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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:39
Les Mortes-Eaux
Les Mortes-Eaux

Dimanche 21 août 2016

Les Mortes-Eaux.

Le bouquin que j'ai emmené sur la plage.

Je n'ai jamais tenté de persuader qui que ce soit à jeter tel ou tel ouvrage à la poubelle. J'estime que si l'on s'adonne à la lecture, c'est toujours ça de pris sur les conneries que la populace est amenée à voir à la télé.

Au sein de notre démocratie littéraire chacun peut lire ce qu'il souhaite, hélas. C'est ainsi que sur la plage j'ai vu un vacancier, au corps mou, rougi par le soleil d'août, devant une "œuvre" intitulée "Zlatan" (le footballeur) une autre, arborant une poitrine à damner un saint, une main agitée dans son slip de bain, hypnotisée par un ouvrage dont le titre évocateur était "After" Il semblerait que le Marquis de Sade, embastillé, a écrit quelques siècle auparavant un roman intitulé " Justine ou les malheurs de la vertu" Quelques lignes autrement plus érotiques et inspirées.

Malheureusement, à notre époque les livres se vendent comme des paquets de lessive, entre les rayons poissonnerie et charcuterie. Le marquis aurait apprécié.

Après ces lignes écrites à l'acide je voulais vous entretenir d'un roman intitulé "Les Mortes-Eaux" écrit par un certain Michael Hurley, édité par Denoël. Maison d'éditions à la recherche d'un "best seller" depuis quelque années. Sans succès. Ainsi, c'est un effet de mode ou plutôt financier , de dénicher l'œuvre rare, venue de l'étranger, laquelle assainira les finances de la maison d'éditions et permettra à sa directrice de ne pas se faire virer.

"Les Mortes-Eaux" est un roman pour le moins étrange . Entre fantastique et surnaturel où la nature joue un rôle maléfique. C'est l'histoire d'une famille ultra-catholique dont un des enfants est demeuré. Cela se passe dans le "Honey" une région du nord de l'Angleterre que l'on peut assimiler à l'Enfer de Dante. Voire Pire.

Les personnages sont des fanatiques du Dieu des chrétiens que l'on pourrait assimiler aux salafistes. Leur existence est mysticisée (pardon pour ce néologisme) par des rites poussés à l'extrême que même le prêtre de la paroisse réprouve.

Si le roman est bien écrit ou bien traduit, l'auteur semble dépassé par les évènements. Il ne va pas jusqu'au bout de l'horreur et se perd dans des digressions, suggérant une fin timide qui laisse le lecteur dans l'expectative. Dommage. A lire tout de même.

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