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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 17:02

 

Un censeur à la tête de maisons d'éditions prestigieuses

 

EDITIS c'est Une trentaine de maisons d'éditions dont quelques unes prestigieuses comme : Plon, Belfont, Presses de la Cité, Robert Laffont, Julliard, Cherche-Midi.... et quelques maisons touchant l'éducation comme Nathan, Bordas, Le Robert...

J'ai déjà écrit un article concernant les activités africaines de Bolloré et la SOCFIN (huile de palme) dont il est l'actionnaire principal. Rappelons qu'il a été mis en garde à vue en mars de cette année pour une affaire de corruption dans l'attribution de concessions portuaires en Afrique.

Ce cher Vincent Bolloré et son groupe sont aussi les auteurs de PROCÉDURES BAILLONS consistant à traîner devant les tribunaux tous ceux qui oseraient émettre des critiques envers "CE VINCENT TOUT PUISSANT" c'est le titre d'un livre écrit par deux journalistes édité par Lattès dont Michel Lafont est le patron. Les deux journalistes et Michel Lafont sont convoqués pour une mise en examen comme il est d'usage dans une procédure en diffamation.

UNE lettre ouverte a été publiée par une centaine de journalistes dans les principaux quotidiens français en janvier (sauf le Figaro dont la devise était "sans liberté de blâmer il n'y a pas d'éloges flatteurs")  condamnant "ces procédures baillons" (Voir ci-dessous)

Fort de sa fortune estimée à plus de 8 milliards d'Euros l'homme d'affaires qui vient de mettre la main sur une trentaine de maisons d'éditions et des milliers d'auteurs (qui ont du souci à ce faire) instrumentalise la justice pour bâillonner ceux qui s'opposent à lui par écrit ou l'image.      

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier.

Ce jeudi 25 janvier s’ouvrira un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, pour des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Celles-ci sont fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré lui-même siégeant au sein de leurs conseils d’administration.

Ce procès marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le groupe Bolloré et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.

Depuis 2009, pas moins d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre. France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue 89, Greenpeace, React, Sherpa… Plus d’une quarantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires.

Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des «poursuites-bâillons». Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Véolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte. En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi-automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré. En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple supprimé 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde suite à une enquête sur ses activités en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.

Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le «secret des affaires», quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé. C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.

Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites-bâillons. Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains États des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites baillons.

Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas !

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