Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 13:14

25 novembre 19

 Je viens de terminer le dernier Robert Goddard qui est encore plus mauvais que le précédent. Un cadeau de ma compagne qui pensait me faire plaisir. Aussi ai-je  bu Le calice jusqu'à la lie dans l'attente de la question fatidique : <<Alors c'était bien ?>> 

C'est ainsi que je me retrouvais ce lundi soir sans lecture, je regardai ma bibliothèque prêt à me saisir d'un Flaubert, Le Clézio ou Ruffin, afin de me désintoxiquer, relire "Création" de Gore Vidal ou prendre un bon polar quand mon regard s'arrêta sur "La vie secrète des écrivains" de Musso. Par quel mystère  ce roman était arrivé sur mes étagères ? Je soupçonnais aussitôt ma compagne de lire (dans mon dos) des écrivains ostracisés de mon antre.

  Intrigué, je retournai le livre (broché)  lu les commentaires (dithyrambiques) de quelques anonymes, constatai qu'une citation de Garcia Marquez (un confrère de Musso) figurait au dos de l'ouvrage. Je me lançai un peu comme que l'on plonge et que l'on sait que l'eau est froide.

Je ne fus pas déçu, Musso est certainement le seul auteur a utilisé sans vergogne des oxymores aussi éculés que "le silence assourdissant" digne du plus mauvais des folliculaires. Puis lorsque je suppose être le héros de l'oeuvre rencontre le libraire de l'île où se cache un génie de la littérature, celui-ci lui avoue sa déception de voir la "vraie littérature" disparaître et par dépit, sa décision de vendre son commerce. Alors le héros entame un plaidoyer pour une nouvelle littérature où la forme n'a que peu d'intérêt. Seul le fond (l'histoire) compte - "qu'importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse".

Ainsi habilement l'auteur glisse un plaidoyer pro domo afin de défendre sa cause, la "littérature au kilomètre" comme l'appelle ce bon Naulleau. 

Que dire de l'intrigue ? Un appareil photo traverse le Pacifique durant sept ans porté par les courants ! Les photos (intactes) provoquent le début d'une histoire rocambolesque.

Aucun des personnages ne s'offusque qu'un médecin humanitaire mène un train de vie digne d'un milliardaire : Appartement de 240 m² dans le XVIème, chalet à la montagne, villa sur la côte...la vie normale d'un médecin humanitaire en somme dont le père est haut fonctionnaire...au Ministère de l'intérieur. Je ne dévoilerai pas l'origine de la fortune du médecin par égard aux éventuels lecteurs de ce.... roman dont la fin ubuesque vaut le détour mais certainement pas les 21,90 € dépensés.

   

Partager cet article
Repost0

commentaires