu'il fit au Chili en 1987 et se présentera à la foule en compagnie du dictateur, au balcon de la Moneda, palais où fut assassiné Salvatore Allende. Le Vatican interviendra également en 1999 lors de l'arrestation, sur mandat du Juge Garcon, de ce même Pinochet à Londres, auprès des autorités de la Grande Bretagne. Le dictateur poursuivi pour crime contre l'humanité, regagnera le Chili sans être inquiété. Notons également, pour compléter ce tableau idyllique, l'envoi aux époux Pinochet, à l'occasion de leurs noces d'or, de la bénédiction apostolique spéciale…. du Pape Jean Paul II.

Un Saint qui côtoya le diable de près….. beaucoup trop près.

 

Le 29 décembre 2009,

 

Bientôt la fin de l'année, ma concierge me cajole, ses bonjours s'accompagnent de révérences obséquieuses, c'est la période des étrennes. Ainsi donc il n'y a pas qu'à la cour de ce petit roi que la flagornerie suinte comme un furoncle mal placé. Loin de moi accabler cette pauvre femme dont les services sont inestimables, mais j'ai en horreur la servilité, elle me met mal à l'aise car elle déshonore l'individu qui s'y adonne. Je plains ces pauvres hères qui vivent de courbettes tout au long de l'année pour quelques postes dérisoires, dont l'histoire ne retiendra que leur compromission. L'année qui s'achève aura été l'apothéose de la médiocrité d'une triste république dont les principes partent en lambeaux. Oligarchie, népotisme, autocratie, sont les mots qui ont remplacé liberté, égalité, fraternité. Et l'instinct grégaire de notre bon petit peuple me glace d'effroi devant la perfidie de ces édiles dont les lois puniques me font penser a un étau dont les mâchoires se resserrent inexorablement.

Ainsi le pays des lumières est devenu le royaume des ténèbres et  sa presse  est classée au quarante troisième rangs mondial pour la liberté d'expression coincée entre deux dictatures. Ca donne à réfléchir me disait ma concierge en me tendant mon courrier, la gazette d'un ami du guide suprême sous le bras, heureusement qu'il y a la télé! Je la quittai, tête basse.

A l'année prochaine……peut être…..

 

Le 01 janvier 2010.

 

Bien que je ne sois pas un fervent partisan de toutes ces fêtes plus ou moins commerciales je vous souhaite tout de même l'année la moins mauvaise possible.

J'écoutais le discours de circonstance de notre bonimenteur vénéré, et ne pouvait m'empêcher de rester admiratif, oui, admiratif devant tant d'outrecuidance. Le message consiste, selon la méthode éprouvée, de dire le contraire de ce qu'il a savamment ou plutôt perfidement entrepris. Par exemple, il prend la posture du chef rassembleur, alors que tout au long de l'année écoulée, il n'a eu cesse de diviser ce bon peuple, voire à  monter les uns contre les autres, notamment en leur donnant en pâture ce pseudo débat, qui n'a eu que pour seul mérite d'exacerber les communautarismes ou d'opposer les usagers des transports en commun et les travailleurs des entreprises de transport, ou encore lors de la pseudo réforme des retraites, exciter la convoitise des travailleurs du privé envers ceux du public, les exemples sont légions. Evidemment vous m'avez vu venir, diviser pour régner, c'est aussi vieux que le plus vieux métier du monde, lequel est je vous le rappelle, la prostitution, et ça fonctionne toujours! mais est-ce que la politique est si éloignée que cela du plus vieux métier du monde ? Je vois vos têtes se tourner dans à l'unisson vers cet hérésiarque, servile serviteur, et exécuteur des basses œuvres de notre guide suprême. Le peuple est quelque fois pétri de bon sens !

 

Le 4 janvier,

 

Que reste t-il de notre démocratie ? Est-ce celle que nos ancêtres nous ont léguée au prix de leur vie ou bien un ersatz de celle-ci ?

Ma concierge me toise avec des yeux ronds, dodeline du chef, exprimant par cette mimique son désappointement, voire son indignation, et arbore fièrement sa carte d'électeur. Lorsque je lui demandais ce qui avait conduit son choix elle me répondit sans hésiter « la télévision, bien sûr »

C'est là que le bât blesse, ce scrutin était-il juste ? Et y avait-il égalité des chances ?

Chacun se souvient des déclarations à l'emporte-pièce lors de visites guidées (comme au zoo) chez les déshérités des banlieues, suivies par des dizaines de caméras et une meute de journaliste, flairant la piste du bon reportage,  de celui qui triomphera quelques mois plus tard. Avec le recul tout observateur impartial comprendra que les dés étaient pipés au départ et que la propagande orchestrée durant des mois a eu raison de justement ….la raison. Comme un lavage de cerveau cette propagande récurrente s'est insinuée petit à petit dans l'esprit des plus réceptifs aux bruits de bottes : nos aînés. La compétition était jouée à l'avance, car ce sont ceux-là même qui se précipitent vers les urnes à la moindre consultation. Dans notre bonne ville, réputée pour y accueillir tout ce que compte notre beau pays de vieillards fortunés, l'illusionniste à talonnettes a emporté 80 pour cent des suffrages, mieux que dans la ville où il fut élu Maire, par traîtrise, cette fois.

Une question cruciale, morale, se pose : la légitimité de l'accession au pouvoir suprême de cet individu.

 

Le 5 janvier,

 

C'est l'époque des bilans, où les spécialistes analysent l'année qui vient de se dérouler et dressent un état…de notre état. Que penserait nos grands hommes : Zola, Hugo, Jaurès, de la dérive autocratique de la démocratie qu'ils ont servie avec tant d'énergie et de courage. C'était au temps où sur les bancs de l'assemblée du peuple, l'on s'empoignait, se querellait pour le triomphe de ses idées où le « J'accuse » résonne encore.

Désormais, c'est le ridicule qui prévaut, une chorégraphie grotesque sur des paroles dégoulinantes de débilité reprises en chœur par des courtisans bossus à force de courbettes.

Que reste t-il de notre démocratie en proie à l'hystérie sécuritaire, où l'on envoie pour des raisons de propagande politicienne quelques jeunes en détention qui ont eu le tort de ce trouver au mauvais endroit au mauvais moment, que l'on jette en pâture à des journalistes qui ont oublié les fondements de leur profession, l'investigation, le recoupement de l'information, la fiabilité des sources. Tout ce qu'ils ont appris à l'école du journalisme et qu'ils ne mettent pas en œuvre, par lâcheté.

La politique du chiffre est devenue le maître mot, qu'importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse ! L’ivresse du pouvoir ! 600 000 gardes à vue dans des conditions indignes, 29 000 expulsions, noirs, jaunes, bronzés, pêle-mêle, 65 000 embastillés alors que nos prisons infâmes ne compte que 54 000 places. Par chance la peine de mort n'a plus court ! Imaginez un quota de raccourcis et le ministre brandissant triomphalement à bout de bras une tête devant les caméras ! Quel pied !

 

Le 7 janvier,

 

L'art des échecs. Placé ses pions aux endroits stratégiques, et attendre patiemment le moment où la tactique mise en place amènera à mat, sans coup férir, et sans risque. Les pions prennent les coups, mais le roi lâchement caché derrière la reine, jubile. Ainsi donc les pions sont mis un à un en place, à la direction de la chaîne de télévision en tête des audiences, prochainement à la tête des chaînes du service public, et puis un pion en mars au sein du conseil des (dits) sages. Le chevalier de la cour des compte vient de tomber, il sera remplacer par un pion moins belliqueux, plus servile, comme doit l'être tout bon pion. La reine peut chanter, le roi est couvert, le tournoi de 2012 s'annonce sous les meilleurs auspices. Les noirs ont la main.

 

Le 11 janvier,

 

Il subsiste, dans ce qui reste de notre démocratie, des coutumes anachroniques, dérisoires, archaïques, auxquelles pourtant le sybarite de l'Elysée se livre avec délectation, voire une certaine extase enfantine, c'est la remise de décorations. Il faut voir avec quel entrain il accroche médailles, rubans, rosettes, aux revers des vestons de personnalités émus jusqu'aux larmes qui en bafouillent leurs remerciements, leur gratitude. Récemment ce fut le tour d'une jeune femme dont le fait d'arme fut de produire et présenter des émissions de télévision, dont je ne garde aucun souvenir, mais suffisamment remarquables pour que son action fût saluée comme “un service inestimable rendu à la nation” il y avait également dans la même promotion un présentateur de journal télévisé, et un directeur général, fraîchement nommé à la tête de la radio dite publique, intronisé par….le commandant en chef des médias de notre beau pays. Mais vous l'aviez deviné.

Certains ne verront là que le fruit du hasard, d'autres une entreprise perverse destinée à maintenir les rouages de la propagande, bien huilés, et entretenir, à moindre frais, une complaisante reconnaissance, laquelle pourrait rapidement se transformer en servilité. Car ce petit homme a l'art de toucher  la corde sensible de ses semblables, pardon de ses sujets. Comment refuser un petit service à celui qui  a accroché au revers de votre veston la breloque de la vanité ?

Il n'est pas inutile de rappeler ce proverbe : Un chien ne mord pas la main qui le nourrit.

Le 17 janvier,

Je lisais une chronique captivante d'une jeune femme appelée Louise Gaggini, sur le Monde, concernant la mort inattendue d'un homme qui dirigeait une institution appelée la Cour des comptes. Cette chronique était bouleversante car j'ai ressenti la tristesse de cette femme devant cette disparition, et aussi sa colère devant la tentative indigne  de récupération politique entreprise par notre potentat, un pied sur la dépouille encore fumante de cet homme pour lequel il n'avait aucune sympathie particulière. Son article s'intitulait :

« Quand Sarkozy tutoie les morts, les hyènes ricanent sur les dunes tunisiennes »

Il est vrai que cet opportuniste s'est arrogé le droit de prononcer l'éloge funèbre du disparu, lequel avait des qualités que notre sybarite eût aimé posséder. Je veux parler de l'honnêteté, la loyauté, la dignité, trois qualités qui font cruellement défaut à l'illusionniste qui dirige ce pays. Mais pour l'occasion ses nègres avaient rédigé un discours empreint de l'émotion qui sied en cette circonstance dramatique, et, surfant sur le désarroi ambiant, il ne put s'empêcher d'endosser les habits du défunt. Habits beaucoup trop grands pour lui, qui le firent paraître encore plus petit.

Gageons que notre petit homme jettera un regard attentif sur la courbe des sondages afin de vérifier si les larmes versées auront eu une influence salutaire sur l'opinion  du peuple dont la crédulité semble tout de même connaître des limites.

 

Le 21 janvier,

 

Terrorisée par les mises en garde de la ministre de la santé, soucieuse d'écouler des stocks de vaccins commandés dans la précipitation, ma concierge fit le siège d'un entrepôt où l'on piquait à tour de bras ce bon petit peuple solidaire de la ministre, désireux de lui épargner les lazzis de fouteurs de merde que sont les journalistes.

Si j'emploie un vocabulaire que vous n'avez pas l'habitude de lire dans mes élucubrations plus ou moins philosophiques, voire ontologiques, c'est que l'exemple vient de haut, de notre guide suprême lui même, qui devant un parterre médusé, à l'Elysée,  lança à un animateur de télévision : « Si je n'étais pas Président je t'aurais démonté la gueule ! » qu'en termes choisis ces choses là furent dites !

En effet cet animateur, souvent accompagné d'une hyène, eut l'outrecuidance de demander à la Diva, l'inspiratrice de notre guide, devant les caméras « Si elle aurait tout de même épousé ce petit homme s'il n'avait pas été Président ? » D'où la colère, que dis-je, la fureur, de notre potentat, atteint dans sa dignité d'homme, de mâle, car comment peut-on imaginer qu'une femme puisse ne l'aimer autrement que pour sa beauté et la magnificence de son corps d'Apollon, le tout accompagné d'une élévation de l'âme, que souligne chaque jour un journaliste obséquieux dont le nom rappelle une boisson anisée. Est-ce que notre Diva n'aurait pu être attirée que par la fonction et le pouvoir sans limites de cet homme? Cela dépasse l'entendement ! Maugréait ma concierge sur le seuil de sa loge, la mine courroucée.

 

Le 26 janvier,

 

Comme l'incandescente clarté d'un réverbère attire des myriades de papillons de nuit qui viennent, aveuglés, se brûler les ailes, notre bon peuple alléché par une grossière propagande de bateleurs de foire,  s'est retrouvé  devant  la télévision pour y entendre les imprécations de celui qu'il a élu pour le conduire vers des horizons moins sombres. Quelques échantillons timides de la population avaient été invité pour la circonstance afin de mettre en valeur les incontestables qualités de bonimenteurs de notre sybarite, dont les réparties sur la rémunération des élites de notre pays ont ridiculisé les meilleures répliques de Jojo, pourtant pilier incontournable du café du commerce. Même ma concierge qui ne ménage  pas ses louanges pour notre illusionniste  en avait le souffle coupé tant l'allusion aux salaires de nos footballeurs lui allait droit au cœur, elle qui les dénonce (ces salaires) avec véhémence chaque fois que l'équipe de la capitale rentre défaite au vestiaire. C'est à dire tous les week-ends. Elle me fusilla du regard lorsque timidement, du bout des lèvres, j'évoquais des propos populistes, dignes justement de ce cher Jojo, me jetant avec dédain mon courrier à la face. Je montais, tête basse, les escaliers qui mènent à mon modeste appartement, où les effluves parfumés de choux farci s'insinuaient avec obstination, et me remémorais un aphorisme célèbre du cerbère qui régit les allers et venus de cette vénérable bâtisse : « On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre ! »

 

Le 2 février,

 

Je faisais allusion le 5 janvier aux gardés à vue et évoquais le chiffre de 600 000 pauvres bougres pris dans les mailles des filets, plutôt élastiques, de nos valeureux pandores. J'étais à cent lieues de la triste réalité puisque l'on proclame ce chiffre aberrant de 900 000 énergumènes, terroristes en devenir, arrêtés manu militari et envoyés au bon plaisir de la maréchaussée derrière les barreaux d'une cellule abjecte pour une période aléatoire, fonction de l'humeur du fonctionnaire de service, de ses problèmes digestifs, ou de la conduite plus ou moins frivole de son épouse; au choix, pour une période, disais-je, oscillant entre 12 et 48 heures. Le temps et la motivation de cette séquestration n'étant régit par aucune loi, sauf celle, comme je l'exposais plus haut, de la misanthropie plus ou moins marquée d'un individu dont ce n'est pas la fonction.

Comment est-il possible, avoir omis quelques 300 000 délinquants ? C'est qu'il s'agit de dangereux individus qui se baguenaudent sur nos belles routes et autoroutes. Car non content de polluer, ces énergumènes se livreraient à des actes que la morale du Vizir, albinos, auvergnat de surcroît, homme lige de notre Potentat, réprouve. Il est question, mais vous l'aviez deviné, des automobilistes, cette engeance pourtant déjà sévèrement réprimée, à l'instar des “Ouighours” au royaume de Chine : radar, coût du carburant, des autoroutes, des assurances, contraventions pour stationnement etc…cette engeance, donc, continue, malgré tout, à sévir. Il fallait donc y mettre un terme définitif : incarcération, immobilisation du véhicule, inscription sur les fichiers des délinquants.

Certains mauvais esprits argueront que ces incarcérations sont contraires aux règles élémentaires qui régissent notre démocratie, qu'une personne ne peut être mise sous les verrous que lorsque la faute est dûment sanctionnée par un magistrat.

Mais qui vous a parlé de démocratie ?

Demain, c'est décidé, je vous parlerai de la querelle, que dis-je la querelle ! L'échauffourée, l'empoignade, la guerre, la haine, qui oppose notre ex grand Vizir, dont l'aura n'a cessé d'éblouir le bon petit peuple, et le vilain petit monarque et son armée de séides qui veulent l'envoyer dans les geôles putrides du royaume. Je vous avais prédit du sang et des larmes à l'issue de ce procès, c'est pire, une bataille de rue, de champ de foire, où même la Diva s'en mêle et crêpe le chignon d'un journaliste noir, pourtant chauve, ressortant une phrase qui eut son heure de gloire lors du salon de l'agriculture (entre un stand de saucissons et un enclos contenant une truie et ses petits) : Je me casse !  Montrant par là que nos édiles pouvaient employer le vocabulaire de la plèbe, enfin de certains d'entre eux, car même ma concierge dont le pedigree n'est pas des plus prestigieux opte pour un jargon, certes populaire, mais toujours correct.

 

Le 2 février 2010,

 

Dans cette ténébreuse affaire au relents putrides de règlement de compte politique, digne des plus sombres périodes de notre démocratie, le Potentat qui régit les affaires de ce pays, dédaignant toute grandeur d'âme, préférant se vautrer dans la médiocrité de la vengeance a sommé un Marin, que la tempête médiatique ne semble pas émouvoir outre mesure, d'acculer le renégat contre vents et marées, et le pendre pieds et poings liés au mât de misaine.

Tout les personnages sont rassemblés pour une tragi-comédie digne d'un Almodovar au firmament de son immense talent : Le bellâtre outragé, le fourbe haineux et sa courtisane languide, l'affidé cupide, quelques boucs émissaires sacrifiés, et la basse-cour l'écume aux lèvres prête à se dresser pour clamer sa vénération envers son démiurge.

C'est le spectacle funeste que nous offrent, sans pudeur, les saltimbanques qui régissent notre démocratie. Consternant !

A Très bientôt, rassurez-vous l'hallali n'est prévu que pour la fin de l'année…..d'ici là….

 

Le 5 février,

 

Trois jours sans rien écrire, manquerai-je d'inspiration, serai-je devenu stérile, aboulique devant mon clavier dont les touches hurlent de désespoir. C'est qu'il n'y a rien à se mettre sous la dent, trois jours pendant lesquels il ne se passe rien. Quelques sondages viennent pourtant assombrir l'horizon politique du maître de notre beau pays, sans que cela ne déclenche les foudres de ses séides, dont le moral semble au plus bas. Juste un voyage en catimini dans l'île de beauté, histoire de s'assurer du soutien de quelques parrains, et  prononcer un discours où les logomachies habituelles ne provoquent que des réactions polies, tandis que quelques centaines de perturbateurs hurlent leur colère derrière un cordon de CRS, mais à distance de sorte que cela ne soit pas filmé. C'est-il passé un évènement qui aurait échappé à notre sagacité ? ou est-ce que le verdict de ce procès en sorcellerie aurait sonné notre mentor au point de le laisser groggy comme le boxeur qui vient de prendre un uppercut fatidique ?

L'enquête est en cours je ne manquerai pas de vous en donner les conclusions?

 

Le 8 février 2010,

 

J'ai reçu, la semaine dernière un courrier d'une personne qui a juste signé de ses initiales : F. R. que je vous livre in extenso tant je le trouve intéressant :

 

Lettre ouverte au Président de la République,

 

Monsieur le Président,

Lors de votre dernière intervention télévisée vous avez stigmatisé les rémunérations des sportifs, de certains d'entre eux, que vous trouvez exagérées. Pour appuyer votre affirmation vous avez évoqué sournoisement le salaire de la présentatrice, qui n'a pas osé répliquer, ayant encore en mémoire le funeste destin de son prédécesseur.

Il est de mon devoir de rétablir une vérité essentielle, les sportifs ne peuvent prétendre à des salaires élevés que si leurs performances sont en conséquence. Un sportif médiocre ne peut accéder à une rémunération importante, contrairement aux politiques, qui ne sont pas astreints à la performance, car dans ce cas, la plupart d'entre eux serait smicards. Il n' y a qu' à se pencher sur les résultats économiques de notre pays pour en être convaincu.

Je n'insisterai pas sur la brièveté de notre carrière à un haut niveau, ni sur les blessures éventuelles qui peuvent la stopper net, à tous moments. Je n'insisterai pas sur l'influence que nous avons sur la population, les jeunes notamment qui par un effet de mimétisme, fréquentent les clubs sportifs plutôt que les bistrots.

Connaissez vous une profession qui draine dans les stades des centaines de milliers de spectateurs et divertit des dizaines de millions de téléspectateurs tous les week-end. Est-il anormal que nous profitions de la manne que nous générons ? Connaissez-vous des politiques susceptibles de provoquer tels engouements?

Nous sommes les représentants de nos nations lors des compétitions internationales et avons l'écrasante responsabilité de défendre les couleurs de notre pays. Adulés si nous vainquons, vilipendés si nous échouons. Nous participons à notre façon au bon moral de la population, il n'y qu'à se souvenir de la victoire de 98.

Pour ces raisons, je suis en désaccord avec votre observation déplacée concernant nos salaires, que pour la plupart d'entre nous, méritons, sauf quelques tricheurs que vous connaissez bien, mais que vous vous garderez bien de vouer aux gémonies.

Veuillez accepter, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.

F.R.

Mais qui est ce F.R. ?

 

Le 12 février,

 

Une jeune femme s'est levée, dans une assemblée d'hommes, de barbus, de corrompus, de courtisans, de chefs de guerre, elle a crié son désespoir de voir son pays martyrisé depuis des dizaines d'année, sans qu'aucune embellie ne se profile à l'horizon, au contraire. Elle accuse les chefs de guerre, de pillage, les politiques, de corruption, les armées d'occupation de soutenir les pilleurs et les corrompus sans se soucier du destin du peuple qui souffre depuis….. depuis si longtemps que l'on a oublié quand cela a commencé.

Cette jeune femme s'appelle Malalai Joya, elle est la seule député femme de ce pays maudit, de la province de Fara, elle vit sous une burqa, non par conviction, mais pour se protéger, car sa vie est mise à prix. Elle a été suspendue de ses fonctions au parlement pour avoir pris la parole et réclamé que les chefs de guerre soient traduits en justice et accusé Massoud, ce héros pour les occidentaux, de pillage de kaboul lors de la fuite de l'armée soviétique. Elle demande que les armées d'occupation se retirent, et laisse son peuple maître de son destin.

Elle a écrit un livre : Au nom de mon peuple - Malalai JOYA -

 

 

Le 13 février,

 

33 milliards. C'est le budget de la défense nationale. Car notre beau pays est menacé d'invasion, en effet quelques milliers d'affamés, faméliques,  le couteau entre les dents l'envahissent chaque année sans vergogne, et nos armes, si sophistiquées soient-elles, n'y peuvent rien. Rassurez-vous braves gens ces envahisseurs n'ont aucune velléité de massacre, ils ne veulent que vivre tout simplement.

Non, ces milliards sont destinés aux fleurons de la technologie de pointe de notre beaux pays : Le Rafale et le char Leclerc. Des milliards engloutis pour un fer à repasser et une boite de conserve sur chenilles en aluminium qui craint l'humidité, qui n'a jamais tiré un obus et n'en tirera jamais, car obsolète avant d'avoir servi. L'avion personne n'en veut, même ce pays du Maghreb, prêt à tout pour rendre service à notre bouillonnant VRP. Il y a des limites à la solidarité, qui n'a rien à voir avec la crédulité !

Ce qui inquiète cependant ma concierge, dont la témérité n'est pas la qualité première, ce sont les propos belliqueux de notre Généralissime et son Vizir, humanitaire à ses heures creuses, envers ce royaume gouverné par un Shah il y a encore peu, dont les coups de griffes peuvent atteindre sans coup férir les rives de notre beau pays. Les petits sont hargneux, cela vient d'un complexe dû aux vexations qu'ils ont subies durant leur puberté, soit! Quelques effets de menton à la Duce (du latin dux signifiant guide…tiens, tiens…) pourquoi pas, ou quelques propos homériques comme : « Le pire, c'est la guerre… »à la limite ! Mais bon à l'instar du cerbère de cette vénérable bâtisse, je ne tiens, sous aucun prétexte, à faire les frais des fantasmes de gloriole d'un mégalomane.

 

Le 18 février,

 

Il y a une polémique qui agite la sphère très austère de l'église chrétienne, ce sont les cas de pédophilie avérés commis par ses membres et plus grave encore étouffés par sa hiérarchie. Comment ne pas s'offusquer devant de telles ignominies commises sur de jeunes enfants confiés à cette confession pour leur…. éducation.

Malgré les convictions que j'étale sans vergogne sur ce blog, à savoir un nihilisme sans faille, et une profession de foi que vous êtes censés ne pas ignorer, basée sur l'hédonisme, l'épicurisme et la culture rabelaisienne, je ne suis pas un de ces contempteurs des religions pour le plaisir diabolique de les dénigrer. Évidemment je n'accorde aucune circonstance atténuante à ces dépravés, d'autant, que jusqu'à preuve du contraire la sodomie est condamnée par l'église en question, au même titre d'ailleurs que l'homosexualité et vice versa. D'ailleurs l'homosexualité ne serait-elle pas le remède? Je m'inquiète cependant de la déréliction dans laquelle se trouve ces hommes auxquels l'on interdit tous les plaisirs de la vie et que l'on confine dans une misère sexuelle abominable; tout cela pour servir une entité sur laquelle il est raisonnable de se poser la question de l'existence.

Par extrapolation l'on peut s'interroger surs les bienfaits des religions dans ce monde cruel, où les trois quarts de la population est confrontée à la misère, la guerre, aux calamités dites naturelles dans le seul espoir de la rédemption. La belle affaire. Pardonnez-moi de poursuivre, sans vergogne, ma vie de sybarite.

 

Le 20 février,

 

Pauvre Afrique ! Pillée par ses potentats, dépouillée de ses ressources naturelles, ravagée par les maladies, saccagée par des industriels sans scrupules depuis des siècles sans espoir de quelque éclaircie dans le pot au noir de ses cieux.

Les démocraties européennes avaient mis à la tête des pays africains des petits roitelets emplumés et ridicules, mais qui ont vite appris à se servir sans vergogne dans la caisse; caisses alimentées par la manne des matières premières pillées par nos démocraties.

C'est au tour du Niger de faire la une de l'actualité, un militaire à lunettes de soleil, chef d'escadron, s'empare du pouvoir et relègue l'apprenti dictateur Mamadou Tandja dans les geôles d'une caserne, pour rétablir…..la démocratie. Promis. Pendant ce temps là, nos dirigeants intègres, poussent un grand soupir de soulagement. Nos intérêts sont préservés. Areva le fleuron national de notre industrie nucléaire pourra, comme si de rien n'était, continuer à exploiter, c'est un euphémisme, les mines d'uranium du pays. Ouf ! Bien entendu les nouvelles autorités percevront comme par le passé leur petite commission. La morale est sauve ! Le peuple me direz-vous ? Tout le monde s'en fiche !

Après la guinée et l'épisode ubuesque, s'il n'était tragique, du coup d'état d'un autre militaire à lunette de soleil, mégalomane, nommé Moussa Dadis Camara, client potentiel d'un asile psychiatrique plutôt que d'un palais présidentiel, voici un autre pays en proie au chaos. Et ce feuilleton tragique est sans fin, puisque l'on entend au loin, le bruit du canon en Côte d'Ivoire, pays du Potentat Ghagbo qui ne peut se résoudre à quitter son trône. Pauvre Afrique !

 

Le 25 février,

 

Décidément l'Afrique est à l'honneur, et vous n'êtes pas sans savoir que ce continent ne me laisse pas indifférent. Voici que notre globe-trotter impénitent, se présente pour la troisième fois devant les portes généreusement ouvertes du Gabon où se bon Ali, fils de feu Omar, élu à la Présidence par filiation, le reçoit avec la déférence due à un bienfaiteur.

Bien que le Gabon est pris l'engagement de ne plus exporter de bois, après une période de déforestation intensive, la première visite va à l'entreprise (française) Rougié principal exploitant de cet or vert dans le pays. Il s'agit d'après ce bon Ali de resserrer les liens entre la France et son pays. Tout le monde aura compris que l'addition risque d'être salée.

Hypocritement chacun s'essuie les pieds sur la France Afrique, instaurée par un général qui n'eut de cesse que de porter au pouvoir des collègues à lui,  sans pour autant la remettre en question; syndrome du Fouquet's oblige. Pascaline fille de feu Omar est membre du conseil d'administration du groupe ….Bolloré, très actif dans la région. Hors de question d'évoquer les “biens mal acquis” du papa, de liberté de la presse et de liberté tout court. Il ne faudrait pas prendre ce brave Ali Bongo pour Jocrisse. Il compte bien battre le record de longévité au pouvoir de son géniteur….trente ans. La vie continue…..

 

Le 1er mars,

 

Il y aurait comme un parfum de printemps dans l'air, allons nous vers un nouveau mois de mai aux relents de gaz lacrymogène et de cocktails molotov, ou comme à l'accoutumée ce peuple si indulgent, si débonnaire, si stoïque même, vit-il déjà les phantasmes d'ébats joyeux sur le sable blanc d'une lointaine contrée. C'est à dire le camping de La Baule les pins. Ce n'est pas que j'appelle à la révolte, à l'insurrection qui ne vient toujours pas, mais tout de même la complaisance a ses limites. Je ne ferai pas l'inventaire, pour le moment, des avatars subis ces derniers mois par la masse dite laborieuse, dus à l'impéritie ou à la mégalomanie des édiles  de ce pays, mais cette indulgence confine à l'héroïsme et provoque mon admiration. Certains mauvais esprits parleraient de résignation, d'abandon, de désespoir, là où je ne vois que stoïcisme. Pourquoi ce sourire narquois ?

A très bientôt…..le pire est à venir. Puisqu'il s'agit d'un crime….contre notre démocratie. la disparition programmée du Juge d'instruction. Dernier acte à la mise sous tutelle de la Justice, et un pas de plus vers une République autocratique, dans l'indifférence générale.

 

Le 5 mars 2010,

 

Il y a des moments où je souhaiterais hurler, non pas qu'une subite crise de démence m'ait submergé, mais comme lorsque dans un film d'horreur, l'assassin se glisse subrepticement derrière la victime pour l'occire. Sauf que là, la victime c'est vous, et vous ne vous en doutez pas, parce que vous êtes confortablement assis sur votre divan devant une émission dite de téléréalité pour justement vous détourner de la réalité. Pour évoquer une métaphore susceptible d'heurter vos neurones endoloris: c'est comme la mouche qu'agite le pêcheur à la surface de l'eau pour ferrer son poisson. Un leurre.

Ce leurre s'appelle la réforme de la Justice. Le justiciable c'est vous. Sous couvert de réforme, dont le vocable apparaît sans discontinuer dans les discours du condottiere qui régit ce pays, notre démocratie voit un de ses piliers et non des moindres, vaciller. L'indépendance de notre Justice est menacée, ébranlée. Paranoïa, s'écrieront certains laudateurs de notre apprenti potentat, non, car l'ensemble de la magistrature indépendante se rebelle contre la mainmise annoncée du pouvoir sur la Justice.

Prochainement  je dresserai une liste des affaires dites sensibles, actuellement instruites par des Juges d'instruction indépendants, dont l'intégrité ne peut être mise en doute, qui risquent fort de tomber dans les oubliettes de la République. Ou ce qui en reste.

 

Le 10 mars,

 

Un Président noir, déclarait lors d'un voyage en Afrique, fustigeant les roitelets de ce continent, que la séparation entre le pouvoir et la Justice était le fondement même d'une démocratie. Pensait-il à notre pauvre pays et l'assimilait-il déjà à ces autocraties où le népotisme est une institution?

Voilà comment l'on gangrène les institutions d'un pays et que l'on installe au grand jour la corruption comme principe de gouvernance, comme dans ces pays d'Afrique où le clientélisme est roi et les dictateurs….dictateurs.

Désormais  les nominations des magistrats dépendront d'un seul homme. L'on imagine déjà l'empressement des candidats à se prosterner devant celui qui détient leur fortune entre ses mains. Combien de flagorneurs, oubliant leur serment, vont l'échine courbée, quémander le poste dont ils rêvent, et jusqu'à quelle extrémité dégradante peut aller leur soumission pour l'obtenir ? C'est le principe même de la corruption.

Le 11 mars,

Quel homme n'a pas rêvé d'être le Juge suprême, après dieu, pour ceux qui souscrive à cette chimère ? De détenir le pouvoir de faire disparaître d'un coup de sceptre magique, les affaires que d'aucuns appellent sensibles… par pudeur, et détournent les yeux pour ne pas voir leurs fautes et échapper à leurs responsabilités. Car ces affaires s'amoncellent sur les plateaux de la balance, comme les immondices sur les trottoirs, et pourrissent.

Quelles sont les dites affaires qui embarrassent à tel point notre homoncule qu'il envisage, par une loi pernicieuse, les escamoter : L'attentat de Karachi (8 mai 2002) 14 morts, une sombre affaire de commissions sur la vente de sous-marins, non versées. L'assassinat du Juge Borel octobre 1996 où comment rester en bonnes relations avec le Potentat djiboutien. La fondation Hamon où un vizir de notre République est salement impliqué. Le casino de Gujan-Mestras, l'affaire des faux électeurs du Vème arrondissement de Paris, ''Biens mal acquis” ou la spoliation des peuples africains par les amis de notre guide suprême, l'affaire des faux terroristes de l'Ultra gauche, l'opération turquoise du Rwanda, le massacre des moines de Tibérine en Algérie, l'affaire des neveux du dictateur Ben ali, les frères Trabelsi, Clairsteam…et cetera, et cetera, la liste est si longue qu'elle en deviendrait fastidieuse pour le lecteur.

Mais combien attendent que la Justice passe, et enfin reconnaisse que leur acharnement à faire éclater la vérité, n'était pas vain, alors que des magistrats serviles le pied sur le couvercle de la marmite, attendent que les députés au faîte de la veulerie valident l'iniquité.

 

Le 16 Mars,

 

Le mois de mars est un mois qui remplit les coeurs d'espoir, pas autant que le mois de mai, plus chaud, mais plus subtilement, comme le printemps, ses senteurs subtiles, le parfum de la terre qui se réchauffe. Même ma concierge, plus guillerette, ne me jette plus le courrier à la figure. Pour les amabilités il faudra attendre la fin de l'année, car comme tout être humain cupide elle sait se montrer, à l'instar de nos édiles, flatteuse pour obtenir, sans vergogne, la récompense de mois d'animosité.

Pour quelles raisons insidieuses, est-ce que je vous entretiens de l'hypocrisie du cerbère qui régit les règles de cette vénérable bâtisse. Vous avez compris qu'inexorablement je vous menais vers les avatars survenus à notre petit timonier, qui apparemment à perdu le cap, entraînant dans son naufrage l'ensemble de son servile équipage. Ici et là parmi les laudateurs d'hier l'on entend des récriminations envers le petit félon, coureur de jupon, dont les basses besognes auraient précipité la perte du navire. Et l'on voit au loin, le corsaire borgne, se taper sur les cuisses en s'esclaffant.

 

Le 19 mars,

 

Ce n'est pas que je manque d'imagination, d'autant qu'en période électorale où l'on demande à ce bon peuple de se prononcer sur l'avenir de sa région, les motifs de rire ou de s'emporter ne manquent pas, mais je ressens comme une aboulie s'incruster chez le citoyen; absence de volonté qui le dissuaderait de se rendre aux urnes. Faut-il  rappeler à la plèbe que le vote est la seule façon d'exprimer son opinion dans une démocratie et se taire ravale l'homme au rang de l'animal : celui qui ne compte pas.

Pourtant cette campagne nous a apporté son lot d'indignités, la dernière émanant du premier Vizir annonçant la mort d'un pandore qui ne demandait qu'à vivre, alors que notre Machiavel en chef versait une larme électorale sur la dépouille d'un gardien de la paix ; bien mort celui-là. Le bal des hypocrites….

Alors je vous ressert le plat du 13 septembre que vous réclamiez avec insistance et vous conjure d'aller remplir votre devoir de citoyen.

L'ère des apostats.

Quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à trahir leur camp, abandonner leurs amis, pour rejoindre leurs ennemis d'hier, dont les idéaux sont à l'opposé des principes qu'ils défendaient quelques jours auparavant. Les privilèges, l'argent, ou l'absence de conviction, parce que la politique est un métier et qu'ils  soient dans un camp ou dans l'autre ne leur posent aucun cas de conscience, car leur conscience ils l'ont reléguée au vestiaire des oubliettes. Ils renient leur passé, leurs écrits, leurs critiques avec la morgue du poivrot qui promet de ne plus trinquer et se roulent dans l'apostasie et la servilité comme ces ivrognes dans leurs vomissures. Ces nouveaux prosélytes, haïs par les amis qu'ils délaissent et détestés par ceux qui les accueillent sont dans l'obligation de faire assaut de flagornerie pour convaincre. Ainsi l'on voit le zélateur, s'abaisser au pied de son nouveau monarque au point de lui lécher les pieds, et remplir sa mission avec une ardeur digne du plus servile des courtisans, et à l'occasion s'accaparer le rôle du  sycophante.

Vous l'avez peut être compris je ne porte pas dans mon coeur ces traîtres, lesquels pour un plat de lentilles, retournent leur veste et enfile la défroque de la trahison. Or notre république en a fait une spécialité, qui n'honore pas ces individus, mais qu'est-ce l'honneur de nos temps, lorsqu'un ministre tient des propos raciste, qu'un autre profite de la notoriété de son nom pour accéder au poste de ministre, que celui-ci expulse à tout va pour obtenir une caresse de son nouveau maître, que celui-là, licencié par un podestat africain, s'accroche à son maroquin plutôt que démissionner, et celui-ci qui avoue manger son chapeau à la réception d'un dictateur aux mains ensanglantées. La république des hommes sans honneur.

 

Le 23 mars,

 

Il régnait au soir du vingt et un mars comme un parfum de cerise, il est vrai que quelques cerisiers, arbre symbole de la résistance à la tyrannie, sont en fleurs, mais de là à en sentir le parfum il y a un fossé, pire un abîme, car le malin qui règne sur les champs n'est pas disposé à en laisser les clés.

Dédaignant le message clair que lui envoie son bon peuple, notre démiurge feint l'indifférence, et remplace quelques têtes à claques par d'autres têtes à claques voulant prouver par là qu'il est un fin stratège aux yeux de ses serviles courtisans, dans les rangs desquels l'on en entendait tout de même quelques uns ronchonner, mais mollement. L'on est un bon zélateur ou on ne l'est pas. Et puis les prises ne sont pas si mauvaises que ça puisque faute de félons disponibles, deux séides du rival au casque d'argent se laissent prendre, sans trop lutter dans les mailles du filet doré. Les hommes sont cupides et n'hésitent pas, pour la plupart, à laisser leurs convictions au vestiaire de la honte où les pourboires ne sont pas négligeables.

Ma concierge ce matin, m'épiait du coin de l'oeil, d'un oeil égrillard où je lisais le sarcasme: « C'était pas la peine de s'déranger » persifla-t-elle en me balançant le courrier à travers la figure. Souhaitons qu'elle se trompe!

 

Le 26 mars,

 

Avez-vous remarqué comme le paysage a changé ces dernières années, comme ces panneaux publicitaires géants aux couleurs agressives viennent pollués sans vergogne, l'horizon de nos vertes campagnes. Ils agressent la vue pour rabattre le chaland étourdi vers la zone commerciale la plus proche. Zone bâtie avec la bénédiction toute désintéressée de nos édiles.

Outre le fait que cet univers concentrationnaire de commerces, qui n'ont rien d'équitables, a détruit notre environnement, ces centres commerciaux  sont également des pièges à consommateurs compulsifs que nous sommes devenus, pour la plupart d'entre nous.

L'obsession des maîtres à penser de ces grandes surfaces, est simple il se résume en un mot : Le profit. Et ce profit provient de : La marge. Pour caricaturer il s'agit de l'espace Euro qui existe entre le prix d'achat d'un produit et le prix de vente de ce même produit à vous, consommateur crédule. Qu'importe le procédé, il s'agit d'acheter au meilleur tarif et revendre le plus cher possible tout en étant meilleur marché que les enseignes concurrentes. L'équation n'est pas simple à résoudre, aussi ces enseignes ont-elles fait appel à des experts en tromperie, issus des grandes écoles de commerce.

La première victime est le producteur que l'on menace d'aller vers des contrées lointaines où les lois ne sont pas les mêmes, où la santé, la vieillesse, l'enfance, n'entrent pas en ligne de compte dans le grand livre comptable de ces enseignes. Alors il capitule, et fournit un produit de moins bonne qualité qu'il cédera en deçà de son prix de revient, ce qui le mènera inexorablement à la ruine.

La seconde victime c'est vous, qui garez  votre automobile sur le parking géant, de la surface géante, le samedi, où vous avez l'illusion de “faire des affaires”  où vous succomberez sous le charme d'un produit mal étiqueté, dont la provenance ou la composition est incertaine, mais dont le prix emportera l'adhésion du consommateur avisé que vous êtes. Alors mû par un tropisme irrationnel vous emplirez votre chariot à roulettes jusqu'à ras bord, attendrez de longues minutes pour régler ces achats déraisonnés à la caisse, sous le regard sarcastique d'une employée blasée. Revenu de l'état hypnotique dans lequel vous vous êtes complu, dans votre salon, vous observerez avec effroi l'amoncellement de marchandises dont vous n'avez que faire.

Vous avez sans doute remarqué que depuis peu notre apôtre du libéralisme avait ouvert la voix des ondes à la publicité pour ces enseignes, et avec quel entrain elles s'y sont engouffrées, mais vous êtes vous posez la question : Avec quel argent ?

 

Le 31 mars,

 

Il y est! Cela faisait des semaines que notre petit monarque trépignait devant les portes de la maison blanche, et frappait rageusement à la porte afin que le grand chef noir le fasse entrer dans sa case. Il venait chercher sa rédemption auprès de l'idole du monde, qu'il aurait souhaité avant la consultation de son peuple qui avait mal tournée et l'avait ridiculisé. C'est que le grand chef noir était occupé à tenir ses promesses de campagne en faveur du peuple noir, des défavorisés, qui étaient dépourvus de protection sociale, ce malgré l'opposition haineuse des nantis dont la compassion n'est pas la qualité première malgré leur croyance en un dieu de miséricorde. Cette détermination à vouloir protéger les démunis, les chômeurs, les laissés pour compte avait de quoi déconcerter notre petit monarque dont la première décision, après son élection royale, juché sur le yacht de la gratitude, avait été de décréter une loi favorisant les plus aisés d'entre nous, ses amis.

 

Le 5 avril,

 

Revenu aux affaires notre démiurge a aussitôt repris sa gesticulation, requinqué par son voyage aux Amérique, oubliant les affres de la défaite, les rumeurs de discordes avec sa Diva, la fronde de certains de ses courtisans prêts à quitter le navire, et le mépris, affiché dans les sondages, par ce bon peuple dont la crédulité a atteint ses limites.

Reportant aux calendes grecques quelques dispositions impopulaires, comme la taxe carbone et la mise sous tutelle de la justice, en souhaitant que ces calendes soient grecques et non  romaines, notre timonier, du haut de son pupitre rapatrié par DHL de la case de l'idole noire, s'attaque cette fois à un ennemi à la dimension de son aura recouvré : Les banques, qu'il prévoit de taxer pour sauver…les banques au cas où celles-ci se retrouveraient à nouveau dans la détresse, du fait de l'impéritie de ses dirigeants, et que ceux-ci ne puissent empocher sereinement leurs bonus. La tache paraît insurmontable.

Pendant ce temps l'on recherche toujours 10 milliards pour boucler le budget des retraites, 30 milliards pour combler le trou de la sécurité sociale, et 1500 milliards pour rembourser votre dette, mais là, même au royaume de l'utopie, personne n'y croit.

 

Le 8 avril,

 

Presque en catimini, la vaillante et servile Ministre de la Justice a épinglé au revers de l'armure de ce Marin, Procureur et pourfendeur des ennemis de notre Timonier, le ruban de la reconnaissance, bien que, malgré sa verve légendaire, il ne soit pas parvenu à faire chuter le chevalier blanc. Mais la joute n'en est qu'au premier assaut, et le Marin remis de son terrible naufrage, prêt à reconquérir le coeur de son maître, un tantinet déçu, s'est remis en selle pour un ultime assaut, sous l'oeil aigri de son seigneur, affligé par la rumeur de l'infidélité de sa noble dame; lequel ne permettra pas un nouvel échec. Pendant ce temps la beurette déchue, ressasse son infortune, et ourdit un plan machiavélique qui la ramènera parmi la cour d'où elle fut bannie par sa rivale.

La citation du moment :

 

Si la rumeur enfle, c'est qu'elle véhicule un peu de vérité et beaucoup de fantasmes. E.D.

 

Le 15 avril,

 

Il y a un aspect de nos civilisations, dites modernes, qui ne cesse de me glacer d'effroi, c'est l'idolâtrie post mortem. Ce qui se passe dans le pays qui a vu naître Frédéric Chopin a de quoi alerter le fervent démocrate que je suis. En effet un homme dont les idées et les actes politiques révulsaient tout citoyen épris de liberté, et de tolérance, est subitement décédé dans un accident d'avion. Bien que je n'aie pas pour penchant morbide de tirer sur les corbillards, la ferveur hystérique qui accompagne la dépouille de ce petit homme me stupéfie, car les visions rétrogrades de ce personnage étaient méprisables et relevaient du temps où les ténèbres régnaient sur cette terre. Catholique intégriste, partisan de la peine de mort, ennemi farouche de l'avortement, homophobe, xénophobe, autoritaire, dogmatique, hostile à l'Europe, thuriféraire de G.W. Bush….Il était l'archétype de l'obscurantisme.

Cependant, ce peuple qui a tant souffert de la dictature idéologique, s'apprête à conduire la dépouille de cet homme méprisable auprès de ses héros. Imaginez Le Pen reposant auprès de Victor Hugo au panthéon !

 

Citation du jour : La laïcité n'est pas une opinion, c'est la liberté d'en avoir une.

 

Le 16 avril,

 

L'église face à ses démons.

Les façades des cathédrales se lézardent, un séisme de forte magnitude touche l'église catholique au point que la voûte de la chapelle Sixtine s'effrite et que quelques pigments de la peinture divine de Michel Ange viennent souiller la mosette pourpre d'un Pape inconséquent.

Car l'affaire est grave, et l'image des représentants du dieu des catholiques est à jamais salie. Sur les cinq continents ces hommes astreints au devoir hypocrite de chasteté ont commis un crime irréparable, celui de toucher à l'intégrité physique d'un enfant. Il n'existe pas pire infamie. Du coup les langues se délient, et chaque jour apporte son lot de révélations abjectes.

La hiérarchie est débordée, accablée, complice. La chape de plomb, l'omerta, qui couvrait ce qu'on l'on nomme abus, par pudeur, est transgressée par ceux-là même qui ont subit ces viols.

Le Pape admet des excuses, les cardinaux tentent de justifier par des arguments dérisoires les tentations coupables, faisant l'amalgame entre homosexualité et pédophilie afin de dédouaner la curie, et esquiver la véritable question du célibat des prêtres. Car la véritable interrogation est là, ou certains impétrants entrent en religion dans le but funeste d'assouvir leurs fantasmes, spéculant sur l'immunité de leur condition, ou, en mal de vie affective et sexuelle, ces hommes succomberaient, de guerre lasse, à l'appel de la chair, et se tourneraient vers ceux dont ils ont l'éducation en charge, les enfants.

La citation du jour :

 

La religion tolérait bien des faiblesses, quand on gardait les convenances. E. Zola (1840-1902)

 

Le 24 Avril,

 

Plus fort que les cendres du volcan islandais qui ont cloué nos avions au sol, démontrant si cela était nécessaire,  l'impuissance de l'homme devant les caprices de la nature, la burqa a une nouvelle fois alimentée les passions et les haines. Fort à propos, une jeune femme revêtue de cet uniforme pour le moins contraignant, se fait prendre au volant de sa voiture. La polémique rebondit à la grande satisfaction de notre petit coureur de fond, qui accusait une baisse de régime inquiétante.

Le voilà relancé sur son sujet de prédilection, que certaines langues vipérines accusent de ressasser, la SÉCURITÉ. Le vocabulaire, sorti tout chaud de la plume de son nègre préféré, est affûté, et les coups de menton et de moulinets, tels ceux du héros de Cervantès, accompagnent sur les rostres républicaines, la logomachie mille fois entendue, dont les courtisans revigorés, la larme à l'oeil, ne se lassent pas.

De quoi parle-t-on en vérité ? De 0,000033 % de la population de notre beau pays, alors que les chômeurs, dont la tenue vestimentaire il est vrai reste traditionnelle, atteignent tout de même 10% de la masse laborieuse.

Oserai-je conseiller à nos amis chômeurs de revêtir la burqa pour se rendre au pôle emploi afin que nos édiles prennent en considération l'extrême précarité de leurs situations ! et que les serviles courtisans qui régissent la vie de nos concitoyens leur accordent leur temps si précieux, dans les mêmes proportions, avec la même sollicitude, qu'aux  porteuses de niqab !

 

Le 27 Avril,

 

Une sale affaire : Tous les ingrédients sont réunis comme dans un film de Michael Mann. L'intrigue : un pays vend des sous-marins à un autre, des commissions sont versées ainsi que des rétro-commissions illégales, les versements de ces commissions sont suspendues unilatéralement, quatorze  innocents meurent dans un attentat.

Les personnages : Des politiques de premier plan, des intermédiaires porteurs de valises bourrées de billets de cinq cents Francs, des flics ripoux, des militaires dépités, un juge obstiné, un Procureur servile (toujours le même) aux ordres du pouvoir, chargé d'étouffer l'affaire, des familles en deuil qui réclament la vérité.

Une fiction ? Non la réalité. Cette ténébreuse affaire s'est déroulée dans notre beau pays, et notre Démiurge, lorsqu'il était au service d'un goitreux sournois, après avoir trahi son mentor, est lourdement compromis dans ce sordide scénario. Connaîtrons-nous un jour le dénouement de cette affaire ? Rien n'est moins sûr, d'autant que la plèbe semble plus préoccupée par les errances d'un supposé polygame que par le sort de quatorze malheureux qui ont payé de leur vie un règlement de compte entre candidats au fauteuil suprême.

La citation du moment (et d'actualité)

Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion. Paul Valéry.

 

Le 4 mai,

 

Il y a des moments où l'on à rien à dire, rien à écrire, parce que l'on reste pétrifié devant l'inconséquence des hommes. Méritent-ils de vivre sur cette planète ? c'est la question que devrait se  poser un éventuel et improbable Dieu. C'est l'évidence qui s'impose après ces quelques jours de cahots auxquels viennent s'ajouter les précédents et forment un formidable fatras d'intolérance, de bêtise, et d'avidité, ces trois maux régissent la vie des humains.

Un pays s'effondre, celui où l'intelligence est née, la philosophie, c'est à dire l'amour de la sagesse. Ce pays qui à engendrée Socrate, Platon, Aristote, Thalès, Démocrite, Diogène….tant d'hommes sages qui éclairèrent les pas de l'humanité dans les siècles à venir, s'effondre victime de l'avidité de quelques prédateurs sans scrupules et de la bêtise de ses édiles.

De l'autre coté de l'Atlantique c'est encore l'avidité qui est la cause d'une marée noire en passe de réduire le bayou en un vaste champ gluant de goudron, où les oiseaux s'empêtreront les ailes, pour quelques barils de pétrole inutiles arrachés aux profondeurs marines.

Moins grave, mais plus sournois, c'est l'éducation sectaire que des intégristes chrétiens inoculent à des cerveaux malléables adolescents dans les écoles de l'intolérance et du sectarisme de notre beau pays. Avez-vous entendu les cris d'effroi des édiles de ce pays pourtant si promptes à s'émouvoir lorsqu'une ombre voilée se déplace furtivement sur le trottoir. Non! L'indignation ne concerne pas les intégristes chrétiens car ce sont de bons électeurs, même s'ils dansent avec le diable.

 

La citation du jour :

 

Il y a assez de tout dans ce monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. Gandhi.

 

Le 10 mai,

 

La valse des milliards.

Le front soucieux, la tête basse, les chefs des états sont réunis pour lutter contre les spéculateurs, les faiseurs d'argent virtuel. Il n'est plus question de pleurer des larmes de crocodile sur un continent en perdition et soulever les bras dans un signe d'impuissance, mais bien de sauver nos économies du naufrage dans lequel un système injuste et périmé les a entrainées. L'on entend des hommes prononcer des discours de fraternité, et de solidarité, s'élever avec des trémolos dans la voix contre des politiques économiques qu'ils  ont eux même mis en oeuvre. Les pyromanes sont souvent ceux qui crient au feu le plus fort.

Ainsi donc la patrie des philosophes paraît sauvé, notre monnaie également, et chacun de s'essuyer le front avec le mouchoir de l'inconscience en pensant que le coup est passé très près mais que cette fois-ci les grands argentiers ont pris les mesures adéquates. Ainsi les spéculateurs seraient éradiqués, tout comme les petits voyous, ou les terroristes ? L'on peut rêver.

Citations du jour :

 

Mettre le couvercle sur la marmite lorsque l'eau bout, c'est bien, encore faut-il penser à baisser le feu. Ma concierge.

La solidarité c'est la somme de beaucoup d'égoïsmes. E.D.

 

Le 17 mai,

 

Peu d'évènements marquants à se mettre sous le clavier dans ces temps où l'on ressent comme un mauvais pressentiment, comme si une catastrophe était imminente. Est-ce la faillite financière des états qui s'annonce ? Non car notre grand timonier, le phare de l'occident, a encore une fois sauvé une Europe désemparée, du moins c'est lui qui l'affirme avec sa faconde habituelle, au point que l'on pourrait penser qu'il est issu de cette bonne ville de Marseille (que je salue et félicite au passage).

Non le malaise est plus insidieux, on le ressent sans en connaître l'origine, telle une peur irraisonnée comme lorsque le crépuscule se coule lentement dans le paysage et transforme les objets en ombres menaçantes. Est-ce ce volcan au nom imprononçable qui ne veut pas s'éteindre, dont les cendres enveloppent notre continent comme un linceul gris, parce qu'il est sur le point de périr ? Pourquoi à ce moment  La grande bouffe, le chef d'oeuvre de Marco Ferreri me vient-il à l'esprit ? Nous serions nous, nous aussi, trop goinfrés au point de succomber à une énorme indigestion ?

Je vous laisse répondre à ces interrogations et pourquoi pas, y méditer.

 

Le jeudi 20 mai 2010,

 

Rien de particulier, sauf que ce matin notre Thaumaturge m'a bien fait rire, figurez-vous qu'il souhaite modifier notre  constitution pour y inscrire, que la tâche prioritaire d'un (futur) gouvernement devra être de réduire les déficits publiques. C'est en quelque sorte le pyromane qui hurle au feu !

Avec quel aplomb et quel cynisme, ce petit homme demande à ses successeurs d'appliquer une règle qu'il a lui même ignorée!

 

Vous trouverez sous ces commentaires désopilants une nouvelle rubrique consacrée à la littérature que je vous engage à consulter.

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:38

 

 

Chronique satirique du peuple du royaume de France.

 

Journal d’un hédoniste: délires, humour…noir, et dérision.

 

29 juillet 2009,

    

 

 la michetonneuse

Avertissement :

Ces histoires extraordinaires relatent parfois, des scènes d'une cruauté insoutenable, aussi est-il préférable d'éloigner les âmes sensibles.

Elles décrivent un royaume autrefois appelé “Pays des droits de l'homme” où une caste d'oligarques s'est emparée du pouvoir. Ces hommes sans scrupules accablent une population résignée, de maux dont ils prétendent être les seuls à posséder les remèdes….

 

Cela commence le 26 juillet 2009,

 

Alors qu'une douce chaleur enveloppe notre beau pays et que quelques crétins s'évertuent à en faire le tour à vélo, ignorant que le moteur à explosion a supplanté ce mode de locomotion archaïque, je restais seul devant le clavier de mon ordinateur, et décidai subitement, sans raison, si ce n'est le soleil ou le pastis, de vous livrer mes réflexions sur ce qu'il se passe dans le monde.

Ca commence le 26 juillet, où comme je vous l'expliquais en préambule, quelques crétins tentent d'échapper à un peloton de furieux qui les rattrapera inexorablement à quelques kilomètres de l'arrivée, lorsque tout à coup apparait sur l'écran la tête d'un ponte de la chaine, la larme à l'œil, qui vient nous prévenir que notre grand timonier, notre guide suprême à nous, vient d'avoir un malaise qui l'a terrassé à la Lanterne à Versailles. Du coup me reviennent ces couplets révolutionnaires: Ah ça ira, ça ira, les aristocrates et cetera….mais restons sérieux.

Les journalistes sont consternés, l'on se demande si la course ne va pas être interrompue, et soulagement l'on apprend qu'il s'agit d'un simple évanouissement dû à une hyper activité.

Il est vrai que le Président n'est pas avare de son temps pour ce bon petit peuple qui l'adule. Il y a quelques jours il apparaissait sur ce même écran en direct sur une étape décisive où son ami américain avait accompli à trente sept ans un exploit sans précédent: courir avec une seule……. il est vrai que pour l'équilibre sur la selle ce n'est pas commode. Le Week-end suivant, défiant la couche d'ozone, il était allé à New York entendre sa diva chanter pour l'anniversaire de Mandela qui n'avait pu venir car il avait perdu son sonotone.

Vous comprendrez qu'après tout ce que fait notre timonier pour le bien être de son peuple il ya de quoi avoir un malaise…. à moins que ce malaise ce soit nous qui le ressentions. Je me demande pourquoi !

 

Le 27 juillet 2009,

 

L'effervescence est à son comble, l'incident cardiaque occulte toute autre information, dix minutes sur le JT de la une, six sur sur la deux, Pernot en bafouille, les grands reporters sont devant l'hôpital du Val de Grâce où l'on scrute le ciel pour épier la couleur de la fumée, blanche ça va, grise c'est stable, noire…… je n'ose même pas le dire. ouf c'est blanc !

Les télés passent l'information en boucle : il parle, il marche, il va sortir!

L'événement est inespéré en cette période estivale où les journalistes n'avaient rien d'autre à se mettre sous la plume que des feux de forêt dont le bon peuple commençait à se lasser.

Pendant ce temps là Opinion Way affute un sondage sur la cote de popularité de notre guide suprême que diffusera LCI, le Figaro et TF1, peaufiné et surfacturé par une officine dirigée par un certain Buisson, qui se consumait il y a encore peu, pour l'extrême droite.

 

Le 28 juillet 2009,

En ce jour morose sur la capitale, il n'y a pas d'information sur le rescapé, ce qui me glace d'effroi. Aurait-il rechuté, et puis des rumeurs circulent, surtout dans la presse anglo-saxonne, les félons. Cette presse prête à toutes les calomnies accuserait la première dame de France, notre Diva, d'avoir provoqué le malaise de notre grand timonier. Analysons sérieusement cette grave accusation : il est vrai qu'elle est, était, de gauche. Serait-elle la Poison de notre siècle commanditée par un Fabius dépité? L'enquête s'avère complexe et les éléments à charge peu convaincants.

Pendant ce temps là, alors que le bon peuple avait la tête tournée vers la Lanterne, sans penser à mal, 33 000 personnes disparaissaient, où, en France. C'est à dire toute la population d'une bonne ville comme Alençon! Incroyable!

Où sont passé les 33000 individus inscrits au pôle emploi en mai, disparus en juin alors qu'ils n'ont pas retrouvées de travail ? Personne n'a d'explication plausible. Ainsi donc notre ministre aux dents longues, par un savant tour de passe-passe nous explique que le chômage aurait connu par une opération que l'on peut qualifier d'Oudinesque une baisse en Juin.

 

Le 29 juillet 2009,

Vous avez remarqué que j'indique l'année, afin que certains ne s’imaginent que nous sommes en 1650.

Fait rarissime, selon les spécialistes des graviers de l'Elisée, des micros ont été installés sur le perron en ce jour béni de conseil des ministres. Chacun s'attend à une déclaration de la plus haute importance, voire une déclaration de guerre afin de libérer notre vaillante journaliste prisonnière de ces horribles barbus dont l'élection serait truquée car, on ose y croire, le Président de ce pays, que la presse libre de notre grand pays voue aux gémonies, contrôlerait la radio et la télévision. Ce n'est pas chez nous que ça arriverait ! me déclarait ma concierge, le balai brandi au-dessus de la tête. Je me voyais mal la contredire!

Mais revenons à ces micros insolites. Le Président s'avance sur le perron, il a le visage hâve. Chacun retient son souffle, l'instant est grave. Il commence son allocution la gorge serrée, le verbe court, et nous parle de……sa santé. Chacun se regarde abasourdi, puis, d'un manque d'essence, voilà, il va rebondir sur une pénurie de carburant dont notre bon peuple ne peut se passer. Mais non, du haut de sa mégalomanie et de ses cent soixante….six centimètres, talonnettes comprises, il nous entretient sur un ton grave de ce malaise qui a failli le terrasser et nous priver de sa lumière. Jean-Claude Bercy pleure à chaudes larmes.

Puis notre timonier se reprend, il nous déclare toujours sur le même ton shakespearien : désormais je vous dirai tout, je ne vous cacherai rien. Les micros se baissent comme pour une révérence, parce que c'en est trop, la vérité serait trop lourde à porter.

Alors un journaliste s'avance, plus téméraire ou plus obséquieux que les autres, allez savoir: « même pour vos flatulences ? » Osa-t-il, rouge de confusion. Le Président garda le silence un moment, prit une attitude digne, et répondit avec solennité : oui.

Un silence de cathédrale vint saluer ce dernier mot. Décidément ce règne n'avait rien de commun aux autres!

 

Le 30 juillet 2009,

Une nouvelle primordiale est tombée sur les écrans des rédactions: le FMI va prêter de l'argent aux pays pauvres. Que faisait-il auparavant? Le prêtait-il aux riches? J'ai toujours eu une aversion profonde pour ces institutions internationales dont la fonction première serait d'aider les pauvres, car les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Je sais, c'est un lieu commun, mais demandez à feu Bongo, ou Suesso ce qu'ils en pensent. Les seuls résultats tangibles obtenus pour aider les pauvres a été, et est, le mini-crédit, c'est à dire de petites sommes prêtées directement à ceux qui en ont besoin et l'investissent pour survivre.

Il ya un chiffre qui m'a fait dressé les poils sur le dos. En 2008, 1 français sur cent s'est retrouvé en garde à vue! Stupéfiant, non ! Tout le monde a entendu parler de la garde à vue de l'ex directeur de Libération et me vient cette question s'il s'était agit du directeur du Figaro ? Aurait-il subi le même traitement dégradant. Nos libertés si chèrement acquises, disparaîtraient-elle comme peau de chagrin? Je vais vous conter la terrifiante histoire arrivée à cet écrivain fantasque mais bourré… de talent qu'est Frédéric Beigbeder, par ailleurs excellent animateur d'émissions de télévision intelligentes ; oui ça existe!

L'extrait que je vous livre in Extenso de son dernier roman dont le titre est : Un roman français, commence ainsi :

Le 28 janvier 2008, au commissariat du VIIIème arrondissement, des fonctionnaires en uniforme bleu, revolver et matraque à la ceinture, me déshabillaient entièrement pour me fouiller, confisquaient mon téléphone, ma montre, ma carte de crédit, mon argent, mes clés, mon passeport, mon permis de conduire…..prélevaient ma salive et mes empreintes digitales, me soulevaient les couilles pour voir si je cachais quelque chose dans mon trou du cul……avant de me reconduire dans une cage de deux mètres carrés aux murs recouverts de graffitis, de sang séché et de morve.

 Dans le même temps, il venait d'apprendre que son frère était promu chevalier de la Légion d'honneur et recevrait cette haute distinction des mains du notre timonier, en personne.

Le crime de notre ami était d'avoir sniffé un peu de cok sur le capot d'une voiture, devant un établissement de nuit célèbre, bon, ça ne se fait pas, surtout lorsque l'on n'a pas que des amis ; Malraux était opiomane, et chacun le savait.

Si l'on reprend la statistique que je vous indiquais plus haut, cela fait 600 000 trous du cul à examiner par an! dégradant pour celui qui subit cette humiliation d'un autre temps, mais dégradant aussi pour celui qui la pratique. Dis-moi chéri qu'est-ce que tu as fait dans ta journée de travail ? hum……

Dans le même registre deux pauvres types prenaient 3 mois ferme pour avoir envoyé un sms à l'ex ministre de la Justice, contenant, paraît-il, des injures, alors qu'une plainte des magistrats contre cette même ministre était classée sans suite.

La Justice est elle juste? That is the question. Ne vaut-il pas mieux faire partie de cette oligarchie qui nous dirige? Demandez au jeune motard nommé Sarkozy ce qu'il en pense?

 

 

Le 31 juillet 2009,

 

Ce qu'il ya de pire dans la vie, c'est attendre la mort.

Aristote a dit : chaque fois qu'à des hommes sans valeur échoient des responsabilités. Ces derniers accordent plus de valeur aux possessions extérieures, qu'aux biens de l'âme. Or c'est pire que tout, car il se rend ridicule, celui qui se montre inférieur à ses propres serviteurs. Aristote est né 384 ans avant celui que vous appelez J.C.

Des hommes sont en colère, ils ont perdu leur travail, ils menacent, agitent des oriflammes rouges, des casquettes d'un syndicat corrompu, et partent la tête basse avec quelques picaillons dans la poche, pour qu'ils se taisent. Où est l'honneur dans tout ça.

Une photo m'a interpellé cette semaine, celle de la couverture de l'express le n° 3030 regardez bien! non pas l'ex-ministre de la Justice, qui pose dans une de ses attitudes favorites: comment, vous me photographiez alors que je ne m'y attendais pas! … non, cela n'a aucun intérêt, sauf pour les gogos, mais concentrez vous sur l'homme avec l'appareil photo à la main, derrière la portière de la voiture. Voyez l'air de mépris qu'il a sur le visage, presque de dégout. Tout un symbole!

Mais nous ne pouvions pas rester sans (bonnes) nouvelles de notre guide suprême. Nous apprenons qu'il est arrivé au cap Nègre, non ce n'est pas en Afrique, discours de Dakar oblige, mais à coté du Lavandou, là où une partie du bon peuple de France a posé sa toile. Mais bon, pour notre rescapé, pas question de camping, le séjour se passe dans une propriété estimée à plusieurs dizaines de millions d'Euros. Autre bonne nouvelle, décidemment je vous gâte, le fils de notre thaumaturge va être papa, l'héritière Darty va lui donner un rejeton, gageons que le contrat de traîtrise sera dans le berceau.

 

Le 1er août 2009,

C'est le premier jour de vacances pour notre président que l'on voit descendre prudemment les marches qui le mènent à son premier bain de mer, pourvu qu'il ne prenne pas froid et qu'il n'ait pas oublié sa bouée, sa diva le suit emmaillotée dans une serviette blanche immaculée; j'ai une pensée émue pour tous ces crétins accrochés à leurs appareils photos qui vont passer le mois d'août planqués dans les rochers afin de prendre la photo dont tout le monde se moque. Dérisoire.

Cette belle image est ternie par deux incidents dramatiques, venus assombrir ces journées idylliques; La fusion pérollienne est contrariée. Les caisses d'épargnes et la banques dite populaire, mais qui n'a de populaire que le nom, voient leur union annoncée, déboutée par le Tribunal, tout cela à cause d'un petit syndicat de rien du tout, même pas corrompu, qui s'y oppose. Un empêcheur de spéculer en rond, un terroriste du parachute doré. SUD.

L'autre incident est plus dramatique puisqu'il s'agit d'un môme de vingt ans mort au champ d'honneur, comme on dit, du 3ème régiment d'infanterie de Marine, le régiment où j'ai effectué mon service militaire dans cette bonne ville de Vannes. Mais qu'allait-il faire dans cette galère, dont une personne avisée a prononcé ces paroles sensées : on a jamais vu de forces d'occupation venir à bout d'un peuple occupé, les russes s'y sont cassé les dents. Cette personne sensée s'appelait Sarkozy, mais c'était il ya longtemps……

 

Le 3 août 2009,

 

Savez-vous ce qu'est un syllogisme? C'est un raisonnement qui contient trois propositions, la majeure, la mineure, la conclusion qui découle de la majeure à l'aide de la mineure. Je sais c'est compliqué, et moi même ai mis quelque temps à comprendre (c'est vous dire) un exemple :

Les chrétiens ne travaillent pas le dimanche, pourtant des hommes et des femmes travaillent le dimanche, donc ses hommes et ses femmes ne sont pas chrétiens. Maintenant vous savez ce qu'est un syllogisme et allez pouvoir épater vos amis.

Cette réflexion m'est venue lorsque je regardais ces gens aux regards hallucinés descendre les marches de l'église devant le bistrot où je prends mon pastis le dimanche matin. Ils donnent l'impression d'avoir vu le Christ en personne à tel point qu'ils en oublient la sébile du mendiant sur les marches, laquelle reste désespérément vide.

En ces temps calmes de presque canicule, du coup l'on va presque croire ce pauvre Allègre, qui ne doit plus tellement l'être, allègre, depuis qu'il a été recalé au concours de la traîtrise et du coup ne rentrera pas dans le gouvernement de notre guide suprême. Pour trouver de l'agitation l'on doit se rendre dans nos colonies, je veux parler de la Nouvelle Calédonie, où nos pandores se sont ramassés un sacrée branlée, puisque une trentaine d'entre eux sont restés sur le tapis. En cause le mécontentement du syndicat local dont l'action rappelle celle du LKP de Guadeloupe, que je salue au passage. Bataillé!

Outre cette nouvelle qui n'empêchera personne de dormir, on apprend que le comte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon (je vous jure que c'est son nom véritable) rejoindrait le parti de notre timonier. Voir Kouchner embrassé Monsieur le comte ça vaut son pesant d'or. Or, auquel notre petit ministre (de gauche) n'est pas insensible (dixit Bongo)

 

Le 4 août 2009,

Ne l'avais-je pas prédit dans mon billet du 27 juillet, un sondage allait sortir sur la cote de popularité de notre monarque après sa terrible défaillance vagale. CSA nous sort un sondage ad hoc : la cote de notre guide suprême explose. Les questions sont puériles, les sondés invisibles. Une petite mise au point :

CSA appartient à Bolloré ( Le fournisseur de yacht de luxe) IFOP à Parisot la patronne du MEDEF, Opinion Way à l'Elysée.

Vous avez dit manipulation ?

Le Monde, titrait censure au Maroc. En effet 2 titres dont l'excellent Tel Quel se voyaient retirés de la vente et passés au pilon pour avoir osé publier un sondage sur le roi, sondage plutôt favorable. C'est là que l'on mesure toute l'inexpérience de ce souverain et sa maladresse. Notre bon guide suprême a dépassé depuis belle lurette ce genre de conflit en distribuant les postes clés à ses amis. Plus de sondages défavorables, plus d'articles incendiaires : les médias télévisés sont sous contrôle, ce bon Vals en est la preuve et tout le monde tremble de peur de perdre sa place. Un exemple : une journaliste jolie et forte tête quitte la télé public dans des conditions que nous ne connaissons pas et entre sur une chaîne privée, I télé pour ne pas la nommer. Elle reçoit de la part d'un conseiller influent de l'Elisée des félicitations. Quels sont les sous-entendus de ces félicitations ? : Nous gardons un œil et une oreille attentifs sur toi. Voilà comment l'on obtient une presse dite libre. Ce n'est pas PPDA qui me contredira.

 

Le 5 août 2009,

En Nouvelle Calédonie les choses ne s'arrangent pas, l'état a envoyé le gros de la troupe mater ses canaques impudents qui osent défier l'ordre des blancs. Comme en Guadeloupe une image surréaliste retient l'attention ce sont ces hommes blancs caparaçonnés, casqués, boucliers déployés, matraques en l'air, et ces canaques presque en guenille, lance-pierre à la main, et même quelque sarbacanes dérisoires! On revit les conquistadors débarquant en Amérique pour pacifier les sauvages.

Mais en fin de compte qui sont les sauvages?

Pendant ce temps dans notre beau pays les bonus font à nouveau l'actualité. Chasser le naturel il revient au galop, comme disait ma concierge qui depuis qu'elle à vu l'élégance du hérisson me regarde d'une drôle de façon ; je n'ai pourtant pas les yeux bridés!

C'est la BNP qui a donné le top départ avec les 3 milliards qu'elle a engrangés ces premiers six mois. Monsieur Prout son patron expliquait que s'il ne le faisait pas ses concurrents lui piqueraient ses meilleurs traders. Mon banquier m'a pourtant sermonné en me disant quand on gagne de l'argent on commence par rembourser ses dettes. Or il me semble, si ma mémoire ne me joue pas de tour, que le thaumaturge de l'Elysée a prêté quelques milliards à cette banque, lesquels ne lui appartenaient pas à lui non plus, puisque c'est ce bon peuple, qui magnanime, a sauvé les banques avec l'argent durement gagné au travail. Rappelons, histoire de passer une mauvaise nuit, que la dette du pays est passée de mille cent milliards à plus de mille cinq cents milliards en l'espace de deux ans.

Vous voulez que je vide des caisses qui sont déjà vides ????

 

Le 6 août 2009,

Dans les revues humoristiques, lesquelles font des choux gras de notre grand timonier, je remarque les noms dont on l'affuble et ne manque pas d'originalité, passons sur les patronymes faisant référence à sa taille, c'est mesquin, mais des appellations comme Sarkodonozore ou sarkodanapale me font rire elles témoignent d'une érudition au-dessus de la moyenne car que je suis inquiet, je vous l'avoue devant la recrudescence de la bêtise. Oui notre peuple qui était un des plus brillant en Europe devient l'un des plus stupides et cela ma désole, pauvre Voltaire, Rousseau, Diderot, Montesquieu, D'alembert, ce siècle des lumières où notre beau pays rayonnait avec l'Italie, alors qu'aujourd'hui il n'est question que de télé réalité burlesque, d'émissions berlusconiennes, et d'abrutissement des masses pour mieux régner.

Plus drôle, notre chef suprême dans un grand élan de magnanimité a décidé de voler au secours de cette soudanaise qui risque quarante coups de fouet pour avoir porté un pantalon. Après Ingrid, Florence séquestrée au Mexique, Clotilde incarcéré en Iran c'est Loubna dont notre thaumaturge national et international, prend le destin en main. Cette fois dans un grand élan d'altruisme et après tous ses échecs, il a offert son corps devenu sculptural au supplice du fouet à la place de la journaliste; il n'y avait qu'un grand chef d'état pour se sacrifier ainsi.

Parce que le Président du Soudan, ce bon Omar al Bachir, est d'un autre niveau dans le despotisme, rien à voir avec ces petits roitelets européens, non, lui c'est le sublime dans l'horreur, condamné par la cour internationale de justice pour… (Prenez votre respiration) :

Meurtres, extermination, transfert forcé, tortures, et viols,

Ce qui n'empêche pas cette créature de se pavaner dans les réunions internationales et certains comme notre bon Omar Bongo, lui serrer la pince. Entre Omar vous me direz c'est normal. J'ai gardé Bongo en vie uniquement pour cette plaisanterie éculée, mais qui m'amuse toujours. Rassurez vous il est bien mort. Alors vous parlez! Quarante coups de fouet pour al Bachir ça équivaut à 1 heure de colle chez nous!

 

Le 7 août,

Willy de Ville nous a quitté, lui qui avait repris le fameux hey Joe sur un air de marriachi et dont les paroles disaient, “Hey joe t'en va pas comme ça” à cinquante cinq ans sans dire au revoir en plus!

Les génies meurent trop jeunes, vous avez remarquez ? Morrisson , Otis Redding, Jimmy Hendrix, Janis Jopling, john Lennon, et nos poètes Oscar Wilde, Edgar Poe, Arthur Rimbaud, Baschung…..que ceux que je ne cite pas me pardonne. Pourquoi le génie se termine t-il souvent par un destin tragique et nous laisse pantois devant un monde de bassesse et de médiocrité, qui se regarde le nombril ?

L'AFP, agence France presse, institution vénérable issue de la résistance, nous distillerait des informations tronquées, voire amputées. L'offensive du gouvernement, (quand on dit gouvernement il faut comprendre chef suprême, inutile de le rappeler à chaque fois) l'hiver dernier porterait-elle ses fruits? En effet le gouvernement (c'est qui?) avait demandé à son peu charismatique Président, Pierre Louette (qui craignait de se faire plumer) de réfléchir à un changement de statut afin de faire entrer quelques actionnaires (on devine lesquels). Maîtriser l'information de A à Z quel despote n'en a pas rêver, distiller dans les oreilles du bon peuple une information éviscérée, tamisée, dans laquelle il n'y aurait aucune note discordante. Le rêve. Vous en rêviez, notre guide suprême aussi !

 

Le 10 août 2009,

Le procès de Clotilde capte toutes les attentions, et l'on voit son visage grave enveloppé dans un foulard, frappé de stupeur devant ce qui lui arrive. Pendant ce temps là le petit ministre de l'extérieur, fulmine et ne tarit pas de déclarations outragées. Je lisais un rapport sur la répression dont ont été victimes les opposants à la démocratie iranienne dont Amaninedjad est le digne représentant. Cet homme de petite taille, et son aspect chétif, n'est pas sans rappeler de mauvais souvenir. Il faut regarder ses yeux, petits et mesquins, mais dans le fond desquels brille le fanatisme.

Certains manifestants opposés à la réélection de cet homme ont subi dans les geôles de la démocratie iranienne les pires sévices. De jeunes hommes et jeunes filles ont été violés dans les pires conditions, avec une barbarie digne d'un autre siècle. An nom de quel dieu peut-on se livrer à de tels actes de sauvagerie que même les animaux répugnent? Quelle religion permet ces crimes?

Je revoie sur scène leurs grands prêtres, au visage angélique, tendre la main pour qu'on leur baise les doigts, dégoulinant de sang et d'excréments.

J'exècre les religions et leurs serviteurs fanatiques, et me félicite d'être un nihiliste convaincu et lorsque je relis les quelques lignes d'horreur que je propose à votre réflexion d'hommes libres (pour l'instant) je psalmodie : Ni dieu, ni maître.

 

Le 11 août 2009,

 

Pas grand chose à mettre sous les touches de mon clavier. Sauf que notre dette s'est alourdie de 82 milliards le mois dernier et que le maire de Chantilly, et accessoirement ministre du budget, me semble-t-il, nous explique que c'est la faute à la crise. Il faudra bien pourtant que l'on trouve un moyen de colmater ce tonneau des Danaïdes à un moment. Ce ministre qui se targuait d'être un économiste averti céderait-il au chant des sirènes et nous mènerait-il vers une mort annoncée, comme ces marins de la mythologie. Est-il un adepte d'Oscar Wilde qui disait que le meilleur moyen de résister à la tentation…c'est d'y céder.

Cette nuit était la nuit des perséides (étoiles filantes pour les ignares) je suis resté un bon moment sur ma terrasse, sans en voir une seule, si les astronomes imitent nos politiques c'est vraiment à désespérer.

 

Le 12 août,

Savez vous ce qu'est le “dark tourism” ce sont des gens comme vous et moi, enfin presque, qui vont visiter pendant leurs congés, des sites où a eu lieu des catastrophes en tous genres, des cimetières, des prisons, des lieux de torture ou des camps de concentration. Si pour certains il est question d'un devoir de mémoire, pour beaucoup d'autres il s'agit d'un voyeurisme exacerbé. Par exemple, un des pèlerinages privilégiés en Chine est de se rendre dans la province du Sichuan où un séisme a frappé, entraînant la mort de dizaine de milliers d'individus. Eh bien c'est devenu un site où les cars de tourisme déversent chaque jour, des centaines de personnes venus photographier les décombres où sont encore enseveli des milliers de cadavres. L'on apprend que tchernobyl, ou les locaux de la STASI (police politique de l'ex Allemagne de l'est) font l'objet d'excursions de ces drôles de touristes. Morbide, non!

L'Aquila, le nom de cette ville en Italie me revient en mémoire et heurte mes neurones. Cette ville a été durement touchée par un tremblement de terre le six avril. Il y a plusieurs centaines de victimes et des milliers de sans abris. C'est dans cette ville dévastée que le G8 s'est tenu 3 mois plus tard sur une initiative pour le moins surprenante du non moins stupéfiant Berlusconi. Les sinistrés qui étaient installés dans des campements de fortune avaient inscrit en lettres hollywoodiennes sur la colline surplombant la ville : yes we camp. En référence à l'hilarant humour berlusconien et au slogan de ce bon Obama. Cependant les images de ce sommet inutile, m'ont particulièrement choqué, l'on y voit à maintes reprises les chefs d'état les plus puissants du monde, du moins le pensent-ils, se congratuler, se taper sur l'épaule, se tordre de rire et notamment notre petit monarque plié en deux, ça fait peu de centimètres, dans les bras du cavalière. Je m'interroge sur l'opportunité de cette rigolade, pas vous?

 

Le 14 août 2009,

Que ce passe t-il en Afghanistan ? Est-ce que le candidat à la magistrature suprême avait raison lorsqu'il déclarait qu'aucune force d'occupation ne viendrait à bout de la résistance afghane, qui avait bouté hors de son territoire les troupes de l'ex URSS. Car tous les observateurs sont pour une fois d'accord les forces de l'Otan sont sur le point de perdre la guerre dans ce pays face à des guerriers mal armés, peu disciplinés, mais pugnaces. Quel est la raison de ce cuisant échec? la corruption. Voilà ce qui ruine les moyens énormes mis en œuvre pour terrasser les Talibans et les chefs de guerre afghans.

Il faut voir les villas a un million de dollars qui ont poussé comme des champignons vénéneux dans le nouveau quartier huppé de Kaboul, les 4×4 flambant neuf qui y circulent sous l'oeil bienveillant de Hamid Karzaï, Président des corrompus. Il faut voir ces centaines d'ONG qui ne sont présentes que pour ramasser l'argent gaspillé par l'occident. Un reportage édifiant proposé par Canal + montrait les malversations de l'ensemble des dirigeants de ce pays. Une école devait être construite, les fonds était versés, le reporter trouva sur le terrain où celle-ci devait être élevée… un panneau publicitaire avec la photo de l'école. Alors le peuple las de se faire duper, spolier, n'a que ce choix : la peste ou le choléra.

 

Le 16 août,

Rassurez vous il n'ya pas eu de nouvel incident vagal, ni de noyade, tout va bien de ce côté là, du moins je le suppose, non c'est que définitivement je n'ai rien d'une crêpe et que me tourner et retourner sur des grains de sable n'est pas ma tasse de thé, selon l'expression favorite de ma concierge.

Je voulais revenir sur l'Afghanistan, vous pensez immédiatement : mais que vient-il nous les casser avec ce pays, n'a t-on pas suffisamment de problèmes dans le nôtre ! Certes ! Mais quelques réminiscences du passé sont venues me hanter lors de mon sommeil. Je m'interrogeais et subitement m'est revenu du fin fond des entrailles de mon cerveau embrumé, un roman : Les Cavaliers, dont l'auteur est le grand reporter, romancier, compositeur, académicien, résistant, homme de bien, je veux parler de, mais vous l'aviez deviné : Joseph Kessel.

C'est le souvenir de ce roman que j'ai lu dans ma jeunesse chaotique, qui m'a inspiré ces lignes précédentes, pleines de rancœur et de fiel, parce qu'il m'était resté dans l'esprit, ce peuple fier que décrivait Kessel, ces us et coutumes, ses jeux dont le Bouzkachi (ancêtre du polo) sa liberté et sa joie de vivre avant que ne s'abattent sur lui les ténèbres, plus ravageurs qu'un nuage de crickets géants sur un champ de blé. Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les années 1520 lorsque Cortès, chef des conquistadors espagnols, débarqua au Mexique et anéantit le peuple aztèque, exterminant le peuple, le clergé, les scribes, les dignitaires, et, surtout la civilisation aztèque. Car ces conquistadores dont certains s'enorgueillissent encore, ont détruit des trésors inestimables, écrits, monuments, totems, ceci au nom du dieu des chrétiens. N'y a t-il pas une certaine similitude entre ces deux évènements? Et si l'on s'interrogeait sur la raison de ce déferlement de calamités qui s'abat sur ce pays depuis plus de trente ans ? Ne serait-ce pas le trésor des Afghans ? Celui dont le prix au kilo vaut plus que l'or : l'opium !

 

Lisez ou relisez : Les cavaliers de Joseph Kessel…même sur la plage.

 

Le 17 août 2009,

De nos jours les médias bien informés classent tout, les hommes les plus fortunés, les peuples qui font le mieux l'amour, les entreprises les plus entreprenantes, les hommes ou les femmes les plus appréciés par notre bon peuple. Le classement paru dans un journal à emballer le poisson, selon une expression favorite de ma concierge, donne Mimi mathy en troisième position. Tiens, me dis-je si c'est un classement par taille notre monarque à talonnettes devrait se trouver en bonne position, je furète vers les places suivantes…rien, je me dis alors que comme pour la justice, il est hors compétition, eh bien non! je le trouve misérablement installé à la quarante deuxième place. Ébahi je soupçonne qu'entre la troisième et la quarante et unième place il n'y a que que des comparses de grincheux. Mon ébahissement se transforme en stupéfaction lorsque je découvre l'ex-employeur fictif de la Mairie de Paris se pavanant à la vingt-neuvième place! Les bras m'en tombent! et jette de dépit ce canard, là où il devrait être, à la poubelle, car comme chacun le sait l'on n'emballe plus le poisson dans ces torchons… ce n'est pas hygiénique.

 

Le 18 août,

Woodstock a quarante ans, les organisateurs attendaient 65000 énergumènes ils vinrent à 600 000, tous plus délirants les uns que les autres. Ce fut un déchaînement d'impudence, d'impudeur, de libertinage, de liberté, de joie de vivre tout simplement. Les feuilles de choux bien pensantes se sont indignées, tout en regardant par le trou de la serrure, évidemment, et ont sorti tous les clichés que le bon peuple voulait entendre et voir: la boue, la drogue, le sexe. Le mouvement beatniks issus de la Beat Génération (mouvement littéraire et artistique) s'attiraient les foudres des politiciens tandis que ce bon Nixon déversait des tonnes de bombes au napalm sur les petits hommes jaunes en toute bonne conscience. Sur scène s'était du délire, mais du bon délire, tandis que Joe Cocker commençait à forger sa réputation, un guitariste de génie imitait les déflagrations des bombes sur l'hymne américain.

Passé ce moment de nostalgie, qui me submergeait, que chacun se rassure je suis bon nageur, une interrogation totalement inepte est venue traverser mon esprit. Combien d'années les Etats Unis d'Amérique ont-ils passé à guerroyer sur cette planète depuis le début du vingtième siècle ? Certes il y eut des guerres légitimes, où la liberté du monde était en jeu, puis d'autres totalement arbitraires, comme le Vietnam, l'Irak, l'Afghanistan. Près de trente ans! Sans compter les petits conflits locaux. Ça laisse rêveur! Combien de morts, de tonnes de bombes, de dollars? …..Mamadou arrête de regarder le ciel, il n'y a rien pour toi.

 

Le 23 août 2009,

Excusez moi, mais j'étais à Berlin pour contempler ce surhomme venu de la Jamaïque, c'est la raison pour laquelle je n'ai pu vous communiquer, ces derniers jours, mes dernières réflexions philosophiques sur le monde (en toute modestie).

Car de surhomme j'en avais laissé un au Cap Nègre, il est vrai qu'il courre moins vite et surtout est de santé plus aléatoire. Je lisais donc la presse spécialisée dans l'apologie de notre guide suprême, lorsque que je tombais sur un nouveau sondage accordant une cote de popularité plus que flatteuse à notre monarque. Je m'interrogeais sur l'identité de ces gens qui admire cet individu, qui s'effondre dès qu'il trottine sous le soleil, alors que qu'Ussain, lui, explose les records sous ce même soleil. Car dès que notre monarque a le moindre “pet de travers”, suivant une expression consacrée de ma concierge, sa cote atteint des sommets jamais égalés. Est-ce que ce bon peuple serait trop sensible? Mais qui sont-ils, ces sondés, que l'on affuble de cette formule ”échantillon représentatif de la population” personnellement, je n'apprécierai que moyennement faire partie du troupeau.

Contrairement à l'idée reçue ce ne sont pas les plus aisés qui forment le gros de la troupe des laudateurs, ce serait trop réducteur. Ce sont les pauvres les plus idolâtres, les plus exaltés, curieux non! Aviez vous remarqué que les plus mystiques sont également les plus pauvres, regardez ces foules en haillons s'empresser autour de la vigie de la chrétienté, édifiant. Curieuse propension à adorer un capitaine qui vous mène droit vers les écueils que sont le chômage, la pauvreté, l'exclusion. Je connaissais le syndrome de Stockolm, pas celui de Neuilly. Mais qu'importe ces signes extérieurs de richesse, notre “échantillon représentatif” se l'approprie avec ferveur, il est en vacances sur le même yacht, se promène main dans la main avec la Diva à la Lanterne, soupe au Fouquet's, part en week-end au Cap Nègre. Ces gens sont heureux, même s'ils ne reçoivent pas le chèque cadeau du fisc à la rentrée.

Le Fouquet's est devenu un monument que l'on vient photographier au même titre que le pont de l'Alma, mais évidemment pas question d'y entrer, la crédulité de ce bon peuple a des limites, un café à cinq Euros faut tout de même pas les prendre que pour des électeurs!

 

Le 25 août 2009,

Un prophète. Je n'ai jamais eu l'intention de me faire passer pour tel, je préfère messager, c'est moins présomptueux. Je voulais vous entretenir du FILM qu'il faut voir, car il y a une éternité que je souhaitais aborder ce scandale qu'est l'univers carcéral, mais trop sensible je n'osais pas. Notre guide suprême s'est même fendu d'un commentaire lors de la réunion ubuesque de Versailles en lançant avec des trémolos dans la voix “que nos prisons étaient une honte pour la république” je me pose la question : pourquoi a t-il envoyé autant de monde derrière les barreaux! Et que fait-il pour remédier à cette situation infamante, indigne, dégradante. Rien. Je suis de mauvaise foi, la ministre de la justice vient de décréter l'abolition des cordes, des draps indéchirables et des disques de Céline Dion en prison, afin d'éviter les suicides. Renversant. L'on tient à garder nos détenus en vie pour qu'ils se délectent jusqu'à la lie de cet univers poisseux. Surpopulation, drogue, racket, viols, vol, école du crime, fabrique de véritables délinquants…..vous n'êtes pas dans une dictature exotique, c'est l'univers de la population carcérale en France. Car lorsque vous vous appelez Mohamed et que sur votre casier il y a inscrit : deux mois de prison pour vol, que reste-t-il comme échappatoire : la récidive et le cercle infernal débute, inexorable.

Savez-vous où les prisons sont les plus accueillantes : L'Espagne, pourquoi ? Parce que du temps de la dictature de Franco une bonne partie de la classe politique ayant accédé au pouvoir après la mort de ce fasciste, a séjourné dans les geôles franquistes, et en souvenir des ces séjours malodorants a entrepris en toute urgence la construction de prisons modernes. Cela ne vous donne pas une idée ? Et si l'on incarcérait nos politiques!

Un prophète de Jacques AUDIARD.

 

Le 27 août 2009,

Nous sommes tous manipulés. Je n'arrive toujours pas à croire que notre pays, qui était un exemple aux regards du monde en matière de démocratie, de droits, de libertés, de pensées, soit devenu cet état amorphe, dirigé par une clique de manipulateurs qui a parfaitement analysé les strates de notre population. Comment en est-on arrivé là, comment certains démocrates ont-ils tourné casaque pour s'afficher la morve au nez dans le camp des illusionnistes?

L'argent, la soif du pouvoir, perdu pour certains, la couardise, la peur, la vengeance. Certainement un condensé de tous ces maux. Mais revenons à l'accession au trône de notre nouveau petit monarque. Comment cet homme ordinaire, sans talents particuliers, est-il arrivé au pouvoir suprême. Par une analyse poussée du corps électoral français. Ses collaborateurs ont remarqué qu'il était vieillissant. Toute la campagne et la précampagne (souvenez-vous ses déplacements médiatiques, ces journalistes dans la charrette de la honte en Camargue, ces karchers, ces racailles… ) ont ciblé cette couche de la population. Voilà que j'écris comme un publicitaire maintenant.

Les médias et en première ligne TF1 chaîne unanimement regardée par les anciens, (mimi mathy, une femme d'honneur, et J.P. Pernaud) sont depuis belle lurette sous contrôle.

Le leitmotiv de la propagande sera la sécurité (beaucoup de nos anciens ont les yeux de Chimène pour l'extrême droite) les sauvageons sont devenus des racailles, vecteurs d'armes de drogues, et ….d'insurrection (l'explosion des banlieues, vieux fantasme de droite) et les valeurs que l'on pensait d'un autre temps : travail, famille, patrie, ressurgissent. Ça fait froid dans le dos. Ajoutez à cela les cadeaux pour les entreprises (la pub pour TF1) le paquet fiscale pour les amis, les marchés d'état pour les copains (Bolloré) la collusion des officines de sondage et le tour est presque joué, d'autant que l'adversaire était affaibli. Une partie des couches populaires se laisse séduire, elle le regrettera amèrement. Mais le mal est fait, un retour en arrière semble impossible. Tous les rouages de la société sont sous contrôle :

Médias (les directeurs de chaînes des télévisions publiques sont nommés par l'Elysée) les journalistes sont sous pression : menaces, contrôles, départs. Il y a comme un relent d'ORTF en plus subtil, plus pervers, parce que la menace plane, mais elle n'est pas concrète, d'où l'autocensure. Il faut bien payer les traites à la fin du mois! Le journaliste ne peut être impartial à partir du moment où il doit rendre des comptes à sa hiérarchie, à l'audience, au pouvoir qui veille.

Justice : suppression annoncée du Juge d'instruction (plein pouvoir au parquet) Poursuites arbitraires : de Villepin et Mohamed qui n'a pas d'avocat, pris dans une manifestation, jugé à la va-vite, à la chaîne. lui ou un autre, de toute façon il se ressemble tous! Arrestations arbitraires : Julien Coupat, Philippi, les sans papiers et ceux qui leur viennent en aide.

Les assemblées : charcutage électoral (11 députés pour les français de l'étranger ! et 1 pour les réfugiés en Suisse.

Conseil d'État, Constitutionnel, CSA, académie française (je plaisante……quoique)

Nous avons tressé la corde pour nous pendre! Au secours!

 

Je reviens on sonne à la porte…….

 

Ouf ! ce n'était pas la police, juste ma concierge qui me demandait ce qu'était un leurre. Un leurre lui répondis-je, est un artifice, un moyen d'attirer et de tromper. Prenons un exemple, la burqa, qui n'est portée que par une centaine de femmes en France, et n'est donc pas une affaire d'état, a pourtant défrayé les chroniques de ces bons journalistes durant quinze jours, alimenté les conversations au café du commerce tout l'été. C'est le principe de gouvernance de notre guide suprême : jeter un sujet de société aux journalistes, comme l'on jette un os à une meute affamée, et pendant ce temps là quelques malins tripatouillent le découpage des circonscriptions ou sortent une nouvelle loi scélérate qui vient encore rogner nos libertés (pour le bien de tous évidemment) Mais c'est infâme me dit-elle en rajustant ses bas qui tombaient sur ses pantoufles. Elle tourna les talons et rejoignit sa loge en maugréant.

Qu'il est touchant ce bon petit peuple, touchant de crédulité, voilà qu'on leur donne en pâture 3000 contribuables indélicats, qui ont planqué leurs économies chez les Helvètes. 3000, pourtant du même camp que notre monarque, 3000 sacrifiés sur l'autel de l'indice de popularité. Ne serait-ce pas un leurre de plus ?

 

Le 4 septembre 2009,

Nos chères petites têtes blondes et têtes brunes aussi ont repris le chemin du savoir, je ne saurai que trop insister pour vous encourager à vous cultiver à tout âge. Regardez ce pauvre Chatel, tout le monde se moque de lui et de son orthographe plus qu'hésitante.

Quelques chiffres histoire de vous faire passer un mauvais week-end :

109 milliards : c'est le déficit du budget sur douze mois (à ne pas confondre avec la dette publique)

1250 milliards : dette publique : la votre, soit environ 20 000 Euros par français

2,6 millions c'est le nombre de chômeurs de catégorie A soit 9, 1 pour cent et 9, 5 avec nos amis d'outre mer, stupéfiant, l'on compte nos départements dans les statistiques lorsque ça arrange ! pour les médailles notamment. Les emplois précaires ne sont pas pris en compte évidemment.

17 350 : C'est le nombre d'expulsés depuis le début de l'année, et l'on voit le ministre félon parader sur les écrans pour exprimer son immense satisfaction d'expulseur en chef, avec son regard fureteur, et son menton fuyant tel cet apôtre dans la cène de Vinci, celui qui est à l'extrême droite…cherchez.

Je vais vous apprendre un nouveau mot : impéritie.

Deux noms barbares tintent à mes oreilles depuis quelques temps, ce sont Flash ball et Taser, au début je pensais qu'il s'agissait de jeux pour consoles japonaises. Pas du tout, ce sont des jeux pour adultes, des saloperies qui blessent et tuent que nos dirigeants inconscients confient à des novices, pour rassurer le bourgeois qui vote à droite. Droit, comme l'œil perdu par ce malheureux metteur en scène. Qu'importe les bavures, l'indice de popularité grimpe, ça vaut bien quelques organes.

 

Le 9/9/O9

Il paraîtrait que cette date porte bonheur, quelques chinois se marient à cette occasion, souhaitons longue vie à ces unions et rappelons leur que le divorce n'a pas cours dans ce pays, sauf rares exceptions réservées aux classes privilégiées. Car même sous une dictature qui se prétend communiste, il y a des privilégiés dont les membres ont droit à une ristourne fiscale en fin d'année. Ce n'est pas chez nous que ça arriverait!

J'en reviens à notre prédateur de la couche d'ozone qui courait ces jours ci vers le pays du foot. Je veux parler du Brésil. Qu'allait-il faire dans ce pays émergent, qui justement a quelques difficultés à sortir la tête de la misère. Vendre des rafales, non pas du vent, mais des avions de combat dont aucun pays ne voulait, pas même le Maroc. Qui, à ce jour en voudrait à ce beau pays au point de l'attaquer à part quelques clubs de foot de notre continent pour kidnapper leurs talentueux joueurs ? J'entends des voix s'élever et crier le PSG. Restons sérieux. Alors que plus des trois quart de la population vit dans des conditions misérables, voilà que ce Lula que l'on pensait sensé se lance dans la course aux armements et dépense une fortune pour des fers à repasser volants, alors que son peuple crie famine. Est-ce bien raisonnable!

Le délit de sale gueule ne touche pas que mes amis maghrébins, figurez vous qu'un rustre accusé du meurtre de deux jeunes femmes, se fait la malle dans une boite en carton au nez et à la barbe de matons sidérés. Il crie une innocence que personne n'entend, parce que c'est le coupable idéal et comme je le disais en préambule : il a une sale gueule.

Un, qui a une belle gueule c'est ce cher Galouseau de Villepin, qui pourtant est dans de sales draps, c'est qu'il a un roquet hargneux agrippé à ses basques qui ne le lâchera pour rien au monde. Mais je vous en reparlerai prochainement car le procès qui s'annonce ne manquera pas de nous divertir. Sauf ce pauvre Galouseau qui risque la geôle pour avoir mouillé un inconnu nommé Nagi Bocsa. Drôle de nom ! Espérons que nos valeureux pandores ne chartérisent pas tout ce qui ne s'appelle pas Dupont ou Durand!

 

Le 13 septembre,

L'ère des apostats.

Quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à trahir leur camp, abandonner leurs amis, pour rejoindre leurs ennemis d'hier, dont les idéaux sont à l'opposé des principes qu'ils défendaient quelques jours auparavant. Les privilèges, l'argent, ou l'absence de conviction, parce que la politique est un métier et qu'ils soient dans un camp ou dans l'autre ne leur posent aucun cas de conscience, car leur conscience ils l'ont reléguée au vestiaire des oubliettes. Ils renient leur passé, leurs écrits, leurs critiques avec la morgue du poivrot qui promet de ne plus trinquer et se roulent dans l'apostasie et la servilité comme ces ivrognes dans leurs vomissures. Ces nouveaux prosélytes, haïs par les amis qu'ils délaissent et détestés par ceux qui les accueillent sont dans l'obligation de faire assaut de flagornerie pour convaincre. Ainsi l'on voit le zélateur, s'abaisser au pied de son nouveau monarque au point de lui lécher les pieds, et remplir sa mission avec une ardeur digne du plus servile des courtisans, et à l'occasion s'accaparer le rôle du sycophante.

Vous l'avez peut être compris je ne porte pas dans mon cœur ces traitres, lesquels pour un plat de lentilles, retournent leur veste et enfilent la défroque de la trahison. Or notre république en a fait une spécialité, qui n'honore pas ces individus, mais qu'est-ce l'honneur de nos temps, lorsqu'un ministre tient des propos raciste, qu'un autre profite de la notoriété de son nom pour accéder au poste de ministre, que celui-ci expulse à tout va pour obtenir une caresse de son nouveau maître, que celui-là, licencié par un podestat africain, s'accroche à son maroquin plutôt que démissionner, et celui-ci qui avoue manger son chapeau à la réception d'un dictateur aux mains ensanglantées. La république des hommes sans honneur.

ça soulage!

 

Le 19 septembre 2009,

Il y a eut ces derniers temps deux affaires pour le moins étrange, qui ont pour le moins, titiller mon sens de la justice et de l'équité. C'est tout d'abord cette affaire Julien Coupat et ce que les journalistes se sont empressés d'appeler “l'ultra gauche” singeant ainsi la ministre, comme ils en ont pris l'habitude depuis que le petit énervé est au pouvoir. Vous trouverez après ce paragraphe iconoclaste le début de l'interview de Coupat accordé au Monde alors qu'il est encore embastillé pour “atteinte à la sûreté du territoire et terrorisme” rien que cela. Ben Laden n'a plus qu'à bien se tenir, sa place de terroriste N° 1 ne tient plus qu'au fil ténu reliant la bêtise à l'impéritie. Mais je vous laisse lire et vous reprends après l'intervention de J. Coupat.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ? (LE MONDE) Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs “prisons du peuple” en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des “services”, là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Je reprends le clavier……

C'est ainsi que l'on arrête les gens dans notre belle démocratie, pour faire bonne mesure l'on casse tout chez eux. Je vous conseille de lire dans son intégralité cet interview où Coupat fait étalage de sa culture et de ses convictions politiques, lesquelles ne manquent pas d'intérêt.

Ce qu'il faut retenir de cette malheureuse affaire c'est le fiasco de la Ministre, qui s'est couverte de ridicule en cette occasion, comme si elle en avait besoin….d'occasions. En effet J. Coupat a été relâché, et est devenu un héros, le livre (l'insurrection qui vient) objet de la détention, entre autres motifs, de Coupat est devenu un best seller.

Il convient tout de même de considérer le tort qui a été fait à cet homme (garde à vue, plusieurs dizaines de fouilles au corps, trou du cul compris, plusieurs mois de prison, assignation à résidence etc….) uniquement parce qu'il ne pense pas comme le troupeau, et qu'il a des lectures malsaines. Mais il fallait jeter en pâture un coupable (n'importe le quel, de préférence de gauche) à ce bon peuple qui réclamait une tête, pour avoir osé s'en prendre à ce qui représente notre fierté nationale: le train à grande vitesse.

 

Le 22 septembre 2009,

1er jour de l'automne, et les sanglots longs des violons blessent mon cœur d'une langueur monotone (Verlaine)

Le violon ce sont les présumés corbeaux qui ont manqué le connaître, si au bout de deux ans d'enquête acharnée nos fins limiers n'avaient démasqué le véritable pourvoyeur de lettres anonymes, celui qui faisait vaciller les fondements de la république, trembler les politiques qui avait doublé le nombre de leur gardes du corps à l'instar de l'apostat Besson, saliver les journalistes et peut être provoqué le malaise de notre grand timonier, va savoir! Ce corbeau n'est autre….qu'un pauvre handicapé au chômage affligé de troubles neurologiques ! Ce pauvre type aurait tenu la crème de notre vaillante maréchaussée en haleine durant deux ans ! Les bras m'en tombent me susurrait ma concierge en me tendant mon courrier.

Ainsi les aficionados du tir aux pigeons vont pouvoir reprendre leurs activités ludiques le coeur léger, la conscience apaisée, le vilain volatile est sous les verrous, pour faire bonne mesure nos vaillants policiers ont également appréhendé son épouse, des fois que…

J'ouvre une enveloppe provenant de l'Hérault, à mon grand étonnement, dont la forme est bizarre, avec un renflement dans le fond. Je scrute le visage livide de ma concierge, mes mains tremblent légèrement et stupeur je sors de l'enveloppe une plume noir de jais. Ce serait-on trompé de volatile, le vrai croasserait-il toujours en liberté, cette plume serait-elle un signe de ralliement?

Bientôt, comment l'occulter, je vous parlerai du fameux procès, le bellâtre contre le rachitique; pour le moment nous n'en sommes qu'aux rounds d'observation, rien de déterminant. Mais ça va saigner!

 

Le 25 septembre 2009,

Qu'avais-je prédit !

Coupable ! guilty ! colpevole ! schuldig !

Ce mot couperet, tranchant comme le fil de la lame de la guillotine est tombé et résonne encore dans la salle du palais de justice à l'ambiance pourtant feutrée. Il n'y a plus de procès, plus d'auditions de témoins, plus de plaidoiries, plus que le néant d'une justice vidée de son sens de sa substance même, le chef de toutes les instances de ce que l'on appelait dans les temps anciens une démocratie, a donné son verdict : coupable !

L'écume encore au bord des lèvres il s'en prit ensuite à la directrice de l'information, qui n'informe pas selon ses caprices, car il est le monarque absolu et règne sur les contrées obscures de l'omnipotence où nul ne peut relever la tête sauf les sycophantes.

Le croc de boucher est prêt qu'on y empale les coupables. Bon appétit messieurs les démocrates !

 

Le 30 septembre 2009,

Besson, le félon, a encore fait des siennes. L'équipe hilarante d'action discrète de Canal a été arrêtée par la maréchaussée pour avoir osé se moquer du transfuge. C'est bien connu les apostats n'ont pas d'humour, ou ils rient jaune couleur de la casaque qu'ils ont revêtue le jour de leur félonie.

Cependant cet hérésiarque nous révélait devant les micros la “délicatesse” avec laquelle les pandores avaient délogé ces malheureux migrants, de leurs taudis de cartons aux abords de Calais. Les images étaient convaincantes, la délicatesse n'était que de la tendresse, celle dont on se sert pour châtier, d'où l'aphorisme : qui aime bien , châtie bien. Appliqué à la lettre par ces policiers débordant de tendresse.

Quelques jours plus tard, patatra ! Cette très médiatique intervention, qui m'en rappelle une autre….du coté d'Argenteuil, souvenez-vous! N'aura servi à rien. Comme la marée ils sont revenus, aussi nombreux, plus désespérés, car ils n'ont plus de toits, les bulldozers sont passé par là pour faire bonne mesure, et pendant ce temps dans les lambris dorés de sa tanière ce bon ministre de l'expulsion leur fait un doigt et ricane sordidement.

Très bientôt je retourne au prétoire du procès politique qui nous passionne, procès que l'on pensait révolu depuis la fin de l'ère communiste….. Ah! Une bonne nouvelle nous apprenons ce jour que ce cher buveur de bière est lavé de tous soupçons de corruption…..vous en doutiez!

 

Le 5 octobre 2009,

Malgré l'ordalie du locataire de l'Elysée le procès se poursuit dans une morne ambiance, sans que quiconque ne revienne sur ses positions, le Président du Tribunal baille d'ennui, nous aussi. Ce jour, audition de l'épistolier, scribouilleur de carnets noirs dont le témoignage ne peut que prêter à sourire. Un sourire de commisération bien entendu.

Plus désopilante est cette histoire de clochette que le nouveau résident du ministère doré de la culture, qui porte le patronyme d'un personnage célèbre, mais qui a beaucoup moins de talent, sauf pour la flagornerie, a voulu remettre au goût du jour. Figurez-vous que ce parvenu désirait que l'on installât une sonnette pour convoquer la valetaille à son bureau, pour ses petits encas. Protestation de la domesticité qui rétorqua que l'époque était révolue, que même le droit de cuissage ne se pratiquait plus, au grand désappointement de ce sybarite qui avait confondu culture et luxure dans une mauvaise vie. Est-ce que l'élitisme autorise de telles dérives ? Peut-on s'offrir de jeunes éphèbes sous prétexte d'homosexualité comme l'on se paie une friandise ?

Pendant ce temps là, le petit peuple apprenait avec effroi que la taxe d'habitation avait augmenté dans des proportions qui dépassent l'entendement, plus d'un mois de salaire pour la majorité d'entre eux. Dring….dring fait la clochette de l'indécence.

 

Le 7 octobre 2009,

L'affaire se gâte pour ce ministre lubrique nommé par le monarque de l'Elysée qui aurait dû consulter son C.V. à deux fois. Ce qui devait être une bonne affaire tourne au fiasco, pire à la crise gouvernementale. Seul le grand Vizir se tord de rire, à vouloir faire des coups médiatiques, à épater la galerie, le boomerang est revenu en pleine tête du thaumaturge, qui semble sonné. Réunion à l'état major des spins doctors pour se débarrasser au plus vite de ce sybarite encombrant. L'un d'eux propose tout bonnement l'élimination physique, à défaut de castration, un accident de scooter. Manque de chance depuis qu'il est ministre, Monsieur ne se déplace qu'en limousine avec chauffeur et gardes du corps.

Tout à coup germa dans l'esprit du petit félon de gauche qui a tourné casaque, une idée, tellement énorme, tellement démente, qu'il se dandine sur sa chaise n'osant la révéler. Parle ! lui dit le Potentat au bord de la crise de nerf. “Et si on le mettait dans le charter au milieu des jeunes afghans, personne ne s'en apercevrait. On lui ferait croire que c'est un voyage culturel.” Silence. Le Monarque s'agenouille, lui baise les pieds, les mains, et lui déclare : tu es presque aussi machiavélique que moi, tu seras premier Ministre. C'est ainsi que disparut un ministre éphémère, trop affectueux, pour un pays trop cruel.

 

Le 9 octobre,

 

Après l'apparition du ministre sur la chaîne gouvernementale, je reste dubitatif quant à ses justifications emberlificotées, la présentatrice n'était pas très à l'aise dans son rôle de procureur. Attendons le dénouement de cette sombre affaire où il est question d'actes compulsifs accomplis dans des pays lointains avec pour partenaires, dans ces saturnales, des éphèbes de son âge.

Revenons aux détours du résident de l'Elysée qui passa par la lorraine en oubliant, par étourderie, de rendre visite à quelques métallos furibards d'avoir été bernés, et son chef lieu dont il a envoyé la soldatesque flemmarder ailleurs, au grand dam des commerçants qui voient s'envoler une manne, que le chômage galopant dans la région, ne pouvait tarir.

Pendant ce temps, un, que le fléau chômage n'effleurera même pas, voit son nom proposé pour devenir le seigneur des tours de la défense. C'est le fiston, déjà dartyriser, qui aurait cet insigne honneur, après une sélection d'une âpreté sans pareil, qu'il a emporté d'une boucle de cheveux, doré…..comme son avenir évidemment.

 

Samedi 10 octobre,

Je vous annonçais une histoire merveilleuse il ne s'agit que d'une réflexion sur une profession, que dis-je une profession, une institution, qu'est le métier d'éditeurs de littérature. Je n'incriminerai pas les petites maisons qui essaient de survivre parmi ce panier de crabes mais ces commerces qui ont pignon sur rue dirigés par des oligarques présomptueux et leurs courtisans. La plupart de ces maisons sont détenues par des industriels dont la priorité est faire de l'argent, aussi voyait-on il y a encore peu ce Baron de l'industrie anciennement chef du patronat détenir une dizaine de maisons d'édition.

Et l'on voit l'avènement d'une nouvelle race de scribouilleurs venir sur le devant de la scène, cornaquée par des nègres invisibles, se vanter de leurs “œuvres” pour exprimer leur mal de vivre, footballeurs, ex-chanteurs, politiques sur le déclin et en exercice, femmes de politiques bafouées, fausses stars de la télé, gosses de riches, etc….enfin tout ce qui peut rapporter du fric.

Pendant ce temps là de véritables œuvres finissent dans les poubelles de l'inconséquence.

Je reprenais récemment le catalogue d'une de ces maisons qui jouissait autrefois d'une certaine notoriété, nichée dans les hauteurs inaccessibles d'une tour parisienne, peut-être pour cacher sa honte, et découvrait les ”œuvres” de Vartan, la vie de Dion coincées entre les promesses de Sarkozy et les élucubrations de Ferry, philosophe autoproclamé, d'un Sardou désabusé, d'un ex Président qui s'attribue les faveurs d'une Princesse etc…..jusqu'où va se nicher la niaiserie, la peopolisation, la déchéance, et la stupidité.

Que font ces éditeurs pour la promotion de la vraie littérature, rien, car le problème c'est le nombre restreint de lecteurs. Avez-vous déjà vu une pub. à la télé pour inciter à la lecture? non, car les pontes de ces maisons se regardent le nombril, et louent leur génie. Pas question d'offrir à la plèbe des œuvres dont ils sont les gardiens du temple et pourraient détourner ce bon peuple de l'abrutissement programmé par les élites et rater ainsi un épisode de la star machin.

Les succès en librairie reposent aujourd'hui sur des noms, qu'importe si la trame du roman est d'un ennui mortel : le récit d'un gosse de riche prit par la patrouille, d'une fille fâchée contre sa mère, d'une femme bafouée par un mari volage, d'un Président ridicule de vanité, de fils et filles de…….

Du coup, face à l'impéritie de ces gens de lettres, est venue se greffer une foule d'escrocs, profitant du désarroi des vrais auteurs : éditeurs à compte d'auteur, agents littéraires, coach, écoles de littérature, éditeurs gratuits sur le net etc…..un fléau dont les éditeurs sont responsables et quelques fois comble de l'arnaque, les artisans.

 

Le 12 octobre 2009,

Il y a 44 ans, le 29 octobre 1965, j'étais confortablement installé à la terrasse du café de Flore, je ne me doutais pas que sur le trottoir d'en face, devant la basserie Lipp, se déroulait une tragédie qui me hante encore l'esprit. Deux individus portant feutres et gabardines noirs montraient une carte barrée de tricolore à un homme brun, d'allure sportive, et l'entraînait vers une traction noire. L'on ne reverra plus jamais Mehdi Ben Barka. Cet homme universellement connu, pourfendeur de l'injustice, défenseur acharné des pays du tiers monde, et pour son malheur, opposant à sa Majesté Hassan II, disparaissait dans le pays des droits de l'homme, enlevé par des barbouzes du SAC et des services secrets français, acoquinés pour l'occasion.

Un film, des documentaires, des livres ont relatés ce crime. La vérité n'a jamais été divulguée malgré l'acharnement de la famille pour que justice soit rendue. En vain.

L'affaire est relancée, mais notre monarque ne veut pas en offusquer un autre, diplomatie oblige. Il fait bloquer les mandats que s'apprêtaient à délivrer Interpol à l'encontre des présumés complices marocains, de l'enlèvement. Tous sont des dignitaires du régime chérifien.

Puis tout à coup apparaît un rapport de gendarmerie, qu'un gendarme étourdi, garderait sous le coude depuis 25 ans. L'espoir renaît même s'il est ténu, plaçant ainsi dans l'embarras nos instances dirigeantes, effarées de voir ressurgir un fantôme qu'elles souhaitaient ne pas voir sortir du placard de l'injustice.

 

Le 15 octobre2009,

Je ne vous entretiendrai pas sur l'ascension foudroyante du Prince Jean, je n'ai pas l'habitude de tirer sur l'ambulance, la situation est suffisamment cocasse comme cela pour ne pas en rajouter. Notons que le monde entier se gausse de l'affaire, jusqu'en Chine ce qui n'est pas banal.

Ce qui requiert mon attention c'est le bourbier nauséabond dans lequel s'enfonce notre potentat dont certains vantaient les qualités de fin stratège. Tout va à vau-l'eau, il y a d'abord les affaires : Les sondages de l'Elysée, truqués et surfacturés, Clearstream, ou la haine gangrène les débats, le charcutage des circonscriptions électorales, la rafle de la jungle de Calais, l'Epad, Ben Barka, le tourisme équivoque de Frédo, tout cela sur fond de chômage galopant, de dette publique abyssale, de bouclier fiscal injustifié, de taxe carbone inéquitable. Bref le vélo est trop grand et notre monarque ne touchent plus les pédales. Ma concierge affûte sa faucille, la révolte gronde dans la loge.

Mais quels sont ces avatars d'une population gangrenée par l'aboulie comparés à la désespérance d'un continent qui crève de l'indifférence générale et n'a pour tout remède que de beaux discours épisodiques. La corne est de l'Afrique subit une des pires sécheresse de sa misérable destinée sans que quiconque, sans doute par pudeur, n'évoque l'horreur de la condition inextricable de ces êtres faits de chair et de sang, comme nous.

Avez-vous remarqué comme les états, même ennemis, s'entendent lorsqu'il s'agit d'acheminer l'or noir d'un continent à l'autre, par de longs tuyaux, que l'on nomme pipe-lines auxquels l'on a donné un nom pour le pétrole, oléoduc, pour le gaz, gazoduc ? Et pour l'eau ?

A bientôt….rangez vos mouchoirs!

 

Le 18 octobre,

Notre beau pays est devenu, par je ne sais quel miracle, le pays le plus tolérant du monde. J'en suis arrivé à ce constat délirant, en écoutant médusé, les commentaires de nos valeureux journalistes, et en prenant connaissance de ces sondages venus de nulle part, commandés par on ne sait qui. Quoique “on ne sait qui” pourrait très bien mesurer un mètre soixante et….quelques centimètres de talonnettes. Cette mansuétude pour le moins surprenante a pour protagonistes, un ministre dont les turpitudes thaïlandaises heurtent pour le moins l'éthique, que notre bon peuple absout, le fils désœuvré de notre monarque auquel l'on offre le royaume des tours, et un ministre félon qui s'avère, malgré un physique ingrat, être un coureur de jupon.

Comment ce bouleversement est-il possible? Alors qu'il y a peu encore une bonne partie de notre bon peuple se tournait vers un borgne agressif et vociférant. Va-t-on vers la légalisation du cannabis ? la libéralisation totale des mœurs ? Une résurgence de Sodome et Gomorrhe à l'échelle d'un pays ? je n'ose y croire, mon regard lubrique se pose subrepticement sur une tenue en latex noir…….

 

Le 20 octobre 2009,

Alors que le couperet est suspendu au dessus de la tête d'un ex-premier ministre, que la sentence se précise et que le procureur a soudainement prit les traits de notre potentat dont les babines salivent à l'odeur du sang, certains, indifférents au spectacle de la curée qui s'annonce, se mettent en grève sous prétexte que leurs conditions de travail ne sont pas satisfaisantes. A quoi bon puisque la lumière de nos esprits pérorait il y peu de temps que personne ne s'apercevait de ces mouvements de contestation…..sauf les usagers peut-être.

C'est à partir du début de l'ère industrielle que les ouvriers commencent à se rebeller contre leurs conditions de travail et l'exploitation de celui-ci. Dans le même temps sont apparus ceux que Zola appelaient “les jaunes” lesquels par lâcheté et calculs mesquins laissaient leurs camarades seuls au front des luttes, sachant qu'ils en récolteraient le bénéfice et de surcroît la gratitude de leurs maîtres. C'est ainsi que ces fourbes jouissent au même titre que les autres, de la journée de huit heures, du repos hebdomadaire, des congés payés……

Nous sommes entrés dans l'ère de la pusillanimité, de la tête basse, du chacun pour soi, et ces fourbes qui ont laissés le bleu de travail pour un col blanc, par fanfaronnade, vont jusqu'à encenser l'oligarchie qui règne, dans l'espoir dérisoire de ramasser quelques miettes; ainsi l'on donne quelques strapontins à quelques niais (ex-gloires sportives) qui jubilent de plaisir. Mais au crépuscule de leur vie, à l'heure de l'inventaire, c'est la honte qui les accablera, car on ne peut mentir à sa conscience.

 

Le 26 octobre,

 

Et voilà que le petit félon, coureur de jupon, flagorneur en chef, fait reparler de lui. Se sentant morveux après l'expulsion de quelques pauvres bougres et devant l'indignation générale, cet avorton voudrait faire chanter la Marseillaise à nos chères têtes blondes et brunes. Diversion, me direz-vous, évidemment, mais comme à l'accoutumée nos corniauds (chiens mâtinés) de journalistes, ont foncé droit sur le réverbère comme des papillons de nuit attirés par le halo d'un phare perdu qui ne cache qu'un écriteau “pièges à cons”

Ainsi pour reconquérir la fange de la populace qui navigue entre extrême droite et les prosélytes du résident du château, passablement outrée après le récit des aventures thaïlandaises du ministre de la luxure et oniriques du prince Jean, le pompier de service, qu'aucune tache ne rebute, est chargé de caresser dans le sens du poil la bête immonde qui sommeille en chacun d'entre nous. Cette bête immonde s'appelle racisme, et sous couvert d'un regain de patriotisme désuet (amour-famille-patrie) que l'on ressert en plat froid à l'aube de chaque nouvelle élection, le potentat rameute son troupeau. Puisqu'il faut chanter et bien chantons en cœur. Je vous propose “le temps des cerises”!

 

Le 29 octobre,

Conte fantastique.

Il existe un pays merveilleux, fait de montagnes, de vallées, de plaines verdoyantes où coulent des rivières argentées, de côtes sauvages que la mer sans cesse vient caresser, dont les habitants, pourtant, grognent, se révoltent, se suicident de désespoir, mais le jour venu, celui où ils choisissent le maître qui va diriger leur vie, comme ensorcelés, le regard fixe, ils oublient les turpitudes de ceux qui les dirigent, leurs errements, les gâchis, les inégalités, le chômage, les injustices, la précarité, les libertés en sursis, la terre qui brûle. Ils pardonnent tout, un peu comme dans cette région de pêcheurs où les femmes vêtues de noir, célèbrent le grand pardon en cortège derrière une croix où agonise leur dieu crucifié.

Le soir, lorsqu'ils sortent de leur torpeur, qu'un messager aux dents blanches, souriant dans la petite lucarne, leur annonce que leur maître à encore triomphé, malgré qu'il ait dilapidé l'argent, si difficilement gagné, ils se remettent à grogner, à vitupérer, mais c'est trop tard, car le lendemain ils doivent se remettre au travail pour payer la douche à 240 000 Euros. Qu'ils se rassurent la savonnette est comprise.

 

Le 29 octobre2009,

J'ai connu une tribu heureuse, elle débarquait d'un pays d'Afrique que notre généreux pays avait prit sous son aile protectrice, il y a quelques dizaines d'années, par charité ou altruisme comme vous voulez. Ce pays regorgeait de pétrole, mais cela n'avait rien à voir, la philanthropie ne s'encombre pas de ces détails sordides. Alors sous le règne d'un général, notre bon pays intronisait un sergent chef, monarque de cette contrée déshéritée. Ce bon soldat, promu Président prospéra; pas son peuple, qui lui dépérit. Mais qu'importe le Général était content, le pétrole coulait dans les bons tuyaux.

Afin de montrer sa reconnaissance, ce potentat africain, investit dans notre belle capitale: quelques hôtels particuliers, et résidences de luxe pour y loger sa nombreuse famille, ex-épouses, ex- maîtresses, cousins, cousines et la marmaille qui va avec. L'argent coule à flot, comme l'or noir, et va enrichir quelques commerçants des beaux quartiers, à un point tel qu'ayant dépensé plus que de raison, ces nababs ignorant la valeur de l'argent puisqu'ils ne l'ont pas gagné, empruntent à leurs domestiques pour finir le mois, en attendant que le potentat alimente à nouveau leur compte en banque.

Certains scandalisés par cette injustice flagrante, ont demandé à nos juges de mettre fin à cette infamie, mais ceux-ci dont l'intégrité ne saurait être mise en doute, ont estimé que la situation n'avait rien de choquant, et même par certains cotés qu'il y avait quelques similitudes avec ce qui se passe dans notre beau pays. Du coup j'ai regardé la couleur de ma peau! stupéfaction! j'avais pris la couleur de l'ébène, je jetais un regard par la fenêtre : idem pour mes concitoyens. Et juché sur un trône doré, notre monarque un sceptre à la main droite, sa main gauche négligemment posée sur l'épaule de sa diva à ses genoux, me toisait un sourire figé au coin des lèvres. Je me réveillais en sursaut couvert de sueur.

 

Le 1er Novembre,

La république des damnés,

Corruption, détournement, blanchiment, vente illicite d'armes, arrestations arbitraires, ce n'est pas le triste bilan d'une quelconque autocratie, mais bien de notre pays dont il s'agit et les protagonistes de ces concussions sont des hommes qu'un peuple crédule a mis au pouvoir par le suffrage universel. Un Président, des premiers ministres, des ministres et leurs valets, détournent les espoirs que les électeurs ont placés en eux pour assouvir leur cupidité et asseoir leur autorité.

En ce jour de commémoration des morts faut-il aussi célébrer le trépas de notre démocratie, si chèrement acquise, que nous abandonnions entre les mains d'oligarques peu scrupuleux le pouvoir que nos ancêtres ont arraché au péril de leur vie.

Certains s'illusionnent, car disent-ils, les dirigeants proviennent de la volonté du peuple. Cette volonté n'est-elle pas programmée, dirigée, contrôlée par une propagande bien orchestrée ? Quelle différence entre une monarchie ou une dictature et un pouvoir dont tous les rouages se trouvent entre les mains d'un seul homme. Est-ce que certains autocrates ne sont pas parvenus à la tête de leur pays par les urnes, grâce à une propagande efficace et à la peur ? Cette peur qui habite les faibles qui craignent pour leur place ou leur avancement. Ainsi voit-on des journalistes donner des informations tronquées, des chiffres invérifiés et invérifiables, des procureurs serviles accablés des prévenus pour hâter leur promotion, des députés sans honneur voter contre leurs convictions, des ministres félons courber l'échine devant leur nouveau maître et faire du zèle pour lui plaire.

La république des illusions.

 

Le 6 novembre 2009,

Alors que des nuages sombres obscurcissent l'horizon politique de notre maître à penser, qu'il nous gratifie des mêmes discours emberlificotés, qu'il semble lui même ne pas comprendre puisqu'il les ressert une deuxième fois, au risque de passer pour un vieux radoteur, qu'une vizirette semble prendre un chemin de traverse, au grand dam des courtisans effarés par une telle impudence, le petit félon, coureur de jupon, se pavane au devant de la scène, où pourtant les flagorneurs ne manquent pas, et tente de promouvoir un débat qu'il veut national sur l'identité de notre bon peuple et ainsi faire oublier ses précédentes ignominies.

D'aucuns lui font remarquer que les principes de notre identité nationale sont inscrits aux frontons de nos édifices publics et qu'il suffit simplement de les respecter à commencer par l'oligarchie qui dirige la vie de notre bon peuple, c'est à dire liberté, égalité, fraternité et si ces préceptes étaient honorés il n'y aurait nul besoin de palabres absconses dont le seul dessein est de détourner l'attention de la plèbe et occulter les turpitudes de la cour, mais le félon fait le sourd et poursuit la mise en scène de la tartuferie dont chacun connaît l'auteur.

 

Le 7 novembre 2009,

Une affaire fait grand bruit dans les couloirs feutrés du palais, ce sont les sondages. En effet notre Monarque soucieux de s'informer de l'opinion du bon peuple à son égard se gave de sondages quitte à en avoir une indigestion. Qu'importe le coût, et que quelques aigrefins profitent de cette boulimie, il s'agit de prendre la température de ses sujets et leur administrer le traitement qui convient en cas de coup de chaleur ou de déprime. Le principe est simple et efficace : les courtisans lancent une idée en l'air, rattrapée au vol par d'aimables journalistes, laquelle va faire le tour des rédactions et atterrir dans votre assiette, toute chaude pour la grande messe du 20 heures. Un débat stérile est organisé, et le projet abandonné s'il ne rencontre pas l'adhésion du plus grand nombre. Pendant cet intermède dispendieux et inutile, les affidés du Monarque votent dans le dos du peuple quelques lois liberticides ou injustes comme la taxation des indemnités des accidentés du travail. Ni vu, ni connu, de la magie……noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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