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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 22:21

 

 

Le 25 avril 2011 (Pâques)

 Béatification, extravagances, rumeurs....et chocolats

 

Au moment où une centrale nucléaire est sur le point d'infester une bonne partie de la planète et que des hommes courageux luttent pour leur liberté contre des tyrans sanguinaires, le monde a les yeux tournés vers deux évènements absolument cruciaux : La béatification de Jean-paul II et le mariage du couple princier outre-manche.

En ce qui concerne Jean-Paul II alias Karol Vojtyla, j'ai déjà traité du sujet, si je peux m'exprimer ainsi, en parlant d'un Saint en devenir qui a rendu l'usage de ses jambes à un paraplégique, juste par l'imposition des mains. Vous trouverez l'article à la date du 21 décembre 2009, je vous invite à le consulter, il vaut son pesant d'hosties.

Je lisais l'excellent roman de Jean-Christophe Grangé, Miserere, vous me direz quel rapport avec Karol ? Il traite à un moment de l'arrestation de ce misérable tyran, Augusto Pinochet à Londres par le juge Garcon, et commet une erreur lorsqu'il donne les raisons de la libération du dictateur, erreur, qu'évidemment en pourfendeur de l'injustice je rectifie.

L'autre évènement interplanétaire disait un journaliste en transe, concerne le mariage de l'héritier de la couronne de la perfide Albion. Débauches de qualificatifs, d'extravagances en tous genres, émotion de ma concierge qui ne raterait l'évènement pour rien au monde et a préparé près de son récepteur une dizaine de boites de mouchoirs en papier. Le petit peuple est touchant de crédulité, c'est ce qui le rend aussi attachant, car pour lui cette union morganatique, anachronique, n'est qu'un conte de fée, un éxutoire à la misère.

Les rumeurs viennent du château, une fois de plus l'on chuchote à propos d'un heureux évènement, pile poil pour la campagne, périlleuse, qui s'annonce. Là aussi je vous conseille de relire l'article à la date du 28 décembre 2010 Il vaut son pesant de couches-culottes. Sinon notre Monarque, toujours par l'intermédiaire du clown triste, je veux parler du Vizir des intrigues intérieures, annonce qu'il va fermer les frontières, en dépit des conventions signées avec les états voisins, ceci pour mettre fin à l'invasion, prétend-il, des Maures d'Afrique du nord. Dérisoire, stupide, et irréalisable.

 

Et les chocolats ?

 

Place-de-la-revolution-copie-1.jpg

 

 Place de la révolution en 1793

 

Le 1er mai 2011,

 Les regards sont tournés vers Rome où la béatification bat son plein, devant une foule béate, et des observateurs sceptiques. Il est curieux, d'ailleurs, que cette cérémonie ait lieu un 1er mai, simple coïncidence où désire d'occulter les défilés commémorant la fête du travail ? Pour ma part je ne crois pas aux coïncidences, l'église n'aime pas le prolétariat, elle a festoyé trop longtemps à la table des riches.

Notre Monarque, au chevet de sa Diva, pour la raison décrite le 21/12/2010, a délégué son premier Vizir et quelques bigots de son entourage afin de confirmer que notre royaume est bien la fille ainée de l'église romaine et que nous sommes par conséquent ses ouailles. Ce qui ne me réjouit que moyennement car ceux qui me lisent depuis quelques temps savent que ma devise est ni Dieu, ni maître; à la limite quelques maîtresses.....

Mais revenons à des préoccupations plus sérieuses : la fête du travail. Elle fut instituée par Fabre d'Eglantine le 1er pluviose 1793, célèbre le monde ouvrier, et a proliféré sur toute la planète. Elle donne l'occasion, hélas, à quelques régimes prétendument communistes, d'organiser des démonstrations à cents lieues de ses véritables valeurs.

Dans notre royaume l'on assiste à quelques cortèges bariolés, clairsemés, déboussolés, démotivés, car le monde du travail a perdu ses repères, et ses cortèges ressemblent plus à des pèlerinages qu'à des marches revendicatives.

Ce monde semble à un tel point de lassitude et de colère sourde, que certains d'entre eux auraient la tentation de côtoyer le diable, en la personne d'une Gorgone aux cheveux couleur filasse, dont la particularité est de proposer des remèdes de charlatan qui ne sont que miroirs aux alouettes. Lesquelles alouettes, comme chacun sait, sont les bestioles les plus stupides du monde.

Cette marchande d'orviétan, encore sous la coupe d'un père borgne dont les vociférations font encore vibrer les murs de l'Hadès, où il croupit, tente à la manière des sirènes de faire perdre le sens de l'orientation ou la raison à ces malheureux et les décérébrer.

 

La citation du jour :

Seuls les hommes désespérés peuvent croire en de vaines promesses. E.D.  

 

Le 7mai 2011,

La vengeance est un plat qui se mange froid, dit le proverbe populaire.

Est-ce que la vengeance a un lien avec la justice dont la sérénité est requise quel que soit le crime, fut-il le plus odieux ? C'est la question posée concernant la mise à mort programmée d'un barbare nommé Bin Laden. N'aurait-il pas été plus conforme aux principes de nos démocraties que de voir et entendre ce scélérat à la barre d'un tribunal ?

Sans vouloir dédouaner cet illuminé des crimes qu'il a orchestrés avec cynisme, il aurait été instructif de comprendre ses motivations et connaître le cheminement tortueux du raisonnement qui l'a amené à cette position radicale? Quelle haine, et pourquoi cette haine ? Quels objectifs poursuivait-il dans ces crimes aveugles qui touchaient jusqu' au peuple arabe shiite ?

Car enfin il s'agit  d'un homme intelligent, jouissant d'une bonne éducation, allié des Etats Unis lors de l'invasion soviétique en Afghanistan. Ce sont des questions auxquelles nous n'aurons probablement jamais de réponses, et auxquelles il aurait été crucial, ne serait-ce que pour notre sécurité, d'avoir des explications. Comprendre les motivations de l'ennemi est plus important que de déjouer ses entreprises.

Cette exécution sommaire ouvre la voie à toutes les interprétations, les plus farfelues, et à un regain de haine de la part des prosélytes du terroriste. La terreur pour la terreur était-ce uniquement cela ?

 

le 16 mai 2011,

 

 La chute du roi Midas

J'étais sur le point de prendre la plume pour vous narrer quelque histoire cocasse sur les tournées provinciales de notre Monarque, lequel se souvenait subitement de l'existence de son peuple, et du pouvoir non négligeable qu'il possède pour la conservation de son trône. Lorsque l'information est tombée comme une météorite  à la surface de la planète, le grand argentier du monde aurait commis l'irréparable: Le viol d'une femme de chambre. Stupéfaction et indignation de l'humanité toute entière.

Les pulsions ancillaires du sauveur des états défaillants créaient l'émoi, la consternation pour ses prosélytes et une componction perfide de ses adversaires, dont notre Monarque, qui du coup arrêta son périple électoral; son rival pour le trône ayant mordu la poussière avant même le combat.

Les partisans du grand argentier évoquaient un complot ourdi par le clan du Monarque, afin de se débarrasser d'un rival sans pareil, dont la plèbe avait fait son favori. Mais faute de preuves, rien n'est démontré pour le moment, et le grand argentier reste la proie des pandores de l'oncle Sam, lesquels semblent peu enclins à lui ôter ses chaînes.

Cette disgrâce, n'est pas sans évoquer à quelques nuances près l'histoire du roi Midas (rien à voir avec les pots d'échappement)

Ce roi pour le moins cupide, avait reçu de Dionysos, pour un service rendu, le don de changer tout ce qu'il touchait en or. Un peu comme notre grand argentier. Plongeant ses mains dans le fleuve Pactole (d'où le nom) il ressortit celles-ci pleines de sable d'or. Ce don avait pourtant un grave inconvénient, c'est qu'il ne pouvait plus ni manger, ni boire, ni toucher sa femme car celle-ci aurait été pétrifiée et changée en statue d'or, ce qu'il fit, par mégarde, en voulant étreindre sa fille.

Un don qui aurait évité bien des désagréments à notre grand argentier.

 

midas

                Le roi Midas et sa fille qu'il transforma en statue d'or.

 

Lundi 23 mai 2011,

 Les injustices ordinaires.

Combien d'informations, combien de décisions arbitraires, viennent heurter la vie de plusieurs milliers d'entre nous sans que cela ne provoque  l'émoi de la bonne conscience des seigneurs des médias, rivée sur l'affaire du grand argentier, que je me garderai bien d'accabler n'en sachant pas plus que ceux qui en font les échos dans le seul but de rameuter le chaland.

Une information parue en filigrane ce matin m'a fait dresser les cheveux sur la tête : Plus de deux mille chômeurs sont radiés tous les mois des listes de l'organisme qui gère leur infortune, comme si le traumatisme d'une perte d'emploi ne suffisait pas. Que deviennent ces malheureux et à quelles humiliations supplémentaires vont-ils devoir faire face pour ne pas sombrer dans la déchéance la plus totale, laquelle peut amener à des palliatifs extrêmes comme la délinquance ou le suicide.

Les oligarques du royaume paradent, sachant que ces tracas de la vie ordinaire ne risquent pas de les concerner, puisqu'en cas de mise à l'écart ils retrouveront une place douillette au sein de quelque conseil d'administration ou à la tête de quelque musée même s'ils sont totalement incultes.

Les infortunes sont diverses et nombreuses, mais ce sont toujours les mêmes qui trinquent, se lamentait Juanita Conception Hernandez ma concierge vénérée, comme ces petits propriétaires victimes d'une tempête, dont les maisons on été rasées au bulldozer parce que des édiles corrompus, restés impunis, leur ont vendu des terrains inondables, et que les oligarques qui régissent ce royaume ne se sont pas préoccupés de l'état des digues qui garantissaient leur sécurité.

Injustices ordinaires pour des gens ordinaires dont le sort n'intéresse le Monarque que le temps d'une élection.

 

La citation du jour :

    Depuis que l’on a mis la justice entre les mains des hommes c’est l’arbitraire qui prévaut, l’idéal serait la justice divine, à condition que dieu existe. E.D.

 

La-justice-et-ses-attributs.jpg

La justice (Dicé) et ses attributs, le glaive et la balance

 

Lundi 30 mai,

Il existe une coutume dans ce monde pour le moins étrange. A intervalle régulier les dirigeants des pays les plus riches se réunissent pour se parler et constater qu'ils ne sont d'accord sur rien, sauf éventuellement à condamner avec la plus grande fermeté quelque tyran par-ci par-là dont les agissements auront dépassé les bornes de la tyrannie. Cette condamnation restera purement de principe car le Tsar de Russie et l'Empereur du pays du milieu, renâclent, étant donné qu'en matière de despotisme ils n'ont rien à envier aux tyrans concernés.

Puis cette joyeuse réunion se termine chacun se congratulant des avancées essentielles obtenues de haute lutte en promettant de se revoir dès que possible. Une photo pour commémorer cet instant unique s'impose, ce qui permet à la Diva de faire admirer ses rondeurs sous le regard empli de fierté de notre Monarque, congratulé par ses collègues sous la forme d'amicales tapes dans le dos et quelques sourires complices.

La facture de cette petite sauterie au bord de la mer revenant comme à l'habitude à la plèbe, laquelle s'était massée à bonne distance pour applaudir ces chefs d'états venus en toute simplicité les visiter.

 

Le mercredi 1er juin,

 

L'indignation qui gagne.

 Le 31 décembre 2010, j’encensais le cri de Stéphan Hessel, « Indignez-vous ! » sans soupçonner une seconde que cet opuscule de vingt trois pages allait enflammer la planète et paniquer ses dirigeants.

Il faut reconnaître que les motifs de s’indigner ne manquent pas, je dirai même qu’ils prolifèrent comme la gangrène sur une charogne, ou la xénophobie dans les classes populaires. L’étranger étant comme le sous-entendent adroitement les prosélytes de notre Monarque le mal qui ronge notre royaume, accapare les emplois, souille nos cités, remplit les prisons et surtout dont la répression brutale alimente les urnes de bulletins haineux.

S’il fallait établir un inventaire des indignations légitimes je crains d’y passer la nuit, peut-être pourrai-je seulement en dénoncer les symptômes : La corruption, la couardise, l’arrogance, l’hypocrisie, la fourberie, le culte de la personnalité, l’orgueil…..Imaginez un despote réunissant l’ensemble de ces travers ? A qui pensez-vous ? 

Alors sur les places européennes, des exclus se réunissent et agitent symboliquement l’opuscule du vieillard comme les masses laborieuses dans un autre temps agitaient le petit livre rouge. Et si c’était ça aujourd’hui la révolution : Des gens excédés, de tous  âges, de toutes conditions, qui s’assoient, comme Gandhi, et refusent d’entrer dans le manège de la grande comédie que leur proposent leurs élites.

Dans notre royaume il y a bien eu des essais timides de rassemblements protestataires, mais il y manquait l’enthousiasme et les protagonistes. Vous connaissez le contraire d’indignation, c’est résignation. Sommes nous un peuple de résignés ? Ou bien faut-il considérer les manifestations tenues à l’instigation d’un réseau social comme une expression épicurienne de notre indignation ?

 

demosthene.jpg

 L'indignation

 

 La rubrique les livres que j'ai lus ou presque revient avec :

 Un vrai roman - Mémoires de Philippe Sollers

Déjà le titre est ambigu car de roman il n'y en a point, il s'agit plutôt de mémoires en forme de règlements de comptes.

Sollers, né Joyaux (mais si) est le fils d'une famille de la bourgeoisie de Bordeaux, la plus exécrable, à la tête d'une fabrique de casseroles, Les affaires périclitent et voici notre futur grand homme, sans le sou ou presque, à Paris.

La chance de Sollers réside dans la sphère d'intellectuels prestigieux qui l'accueillera, par quel miracle ? Les noms font rêver, Mauriac, Bataille, Aragon, Foucault, Lacan, Derrida, Barthes, Picasso et j'en oublie. C'est un peu notre Obélix de la littérature, il est tombé dedans.

Ces mémoires sont tout d'abord l'occasion de promouvoir ses oeuvres, il n'y a pas de petits profits : Femmes, Le coeur absolu, La fête à Venise, Le parc, Drame....

Ce qu'il y d'insupportable chez Sollers c'est la posture arrogante qu'il arbore dans cet ouvrage où il dénigre sans pudeur les gens qu'il a côtoyés, aucun ne trouve grâce à ses yeux, amis, ennemis, pas de quartier! Certes il est cultivé, et le fait savoir, plutôt deux fois qu'une, poussant la prétention encore plus loin, il écrit :<< J'ai un corps plaisant...>> Sans commentaires.

C'est donc un long cheminement sur ses rencontres, Mitterrand, on perçoit de l'admiration, mais comme l'homme est trop orgueilleux pour l'avouer, il dénigre, gentiment, mais il dénigre, c'est un tropisme.

Par contre, il éprouve un engouement irraisonné pour Jean-Paul II, sans pour cela avouer sa foi, car Sollers n'a pas de religion, pas d'opinions politiques, il est au-dessus de ça. Peut-être aurait-il dû lire les quelques lignes que j'ai écrites sur ce bon Karol Wojtyla le 21/12/09, où je dénonce les liaisons dangereuses de ce Pape.

Les auteurs pour lesquels il conçoit une véritable admiration sont morts, au moins ceux-là ne lui feront pas d'ombre, il s'agit de Sade que personnellement je trouve ennuyeux, trop de verbiages, et Casanova dont je n'ai rien lu. Cette admiration est pour le moins suspecte, elle donne le sentiment d'un personnage amer, qui désespère de ne pas avoir rencontré le succès auprès des femmes que ces deux auteurs libertins ont connu. Un comble pour cet homme <<au corps plaisant>>

A lire éventuellement.

 

Le 7 juin 2011,

Ochlocratie. 

Ce mot barbare, tombé en désuétude, pourrait cependant revenir dans l'air des temps que nous vivons. Il s'agit d'une dérive inquiétante de la démocratie quand le vulgaire, l'ignorance ou la stupidité prennent  le pas sur la raison, la réflexion et l'intelligence. Or les sondages d'opinion instantanés sont devenus les baromètres de l'action des dirigeants. Que ce courant politique surfant sur la misère, l'ignorance, la crédulité recueille l'adhésion d'une partie d'une population sans espoir, prête à des expédients radicaux, et nos édiles s'engouffrent sur la voie royale de la démagogie, laquelle est l'essence même de l'ochlocratie.

L'endoctrinement des faibles par des arguments primaires et pernicieux, exonérant la responsabilité de l'un en la rejetant sur l'autre, l'étranger,  est l'artifice employé par tous les imposteurs pour rallier à eux les désespérés.

Ainsi le fossé se creuse sciemment entre élites, ayant accès à une éducation de qualité, aux évènements culturels, arts, cinéma, théâtre et le peuple en proie aux difficultés matériels, à une éducation défaillante, n'ayant pour seule attraction que les programmes racoleurs d'une télévision sous la tutelle du pouvoir.

Maintenir sciemment les pauvres dans un état de malléabilité, par la précarité du travail, la ghettoïsation, une éducation minimale, une insécurité endémique aux limites du supportable, conforte le moment venu le pouvoir des élites qui saura en tirer parti soit par des démonstrations de force spectaculaires soit par des promesses sans lendemain.

 

La citation du jour :

La politique c’est l’art d’obtenir l’argent des riches pour acheter les suffrages des pauvres. E.D.

 

 Le 13 juin 2011,

Cela fait maintenant presque deux ans que j'alimente cette chronique, et je m'aperçois avec effroi que les sujets abordés sont pratiquement les mêmes depuis tout ce temps, qu'en fin de compte notre royaume fait du surplace. Que notre Monarque, un peu comme le cochon d'Inde dans sa roue, malgré sa course effrénée et ses gesticulations, n'a résolu aucun des défis auxquels il s'est confronté. Constat amer, et amertume de la plèbe qui s'est serrée la ceinture pour rien.

La sécurité de nos concitoyens était son cheval de bataille, souvenez-vous de cette déclaration emphatique lorsque monté sur l'esplanade de l'une de nos cités il déclamait devant les caméras :<<Je vais vous en débarrasser!>> Or la violence n'a jamais atteint de tels niveaux au point qu'un élu préconise l'intervention de l'armée comme au Mexique. Je lisais dans une feuille de chou plutôt orientée vers la pensée féconde de notre Monarque que les crimes par balles avaient explosés sur l'ile dite de beauté, laquelle serait devenue le cimetière des truands. Plus de vingt morts dont deux élus en quelques mois.

Or voilà que la bataille électorale s'annonce, le favori a mystérieusement été écarté du combat, certains parlent de complot, ce qui, lorsque l'on connaît l'intégrité de notre Monarque paraît être un phantasme de pisses-copies en mal de notoriété. Il y en a bien qui dénoncent une amitié suspecte entre le chef des pandores de la police de la grande pomme et notre Monarque, mais tout cela est plus calomnie qu'objectivité, la traîtrise étant absente des procédés de notre Monarque, comme chacun le sait.

 

La citation du jour:

la trahison est un cas de conscience pour le faible lorsque l'adversaire paraît invincible. E.D.

 

Le 15 juin 2011,

 Une leçon de démocratie.

Qui aurait cru un seul instant que la leçon en question viennent de nos amis transalpins ? C'est pourtant ce qui est arrivé ce dimanche, par les réponses que le peuple souverain a apporté au référendum d'initiative populaire. Ainsi le satrape italien, nommé Cavaliere par sa cour a t-il été désavoué par une majorité de ses concitoyens.

Qu'en est-il dans notre royaume ? Mystère, les élus de la chambre en ont bien discuté, mais il semblerait que cette avancée démocratique essentielle ne soit pas du goût du Monarque, celui-ci estimant que le peuple doit rester à sa place et ne pas se mêler de questions qui dépassent ses facultés de discernement. La populace devrait déjà s'estimer heureuse d'être consultée pour le renouvellement de son mandat.

Qu'en serait-il si la plèbe devait apporter son point de vue sur le nucléaire, le mariage homosexuel, la poursuite de la guerre, la suppression des Juges d'instruction, l'indépendance de la Justice, le financement des retraites, l'égalité fiscale, la distribution de l'eau, de l'électricité, du gaz, le prix des carburants, l'immunité du Monarque, la liberté de l'audio-visuel.....,  enfin tout ce qui contribue à ce que notre royaume devienne, un jour, une véritable Démocratie ?

 

Suffrage_universel_1848.jpg

  La lutte pour Le suffrage universel 1848

   Le 23 juin 2011,

  Contrairement à mes habitudes je vais commencer par une citation, dont je ne suis pas l'auteur, mais d'un certain Bonaparte, Buonaparte, pour mes amis corses lesquels sont  des lecteurs fidèles :

Le peuple est le même partout, qu'on lui dore les fers, il ne haïra pas la servitude.

 

Cette citation en forme de sentence, plutôt acerbe, est un précepte que notre Monarque ne manque pas de mettre en oeuvre, lui que ses courtisans comparent volontiers au Général vainqueur d'Austerlitz, pour des raisons équivoques, si ce n'est la petite taille. Mais comme j'ai déjà eu l'occasion de le rabâcher, j'éprouve un léger malaise lorsqu'un homme de petite taille prend le pouvoir, à la hussarde dans la plupart des cas, à cause des railleries qu'ils ont forcément subies durant leur puberté et des séquelles qu'elles ont laissées.

Ainsi puisque le temps est venu de "dorer les fers" le renouvellement de son mandat approchant, notre Monarque, tel le chevalier à l'aube d'un tournoi, troque son armure noire contre la blanche, vole au secours des peuples martyrisés, des paysans victimes de la sécheresse, s'insurge contre la fermeture des écoles qu'il avait lui même programmée, rapatrie nos soldats engagés dans une guerre sans issue, bref, sème la poudre d'or à tous les vents, que d'aucuns ne manqueront pas de comparer à de la poudre aux yeux.

A l'instar de Bonaparte, notre Monarque ira-t-il jusqu'à visiter les pestiférés pour sauver son trône ?

  bonaparte-visitant-les-pestiferes.jpg

  Bonaparte visitant les pestiférés à Jaffa lors de la campagne d'Egypte

 

 Les 1er et 5 Juillet 2011,

La revanche du grand argentier libéré des ses chaînes (lire auparavant le 1er épisode du 16 mai)

Juanita Conception Hernandez, ma concierge pour ceux qui l'ignoreraient encore, avait pris, par solidarité, le parti de la femme de chambre que nos chroniqueurs, toujours bien informés, avaient présentée comme une Sainte ou presque; la matrone, malgré mes mises en garde répétées, n'en démordait pas.

Quelle ne fût pas sa stupéfaction lorsque je lui révélai, avec jubilation, que la Sainte n'était en réalité qu'une hétaïre ayant servie d'appât pour faire chuter de son piédestal l'homme qui devait rivaliser avec le Monarque pour l'accession au trône du royaume. Rival, que la plèbe attendait comme le messie compte-tenu de la dette abyssale que le Monarque, avait creusée avec la plus grande désinvolture en guerroyant aux quatre coins du monde afin d'accroître sa renommée.

Mais les avatars du grand argentier ne s'arrêtent pas à ses péripéties d'alcôve chez l'oncle Sam, et celui-ci à l'instar d'Ulysse lors de son voyage vers Ithaque, va de Charybde en Scylla. En effet une écrivaine en devenir, dont le talent reste à démontrer, l'accuse d'avoir tenté de lui faire subir les derniers outrages au cours d'un entretien privé qui aurait tourné en saturnales. Affabulation ! s'écrie le grand argentier dont le parcours vers le trône n'était pas semé d'embûches mais parsemé d'ingénues.

 

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  Le viol de Lucrèce par Sextus Tarquin

    Ce viol odieux eut des conséquences inattendues, puisque Rome, à la suite de ce forfait, passa de la Monarchie à la République, mais c'était quatre siècles avant notre ère.

 

Le 8 juillet 2011,

Réclusion à perpétuité.

Imaginez un territoire aride  de 360 km², deux fois plus petit que le territoire de Belfort où s'entassent près de deux millions de personnes d'où l'on peut ni sortir ni entrer, cerné par une armée impitoyable dont le siège dure depuis près de cinq ans. C'est le sort peu enviable, d'hommes de femmes et d'enfants dont le crime est revendiquer un pays pour y vivre.

Les assaillants sont dirigés par des hommes sans scrupules, dont le Ministre des intrigues extérieures, un extrémiste milliardaire, lequel ferait passer le borgne vociférant de notre royaume pour un disciple du bon samaritain - Voir l'Evangile selon Saint-Luc, car bien qu'athée, j'apprécie la compassion -

Des hommes et des femmes animés justement de cette compassion avaient entrepris de venir en aide à ces déshérités en affrétant une flottille, que les assaillants assimilèrent à une armada, et, par une perfide diplomatie, étouffèrent dans l'oeuf l'expédition humanitaire.

Car enfin quoi de plus humiliant que d'être ravitaillé par ses propres tortionnaires ? Ceux-ci déterminant avec rigueur ce dont les assiégés ont besoin, c'est à dire du strict nécessaire. Ainsi voit-on arriver des clous sans marteaux (ceux-ci pouvant servir d'armes) des sacs de ciment sans bétonnières.....quant aux denrées, ayant séjournées dans des entrepôts au soleil pendant des semaines, elles sont pour la plupart du temps avariées. Ces simulacres de compassion (encore elle) n'ayant pour objectif que donner bonne conscience à une communauté internationale hypocrite.

 

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                                               Le bon Samariatain - Van Gogh

 

Le 14 juillet 2011,

 Plutôt que fête nationale je préfère prise de la bastille, symbole fort qu'a représenté durant la révolution du peuple, la destruction de cette geôle aristocratique, et la fin d'un régime décadent.

Qu'en reste-t-il de nos jours, où, par dérision, j'appelle Monarque celui qui dirige notre royaume, où l'esprit même du sacrifice de nos ancêtres est dévoyé. J'entends bien les prosélytes du fanfaron qui nous gouverne, s'écrier que celui-ci est issu du suffrage universel et que son pouvoir est légitime. Soit, mais au prix de quelle somme de tromperies, de fourberies, et de compromissions. Est-ce que la caste d'oligarques qui régit en sous-main la destinée de notre royaume est la digne représentation du peuple ? Rien de moins sûr.

 

Pourrai-je vous resservir la citation prémonitoire du grand Gustave Flaubert qui écrivait vers 1850 : << La richesse ouvrait à toutes les magistratures, et bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie car on avait l'espoir d'y atteindre.>>

L'espoir d'y atteindre, voilà les maîtres mots, n'est-ce pas le crédo de ces nouveaux courtisans, souvent issus du peuple, qui espèrent atteindre à ce qu'ils considèrent comme l'éden, oubliant ce pourquoi le peuple les a mandatés.

La représentation nationale, souvent affublée du qualificatif de "godillot" ne représente qu'elle même, et ses pygmalions, et ne sert que ses propres intérêts.

Le représentant suprême de notre royaume trône à l'Elysée, n'était-ce pas dans la mythologie grecque, à laquelle je fais souvent référence, le Paradis ?

 

Prise de la Bastille

La prise de la bastille

                                                                          

 Le 20 juillet 2011, 

 

Rumeurs, scandales, diffamations et..... paternité

 Faute de proposer un bilan satisfaisant au peuple du royaume de France le Monarque a choisi une voie qu'il maîtrise depuis fort longtemps, pour reconquérir son trône : La fourberie. Comme je vous le contais précédemment, il a revêtu son armure au panache blanc, et adopté la posture d'un parangon de la vertu. Aussi le voit-on dans les échos du peuple, gazette préférée de Juanita Conception Hernandez, en futur père, un oeil attendri sur le ventre arrondi de la Diva, qui en rougit de plaisir.

C'est que l'affaire se présentait mal, car notre timonier dépensant sans compter, en mettant ses excès sur le dos de "La crise" comme d'autres incriminent, à tous propos, "Le réchauffement climatique"   avait dilapidé le trésor du royaume, qui  n'est plus qu'un trou béant, sans fond, médusant Hadès en personne. Comme le nombre des chômeurs ne cessait de croître malgré les subterfuges du Vizir du désoeuvrement, et que le prix du pain atteignait des sommets encore jamais atteints, le peuple dont la patience était à bout, était résolu à congédier, manu militari, le vaurien avec toute sa marmaille présente et à venir.

Son principal rival, empêtré dans des affaires sordides des deux côtés de l'atlantique, par la plus improbable des coïncidences, il ne restait plus qu'à exterminer à coups de rumeurs publiques les deux nouveaux présomptueux lancés à la conquête de son trône.

Appliquant à la lettre l'aphorisme "Qui veut la fin veut les moyens" notre Monarque démontra toute l'étendue de son art dans la pratique du discrédit, l'ayant essuyé lui-même. Ainsi l'Edile du nord dut faire face à l'insidieuse et pernicieuse rumeur de céder aux rites de Bacchus, quant à l'élu de la capitale de la dentelle, le voici entrainé dans la tragédie du grand argentier, pour avoir recueilli les confidences de quelques unes  de ses martyres, dont l'inventaire ne fait que s'allonger, à la stupeur du peuple, qui se tourne, perplexe, vers le ventre rond de la Diva.

 

 

Jason-apportant-a-Pelias-le-fourbe-la-toison-d-or.jpg

 

Jason apportant à Pélias (le fourbe) la toison d'or

 

 

 Le 28 juillet 2011,

LES MOTS.

Un homme tue des dizaines d'adolescents, dans un acte mûrement réfléchi, mûrement préparé, fomenté depuis plusieurs années, minutieusement orchestré. Par quel cheminement de pensée cet homme en est-il arrivé à mettre en oeuvre cet acte effroyable ? Car avant de prendre la décision irrévocable, là où pour tous les autres déséquilibrés ce n'est heureusement que fantasme, il a bien fallu que l'idée germe et s'installe insidieusement. Qui a planté la graine ? Car cet homme n'est pas né avec un fusil d'assaut entre les mains, des mots sont entrés dans son subconscient et ont prospéré longuement avant de faire leur oeuvre dévastatrice. Qui a murmuré ces mots au creux de l'oreille de cet homme ?

Ce sont les mots qui ont galvanisé puis fanatisé la foule, et amené tout un peuple à l'holocauste.

Certains dans notre royaume, pour des raisons bassement électorales, prononcent des mots de haine et d'exclusion envers telle ethnie ou telle autre, souhaitons que ces mots ne se soient pas insinués dans quelque esprit dérangé.

 

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  Le massacre de la Saint Barthélémy

 

 Le vendredi 5 août,

Psittacisme, dévissage, valeur refuge.....bronzage.

Ce mot barbare, psittacisme, dont j'ai fait la connaissance en lisant l'excellent Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude) conviendrait parfaitement à nos amis échotiers toujours promptes à répéter les indiscrétions que lâchent les Vizirs en priant hypocritement de ne pas les divulguer. Car le psittacisme consiste à répéter une connaissance mal digérée selon le Larousse, plus prosaïquement à imiter le perroquet. L'information secrète consistait à avertir la plèbe que le Monarque réfléchissait à une taxation des revenus des plus fortunés, c'est à dire ses amis. Réflexion qu'il entretien dans les bras de sa Diva sur la plage du Cap Nègre, et ne durera que le temps d'un été, que les nantis se rassurent.

Car ces nantis ont des soucis : La bourse dévisse gravement, salement, inéluctablement. L'économie mondiale s'affole, les taux d'intérêts grimpent, le Cavalière s'arrache les implants, l'idole noire retient son souffle devant la dette colossale accumulée au fil des ans, dont je suis incapable de vous donner le montant tellement c'est énorme.

Pendant ce temps notre Monarque, bronze, la fleur entre les dents, la tête mollement posée sur le sein de sa Diva qui lui joue un air de guitare de sa voix suave.

 

 Le lundi 15 août,

 Orgies, bacchanales et ostentation,

De retour de quelques jours de congés je tenais absolument à vous rapporter quelques anecdotes vécues, lesquelles vont vous glacer d'effroi. Le lieu tout d'abord : La presqu'île de Saint-Tropez. J'entends déjà vos cris de réprobation, voire vos insultes se joindre à celles de Juanita Conception Hernandez qui me flanqua la tarte tropézienne que je lui avais rapportée à travers la figure. Il faut dire à ma décharge que j'étais invité.

C'est une presqu'île, où pour accéder au nirvana, c'est à dire au port et ses yachts de luxe, le plaisancier moyen devra s'armer de patience et rouler cul à cul pendant quelques heures sous un soleil implacable avec les gosses qui hurlent à l'arrière, parce que eux, les riches, ils en ont rien à foutre.

Arrivé à bon port c'est à dire un parking bondé dont le tarif horaire vous fait déjà regretter votre témérité vous allez comme le dit la chanson, piétiner pendant des heures au milieu d'une foule hagarde, de décapotables rouges ou noires remplies de blondes décolorées, de terrasses de gargotes où le surgelé est roi, en suçant une glace à l'eau et observant d'un air effaré les prix affichés des dites gargotes. Puis vous rentrerez sous votre tente des images plein la tête en pensant à l'augmentation que vous allez demander à votre patron dès la rentrée.

Vous aurez cependant manqué le nec plus ultra de la bêtise humaine que je vais vous conter maintenant. Cela se passe sur une plage célèbre, au son d'une musique électronique et sous les regards lascifs de jeunes femmes à moitié nues qui se dandinent en cadence. Quelques sybarites, généralement ventripotents, voulant faire étalage de leur fortune ou de leur stupidité, au choix, s'aspergent de champagne millésimé contenu dans des mathusalems (8 bouteilles ordinaires) sous l'oeil hilare du propriétaire des lieux dont les doigts pianotent avec virtuosité sur les touches de sa caisse enregistreuse.

Un français sur deux n' a pas pris de vacances, faute d'argent.

 

La citation du jour, qui s'impose :

La bêtise est infiniment plus réjouissante que l'intelligence, l'intelligence a ses limites la bêtise, non. 

 

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Légende superflue      

  

   Le 21 août 2011,

 Sécheresse, famine, spéculation, larme à l'oeil.....

Il y a deux ans  (le 15 octobre 2009) je vous alertais déjà sur la situation dramatique de la corne de l'Afrique, là où règne le chaos le plus effroyable, la famine la plus insupportable. Erythrée, Somalie, Ethiopie, trois pays oubliés par Déméter, la déesse des moissons, et par l'humanité entière, sauf quand la catastrophe est consommée. Alors, à ce moment, l'on assiste à une procession obscène de politiques, la larme à loeil, d'artistes en mal de notoriété, d'organisations plus ou moins humanitaires, découvrant tout à coup que des millions d'êtres humains crèvent de faim, et de maladies liées à la famine.

Le mal est fait, et il est trop tard, certes quelques malheureux seront sauvés devant des caméras opportunes, pour les actualités du vingt heures, mais les séquelles de la malnutrition sont elles, irréversibles.

Dans un an le constat sera le même, et les années suivantes. Ces contrées abandonnées, où il n'y a ni eau, ni pétrole, ni diamants, situées face aux dollars de l'Arabie Saoudite, n'émeuvent que le temps d'une famine. Et puis il y a nos banques à sauver du désastre, annoncé lui aussi, et comme pour la famine c'est l'impéritie des édiles de la planète qui est en cause, dont le démiurge du royaume des candides.

 

  Le 30 août 2011,

Révolutions confisquées et renvoi aux calendes grecques des élections, dont les résultats aléatoires effraient à priori les occidentaux.

    

L'angoisse, c'est le sentiment qui domine dans les chancelleries après les révolutions arabes. Après une satisfaction de circonstance, pas question de laisser des peuples inconscients prendre leur destin en mains et confier le pouvoir à quelque faction extrémiste. Alors pour satisfaire l'appétit de justice de la plèbe, au pays des pharaons, les caciques restés prudemment dans l'ombre organisent un procès vaudevillesque ou le rôle du cocu est tenu par le Raïs en personne.

Durant cet intermède ubuesque, où le Tyran déchu apparaît sur son lit de douleur, les oppresseurs d'hier s'organisent. Cornaqués par des occidentaux, angoissés de voir sortir des urnes un prosélyte d'Allah, tel un diable de sa boite, les hommes de l'ombre, prêts à sacrifier quelques uns d'entre eux sur l'hôtel de la probité, ourdissent quelque plan machiavélique afin d'escamoter la révolution, pour le bien du pays, l'équilibre de la région et.... leur fortune personnelle.

 

Le 10 septembre 2011

Juanita Conception Hernandez, le cerbère de l'immeuble où je gîte, remarquait d'un ton acerbe, étant une fidèle lectrice, que je délaissais cette chronique, faisant allusion  au syndrome de la page blanche dont tous les écrivains ont connu les affres à un moment ou un autre. Je lui rétorquais vertement, touché dans mon amour propre, qu'il n'en était rien, mais qu'absorber par l'écriture de mon troisième roman je n'avais plus le temps de me consacrer à la rédaction de ces histoires extraordinaires, du moins tant que celui-ci ne serait pas achevé.

Elle me considéra d'un oeil torve, puis déclara d'un ton méprisant que si le Monarque était réélu j'en assumerai l'entière responsabilité. Puis elle claqua la porte me traitant de lâche, et descendit l'escalier en claquant ses semelles de bois contre les marches, manifestion habituelle et indubitable de la fureur qui la tenait. J'ouvris la fenêtre et lui criais, alors qu'elle balayait rageusement la cour, que je reprendrai cette chronique pour le début de l'année et mettrai les bouchées doubles. Elle haussa les épaules et continua à martyriser les pavés.

 

FIN...pas tout à fait....    

 

                        

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 Pourquoi ce masque de théâtre d'esclave du IIème siècle avant notre ère ? Est-parce que ce monde est un grand théâtre où se joue une tragédie ?

 

Mercredi 2 novembre 2011

Est-ce le revirement du dirigeant grec, qui se souvient brutalement de l'existence de son peuple, et que son pays est le berceau de nos démocraties, qui me fait reprendre la plume. Non.

C'est un fait d'hiver qui m'a profondément bouleversé ce matin : Une mère de 38 ans, sans domicile fixe, a mis au monde une petite fille dans les rues de Paris. Son bébé est décédé.

Je ne peux m'empêcher de penser à l'autre petite fille, née quelques jours auparavant dans le confort douillet d'une clinique huppée du 16ème arrondissement.

Promesses non tenues, profonde injustice, misère extrême : Mai 2012.

 

Le 19 novembre 2011,

 Le syndrome de Stockolm ou la plèbe aime ses bourreaux.

Le 29 juillet 2010, pour être précis, je vous décrivais cet étrange phénomène qu'est ce syndrome de Stockolm, lequel semble toucher une bonne partie de la "populace" de ce royaume. Excusez ce terme "populace", mais il me paraît approprié lorsque je constate avec effroi, que plus le Machiavel qui dirige ce royaume, brutalise le peuple, plus celui-ci l'adule. Le dernier coup de fouet en date concernait le quatrième jour de carence : Chaque salarié victime d'un arrêt de travail verra son maigre salaire amputé de quatre jours au lieu de trois. On aurait pu penser que cette amputation provoquerait les foudres des salariés concernés, pas du tout, c'est la résignation qui prévaut, et pire, la cote de popularité du bourreau augmente.

Comprenne qui voudra lançait Paul Eluard en 1944 lorsque les prétendus "résistants" tondaient les femmes plutôt que se confronter aux tortionnaires nazis.

Le perfide a déjà pointé du doigt : le bouc émissaire (il en faut toujours un) c'est le fraudeur qui prendra la place de la femme tondue.

  D'un côté les indignés de l'autre les prosternés.

 

       le bourreau amenant son comdanné au supplice

 Bourreau menant un condamné au supplice

 

 

25 décembre 2011,

Islamophobie, romophobie, turquophobie, le Monarque ne sait plus à quel néologisme se vouer pour rameuter les suffrages des prosélytes de la fille du borgne vociférant.

La dernière trouvaille en date, celle qui fit bondir de sa bergère Juanita Conception, par crainte de subir le même sort, vu que son Franco de Général n'était pas un saint, loin s'en faut, ce sont les turcs, victimes toutes désignées, à cause de leurs têtes (de turcs). J'en conviens c'était facile.

Ainsi notre Monarque se drapant dans la dignité irréprochable de notre République appela t-il nos serviles députés à condamner le génocide arménien, puisque génocide il y a eu, c'est indubitable. Cinq cent mille voix (arméniennes) potentielles, ce n'est tout de même pas à prendre par dessus les urnes ! Vous en conviendrez.

Ainsi déclarait-il dans une envolée lyrique, toute guénolienne, que le royaume ne s'était jamais vautré dans le massacre, la barbarie du génocide, et que les mains de nos soldats n'avaient jamais trempé dans le sang d'innocentes victimes.

Sauf que l'histoire, et surtout l'histoire coloniale ne se satisfait pas d'envolées lyriques. Elle s'est bien écrite, elle aussi en lettres sanguinolentes, ce que notre Monarque  d'origine magyare (allié des turcs au VIIème siècle) ignore ou feint d'ignorer.

Car le génocide en Algérie est avéré : Politique de la terre brûlée, massacre de Sétif, ainsi qu' au Maroc, où l'armée française a été l'une des première à utiliser l'épandage du gaz moutarde par les airs sur des populations civiles lors de la guerre du Rif, massacrant plus de Vingt cinq mille civils, hommes, femmes et enfants.

Ce qui paraissait être une habile manoeuvre électorale pourrait se révéler au fil des massacres éventés, un charnier nauséabond.

 

 

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    Mohamed Abdelkrim El Khattabi - dit Abd el-Krim - Leader de la révolte des rifains

 fondateur de la république du Rif.  

 

Le 8 janvier 2012,

La course à la pucelle.

 Quoi de plus pathétique que cette course à l'échalote d'une pucelle, qui entendit des voix dans son jardin vers 1420. Le ridicule ne tuant pas, comme chacun le sait, car les hommes politiques auraient été éradiqué de la surface de la terre, notre vaillant démiurge est allé, sur son fringant destrier rendre hommage à cette Sainte, brûlant ainsi la politesse à la fille du borgne vociférant, qui en trépigne de rage. 

Comme j'éprouve la plus grande suspicion pour tout ce qui est, surnaturel, mystère, prédiction, présage, para-psychisme, miraculeux, fantastique, prodigieux, sacré, cabalistique, bref tout ce qui fait le fond de commerce  des  religions, que Conchita Juanita Hernandez * me pardonne, je me suis penché de près sur la vie de cette pucelle qui bouta les anglais hors de France en galvanisant nos troupes déprimées.

Il faut dire que ces troupes avaient des raisons sérieuses d'être déprimées, vu que leur roi Charles VII, était un fichu pleutre et qu'il descendait de Charles VI dit "Le fol" dont l'état mental laissait sérieusement à désirer.

Mais que vient faire notre Monarque dans cet aréopage ? Je vous laisse la responsabilité de votre choix....les deux !

Revenons à notre pucelle, qui comme une certaine Bernadette, 400 ans plus tard entendra elle aussi de mystérieuses voix venues du tréfonds de l'univers et que l'on s'empressa d'attribuer à Dieu (le nôtre évidemment)

La similitude entre ces deux jouvencelles est tout de même évidente, paysannes, pures, ingénues, vertueuses, pieuses.....Elles déchaineront toute les deux des invasions, de guerriers pour la pucelle,  de pèlerins mystiques pour Bernadette.

 

*Conchita est pour ceux qui l'ignorerait encore, le cerbère qui garde les portes de mon immeuble. Revêtu de sa mantille, chaque matin, telle une ombre, elle rase les murs des rues de notre cité pour faire ses dévotions à la Sainte Vierge tous les matins dès le jour venu.

 

le 20 janvier 2012,

Dégradé.

 J'ai consulté mon dictionnaire des synonymes qui me livre les mots suivants, tous plus insoutenables les uns que les autres : déshonoré, discrédité, souillé....Je passe le reste.

Miguel Cerventès disait : Un homme déhonoré est un homme mort. 

Ainsi notre guide, celui qui se vantait de nous sauver, nous, l'Europe et le monde, connaît-il la plus infamante des sanctions pour son altruisme et son action toute désintéressée,  la dégradation.

Lui dont la modestie, la probité, l'intégrité, la fraternité, sont les vertus cardinales, se retrouve au ban de la société, vilipendé, moqué, berlusconisé.

Juanita Conception ne sort plus de sa loge, la honte a rejailli sur elle, elle se sent également souillée; elle qui glorifiait sa virginité se retrouve au même rang que la dernière des prostituées.

Le peuple est abasourdi, les échotiers n'osent plus aborder le sujet, ou du moins le font-ils en ayant la pudeur de supprimer tous les A de leurs articles. C'est la moindre des choses.

La remise de la Toison d'or par son homologue ibérique, loin de le réconforter, n'a fait que l'accabler, et du haut de sa tribune il fouillait du regard la foule assemblée pour y découvrir son ami Pélias le fourbe.

 

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  La dégradation

 

Le 1er Mars 2012,

Sauvetages.

Notre thaumaturge, comme embarqué sur un esquif qui prend l'eau de toute part, tente de colmater au plus pressé les avaries que sa navigation au ras des récifs a provoquées sur notre frêle embarcation, partie à la dérive. Mais contrairement au lâche capitaine du Concordia, il a décidé dans un élan de bravoure digne de Matamore de rester sur le pont du navire et de couler avec, puisque là est le sort réservé aux téméraires dont il est le paradigme.

Ainsi muni de son gilet fluorescent il fait feu de tout bois contre ces cupides affairistes qui ferment des usines en pleine campagne électorale, ce qui vous en conviendrez tous, n'est pas le moment opportun.

Raffinerie, petites culottes, sidérurgie, aéronautique, énergie solaire....il ne se passe pas un jour où l'on ne fasse appel à ses services pour secourir ces naufragés que la misère serre déjà entre ses bras jusqu'à les étouffer.

Ah! délocalisateurs indignes, entrepreneurs mercantiles, affairistes sans coeur, prenez garde notre capitaine courage est là, bien présent, prêt à vous pourfendre (le temps de la campagne) même si vous faites partie de ses amis il n'aura aucune pitié, il ne connaît plus que ces honnêtes travailleurs pour lesquels il est le rempart ultime face à votre cupidité, dussiez-vous passer sur son corps.

C'est à ce moment pathétique de mon texte que Conchita Juanita Hernandez, qui lisait par dessus mon épaule cet éloge vibrant rendu à notre Timonier, éclata en sanglots.

 

Lundi 5 mars 2012

Tragi-comédie, bouffonnerie et pantalonnade,

Le premier vizir, suivant à la trace son maître, déclarait devant quelques échotiers suspendus à ses lèvres, avec l'air sinistre qui lui sied à merveille lorsqu'il a une communication de la plus haute importance à délivrer au petit peuple :<< La viande halal est un sujet d'inquiétude pour la population>>

Précisons à ce hobereau sarthois  où la rillette de porc  est une spécialité régionale, dont nul n'ira jusqu'à dire qu'elle provient d'un animal impur, que cet intermède gastronomique n'est peut-être pas la préoccupation première du royaume, que le chômage galopant, le pouvoir d'achat, les délocalisations.... l'emportent largement sur la façon dont sont abattus les animaux destinés à notre consommation ce dont personnellement je me moque à condition évidemment que la cruauté soit exempte du rituel.

Plus prosaïquement il se pourrait que dans un avenir proche la plupart des habitants du royaume se fiche totalement que la viande soit halal ou casher parce qu'elle n'aura plus les moyens de l'acheter.

Mais ce léger inconvénient ne semble pas avoir effleuré l'esprit du premier Vizir, plus préoccupé par son futur siège de député, pourtant promis à une adepte de la viande halal,  que par le sort de ses sujets.

 

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L'abattoir

 Le 18 mars 2012,

L'ère des apostats.

Quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à trahir leur camp, abandonner leurs amis, pour rejoindre leurs ennemis d'hier, dont les idéaux sont à l'opposé des principes qu'ils défendaient quelques jours auparavant. Les privilèges, l'argent, ou l'absence de conviction, parce que la politique est un métier et qu'ils  soient dans un camp ou dans l'autre ne leur posent aucun cas de conscience, car leur conscience ils l'ont reléguée au vestiaire des oubliettes.

Ils renient leur passé, leurs écrits, leurs critiques avec la morgue du poivrot qui promet de ne plus trinquer et se roulent dans l'apostasie et la servilité comme ces ivrognes dans leurs vomissures. Ces nouveaux prosélytes, haïs par les amis qu'ils délaissent et détestés par ceux qui les accueillent sont dans l'obligation de faire assaut de flagornerie pour convaincre. Ainsi l'on voit le zélateur, s'abaisser au pied de son nouveau monarque au point de lui lécher les pieds, et remplir sa mission avec une ardeur digne du plus servile des courtisans, et à l'occasion s'accaparer le rôle du  sycophante.

 

Vous l'avez peut être compris je ne porte pas dans mon cœur ces traitres, lesquels pour un plat de lentilles, retournent leur veste et enfilent la défroque de la trahison. Or notre république en a fait une spécialité, qui n'honore pas ces individus, mais qu'est-ce l'honneur de nos temps, lorsqu'un ministre tient des propos raciste, qu'un autre profite de la notoriété de son nom pour obtenir un maroquin, que celui-ci expulse à tout va pour obtenir une caresse de son nouveau maître, que celui-là, licencié par un podestat africain s'accroche à son poste plutôt que démissionner, et celui-ci qui avoue manger son chapeau à la réception d'un dictateur aux mains ensanglantées.

La république des hommes sans honneur.

 

 Le 19 mars 2012,

  LES MOTS.

Voici ce que j'écrivais le 28 juillet 2011.

Un homme tue des dizaines d'adolescents, dans un acte mûrement réfléchi, mûrement préparé, fomenté depuis plusieurs années, minutieusement orchestré. Par quel cheminement de pensée cet homme en est-il arrivé à mettre en œuvre cet acte effroyable ? Car avant de prendre la décision irrévocable, là où pour tous les autres déséquilibrés ce n’est que fantasme, il a bien fallu que l'idée germe et s'installe insidieusement. Qui a planté la graine ? Car cet homme n'est pas né avec un fusil d'assaut entre les mains, des mots sont entrés dans son subconscient et ont prospéré longuement avant de faire leur œuvre dévastatrice. Qui a murmuré ces mots au creux de l'oreille de cet homme ?

 

Certains dans notre royaume, pour des raisons bassement électorales, ont prononcé des mots de haine et d'exclusion envers telle ethnie ou telle autre, souhaitons que ces mots ne se soient pas insinués dans quelque esprit malléable.

J'évoquais ce jour là le terrible drame de l'ile d'Utoeya en Norvège où un déséquilibré avait tué 85 adolescents.

Huit mois plus tard une tragédie similaire se reproduit, dans notre royaume cette fois-ci.

Un homme tue, de sang froid, trois maghrébins, puis trois enfants juifs et leur professeur. Le tueur court toujours...vers quelles victimes ?

Ce qu'il y a de plus effrayant dans ce drame, c'est que ceux qui ont prononcé les discours d'exclusion et de haine feignent la stupeur devant ce nouveau massacre. Le Vizir de l'intérieur qui stigmatisait les gens du voyage, les maghrébins, l'immigré en général, avec des mots empruntés à la fille du borgne vociférant, semble être comme le pyromane: Sidéré par l'incendie qu'il vient d'allumer. Comble de l'hypocrisie, car les paroles prononcées étaient mûrement réfléchies.

je redoutais que ces mots assassins se soient insinués dans quelque esprit dérangé, je n'imaginais pas à ce moment qu'ils allaient perpétrer leur oeuvre dévastatrice dans le cerveau d'un fanatique, à notre porte.

 

Les mots tuent plus sûrement que les balles d'un fusil.

 

Le vendredi 30 mars

Le bouc émissaire.

Fidèles lecteurs et vous qui découvrez ce blog sans trop savoir comment vous avez atterri sur ces pages, un peu comme un cheveu sur la soupe.... Comme aime le souligner cette chère Conception*, je vais vous parler aujourd'hui de bouc émissaire. Chacun sait que cette coutume barbare qui remonte à la nuit des temps consistait à reporter sur ce pauvre animal tous les péchés d'Israël. Or aujourd'hui les mouches ont changé d'âne, c'est sur la communauté maghrébine que s'abat le courroux de notre Monarque qui voit là l'occasion d'estoquer son adversaire.

Chacun sait que je suis athée, et que depuis ma puberté j'ai renoncé à toute idolâtrie, restant un fidèle disciple d'Epicure. Ce qui me vaut les foudres de cette chère Conception dont vous savez la vénération qu'elle porte à l'homme mort sur la croix, mais me donne l'avantage certain d'être impartial dans la lutte que se livre deux peuples frères.

Mais revenons à notre bouc, lequel en l'occurrence porte comme l'animal une petite barbichette et subit aujourd'hui la vindicte de tout un peuple car l'un des siens à fauté.

Les pandores s'en donne à coeur joie, le bon temps des ratonnades qu'ils pensaient révolu depuis que le général n'est plus, revient, sous l'oeil égrillard de la fille du borgne vociférant et de notre Monarque réconciliés pour l'occasion.

Ce bon peuple bat des mains, le spectacle est à la hauteur de sa colère, celle qui l'étreint, et qui lui fait oublier sa propre condition, ses malheurs. De tous temps les édiles ont su manoeuvrer pour détourner la colère du peuple, comme l'on détourne le cours d'un fleuve, et désigner le coupable, un temps il s'appellait "le juif" aujourd'hui c'est "l'Arabe"

 

 

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    Le bouc émissaire

    

 

 

 

 



 

 

la michetonneuse         

 

    Vous vous demandez ce que ces jambes ensorcelantes viennent faire là. Il s'agit de la couverture de mon roman que je vous engage à acheter dans votre librairie préférée et à tempêter si elle ne l'avait pas encore !

Mais qu'est-ce une michetonneuse, me demande t-on ? Fille de joie, prostituée, courtisane, hétaïre, putain......il y a tellement de mots pour évoquer une femme qui donne son corps, sans qu'aucuns ne reflètent la réalité parce qu'elle diffère suivant le regard de chacun. A vous de vous faire votre propre opinion !

FNAC, Amazon, Cultura, Virgin......et votre libraire de quartier qu'il ne faut pas oublier.

 

SEANCE de DEDICACES LE 14 AVRIL à la librerie Maison de la presse, place Masséna, Nice

 

 

A suivre.......

 

                               

 

 

 

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