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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 11:52

mardi 13 décembre.

LE CRI de Nicolas Beuglet  XO éditions 19, 90 Euro.

Ce cri serait plutôt un gémissement de consternation après la lecture de cet ouvrage.

Pourtant tout commençait bien : Un type meurt dans un asile d'Oslo. L'enquête révèle que cet homme est enfermé depuis trente ans, que personne ne sait qui il est, et que sa mort est plus que suspecte car il est retrouvé la bouche ouverte comme lorsque l'on pousse un cri de terreur. En outre il porte gravé sur le front le numéro 488.

Comme je vous l'avais dit tout commence bien et je m'attendais à lire un polar haletant.

Hélas cela se gâte quand l'héroïne rencontre en France, au cours de son enquête, un pseudo journaliste de guerre, qui pleurniche sans arrêt. Celui a la garde du fils de son frère mort dans un accident de voiture avec sa femme.

Et là on tombe dans l'invraisemblance et la mièvrerie. Comme je n'ai pas l'intention de vous narrer toute l'histoire, je vous rapporte un épisode des plus comiques (page 245) :

Notre reporter est près de son père dans une cave et veut faire avouer à celui-ci un secret. Blessé le père demande alors à son fils de lui passer la bouteille de whisky qui se trouve sur une étagère, celui-ci obtempère. Alors le père s'asperge de la boisson et y met le feu avec un briquet.

Je vous met au défi de vous transformer en torche vivante (expression employée par l'auteur) par cette méthode. Pour s'enflammer le whisky a besoin d'être chauffé, puis ensuite il s'enflamme, mais pas longtemps (j'ai déjà flambé des écrevisses au whisky) au pire vous vous en tirerez avec quelques brulures superficielles. Ce n'est heureusement pas de l'essence.

Bref, le fils épouvanté regarde son père bruler comme "une torche vivante"

J'ai relevé dans ce roman d'une mièvrerie consternante des expressions désuètes, que je n'imaginais pas que l'on pusse encoreLe cri de Munch employer dans un polar moderne : Il (le reporter) avançait "à pas de velours" ....C'est charmant.

Rassurer-vous tout ce termine bien : L'enquêtrice norvégienne et le reporter pleurnichard se retrouve et l'on sent se dessiner, sur fond d'aurore boréale, une torride histoire d'amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CRI de MUNCH

   

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