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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 20:02

Nous sommes le vendredi 12 octobre et je recherche toujours "l'homme"*

Il s'agit d'un roman écrit par Romain Slocombe édité par Robert Laffont dont vous voyez la couverture.

 

* Je cherche l'homme : Citation de Diogène de Sinope se moquant de Platon. 

Est-ce que la littérature peut se nourrir de l'horreur ? C'est la question que je pose après les 100 premières pages.

L'action se passe durant la dernière guerre mondiale. La France est occupée, la police française collabore avec les nazies dans la chasse aux juifs  avec autant (si ce n'est plus) de  zèle que l'occupant. L'I.P.A. Sadorski est l'un d'eux : Vulgaire, cynique, corrompu, violeur, tueur, et surtout antisémite, c'est le héros du roman... Un modèle ? Pour les apprentis nazillons qui, de nos jours pointent le bout de leur idéologie  xénophobe certainement. 

Je ne manquerai pas de vous donner mon avis sur ce texte lequel pourrait (d'après ce que j'ai lu) distiller une propagande nauséabonde dans quelques esprits faibles ou disposés à l' entendre.

Ne manquez pas les prochaines lignes au sujet de ce roman, en attendant je vous suggère la lecture du roman de David Foenkinos "Le mystère Henry Pick" à lire sans modération.

Le 31 octobre

Le cœur au bord des lèvres

Je ne peux recommander ce roman, il y règne une atmosphère de complaisance insoutenable dans la description d'actes barbares (bien que je sache qu'ils ont existé) mais pourquoi tant de détails sordides qui n'apportent rien au texte.

Un exemple :

L'inspecteur Sadorski assassine une bourgeoise du seizième, antisémite, délatrice, pour des raisons que vous découvrirez si vous lisez ce roman, mais qui n'ont rien à voir avec l'antisémitisme puisqu'il l'est lui-même.

Alors qu'il se trouve dans son appartement, et qu'il pourrait, compte tenu de sa force physique, l'étrangler comme le ferait tout assassin scrupuleux, il l'attrape par les cheveux lui frappe violemment le visage  contre la plaque de marbre de la cheminé, sans connaissance, la femme qui se trouve déjà dans un état que l'auteur décrit dans les moindres détails, est projetée à terre. A pieds joints, il lui saute sur la poitrine (il pèse plus de cent kilos) nouvelle description détaillée des dégâts. Pour finir, alors que la victime est morte depuis un bout de temps, et, dans un état digne du plus sombre des films gores, il saisit une pendule à colonne trônant sur la cheminée (environ trente kilos) et la jette sur la tête de la malheureuse , du moins ce qu'il en reste. Pantelant, le lecteur a droit en prime à l'inventaire sanguinolent d'un acte que je qualifierais de superflu.

Je vous laisse juge, mais c'est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Je viens d'acheter le nouvel Haruki Murakami : Le meurtre du commandeur. Comptez sur moi pour une nouvelle chronique... impartiale.

     

 

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