Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:38

 

 

Chronique satirique du peuple du royaume de France.

 

Journal d’un hédoniste: délires, humour…noir, et dérision.

 

29 juillet 2009,

    

 

 la michetonneuse

Avertissement :

Ces histoires extraordinaires relatent parfois, des scènes d'une cruauté insoutenable, aussi est-il préférable d'éloigner les âmes sensibles.

Elles décrivent un royaume autrefois appelé “Pays des droits de l'homme” où une caste d'oligarques s'est emparée du pouvoir. Ces hommes sans scrupules accablent une population résignée, de maux dont ils prétendent être les seuls à posséder les remèdes….

 

Cela commence le 26 juillet 2009,

 

Alors qu'une douce chaleur enveloppe notre beau pays et que quelques crétins s'évertuent à en faire le tour à vélo, ignorant que le moteur à explosion a supplanté ce mode de locomotion archaïque, je restais seul devant le clavier de mon ordinateur, et décidai subitement, sans raison, si ce n'est le soleil ou le pastis, de vous livrer mes réflexions sur ce qu'il se passe dans le monde.

Ca commence le 26 juillet, où comme je vous l'expliquais en préambule, quelques crétins tentent d'échapper à un peloton de furieux qui les rattrapera inexorablement à quelques kilomètres de l'arrivée, lorsque tout à coup apparait sur l'écran la tête d'un ponte de la chaine, la larme à l'œil, qui vient nous prévenir que notre grand timonier, notre guide suprême à nous, vient d'avoir un malaise qui l'a terrassé à la Lanterne à Versailles. Du coup me reviennent ces couplets révolutionnaires: Ah ça ira, ça ira, les aristocrates et cetera….mais restons sérieux.

Les journalistes sont consternés, l'on se demande si la course ne va pas être interrompue, et soulagement l'on apprend qu'il s'agit d'un simple évanouissement dû à une hyper activité.

Il est vrai que le Président n'est pas avare de son temps pour ce bon petit peuple qui l'adule. Il y a quelques jours il apparaissait sur ce même écran en direct sur une étape décisive où son ami américain avait accompli à trente sept ans un exploit sans précédent: courir avec une seule……. il est vrai que pour l'équilibre sur la selle ce n'est pas commode. Le Week-end suivant, défiant la couche d'ozone, il était allé à New York entendre sa diva chanter pour l'anniversaire de Mandela qui n'avait pu venir car il avait perdu son sonotone.

Vous comprendrez qu'après tout ce que fait notre timonier pour le bien être de son peuple il ya de quoi avoir un malaise…. à moins que ce malaise ce soit nous qui le ressentions. Je me demande pourquoi !

 

Le 27 juillet 2009,

 

L'effervescence est à son comble, l'incident cardiaque occulte toute autre information, dix minutes sur le JT de la une, six sur sur la deux, Pernot en bafouille, les grands reporters sont devant l'hôpital du Val de Grâce où l'on scrute le ciel pour épier la couleur de la fumée, blanche ça va, grise c'est stable, noire…… je n'ose même pas le dire. ouf c'est blanc !

Les télés passent l'information en boucle : il parle, il marche, il va sortir!

L'événement est inespéré en cette période estivale où les journalistes n'avaient rien d'autre à se mettre sous la plume que des feux de forêt dont le bon peuple commençait à se lasser.

Pendant ce temps là Opinion Way affute un sondage sur la cote de popularité de notre guide suprême que diffusera LCI, le Figaro et TF1, peaufiné et surfacturé par une officine dirigée par un certain Buisson, qui se consumait il y a encore peu, pour l'extrême droite.

 

Le 28 juillet 2009,

En ce jour morose sur la capitale, il n'y a pas d'information sur le rescapé, ce qui me glace d'effroi. Aurait-il rechuté, et puis des rumeurs circulent, surtout dans la presse anglo-saxonne, les félons. Cette presse prête à toutes les calomnies accuserait la première dame de France, notre Diva, d'avoir provoqué le malaise de notre grand timonier. Analysons sérieusement cette grave accusation : il est vrai qu'elle est, était, de gauche. Serait-elle la Poison de notre siècle commanditée par un Fabius dépité? L'enquête s'avère complexe et les éléments à charge peu convaincants.

Pendant ce temps là, alors que le bon peuple avait la tête tournée vers la Lanterne, sans penser à mal, 33 000 personnes disparaissaient, où, en France. C'est à dire toute la population d'une bonne ville comme Alençon! Incroyable!

Où sont passé les 33000 individus inscrits au pôle emploi en mai, disparus en juin alors qu'ils n'ont pas retrouvées de travail ? Personne n'a d'explication plausible. Ainsi donc notre ministre aux dents longues, par un savant tour de passe-passe nous explique que le chômage aurait connu par une opération que l'on peut qualifier d'Oudinesque une baisse en Juin.

 

Le 29 juillet 2009,

Vous avez remarqué que j'indique l'année, afin que certains ne s’imaginent que nous sommes en 1650.

Fait rarissime, selon les spécialistes des graviers de l'Elisée, des micros ont été installés sur le perron en ce jour béni de conseil des ministres. Chacun s'attend à une déclaration de la plus haute importance, voire une déclaration de guerre afin de libérer notre vaillante journaliste prisonnière de ces horribles barbus dont l'élection serait truquée car, on ose y croire, le Président de ce pays, que la presse libre de notre grand pays voue aux gémonies, contrôlerait la radio et la télévision. Ce n'est pas chez nous que ça arriverait ! me déclarait ma concierge, le balai brandi au-dessus de la tête. Je me voyais mal la contredire!

Mais revenons à ces micros insolites. Le Président s'avance sur le perron, il a le visage hâve. Chacun retient son souffle, l'instant est grave. Il commence son allocution la gorge serrée, le verbe court, et nous parle de……sa santé. Chacun se regarde abasourdi, puis, d'un manque d'essence, voilà, il va rebondir sur une pénurie de carburant dont notre bon peuple ne peut se passer. Mais non, du haut de sa mégalomanie et de ses cent soixante….six centimètres, talonnettes comprises, il nous entretient sur un ton grave de ce malaise qui a failli le terrasser et nous priver de sa lumière. Jean-Claude Bercy pleure à chaudes larmes.

Puis notre timonier se reprend, il nous déclare toujours sur le même ton shakespearien : désormais je vous dirai tout, je ne vous cacherai rien. Les micros se baissent comme pour une révérence, parce que c'en est trop, la vérité serait trop lourde à porter.

Alors un journaliste s'avance, plus téméraire ou plus obséquieux que les autres, allez savoir: « même pour vos flatulences ? » Osa-t-il, rouge de confusion. Le Président garda le silence un moment, prit une attitude digne, et répondit avec solennité : oui.

Un silence de cathédrale vint saluer ce dernier mot. Décidément ce règne n'avait rien de commun aux autres!

 

Le 30 juillet 2009,

Une nouvelle primordiale est tombée sur les écrans des rédactions: le FMI va prêter de l'argent aux pays pauvres. Que faisait-il auparavant? Le prêtait-il aux riches? J'ai toujours eu une aversion profonde pour ces institutions internationales dont la fonction première serait d'aider les pauvres, car les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Je sais, c'est un lieu commun, mais demandez à feu Bongo, ou Suesso ce qu'ils en pensent. Les seuls résultats tangibles obtenus pour aider les pauvres a été, et est, le mini-crédit, c'est à dire de petites sommes prêtées directement à ceux qui en ont besoin et l'investissent pour survivre.

Il ya un chiffre qui m'a fait dressé les poils sur le dos. En 2008, 1 français sur cent s'est retrouvé en garde à vue! Stupéfiant, non ! Tout le monde a entendu parler de la garde à vue de l'ex directeur de Libération et me vient cette question s'il s'était agit du directeur du Figaro ? Aurait-il subi le même traitement dégradant. Nos libertés si chèrement acquises, disparaîtraient-elle comme peau de chagrin? Je vais vous conter la terrifiante histoire arrivée à cet écrivain fantasque mais bourré… de talent qu'est Frédéric Beigbeder, par ailleurs excellent animateur d'émissions de télévision intelligentes ; oui ça existe!

L'extrait que je vous livre in Extenso de son dernier roman dont le titre est : Un roman français, commence ainsi :

Le 28 janvier 2008, au commissariat du VIIIème arrondissement, des fonctionnaires en uniforme bleu, revolver et matraque à la ceinture, me déshabillaient entièrement pour me fouiller, confisquaient mon téléphone, ma montre, ma carte de crédit, mon argent, mes clés, mon passeport, mon permis de conduire…..prélevaient ma salive et mes empreintes digitales, me soulevaient les couilles pour voir si je cachais quelque chose dans mon trou du cul……avant de me reconduire dans une cage de deux mètres carrés aux murs recouverts de graffitis, de sang séché et de morve.

 Dans le même temps, il venait d'apprendre que son frère était promu chevalier de la Légion d'honneur et recevrait cette haute distinction des mains du notre timonier, en personne.

Le crime de notre ami était d'avoir sniffé un peu de cok sur le capot d'une voiture, devant un établissement de nuit célèbre, bon, ça ne se fait pas, surtout lorsque l'on n'a pas que des amis ; Malraux était opiomane, et chacun le savait.

Si l'on reprend la statistique que je vous indiquais plus haut, cela fait 600 000 trous du cul à examiner par an! dégradant pour celui qui subit cette humiliation d'un autre temps, mais dégradant aussi pour celui qui la pratique. Dis-moi chéri qu'est-ce que tu as fait dans ta journée de travail ? hum……

Dans le même registre deux pauvres types prenaient 3 mois ferme pour avoir envoyé un sms à l'ex ministre de la Justice, contenant, paraît-il, des injures, alors qu'une plainte des magistrats contre cette même ministre était classée sans suite.

La Justice est elle juste? That is the question. Ne vaut-il pas mieux faire partie de cette oligarchie qui nous dirige? Demandez au jeune motard nommé Sarkozy ce qu'il en pense?

 

 

Le 31 juillet 2009,

 

Ce qu'il ya de pire dans la vie, c'est attendre la mort.

Aristote a dit : chaque fois qu'à des hommes sans valeur échoient des responsabilités. Ces derniers accordent plus de valeur aux possessions extérieures, qu'aux biens de l'âme. Or c'est pire que tout, car il se rend ridicule, celui qui se montre inférieur à ses propres serviteurs. Aristote est né 384 ans avant celui que vous appelez J.C.

Des hommes sont en colère, ils ont perdu leur travail, ils menacent, agitent des oriflammes rouges, des casquettes d'un syndicat corrompu, et partent la tête basse avec quelques picaillons dans la poche, pour qu'ils se taisent. Où est l'honneur dans tout ça.

Une photo m'a interpellé cette semaine, celle de la couverture de l'express le n° 3030 regardez bien! non pas l'ex-ministre de la Justice, qui pose dans une de ses attitudes favorites: comment, vous me photographiez alors que je ne m'y attendais pas! … non, cela n'a aucun intérêt, sauf pour les gogos, mais concentrez vous sur l'homme avec l'appareil photo à la main, derrière la portière de la voiture. Voyez l'air de mépris qu'il a sur le visage, presque de dégout. Tout un symbole!

Mais nous ne pouvions pas rester sans (bonnes) nouvelles de notre guide suprême. Nous apprenons qu'il est arrivé au cap Nègre, non ce n'est pas en Afrique, discours de Dakar oblige, mais à coté du Lavandou, là où une partie du bon peuple de France a posé sa toile. Mais bon, pour notre rescapé, pas question de camping, le séjour se passe dans une propriété estimée à plusieurs dizaines de millions d'Euros. Autre bonne nouvelle, décidemment je vous gâte, le fils de notre thaumaturge va être papa, l'héritière Darty va lui donner un rejeton, gageons que le contrat de traîtrise sera dans le berceau.

 

Le 1er août 2009,

C'est le premier jour de vacances pour notre président que l'on voit descendre prudemment les marches qui le mènent à son premier bain de mer, pourvu qu'il ne prenne pas froid et qu'il n'ait pas oublié sa bouée, sa diva le suit emmaillotée dans une serviette blanche immaculée; j'ai une pensée émue pour tous ces crétins accrochés à leurs appareils photos qui vont passer le mois d'août planqués dans les rochers afin de prendre la photo dont tout le monde se moque. Dérisoire.

Cette belle image est ternie par deux incidents dramatiques, venus assombrir ces journées idylliques; La fusion pérollienne est contrariée. Les caisses d'épargnes et la banques dite populaire, mais qui n'a de populaire que le nom, voient leur union annoncée, déboutée par le Tribunal, tout cela à cause d'un petit syndicat de rien du tout, même pas corrompu, qui s'y oppose. Un empêcheur de spéculer en rond, un terroriste du parachute doré. SUD.

L'autre incident est plus dramatique puisqu'il s'agit d'un môme de vingt ans mort au champ d'honneur, comme on dit, du 3ème régiment d'infanterie de Marine, le régiment où j'ai effectué mon service militaire dans cette bonne ville de Vannes. Mais qu'allait-il faire dans cette galère, dont une personne avisée a prononcé ces paroles sensées : on a jamais vu de forces d'occupation venir à bout d'un peuple occupé, les russes s'y sont cassé les dents. Cette personne sensée s'appelait Sarkozy, mais c'était il ya longtemps……

 

Le 3 août 2009,

 

Savez-vous ce qu'est un syllogisme? C'est un raisonnement qui contient trois propositions, la majeure, la mineure, la conclusion qui découle de la majeure à l'aide de la mineure. Je sais c'est compliqué, et moi même ai mis quelque temps à comprendre (c'est vous dire) un exemple :

Les chrétiens ne travaillent pas le dimanche, pourtant des hommes et des femmes travaillent le dimanche, donc ses hommes et ses femmes ne sont pas chrétiens. Maintenant vous savez ce qu'est un syllogisme et allez pouvoir épater vos amis.

Cette réflexion m'est venue lorsque je regardais ces gens aux regards hallucinés descendre les marches de l'église devant le bistrot où je prends mon pastis le dimanche matin. Ils donnent l'impression d'avoir vu le Christ en personne à tel point qu'ils en oublient la sébile du mendiant sur les marches, laquelle reste désespérément vide.

En ces temps calmes de presque canicule, du coup l'on va presque croire ce pauvre Allègre, qui ne doit plus tellement l'être, allègre, depuis qu'il a été recalé au concours de la traîtrise et du coup ne rentrera pas dans le gouvernement de notre guide suprême. Pour trouver de l'agitation l'on doit se rendre dans nos colonies, je veux parler de la Nouvelle Calédonie, où nos pandores se sont ramassés un sacrée branlée, puisque une trentaine d'entre eux sont restés sur le tapis. En cause le mécontentement du syndicat local dont l'action rappelle celle du LKP de Guadeloupe, que je salue au passage. Bataillé!

Outre cette nouvelle qui n'empêchera personne de dormir, on apprend que le comte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon (je vous jure que c'est son nom véritable) rejoindrait le parti de notre timonier. Voir Kouchner embrassé Monsieur le comte ça vaut son pesant d'or. Or, auquel notre petit ministre (de gauche) n'est pas insensible (dixit Bongo)

 

Le 4 août 2009,

Ne l'avais-je pas prédit dans mon billet du 27 juillet, un sondage allait sortir sur la cote de popularité de notre monarque après sa terrible défaillance vagale. CSA nous sort un sondage ad hoc : la cote de notre guide suprême explose. Les questions sont puériles, les sondés invisibles. Une petite mise au point :

CSA appartient à Bolloré ( Le fournisseur de yacht de luxe) IFOP à Parisot la patronne du MEDEF, Opinion Way à l'Elysée.

Vous avez dit manipulation ?

Le Monde, titrait censure au Maroc. En effet 2 titres dont l'excellent Tel Quel se voyaient retirés de la vente et passés au pilon pour avoir osé publier un sondage sur le roi, sondage plutôt favorable. C'est là que l'on mesure toute l'inexpérience de ce souverain et sa maladresse. Notre bon guide suprême a dépassé depuis belle lurette ce genre de conflit en distribuant les postes clés à ses amis. Plus de sondages défavorables, plus d'articles incendiaires : les médias télévisés sont sous contrôle, ce bon Vals en est la preuve et tout le monde tremble de peur de perdre sa place. Un exemple : une journaliste jolie et forte tête quitte la télé public dans des conditions que nous ne connaissons pas et entre sur une chaîne privée, I télé pour ne pas la nommer. Elle reçoit de la part d'un conseiller influent de l'Elisée des félicitations. Quels sont les sous-entendus de ces félicitations ? : Nous gardons un œil et une oreille attentifs sur toi. Voilà comment l'on obtient une presse dite libre. Ce n'est pas PPDA qui me contredira.

 

Le 5 août 2009,

En Nouvelle Calédonie les choses ne s'arrangent pas, l'état a envoyé le gros de la troupe mater ses canaques impudents qui osent défier l'ordre des blancs. Comme en Guadeloupe une image surréaliste retient l'attention ce sont ces hommes blancs caparaçonnés, casqués, boucliers déployés, matraques en l'air, et ces canaques presque en guenille, lance-pierre à la main, et même quelque sarbacanes dérisoires! On revit les conquistadors débarquant en Amérique pour pacifier les sauvages.

Mais en fin de compte qui sont les sauvages?

Pendant ce temps dans notre beau pays les bonus font à nouveau l'actualité. Chasser le naturel il revient au galop, comme disait ma concierge qui depuis qu'elle à vu l'élégance du hérisson me regarde d'une drôle de façon ; je n'ai pourtant pas les yeux bridés!

C'est la BNP qui a donné le top départ avec les 3 milliards qu'elle a engrangés ces premiers six mois. Monsieur Prout son patron expliquait que s'il ne le faisait pas ses concurrents lui piqueraient ses meilleurs traders. Mon banquier m'a pourtant sermonné en me disant quand on gagne de l'argent on commence par rembourser ses dettes. Or il me semble, si ma mémoire ne me joue pas de tour, que le thaumaturge de l'Elysée a prêté quelques milliards à cette banque, lesquels ne lui appartenaient pas à lui non plus, puisque c'est ce bon peuple, qui magnanime, a sauvé les banques avec l'argent durement gagné au travail. Rappelons, histoire de passer une mauvaise nuit, que la dette du pays est passée de mille cent milliards à plus de mille cinq cents milliards en l'espace de deux ans.

Vous voulez que je vide des caisses qui sont déjà vides ????

 

Le 6 août 2009,

Dans les revues humoristiques, lesquelles font des choux gras de notre grand timonier, je remarque les noms dont on l'affuble et ne manque pas d'originalité, passons sur les patronymes faisant référence à sa taille, c'est mesquin, mais des appellations comme Sarkodonozore ou sarkodanapale me font rire elles témoignent d'une érudition au-dessus de la moyenne car que je suis inquiet, je vous l'avoue devant la recrudescence de la bêtise. Oui notre peuple qui était un des plus brillant en Europe devient l'un des plus stupides et cela ma désole, pauvre Voltaire, Rousseau, Diderot, Montesquieu, D'alembert, ce siècle des lumières où notre beau pays rayonnait avec l'Italie, alors qu'aujourd'hui il n'est question que de télé réalité burlesque, d'émissions berlusconiennes, et d'abrutissement des masses pour mieux régner.

Plus drôle, notre chef suprême dans un grand élan de magnanimité a décidé de voler au secours de cette soudanaise qui risque quarante coups de fouet pour avoir porté un pantalon. Après Ingrid, Florence séquestrée au Mexique, Clotilde incarcéré en Iran c'est Loubna dont notre thaumaturge national et international, prend le destin en main. Cette fois dans un grand élan d'altruisme et après tous ses échecs, il a offert son corps devenu sculptural au supplice du fouet à la place de la journaliste; il n'y avait qu'un grand chef d'état pour se sacrifier ainsi.

Parce que le Président du Soudan, ce bon Omar al Bachir, est d'un autre niveau dans le despotisme, rien à voir avec ces petits roitelets européens, non, lui c'est le sublime dans l'horreur, condamné par la cour internationale de justice pour… (Prenez votre respiration) :

Meurtres, extermination, transfert forcé, tortures, et viols,

Ce qui n'empêche pas cette créature de se pavaner dans les réunions internationales et certains comme notre bon Omar Bongo, lui serrer la pince. Entre Omar vous me direz c'est normal. J'ai gardé Bongo en vie uniquement pour cette plaisanterie éculée, mais qui m'amuse toujours. Rassurez vous il est bien mort. Alors vous parlez! Quarante coups de fouet pour al Bachir ça équivaut à 1 heure de colle chez nous!

 

Le 7 août,

Willy de Ville nous a quitté, lui qui avait repris le fameux hey Joe sur un air de marriachi et dont les paroles disaient, “Hey joe t'en va pas comme ça” à cinquante cinq ans sans dire au revoir en plus!

Les génies meurent trop jeunes, vous avez remarquez ? Morrisson , Otis Redding, Jimmy Hendrix, Janis Jopling, john Lennon, et nos poètes Oscar Wilde, Edgar Poe, Arthur Rimbaud, Baschung…..que ceux que je ne cite pas me pardonne. Pourquoi le génie se termine t-il souvent par un destin tragique et nous laisse pantois devant un monde de bassesse et de médiocrité, qui se regarde le nombril ?

L'AFP, agence France presse, institution vénérable issue de la résistance, nous distillerait des informations tronquées, voire amputées. L'offensive du gouvernement, (quand on dit gouvernement il faut comprendre chef suprême, inutile de le rappeler à chaque fois) l'hiver dernier porterait-elle ses fruits? En effet le gouvernement (c'est qui?) avait demandé à son peu charismatique Président, Pierre Louette (qui craignait de se faire plumer) de réfléchir à un changement de statut afin de faire entrer quelques actionnaires (on devine lesquels). Maîtriser l'information de A à Z quel despote n'en a pas rêver, distiller dans les oreilles du bon peuple une information éviscérée, tamisée, dans laquelle il n'y aurait aucune note discordante. Le rêve. Vous en rêviez, notre guide suprême aussi !

 

Le 10 août 2009,

Le procès de Clotilde capte toutes les attentions, et l'on voit son visage grave enveloppé dans un foulard, frappé de stupeur devant ce qui lui arrive. Pendant ce temps là le petit ministre de l'extérieur, fulmine et ne tarit pas de déclarations outragées. Je lisais un rapport sur la répression dont ont été victimes les opposants à la démocratie iranienne dont Amaninedjad est le digne représentant. Cet homme de petite taille, et son aspect chétif, n'est pas sans rappeler de mauvais souvenir. Il faut regarder ses yeux, petits et mesquins, mais dans le fond desquels brille le fanatisme.

Certains manifestants opposés à la réélection de cet homme ont subi dans les geôles de la démocratie iranienne les pires sévices. De jeunes hommes et jeunes filles ont été violés dans les pires conditions, avec une barbarie digne d'un autre siècle. An nom de quel dieu peut-on se livrer à de tels actes de sauvagerie que même les animaux répugnent? Quelle religion permet ces crimes?

Je revoie sur scène leurs grands prêtres, au visage angélique, tendre la main pour qu'on leur baise les doigts, dégoulinant de sang et d'excréments.

J'exècre les religions et leurs serviteurs fanatiques, et me félicite d'être un nihiliste convaincu et lorsque je relis les quelques lignes d'horreur que je propose à votre réflexion d'hommes libres (pour l'instant) je psalmodie : Ni dieu, ni maître.

 

Le 11 août 2009,

 

Pas grand chose à mettre sous les touches de mon clavier. Sauf que notre dette s'est alourdie de 82 milliards le mois dernier et que le maire de Chantilly, et accessoirement ministre du budget, me semble-t-il, nous explique que c'est la faute à la crise. Il faudra bien pourtant que l'on trouve un moyen de colmater ce tonneau des Danaïdes à un moment. Ce ministre qui se targuait d'être un économiste averti céderait-il au chant des sirènes et nous mènerait-il vers une mort annoncée, comme ces marins de la mythologie. Est-il un adepte d'Oscar Wilde qui disait que le meilleur moyen de résister à la tentation…c'est d'y céder.

Cette nuit était la nuit des perséides (étoiles filantes pour les ignares) je suis resté un bon moment sur ma terrasse, sans en voir une seule, si les astronomes imitent nos politiques c'est vraiment à désespérer.

 

Le 12 août,

Savez vous ce qu'est le “dark tourism” ce sont des gens comme vous et moi, enfin presque, qui vont visiter pendant leurs congés, des sites où a eu lieu des catastrophes en tous genres, des cimetières, des prisons, des lieux de torture ou des camps de concentration. Si pour certains il est question d'un devoir de mémoire, pour beaucoup d'autres il s'agit d'un voyeurisme exacerbé. Par exemple, un des pèlerinages privilégiés en Chine est de se rendre dans la province du Sichuan où un séisme a frappé, entraînant la mort de dizaine de milliers d'individus. Eh bien c'est devenu un site où les cars de tourisme déversent chaque jour, des centaines de personnes venus photographier les décombres où sont encore enseveli des milliers de cadavres. L'on apprend que tchernobyl, ou les locaux de la STASI (police politique de l'ex Allemagne de l'est) font l'objet d'excursions de ces drôles de touristes. Morbide, non!

L'Aquila, le nom de cette ville en Italie me revient en mémoire et heurte mes neurones. Cette ville a été durement touchée par un tremblement de terre le six avril. Il y a plusieurs centaines de victimes et des milliers de sans abris. C'est dans cette ville dévastée que le G8 s'est tenu 3 mois plus tard sur une initiative pour le moins surprenante du non moins stupéfiant Berlusconi. Les sinistrés qui étaient installés dans des campements de fortune avaient inscrit en lettres hollywoodiennes sur la colline surplombant la ville : yes we camp. En référence à l'hilarant humour berlusconien et au slogan de ce bon Obama. Cependant les images de ce sommet inutile, m'ont particulièrement choqué, l'on y voit à maintes reprises les chefs d'état les plus puissants du monde, du moins le pensent-ils, se congratuler, se taper sur l'épaule, se tordre de rire et notamment notre petit monarque plié en deux, ça fait peu de centimètres, dans les bras du cavalière. Je m'interroge sur l'opportunité de cette rigolade, pas vous?

 

Le 14 août 2009,

Que ce passe t-il en Afghanistan ? Est-ce que le candidat à la magistrature suprême avait raison lorsqu'il déclarait qu'aucune force d'occupation ne viendrait à bout de la résistance afghane, qui avait bouté hors de son territoire les troupes de l'ex URSS. Car tous les observateurs sont pour une fois d'accord les forces de l'Otan sont sur le point de perdre la guerre dans ce pays face à des guerriers mal armés, peu disciplinés, mais pugnaces. Quel est la raison de ce cuisant échec? la corruption. Voilà ce qui ruine les moyens énormes mis en œuvre pour terrasser les Talibans et les chefs de guerre afghans.

Il faut voir les villas a un million de dollars qui ont poussé comme des champignons vénéneux dans le nouveau quartier huppé de Kaboul, les 4×4 flambant neuf qui y circulent sous l'oeil bienveillant de Hamid Karzaï, Président des corrompus. Il faut voir ces centaines d'ONG qui ne sont présentes que pour ramasser l'argent gaspillé par l'occident. Un reportage édifiant proposé par Canal + montrait les malversations de l'ensemble des dirigeants de ce pays. Une école devait être construite, les fonds était versés, le reporter trouva sur le terrain où celle-ci devait être élevée… un panneau publicitaire avec la photo de l'école. Alors le peuple las de se faire duper, spolier, n'a que ce choix : la peste ou le choléra.

 

Le 16 août,

Rassurez vous il n'ya pas eu de nouvel incident vagal, ni de noyade, tout va bien de ce côté là, du moins je le suppose, non c'est que définitivement je n'ai rien d'une crêpe et que me tourner et retourner sur des grains de sable n'est pas ma tasse de thé, selon l'expression favorite de ma concierge.

Je voulais revenir sur l'Afghanistan, vous pensez immédiatement : mais que vient-il nous les casser avec ce pays, n'a t-on pas suffisamment de problèmes dans le nôtre ! Certes ! Mais quelques réminiscences du passé sont venues me hanter lors de mon sommeil. Je m'interrogeais et subitement m'est revenu du fin fond des entrailles de mon cerveau embrumé, un roman : Les Cavaliers, dont l'auteur est le grand reporter, romancier, compositeur, académicien, résistant, homme de bien, je veux parler de, mais vous l'aviez deviné : Joseph Kessel.

C'est le souvenir de ce roman que j'ai lu dans ma jeunesse chaotique, qui m'a inspiré ces lignes précédentes, pleines de rancœur et de fiel, parce qu'il m'était resté dans l'esprit, ce peuple fier que décrivait Kessel, ces us et coutumes, ses jeux dont le Bouzkachi (ancêtre du polo) sa liberté et sa joie de vivre avant que ne s'abattent sur lui les ténèbres, plus ravageurs qu'un nuage de crickets géants sur un champ de blé. Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les années 1520 lorsque Cortès, chef des conquistadors espagnols, débarqua au Mexique et anéantit le peuple aztèque, exterminant le peuple, le clergé, les scribes, les dignitaires, et, surtout la civilisation aztèque. Car ces conquistadores dont certains s'enorgueillissent encore, ont détruit des trésors inestimables, écrits, monuments, totems, ceci au nom du dieu des chrétiens. N'y a t-il pas une certaine similitude entre ces deux évènements? Et si l'on s'interrogeait sur la raison de ce déferlement de calamités qui s'abat sur ce pays depuis plus de trente ans ? Ne serait-ce pas le trésor des Afghans ? Celui dont le prix au kilo vaut plus que l'or : l'opium !

 

Lisez ou relisez : Les cavaliers de Joseph Kessel…même sur la plage.

 

Le 17 août 2009,

De nos jours les médias bien informés classent tout, les hommes les plus fortunés, les peuples qui font le mieux l'amour, les entreprises les plus entreprenantes, les hommes ou les femmes les plus appréciés par notre bon peuple. Le classement paru dans un journal à emballer le poisson, selon une expression favorite de ma concierge, donne Mimi mathy en troisième position. Tiens, me dis-je si c'est un classement par taille notre monarque à talonnettes devrait se trouver en bonne position, je furète vers les places suivantes…rien, je me dis alors que comme pour la justice, il est hors compétition, eh bien non! je le trouve misérablement installé à la quarante deuxième place. Ébahi je soupçonne qu'entre la troisième et la quarante et unième place il n'y a que que des comparses de grincheux. Mon ébahissement se transforme en stupéfaction lorsque je découvre l'ex-employeur fictif de la Mairie de Paris se pavanant à la vingt-neuvième place! Les bras m'en tombent! et jette de dépit ce canard, là où il devrait être, à la poubelle, car comme chacun le sait l'on n'emballe plus le poisson dans ces torchons… ce n'est pas hygiénique.

 

Le 18 août,

Woodstock a quarante ans, les organisateurs attendaient 65000 énergumènes ils vinrent à 600 000, tous plus délirants les uns que les autres. Ce fut un déchaînement d'impudence, d'impudeur, de libertinage, de liberté, de joie de vivre tout simplement. Les feuilles de choux bien pensantes se sont indignées, tout en regardant par le trou de la serrure, évidemment, et ont sorti tous les clichés que le bon peuple voulait entendre et voir: la boue, la drogue, le sexe. Le mouvement beatniks issus de la Beat Génération (mouvement littéraire et artistique) s'attiraient les foudres des politiciens tandis que ce bon Nixon déversait des tonnes de bombes au napalm sur les petits hommes jaunes en toute bonne conscience. Sur scène s'était du délire, mais du bon délire, tandis que Joe Cocker commençait à forger sa réputation, un guitariste de génie imitait les déflagrations des bombes sur l'hymne américain.

Passé ce moment de nostalgie, qui me submergeait, que chacun se rassure je suis bon nageur, une interrogation totalement inepte est venue traverser mon esprit. Combien d'années les Etats Unis d'Amérique ont-ils passé à guerroyer sur cette planète depuis le début du vingtième siècle ? Certes il y eut des guerres légitimes, où la liberté du monde était en jeu, puis d'autres totalement arbitraires, comme le Vietnam, l'Irak, l'Afghanistan. Près de trente ans! Sans compter les petits conflits locaux. Ça laisse rêveur! Combien de morts, de tonnes de bombes, de dollars? …..Mamadou arrête de regarder le ciel, il n'y a rien pour toi.

 

Le 23 août 2009,

Excusez moi, mais j'étais à Berlin pour contempler ce surhomme venu de la Jamaïque, c'est la raison pour laquelle je n'ai pu vous communiquer, ces derniers jours, mes dernières réflexions philosophiques sur le monde (en toute modestie).

Car de surhomme j'en avais laissé un au Cap Nègre, il est vrai qu'il courre moins vite et surtout est de santé plus aléatoire. Je lisais donc la presse spécialisée dans l'apologie de notre guide suprême, lorsque que je tombais sur un nouveau sondage accordant une cote de popularité plus que flatteuse à notre monarque. Je m'interrogeais sur l'identité de ces gens qui admire cet individu, qui s'effondre dès qu'il trottine sous le soleil, alors que qu'Ussain, lui, explose les records sous ce même soleil. Car dès que notre monarque a le moindre “pet de travers”, suivant une expression consacrée de ma concierge, sa cote atteint des sommets jamais égalés. Est-ce que ce bon peuple serait trop sensible? Mais qui sont-ils, ces sondés, que l'on affuble de cette formule ”échantillon représentatif de la population” personnellement, je n'apprécierai que moyennement faire partie du troupeau.

Contrairement à l'idée reçue ce ne sont pas les plus aisés qui forment le gros de la troupe des laudateurs, ce serait trop réducteur. Ce sont les pauvres les plus idolâtres, les plus exaltés, curieux non! Aviez vous remarqué que les plus mystiques sont également les plus pauvres, regardez ces foules en haillons s'empresser autour de la vigie de la chrétienté, édifiant. Curieuse propension à adorer un capitaine qui vous mène droit vers les écueils que sont le chômage, la pauvreté, l'exclusion. Je connaissais le syndrome de Stockolm, pas celui de Neuilly. Mais qu'importe ces signes extérieurs de richesse, notre “échantillon représentatif” se l'approprie avec ferveur, il est en vacances sur le même yacht, se promène main dans la main avec la Diva à la Lanterne, soupe au Fouquet's, part en week-end au Cap Nègre. Ces gens sont heureux, même s'ils ne reçoivent pas le chèque cadeau du fisc à la rentrée.

Le Fouquet's est devenu un monument que l'on vient photographier au même titre que le pont de l'Alma, mais évidemment pas question d'y entrer, la crédulité de ce bon peuple a des limites, un café à cinq Euros faut tout de même pas les prendre que pour des électeurs!

 

Le 25 août 2009,

Un prophète. Je n'ai jamais eu l'intention de me faire passer pour tel, je préfère messager, c'est moins présomptueux. Je voulais vous entretenir du FILM qu'il faut voir, car il y a une éternité que je souhaitais aborder ce scandale qu'est l'univers carcéral, mais trop sensible je n'osais pas. Notre guide suprême s'est même fendu d'un commentaire lors de la réunion ubuesque de Versailles en lançant avec des trémolos dans la voix “que nos prisons étaient une honte pour la république” je me pose la question : pourquoi a t-il envoyé autant de monde derrière les barreaux! Et que fait-il pour remédier à cette situation infamante, indigne, dégradante. Rien. Je suis de mauvaise foi, la ministre de la justice vient de décréter l'abolition des cordes, des draps indéchirables et des disques de Céline Dion en prison, afin d'éviter les suicides. Renversant. L'on tient à garder nos détenus en vie pour qu'ils se délectent jusqu'à la lie de cet univers poisseux. Surpopulation, drogue, racket, viols, vol, école du crime, fabrique de véritables délinquants…..vous n'êtes pas dans une dictature exotique, c'est l'univers de la population carcérale en France. Car lorsque vous vous appelez Mohamed et que sur votre casier il y a inscrit : deux mois de prison pour vol, que reste-t-il comme échappatoire : la récidive et le cercle infernal débute, inexorable.

Savez-vous où les prisons sont les plus accueillantes : L'Espagne, pourquoi ? Parce que du temps de la dictature de Franco une bonne partie de la classe politique ayant accédé au pouvoir après la mort de ce fasciste, a séjourné dans les geôles franquistes, et en souvenir des ces séjours malodorants a entrepris en toute urgence la construction de prisons modernes. Cela ne vous donne pas une idée ? Et si l'on incarcérait nos politiques!

Un prophète de Jacques AUDIARD.

 

Le 27 août 2009,

Nous sommes tous manipulés. Je n'arrive toujours pas à croire que notre pays, qui était un exemple aux regards du monde en matière de démocratie, de droits, de libertés, de pensées, soit devenu cet état amorphe, dirigé par une clique de manipulateurs qui a parfaitement analysé les strates de notre population. Comment en est-on arrivé là, comment certains démocrates ont-ils tourné casaque pour s'afficher la morve au nez dans le camp des illusionnistes?

L'argent, la soif du pouvoir, perdu pour certains, la couardise, la peur, la vengeance. Certainement un condensé de tous ces maux. Mais revenons à l'accession au trône de notre nouveau petit monarque. Comment cet homme ordinaire, sans talents particuliers, est-il arrivé au pouvoir suprême. Par une analyse poussée du corps électoral français. Ses collaborateurs ont remarqué qu'il était vieillissant. Toute la campagne et la précampagne (souvenez-vous ses déplacements médiatiques, ces journalistes dans la charrette de la honte en Camargue, ces karchers, ces racailles… ) ont ciblé cette couche de la population. Voilà que j'écris comme un publicitaire maintenant.

Les médias et en première ligne TF1 chaîne unanimement regardée par les anciens, (mimi mathy, une femme d'honneur, et J.P. Pernaud) sont depuis belle lurette sous contrôle.

Le leitmotiv de la propagande sera la sécurité (beaucoup de nos anciens ont les yeux de Chimène pour l'extrême droite) les sauvageons sont devenus des racailles, vecteurs d'armes de drogues, et ….d'insurrection (l'explosion des banlieues, vieux fantasme de droite) et les valeurs que l'on pensait d'un autre temps : travail, famille, patrie, ressurgissent. Ça fait froid dans le dos. Ajoutez à cela les cadeaux pour les entreprises (la pub pour TF1) le paquet fiscale pour les amis, les marchés d'état pour les copains (Bolloré) la collusion des officines de sondage et le tour est presque joué, d'autant que l'adversaire était affaibli. Une partie des couches populaires se laisse séduire, elle le regrettera amèrement. Mais le mal est fait, un retour en arrière semble impossible. Tous les rouages de la société sont sous contrôle :

Médias (les directeurs de chaînes des télévisions publiques sont nommés par l'Elysée) les journalistes sont sous pression : menaces, contrôles, départs. Il y a comme un relent d'ORTF en plus subtil, plus pervers, parce que la menace plane, mais elle n'est pas concrète, d'où l'autocensure. Il faut bien payer les traites à la fin du mois! Le journaliste ne peut être impartial à partir du moment où il doit rendre des comptes à sa hiérarchie, à l'audience, au pouvoir qui veille.

Justice : suppression annoncée du Juge d'instruction (plein pouvoir au parquet) Poursuites arbitraires : de Villepin et Mohamed qui n'a pas d'avocat, pris dans une manifestation, jugé à la va-vite, à la chaîne. lui ou un autre, de toute façon il se ressemble tous! Arrestations arbitraires : Julien Coupat, Philippi, les sans papiers et ceux qui leur viennent en aide.

Les assemblées : charcutage électoral (11 députés pour les français de l'étranger ! et 1 pour les réfugiés en Suisse.

Conseil d'État, Constitutionnel, CSA, académie française (je plaisante……quoique)

Nous avons tressé la corde pour nous pendre! Au secours!

 

Je reviens on sonne à la porte…….

 

Ouf ! ce n'était pas la police, juste ma concierge qui me demandait ce qu'était un leurre. Un leurre lui répondis-je, est un artifice, un moyen d'attirer et de tromper. Prenons un exemple, la burqa, qui n'est portée que par une centaine de femmes en France, et n'est donc pas une affaire d'état, a pourtant défrayé les chroniques de ces bons journalistes durant quinze jours, alimenté les conversations au café du commerce tout l'été. C'est le principe de gouvernance de notre guide suprême : jeter un sujet de société aux journalistes, comme l'on jette un os à une meute affamée, et pendant ce temps là quelques malins tripatouillent le découpage des circonscriptions ou sortent une nouvelle loi scélérate qui vient encore rogner nos libertés (pour le bien de tous évidemment) Mais c'est infâme me dit-elle en rajustant ses bas qui tombaient sur ses pantoufles. Elle tourna les talons et rejoignit sa loge en maugréant.

Qu'il est touchant ce bon petit peuple, touchant de crédulité, voilà qu'on leur donne en pâture 3000 contribuables indélicats, qui ont planqué leurs économies chez les Helvètes. 3000, pourtant du même camp que notre monarque, 3000 sacrifiés sur l'autel de l'indice de popularité. Ne serait-ce pas un leurre de plus ?

 

Le 4 septembre 2009,

Nos chères petites têtes blondes et têtes brunes aussi ont repris le chemin du savoir, je ne saurai que trop insister pour vous encourager à vous cultiver à tout âge. Regardez ce pauvre Chatel, tout le monde se moque de lui et de son orthographe plus qu'hésitante.

Quelques chiffres histoire de vous faire passer un mauvais week-end :

109 milliards : c'est le déficit du budget sur douze mois (à ne pas confondre avec la dette publique)

1250 milliards : dette publique : la votre, soit environ 20 000 Euros par français

2,6 millions c'est le nombre de chômeurs de catégorie A soit 9, 1 pour cent et 9, 5 avec nos amis d'outre mer, stupéfiant, l'on compte nos départements dans les statistiques lorsque ça arrange ! pour les médailles notamment. Les emplois précaires ne sont pas pris en compte évidemment.

17 350 : C'est le nombre d'expulsés depuis le début de l'année, et l'on voit le ministre félon parader sur les écrans pour exprimer son immense satisfaction d'expulseur en chef, avec son regard fureteur, et son menton fuyant tel cet apôtre dans la cène de Vinci, celui qui est à l'extrême droite…cherchez.

Je vais vous apprendre un nouveau mot : impéritie.

Deux noms barbares tintent à mes oreilles depuis quelques temps, ce sont Flash ball et Taser, au début je pensais qu'il s'agissait de jeux pour consoles japonaises. Pas du tout, ce sont des jeux pour adultes, des saloperies qui blessent et tuent que nos dirigeants inconscients confient à des novices, pour rassurer le bourgeois qui vote à droite. Droit, comme l'œil perdu par ce malheureux metteur en scène. Qu'importe les bavures, l'indice de popularité grimpe, ça vaut bien quelques organes.

 

Le 9/9/O9

Il paraîtrait que cette date porte bonheur, quelques chinois se marient à cette occasion, souhaitons longue vie à ces unions et rappelons leur que le divorce n'a pas cours dans ce pays, sauf rares exceptions réservées aux classes privilégiées. Car même sous une dictature qui se prétend communiste, il y a des privilégiés dont les membres ont droit à une ristourne fiscale en fin d'année. Ce n'est pas chez nous que ça arriverait!

J'en reviens à notre prédateur de la couche d'ozone qui courait ces jours ci vers le pays du foot. Je veux parler du Brésil. Qu'allait-il faire dans ce pays émergent, qui justement a quelques difficultés à sortir la tête de la misère. Vendre des rafales, non pas du vent, mais des avions de combat dont aucun pays ne voulait, pas même le Maroc. Qui, à ce jour en voudrait à ce beau pays au point de l'attaquer à part quelques clubs de foot de notre continent pour kidnapper leurs talentueux joueurs ? J'entends des voix s'élever et crier le PSG. Restons sérieux. Alors que plus des trois quart de la population vit dans des conditions misérables, voilà que ce Lula que l'on pensait sensé se lance dans la course aux armements et dépense une fortune pour des fers à repasser volants, alors que son peuple crie famine. Est-ce bien raisonnable!

Le délit de sale gueule ne touche pas que mes amis maghrébins, figurez vous qu'un rustre accusé du meurtre de deux jeunes femmes, se fait la malle dans une boite en carton au nez et à la barbe de matons sidérés. Il crie une innocence que personne n'entend, parce que c'est le coupable idéal et comme je le disais en préambule : il a une sale gueule.

Un, qui a une belle gueule c'est ce cher Galouseau de Villepin, qui pourtant est dans de sales draps, c'est qu'il a un roquet hargneux agrippé à ses basques qui ne le lâchera pour rien au monde. Mais je vous en reparlerai prochainement car le procès qui s'annonce ne manquera pas de nous divertir. Sauf ce pauvre Galouseau qui risque la geôle pour avoir mouillé un inconnu nommé Nagi Bocsa. Drôle de nom ! Espérons que nos valeureux pandores ne chartérisent pas tout ce qui ne s'appelle pas Dupont ou Durand!

 

Le 13 septembre,

L'ère des apostats.

Quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à trahir leur camp, abandonner leurs amis, pour rejoindre leurs ennemis d'hier, dont les idéaux sont à l'opposé des principes qu'ils défendaient quelques jours auparavant. Les privilèges, l'argent, ou l'absence de conviction, parce que la politique est un métier et qu'ils soient dans un camp ou dans l'autre ne leur posent aucun cas de conscience, car leur conscience ils l'ont reléguée au vestiaire des oubliettes. Ils renient leur passé, leurs écrits, leurs critiques avec la morgue du poivrot qui promet de ne plus trinquer et se roulent dans l'apostasie et la servilité comme ces ivrognes dans leurs vomissures. Ces nouveaux prosélytes, haïs par les amis qu'ils délaissent et détestés par ceux qui les accueillent sont dans l'obligation de faire assaut de flagornerie pour convaincre. Ainsi l'on voit le zélateur, s'abaisser au pied de son nouveau monarque au point de lui lécher les pieds, et remplir sa mission avec une ardeur digne du plus servile des courtisans, et à l'occasion s'accaparer le rôle du sycophante.

Vous l'avez peut être compris je ne porte pas dans mon cœur ces traitres, lesquels pour un plat de lentilles, retournent leur veste et enfilent la défroque de la trahison. Or notre république en a fait une spécialité, qui n'honore pas ces individus, mais qu'est-ce l'honneur de nos temps, lorsqu'un ministre tient des propos raciste, qu'un autre profite de la notoriété de son nom pour accéder au poste de ministre, que celui-ci expulse à tout va pour obtenir une caresse de son nouveau maître, que celui-là, licencié par un podestat africain, s'accroche à son maroquin plutôt que démissionner, et celui-ci qui avoue manger son chapeau à la réception d'un dictateur aux mains ensanglantées. La république des hommes sans honneur.

ça soulage!

 

Le 19 septembre 2009,

Il y a eut ces derniers temps deux affaires pour le moins étrange, qui ont pour le moins, titiller mon sens de la justice et de l'équité. C'est tout d'abord cette affaire Julien Coupat et ce que les journalistes se sont empressés d'appeler “l'ultra gauche” singeant ainsi la ministre, comme ils en ont pris l'habitude depuis que le petit énervé est au pouvoir. Vous trouverez après ce paragraphe iconoclaste le début de l'interview de Coupat accordé au Monde alors qu'il est encore embastillé pour “atteinte à la sûreté du territoire et terrorisme” rien que cela. Ben Laden n'a plus qu'à bien se tenir, sa place de terroriste N° 1 ne tient plus qu'au fil ténu reliant la bêtise à l'impéritie. Mais je vous laisse lire et vous reprends après l'intervention de J. Coupat.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ? (LE MONDE) Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs “prisons du peuple” en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des “services”, là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Je reprends le clavier……

C'est ainsi que l'on arrête les gens dans notre belle démocratie, pour faire bonne mesure l'on casse tout chez eux. Je vous conseille de lire dans son intégralité cet interview où Coupat fait étalage de sa culture et de ses convictions politiques, lesquelles ne manquent pas d'intérêt.

Ce qu'il faut retenir de cette malheureuse affaire c'est le fiasco de la Ministre, qui s'est couverte de ridicule en cette occasion, comme si elle en avait besoin….d'occasions. En effet J. Coupat a été relâché, et est devenu un héros, le livre (l'insurrection qui vient) objet de la détention, entre autres motifs, de Coupat est devenu un best seller.

Il convient tout de même de considérer le tort qui a été fait à cet homme (garde à vue, plusieurs dizaines de fouilles au corps, trou du cul compris, plusieurs mois de prison, assignation à résidence etc….) uniquement parce qu'il ne pense pas comme le troupeau, et qu'il a des lectures malsaines. Mais il fallait jeter en pâture un coupable (n'importe le quel, de préférence de gauche) à ce bon peuple qui réclamait une tête, pour avoir osé s'en prendre à ce qui représente notre fierté nationale: le train à grande vitesse.

 

Le 22 septembre 2009,

1er jour de l'automne, et les sanglots longs des violons blessent mon cœur d'une langueur monotone (Verlaine)

Le violon ce sont les présumés corbeaux qui ont manqué le connaître, si au bout de deux ans d'enquête acharnée nos fins limiers n'avaient démasqué le véritable pourvoyeur de lettres anonymes, celui qui faisait vaciller les fondements de la république, trembler les politiques qui avait doublé le nombre de leur gardes du corps à l'instar de l'apostat Besson, saliver les journalistes et peut être provoqué le malaise de notre grand timonier, va savoir! Ce corbeau n'est autre….qu'un pauvre handicapé au chômage affligé de troubles neurologiques ! Ce pauvre type aurait tenu la crème de notre vaillante maréchaussée en haleine durant deux ans ! Les bras m'en tombent me susurrait ma concierge en me tendant mon courrier.

Ainsi les aficionados du tir aux pigeons vont pouvoir reprendre leurs activités ludiques le coeur léger, la conscience apaisée, le vilain volatile est sous les verrous, pour faire bonne mesure nos vaillants policiers ont également appréhendé son épouse, des fois que…

J'ouvre une enveloppe provenant de l'Hérault, à mon grand étonnement, dont la forme est bizarre, avec un renflement dans le fond. Je scrute le visage livide de ma concierge, mes mains tremblent légèrement et stupeur je sors de l'enveloppe une plume noir de jais. Ce serait-on trompé de volatile, le vrai croasserait-il toujours en liberté, cette plume serait-elle un signe de ralliement?

Bientôt, comment l'occulter, je vous parlerai du fameux procès, le bellâtre contre le rachitique; pour le moment nous n'en sommes qu'aux rounds d'observation, rien de déterminant. Mais ça va saigner!

 

Le 25 septembre 2009,

Qu'avais-je prédit !

Coupable ! guilty ! colpevole ! schuldig !

Ce mot couperet, tranchant comme le fil de la lame de la guillotine est tombé et résonne encore dans la salle du palais de justice à l'ambiance pourtant feutrée. Il n'y a plus de procès, plus d'auditions de témoins, plus de plaidoiries, plus que le néant d'une justice vidée de son sens de sa substance même, le chef de toutes les instances de ce que l'on appelait dans les temps anciens une démocratie, a donné son verdict : coupable !

L'écume encore au bord des lèvres il s'en prit ensuite à la directrice de l'information, qui n'informe pas selon ses caprices, car il est le monarque absolu et règne sur les contrées obscures de l'omnipotence où nul ne peut relever la tête sauf les sycophantes.

Le croc de boucher est prêt qu'on y empale les coupables. Bon appétit messieurs les démocrates !

 

Le 30 septembre 2009,

Besson, le félon, a encore fait des siennes. L'équipe hilarante d'action discrète de Canal a été arrêtée par la maréchaussée pour avoir osé se moquer du transfuge. C'est bien connu les apostats n'ont pas d'humour, ou ils rient jaune couleur de la casaque qu'ils ont revêtue le jour de leur félonie.

Cependant cet hérésiarque nous révélait devant les micros la “délicatesse” avec laquelle les pandores avaient délogé ces malheureux migrants, de leurs taudis de cartons aux abords de Calais. Les images étaient convaincantes, la délicatesse n'était que de la tendresse, celle dont on se sert pour châtier, d'où l'aphorisme : qui aime bien , châtie bien. Appliqué à la lettre par ces policiers débordant de tendresse.

Quelques jours plus tard, patatra ! Cette très médiatique intervention, qui m'en rappelle une autre….du coté d'Argenteuil, souvenez-vous! N'aura servi à rien. Comme la marée ils sont revenus, aussi nombreux, plus désespérés, car ils n'ont plus de toits, les bulldozers sont passé par là pour faire bonne mesure, et pendant ce temps dans les lambris dorés de sa tanière ce bon ministre de l'expulsion leur fait un doigt et ricane sordidement.

Très bientôt je retourne au prétoire du procès politique qui nous passionne, procès que l'on pensait révolu depuis la fin de l'ère communiste….. Ah! Une bonne nouvelle nous apprenons ce jour que ce cher buveur de bière est lavé de tous soupçons de corruption…..vous en doutiez!

 

Le 5 octobre 2009,

Malgré l'ordalie du locataire de l'Elysée le procès se poursuit dans une morne ambiance, sans que quiconque ne revienne sur ses positions, le Président du Tribunal baille d'ennui, nous aussi. Ce jour, audition de l'épistolier, scribouilleur de carnets noirs dont le témoignage ne peut que prêter à sourire. Un sourire de commisération bien entendu.

Plus désopilante est cette histoire de clochette que le nouveau résident du ministère doré de la culture, qui porte le patronyme d'un personnage célèbre, mais qui a beaucoup moins de talent, sauf pour la flagornerie, a voulu remettre au goût du jour. Figurez-vous que ce parvenu désirait que l'on installât une sonnette pour convoquer la valetaille à son bureau, pour ses petits encas. Protestation de la domesticité qui rétorqua que l'époque était révolue, que même le droit de cuissage ne se pratiquait plus, au grand désappointement de ce sybarite qui avait confondu culture et luxure dans une mauvaise vie. Est-ce que l'élitisme autorise de telles dérives ? Peut-on s'offrir de jeunes éphèbes sous prétexte d'homosexualité comme l'on se paie une friandise ?

Pendant ce temps là, le petit peuple apprenait avec effroi que la taxe d'habitation avait augmenté dans des proportions qui dépassent l'entendement, plus d'un mois de salaire pour la majorité d'entre eux. Dring….dring fait la clochette de l'indécence.

 

Le 7 octobre 2009,

L'affaire se gâte pour ce ministre lubrique nommé par le monarque de l'Elysée qui aurait dû consulter son C.V. à deux fois. Ce qui devait être une bonne affaire tourne au fiasco, pire à la crise gouvernementale. Seul le grand Vizir se tord de rire, à vouloir faire des coups médiatiques, à épater la galerie, le boomerang est revenu en pleine tête du thaumaturge, qui semble sonné. Réunion à l'état major des spins doctors pour se débarrasser au plus vite de ce sybarite encombrant. L'un d'eux propose tout bonnement l'élimination physique, à défaut de castration, un accident de scooter. Manque de chance depuis qu'il est ministre, Monsieur ne se déplace qu'en limousine avec chauffeur et gardes du corps.

Tout à coup germa dans l'esprit du petit félon de gauche qui a tourné casaque, une idée, tellement énorme, tellement démente, qu'il se dandine sur sa chaise n'osant la révéler. Parle ! lui dit le Potentat au bord de la crise de nerf. “Et si on le mettait dans le charter au milieu des jeunes afghans, personne ne s'en apercevrait. On lui ferait croire que c'est un voyage culturel.” Silence. Le Monarque s'agenouille, lui baise les pieds, les mains, et lui déclare : tu es presque aussi machiavélique que moi, tu seras premier Ministre. C'est ainsi que disparut un ministre éphémère, trop affectueux, pour un pays trop cruel.

 

Le 9 octobre,

 

Après l'apparition du ministre sur la chaîne gouvernementale, je reste dubitatif quant à ses justifications emberlificotées, la présentatrice n'était pas très à l'aise dans son rôle de procureur. Attendons le dénouement de cette sombre affaire où il est question d'actes compulsifs accomplis dans des pays lointains avec pour partenaires, dans ces saturnales, des éphèbes de son âge.

Revenons aux détours du résident de l'Elysée qui passa par la lorraine en oubliant, par étourderie, de rendre visite à quelques métallos furibards d'avoir été bernés, et son chef lieu dont il a envoyé la soldatesque flemmarder ailleurs, au grand dam des commerçants qui voient s'envoler une manne, que le chômage galopant dans la région, ne pouvait tarir.

Pendant ce temps, un, que le fléau chômage n'effleurera même pas, voit son nom proposé pour devenir le seigneur des tours de la défense. C'est le fiston, déjà dartyriser, qui aurait cet insigne honneur, après une sélection d'une âpreté sans pareil, qu'il a emporté d'une boucle de cheveux, doré…..comme son avenir évidemment.

 

Samedi 10 octobre,

Je vous annonçais une histoire merveilleuse il ne s'agit que d'une réflexion sur une profession, que dis-je une profession, une institution, qu'est le métier d'éditeurs de littérature. Je n'incriminerai pas les petites maisons qui essaient de survivre parmi ce panier de crabes mais ces commerces qui ont pignon sur rue dirigés par des oligarques présomptueux et leurs courtisans. La plupart de ces maisons sont détenues par des industriels dont la priorité est faire de l'argent, aussi voyait-on il y a encore peu ce Baron de l'industrie anciennement chef du patronat détenir une dizaine de maisons d'édition.

Et l'on voit l'avènement d'une nouvelle race de scribouilleurs venir sur le devant de la scène, cornaquée par des nègres invisibles, se vanter de leurs “œuvres” pour exprimer leur mal de vivre, footballeurs, ex-chanteurs, politiques sur le déclin et en exercice, femmes de politiques bafouées, fausses stars de la télé, gosses de riches, etc….enfin tout ce qui peut rapporter du fric.

Pendant ce temps là de véritables œuvres finissent dans les poubelles de l'inconséquence.

Je reprenais récemment le catalogue d'une de ces maisons qui jouissait autrefois d'une certaine notoriété, nichée dans les hauteurs inaccessibles d'une tour parisienne, peut-être pour cacher sa honte, et découvrait les ”œuvres” de Vartan, la vie de Dion coincées entre les promesses de Sarkozy et les élucubrations de Ferry, philosophe autoproclamé, d'un Sardou désabusé, d'un ex Président qui s'attribue les faveurs d'une Princesse etc…..jusqu'où va se nicher la niaiserie, la peopolisation, la déchéance, et la stupidité.

Que font ces éditeurs pour la promotion de la vraie littérature, rien, car le problème c'est le nombre restreint de lecteurs. Avez-vous déjà vu une pub. à la télé pour inciter à la lecture? non, car les pontes de ces maisons se regardent le nombril, et louent leur génie. Pas question d'offrir à la plèbe des œuvres dont ils sont les gardiens du temple et pourraient détourner ce bon peuple de l'abrutissement programmé par les élites et rater ainsi un épisode de la star machin.

Les succès en librairie reposent aujourd'hui sur des noms, qu'importe si la trame du roman est d'un ennui mortel : le récit d'un gosse de riche prit par la patrouille, d'une fille fâchée contre sa mère, d'une femme bafouée par un mari volage, d'un Président ridicule de vanité, de fils et filles de…….

Du coup, face à l'impéritie de ces gens de lettres, est venue se greffer une foule d'escrocs, profitant du désarroi des vrais auteurs : éditeurs à compte d'auteur, agents littéraires, coach, écoles de littérature, éditeurs gratuits sur le net etc…..un fléau dont les éditeurs sont responsables et quelques fois comble de l'arnaque, les artisans.

 

Le 12 octobre 2009,

Il y a 44 ans, le 29 octobre 1965, j'étais confortablement installé à la terrasse du café de Flore, je ne me doutais pas que sur le trottoir d'en face, devant la basserie Lipp, se déroulait une tragédie qui me hante encore l'esprit. Deux individus portant feutres et gabardines noirs montraient une carte barrée de tricolore à un homme brun, d'allure sportive, et l'entraînait vers une traction noire. L'on ne reverra plus jamais Mehdi Ben Barka. Cet homme universellement connu, pourfendeur de l'injustice, défenseur acharné des pays du tiers monde, et pour son malheur, opposant à sa Majesté Hassan II, disparaissait dans le pays des droits de l'homme, enlevé par des barbouzes du SAC et des services secrets français, acoquinés pour l'occasion.

Un film, des documentaires, des livres ont relatés ce crime. La vérité n'a jamais été divulguée malgré l'acharnement de la famille pour que justice soit rendue. En vain.

L'affaire est relancée, mais notre monarque ne veut pas en offusquer un autre, diplomatie oblige. Il fait bloquer les mandats que s'apprêtaient à délivrer Interpol à l'encontre des présumés complices marocains, de l'enlèvement. Tous sont des dignitaires du régime chérifien.

Puis tout à coup apparaît un rapport de gendarmerie, qu'un gendarme étourdi, garderait sous le coude depuis 25 ans. L'espoir renaît même s'il est ténu, plaçant ainsi dans l'embarras nos instances dirigeantes, effarées de voir ressurgir un fantôme qu'elles souhaitaient ne pas voir sortir du placard de l'injustice.

 

Le 15 octobre2009,

Je ne vous entretiendrai pas sur l'ascension foudroyante du Prince Jean, je n'ai pas l'habitude de tirer sur l'ambulance, la situation est suffisamment cocasse comme cela pour ne pas en rajouter. Notons que le monde entier se gausse de l'affaire, jusqu'en Chine ce qui n'est pas banal.

Ce qui requiert mon attention c'est le bourbier nauséabond dans lequel s'enfonce notre potentat dont certains vantaient les qualités de fin stratège. Tout va à vau-l'eau, il y a d'abord les affaires : Les sondages de l'Elysée, truqués et surfacturés, Clearstream, ou la haine gangrène les débats, le charcutage des circonscriptions électorales, la rafle de la jungle de Calais, l'Epad, Ben Barka, le tourisme équivoque de Frédo, tout cela sur fond de chômage galopant, de dette publique abyssale, de bouclier fiscal injustifié, de taxe carbone inéquitable. Bref le vélo est trop grand et notre monarque ne touchent plus les pédales. Ma concierge affûte sa faucille, la révolte gronde dans la loge.

Mais quels sont ces avatars d'une population gangrenée par l'aboulie comparés à la désespérance d'un continent qui crève de l'indifférence générale et n'a pour tout remède que de beaux discours épisodiques. La corne est de l'Afrique subit une des pires sécheresse de sa misérable destinée sans que quiconque, sans doute par pudeur, n'évoque l'horreur de la condition inextricable de ces êtres faits de chair et de sang, comme nous.

Avez-vous remarqué comme les états, même ennemis, s'entendent lorsqu'il s'agit d'acheminer l'or noir d'un continent à l'autre, par de longs tuyaux, que l'on nomme pipe-lines auxquels l'on a donné un nom pour le pétrole, oléoduc, pour le gaz, gazoduc ? Et pour l'eau ?

A bientôt….rangez vos mouchoirs!

 

Le 18 octobre,

Notre beau pays est devenu, par je ne sais quel miracle, le pays le plus tolérant du monde. J'en suis arrivé à ce constat délirant, en écoutant médusé, les commentaires de nos valeureux journalistes, et en prenant connaissance de ces sondages venus de nulle part, commandés par on ne sait qui. Quoique “on ne sait qui” pourrait très bien mesurer un mètre soixante et….quelques centimètres de talonnettes. Cette mansuétude pour le moins surprenante a pour protagonistes, un ministre dont les turpitudes thaïlandaises heurtent pour le moins l'éthique, que notre bon peuple absout, le fils désœuvré de notre monarque auquel l'on offre le royaume des tours, et un ministre félon qui s'avère, malgré un physique ingrat, être un coureur de jupon.

Comment ce bouleversement est-il possible? Alors qu'il y a peu encore une bonne partie de notre bon peuple se tournait vers un borgne agressif et vociférant. Va-t-on vers la légalisation du cannabis ? la libéralisation totale des mœurs ? Une résurgence de Sodome et Gomorrhe à l'échelle d'un pays ? je n'ose y croire, mon regard lubrique se pose subrepticement sur une tenue en latex noir…….

 

Le 20 octobre 2009,

Alors que le couperet est suspendu au dessus de la tête d'un ex-premier ministre, que la sentence se précise et que le procureur a soudainement prit les traits de notre potentat dont les babines salivent à l'odeur du sang, certains, indifférents au spectacle de la curée qui s'annonce, se mettent en grève sous prétexte que leurs conditions de travail ne sont pas satisfaisantes. A quoi bon puisque la lumière de nos esprits pérorait il y peu de temps que personne ne s'apercevait de ces mouvements de contestation…..sauf les usagers peut-être.

C'est à partir du début de l'ère industrielle que les ouvriers commencent à se rebeller contre leurs conditions de travail et l'exploitation de celui-ci. Dans le même temps sont apparus ceux que Zola appelaient “les jaunes” lesquels par lâcheté et calculs mesquins laissaient leurs camarades seuls au front des luttes, sachant qu'ils en récolteraient le bénéfice et de surcroît la gratitude de leurs maîtres. C'est ainsi que ces fourbes jouissent au même titre que les autres, de la journée de huit heures, du repos hebdomadaire, des congés payés……

Nous sommes entrés dans l'ère de la pusillanimité, de la tête basse, du chacun pour soi, et ces fourbes qui ont laissés le bleu de travail pour un col blanc, par fanfaronnade, vont jusqu'à encenser l'oligarchie qui règne, dans l'espoir dérisoire de ramasser quelques miettes; ainsi l'on donne quelques strapontins à quelques niais (ex-gloires sportives) qui jubilent de plaisir. Mais au crépuscule de leur vie, à l'heure de l'inventaire, c'est la honte qui les accablera, car on ne peut mentir à sa conscience.

 

Le 26 octobre,

 

Et voilà que le petit félon, coureur de jupon, flagorneur en chef, fait reparler de lui. Se sentant morveux après l'expulsion de quelques pauvres bougres et devant l'indignation générale, cet avorton voudrait faire chanter la Marseillaise à nos chères têtes blondes et brunes. Diversion, me direz-vous, évidemment, mais comme à l'accoutumée nos corniauds (chiens mâtinés) de journalistes, ont foncé droit sur le réverbère comme des papillons de nuit attirés par le halo d'un phare perdu qui ne cache qu'un écriteau “pièges à cons”

Ainsi pour reconquérir la fange de la populace qui navigue entre extrême droite et les prosélytes du résident du château, passablement outrée après le récit des aventures thaïlandaises du ministre de la luxure et oniriques du prince Jean, le pompier de service, qu'aucune tache ne rebute, est chargé de caresser dans le sens du poil la bête immonde qui sommeille en chacun d'entre nous. Cette bête immonde s'appelle racisme, et sous couvert d'un regain de patriotisme désuet (amour-famille-patrie) que l'on ressert en plat froid à l'aube de chaque nouvelle élection, le potentat rameute son troupeau. Puisqu'il faut chanter et bien chantons en cœur. Je vous propose “le temps des cerises”!

 

Le 29 octobre,

Conte fantastique.

Il existe un pays merveilleux, fait de montagnes, de vallées, de plaines verdoyantes où coulent des rivières argentées, de côtes sauvages que la mer sans cesse vient caresser, dont les habitants, pourtant, grognent, se révoltent, se suicident de désespoir, mais le jour venu, celui où ils choisissent le maître qui va diriger leur vie, comme ensorcelés, le regard fixe, ils oublient les turpitudes de ceux qui les dirigent, leurs errements, les gâchis, les inégalités, le chômage, les injustices, la précarité, les libertés en sursis, la terre qui brûle. Ils pardonnent tout, un peu comme dans cette région de pêcheurs où les femmes vêtues de noir, célèbrent le grand pardon en cortège derrière une croix où agonise leur dieu crucifié.

Le soir, lorsqu'ils sortent de leur torpeur, qu'un messager aux dents blanches, souriant dans la petite lucarne, leur annonce que leur maître à encore triomphé, malgré qu'il ait dilapidé l'argent, si difficilement gagné, ils se remettent à grogner, à vitupérer, mais c'est trop tard, car le lendemain ils doivent se remettre au travail pour payer la douche à 240 000 Euros. Qu'ils se rassurent la savonnette est comprise.

 

Le 29 octobre2009,

J'ai connu une tribu heureuse, elle débarquait d'un pays d'Afrique que notre généreux pays avait prit sous son aile protectrice, il y a quelques dizaines d'années, par charité ou altruisme comme vous voulez. Ce pays regorgeait de pétrole, mais cela n'avait rien à voir, la philanthropie ne s'encombre pas de ces détails sordides. Alors sous le règne d'un général, notre bon pays intronisait un sergent chef, monarque de cette contrée déshéritée. Ce bon soldat, promu Président prospéra; pas son peuple, qui lui dépérit. Mais qu'importe le Général était content, le pétrole coulait dans les bons tuyaux.

Afin de montrer sa reconnaissance, ce potentat africain, investit dans notre belle capitale: quelques hôtels particuliers, et résidences de luxe pour y loger sa nombreuse famille, ex-épouses, ex- maîtresses, cousins, cousines et la marmaille qui va avec. L'argent coule à flot, comme l'or noir, et va enrichir quelques commerçants des beaux quartiers, à un point tel qu'ayant dépensé plus que de raison, ces nababs ignorant la valeur de l'argent puisqu'ils ne l'ont pas gagné, empruntent à leurs domestiques pour finir le mois, en attendant que le potentat alimente à nouveau leur compte en banque.

Certains scandalisés par cette injustice flagrante, ont demandé à nos juges de mettre fin à cette infamie, mais ceux-ci dont l'intégrité ne saurait être mise en doute, ont estimé que la situation n'avait rien de choquant, et même par certains cotés qu'il y avait quelques similitudes avec ce qui se passe dans notre beau pays. Du coup j'ai regardé la couleur de ma peau! stupéfaction! j'avais pris la couleur de l'ébène, je jetais un regard par la fenêtre : idem pour mes concitoyens. Et juché sur un trône doré, notre monarque un sceptre à la main droite, sa main gauche négligemment posée sur l'épaule de sa diva à ses genoux, me toisait un sourire figé au coin des lèvres. Je me réveillais en sursaut couvert de sueur.

 

Le 1er Novembre,

La république des damnés,

Corruption, détournement, blanchiment, vente illicite d'armes, arrestations arbitraires, ce n'est pas le triste bilan d'une quelconque autocratie, mais bien de notre pays dont il s'agit et les protagonistes de ces concussions sont des hommes qu'un peuple crédule a mis au pouvoir par le suffrage universel. Un Président, des premiers ministres, des ministres et leurs valets, détournent les espoirs que les électeurs ont placés en eux pour assouvir leur cupidité et asseoir leur autorité.

En ce jour de commémoration des morts faut-il aussi célébrer le trépas de notre démocratie, si chèrement acquise, que nous abandonnions entre les mains d'oligarques peu scrupuleux le pouvoir que nos ancêtres ont arraché au péril de leur vie.

Certains s'illusionnent, car disent-ils, les dirigeants proviennent de la volonté du peuple. Cette volonté n'est-elle pas programmée, dirigée, contrôlée par une propagande bien orchestrée ? Quelle différence entre une monarchie ou une dictature et un pouvoir dont tous les rouages se trouvent entre les mains d'un seul homme. Est-ce que certains autocrates ne sont pas parvenus à la tête de leur pays par les urnes, grâce à une propagande efficace et à la peur ? Cette peur qui habite les faibles qui craignent pour leur place ou leur avancement. Ainsi voit-on des journalistes donner des informations tronquées, des chiffres invérifiés et invérifiables, des procureurs serviles accablés des prévenus pour hâter leur promotion, des députés sans honneur voter contre leurs convictions, des ministres félons courber l'échine devant leur nouveau maître et faire du zèle pour lui plaire.

La république des illusions.

 

Le 6 novembre 2009,

Alors que des nuages sombres obscurcissent l'horizon politique de notre maître à penser, qu'il nous gratifie des mêmes discours emberlificotés, qu'il semble lui même ne pas comprendre puisqu'il les ressert une deuxième fois, au risque de passer pour un vieux radoteur, qu'une vizirette semble prendre un chemin de traverse, au grand dam des courtisans effarés par une telle impudence, le petit félon, coureur de jupon, se pavane au devant de la scène, où pourtant les flagorneurs ne manquent pas, et tente de promouvoir un débat qu'il veut national sur l'identité de notre bon peuple et ainsi faire oublier ses précédentes ignominies.

D'aucuns lui font remarquer que les principes de notre identité nationale sont inscrits aux frontons de nos édifices publics et qu'il suffit simplement de les respecter à commencer par l'oligarchie qui dirige la vie de notre bon peuple, c'est à dire liberté, égalité, fraternité et si ces préceptes étaient honorés il n'y aurait nul besoin de palabres absconses dont le seul dessein est de détourner l'attention de la plèbe et occulter les turpitudes de la cour, mais le félon fait le sourd et poursuit la mise en scène de la tartuferie dont chacun connaît l'auteur.

 

Le 7 novembre 2009,

Une affaire fait grand bruit dans les couloirs feutrés du palais, ce sont les sondages. En effet notre Monarque soucieux de s'informer de l'opinion du bon peuple à son égard se gave de sondages quitte à en avoir une indigestion. Qu'importe le coût, et que quelques aigrefins profitent de cette boulimie, il s'agit de prendre la température de ses sujets et leur administrer le traitement qui convient en cas de coup de chaleur ou de déprime. Le principe est simple et efficace : les courtisans lancent une idée en l'air, rattrapée au vol par d'aimables journalistes, laquelle va faire le tour des rédactions et atterrir dans votre assiette, toute chaude pour la grande messe du 20 heures. Un débat stérile est organisé, et le projet abandonné s'il ne rencontre pas l'adhésion du plus grand nombre. Pendant cet intermède dispendieux et inutile, les affidés du Monarque votent dans le dos du peuple quelques lois liberticides ou injustes comme la taxation des indemnités des accidentés du travail. Ni vu, ni connu, de la magie……noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Histoires extraordinaires
  • : chronique satirique du peuple du royaume de France.
  • Contact

Recherche

Liens