Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:06
charles Baudelaire, le Dante d'une époque déchue...
charles Baudelaire, le Dante d'une époque déchue...

Vendredi 3 juin 2016.

~~ Les postures

Bon nombre de sujets de société se retrouvent relégués aux oubliettes parce qu’ils ne recueillent pas l’approbation du vulgum pécus. Ce peuple de l’ombre dont quelques magiciens de la manipulation accouchent de sondages ad hoc au moment opportun. Sondages dont les questions savamment orientées ne peuvent qu’apportées les réponses attendues des géniteurs de ces enquêtes d’opinion qui régissent la bonne marche de notre nation.

Ainsi bon nombre de candides se retrouvent pris au piège de questions auxquelles ils ne peuvent que donner l’avis de la vox populi. Vox populi, vox Dei (la voix du peuple est la voix de Dieu) que je détournerai en « la voix du peuple est la voix de son maître » Dieu, de nos jours étant remplacé par quelques thaumaturges populistes surfant sur l’ignorance (ou la bêtise) d’une populace confrontée à un bombardement d’informations tel un tir d’artillerie concentré sur une cible dénommé cerveau.

Une des postures des têtes bien pensantes de notre démocratie concerne le cannabis, l’herbe, la marijuana, le chanvre, le haschisch, le kif.....peu importe le nom que l’on veut bien attribuer à cette substance à laquelle nos plus illustres écrivains, peintres, poètes, scientifiques…. du dix-neuvième siècle se sont adonnés avec allégresse.

Des hommes illustres fréquentèrent le club des Haschischins créée en 1844 par le docteur Jacques-Joseph Moreau. Ils se nommaient Alfred de Musset, Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Honoré Daumier, Eugène Delacroix, Gérard de Nerval, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas, Honoré de Balzac….Les plus beaux fleurons de nos intellectuels dont les noms pavoisent nos écoles, nos places, nos rues… dont les œuvres font la gloire de notre pays et sa renommée à travers la planète.

Charles Baudelaire consacrera un ouvrage paru en 1860 intitulé « les paradis artificiels » Est-ce sous l’effet du haschisch que le poète couchait sur le papier dans une orgie d’imagination les vers sublimes des Fleurs du Mal ? Il prétendit que non.

Ainsi les politiciens de tous bords maniant avec autant de cynisme l’hypocrisie et le mensonge, font la fortune de la pègre comme au temps de la prohibition, et l’on apprend que le plus important trafiquant d’Europe était un « indic » du directeur de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illégal des Stupéfiants. L’O.C.R.T.I.S.

Avec son cortège de morts consécutif aux règlements de compte entre dealers pour la possession dérisoire d’une cité, d’une rue, ou d’un quartier les politiciens font la fortune des trafiquants internationaux. Sont-ils complices ?

Tant que les lavés du cerveau font là où les politiciens leur disent de faire, les dealers peuvent dormirent tranquilles (kalachnikov à portée de main tout de même)

Mémoire d'artiste :

Les synapses en fusion sous l’intense activité des neurones, exaltés par les effluves du haschisch qu’il avait mélangé au tabac blond de sa cigarette, il écrivit en quelques minutes les vers les plus sublimes qu’il m’avait été donné de lire que je mis en musique sur l’instant, ainsi naissaient « Les mots bleus »

Partager cet article
Repost0

commentaires