Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:32
 Mort d'un enfant sur une plage turque
Mort d'un enfant sur une plage turque

Le lundi 22 février 2016,

J’avoue, j’avais foi en l’Europe. Bien qu’athée, je pensais que cette union de pays, pour la plupart à majorité catholique suivrait les recommandations de leur chef, un homme qui me semble plein de bon sens, je veux nommer ce bon François.

Il est à noter, une fois de plus, que ce sont ceux qui n’affichent aucune conviction religieuse qui se montrent les plus enclins à accueillir ces malheureux. Pourtant la photo de cet enfant mort sur une plage turque avait bouleversé le monde. Je pensais que cette mort horrible allait sauver ceux qui aspiraient, au risque de leur vie, à une existence si ce n’est heureuse, du moins décente.

Peut-on être heureux lorsque l’on a été chassé de son pays par la guerre, la faim, ou la pauvreté ? Mais non ! aussitôt oublié par les gazettes, la populace a remisé l’image dans un coin de sa mémoire comme l’on range une photo de famille gênante au fond d’un tiroir.

Que l’on ne me dise pas qu’une Europe de cinq cents millions d’habitants, première puissance économique mondiale, ne peut accueillir 1 ou deux millions de migrants.

L’Europe s’est refermée, comme une huitre. Une huitre atteinte d’une maladie qui s’appelle la peste brune. Les pleutres qui dirigent les pays de l’Union cèdent à ce que l’on appelle pudiquement « le populisme »

Déjà, l’on voit surgir sur les bancs de l’assemblée les élus de cette pandémie, ils prolifèrent comme les pustules de la maladie.

Déjà, des pays entiers sont atteints, comme la Hongrie, dirigée par un autocrate appelé Orban, un nom à faire froid dans le dos, qui claque comme le fouet.

Déjà, des hommes vêtus de tuniques brunes marchent au pas de l’oie dans les rues de Budapest, qui a pourtant connu les chars rouges, sous le regard embué de l’autocrate.

Déjà, des barbelés cernent l’Union à l’Est.

Déjà, des lois scélérates sont votées dans la précipitation comme au royaume du Danemark où l’on veut priver ces malheureux des quelques biens qu’ils possèdent.

Déjà, des manifestations orchestrées par les chemises brunes éclatent pour crier la haine de l’étranger et les expulser….ailleurs, l’on ne sait où.

Alors ils restent bloqués et survivent dans des conditions indignes, dans des camps de fortune, maudissant autant ce qui les a chassé hors de leur pays que ceux qui les accueillent comme des chiens galeux.

Ils n’oublieront pas.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Histoires extraordinaires
  • : chronique satirique du peuple du royaume de France.
  • Contact

Recherche

Liens