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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 13:43
Avant Bolloré...après ?
Avant Bolloré...après ?

Mardi 4 août 2015,

Le cas Bolloré,

S'il y a un mot ennemi de liberté c'est bien Censure. Tous les régimes totalitaires y ont recours avec désinvolture. Interdire l'information au peuple et par la même occasion occulter son libre arbitre, sa pensée, lobotomiser les cerveaux, le rêve de quelques politiciens et leurs courtisans.

C'est ce qui vient de se passer sur Canal plus. L'on se croirait revenu aux années noires du gaullisme.

Alors que cette chaîne indépendante se singularisait par sa liberté de parole et était souvent la tribune de journalistes que des censeurs tentaient de bâillonner (car toute vérité n'est pas bonne à divulguer au vulgum pécus) celle-ci rentre dans le rang des médias sous étroite surveillance.

Grace à un habile tour de passe-passe financier, le breton Bolloré ami de Myrmidon 1er est parvenu à prendre les rênes de cette insolente dont les pieds de nez avaient le don d'exaspérer les politiciens, en premier lieu Myrmidon 1er. Gageons que la marionnette de l'impétrant à une nouvelle mandature aura dès la rentrée les traits d'un jeune premier.

Les premiers coups bas du gendarme breton seront donc pour les guignols comme par le passé où l'on voyait dans les jardins publics le gendarme bastonner polichinelle. Cependant attention au retour de bâton.

En matière de fourberie le breton en n'est pas resté là. Sans faire de bruit, en catimini, le fourbe censurait une excellente émission dont le sujet était les malversations d'une banque (le crédit mutuel*) dirigée par l'un de ses amis bretons Michel Lucas pour ne pas le citer. Manque de chance des journalistes honnêtes (ça existe) veillaient et Médiapart révélait la félonie. Patatras tous les flagorneurs qui avaient tourné la tête par pudibonderie se sentirent dans l'obligation de crier haro sur le baudet breton, pris en flagrant délit d'atteinte à la liberté d'expression.

* Le Crédit Mutuel : La banque qui vous appartient, selon le slogan, et dont vous êtes actionnaires et par conséquent complices d'évasion fiscale.

Bolloré l'africain.

Le groupe Bolloré est l'actionnaire principal (39%) de la SACFIN. Les autres actionnaires sont les belges Fabri et de Traux de Wardin. Des belges nostalgiques de la chicote à l'instar de ce bon roi Léopold II responsable d'un génocide (10 millions de morts) dans l'ex Congo belge au début du XXème siècle.

Cette société (SACFIN) contrôle d'autres sociétés en cascade ce qui permet à Bolloré d'ignorer (pour l'instant) les revendications des paysans spoliés de leurs terres. La Socfin est spécialisée dans la culture des palmiers à huile (dont plusieurs études démontrent la nocivité) et l'hévéa pour le caoutchouc. Elle sévit au Cameroun, au Libéria, en Sierra-Léone, en côte d'Ivoire et depuis peu au Cambodge.

~~Des paysans au Cambodge, en Sierra Leone, au Cameroun ont manifesté pour demander à Bolloré de mettre fin aux arrestations arbitraires par la Socfin des paysans qui réclament leurs droits face à l’entreprise. Ce nouveau conflit jette un froid sur les négociations ouvertes par Bolloré à Paris le 24 octobre dernier. Lundi 5 janvier, au Liberia, six représentants des communautés locales victimes d’accaparements de terre par la Salala Rubber Corporation (SRC) ont été arrêtés à la demande de l’entreprise.

En réaction, les communautés camerounaises, cambodgiennes et sierra leonaises riveraines des plantations qui appartiennent également à la Socfin ont manifesté jeudi 15 janvier pour demander à Vincent Bolloré de respecter ses engagements en poussant la Socfin à privilégier le dialogue à la répression. La SRC est une plantation du groupe Socfin, une holding contrôlée par Bolloré, actionnaire principal avec 38,7%. Le groupe possède d’autres plantations au Cameroun (Socapalm), en Côte d’Ivoire (SoGB), au Cambodge (KCD) ou en Sierra Leone (SAC). Partout, des conflits opposent les entreprises aux communautés locales qui contestent les extensions continues qui sont faites à leurs dépens. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont ainsi passées de 87 303 à 108 465 ha entre 2011 et 2014.

Bolloré négocie sur le devant de la scène, Socfin réprime en coulisses.

Pour tenter de résoudre ces conflits, le groupe Bolloré a accepté d’entamer un processus de négociation dont le 1er round a eu lieu à Paris le 24 octobre dernier avec les représentants des communautés des cinq pays. L’arrestation des six représentants libériens alors qu’ils étaient en discussion avec la direction de la SRC a provoqué un tollé. « Bolloré a pris nos terres et maintenant notre liberté » peut-on lire sur les banderoles déployées par la communauté Bunong au Cambodge, par les villageois camerounais ou les manifestants en Sierra Leone. « Il nous semble inacceptable que la tentative de résolution du conflit avancée à Paris le 24 octobre dernier soit ainsi bafouée par des responsables de l’entreprise peut-on lire dans la lettre adressée à Vincent Bolloré par Sare Tchrouin Ange, représentant ivoirien de l’Alliance internationale des riverains des plantations Socfin-Bolloré. Vous allez probablement encore invoquer la responsabilité de la Socfin, nous vous demandons d’assumer les vôtres. »

L'imposture de Bolloré et ses associés belges consiste à prétendre négocier avec les autorités (corrompues) des pays concernés, plutôt qu'avec les représentants des paysans.

Plants de marijuana

Plants de marijuana

Le 27 août 2015,

Je lisais un article sur Vice News concernant le business de la marijuana aux Etats Unis et l'ampleur que prenait ce marché grâce à la légalisation de la culture de cette herbe et sa vente à des fins médicinales. Personne évidemment n'est crédule au point de croire que tous les clients sont malades et ont besoin de leur joint quotidien.

Cependant la légalisation de la "Legal weed industry" dans 23 états ainsi qu'à Washington DC a donné un coup d'arrêt spectaculaire aux trafics et par la même occasion au crime organisé autour de ce trafic. De plus les Etats qui ont légalisé engrangent des revenus substantiels grâce aux taxes sur ce marché.

Si le marché noir subsiste malgré tout sur des produits de mauvaises qualités, notamment en provenance du Mexique, il est en nette régression.

Vous pensez comme moi : Quid de la France ?

En France nous avons des hommes politiques qui n'ont pas d'opinions (ou s'ils en ont, ils les taisent) ils affichent des postures. C'est à dire qu'ils suivent l'opinion du peuple auquel ils assènent des contre-vérités en prenant des mines épouvantées lorsqu'ils abordent le sujet épineux de l'herbe.

Oscar Wilde écrivait : Ceux qui tentent de mener le peuple ne peuvent le faire qu'en suivant la foule.

Cette phrase est le reflet de l'hypocrisie de nos chers politiques, incapables de prendre des décisions courageuses. Ainsi le trafic perdure dans nos cités et ailleurs, avec son lot quotidien de règlements de comptes, pour le plus grand plaisir des caïds de banlieue qui engrangent les bénéfices, et le malheur de nos valeureux pandores qui courent vainement après eux, car les vrais caïds sont hors d'atteinte. Le gâchis total.

Voici donc ma première réflexion à mon retour de Jamaïque où Bob Marley est toujours vénéré comme un Dieu.

Le lundi 31 août 2015,

Egypte : Des pharons aux dictateurs. Retour à la case départ.

• 18 juin 1953 - 14 novembre 1954 : Général Mohammed Naguib

• 14 novembre 1954 - 28 septembre 1970 : Lieutenant-colonel Gamal Abdel Nasser

• 28 septembre 1970 - 6 octobre 1981 : Lieutenant-colonel Anouar el-Sadate

• 14 octobre 1981 - 11 février 2011 : Général Mohammed Hosni Moubarak (30 ans de règne)

• 11 février 2011 - 30 juin 2012 : Maréchal Mohamed Hussein Tantawi

• 30 juin 2012 - 3 juillet 2013 : Mohamed Morsi. Un civil !

• 4 juillet 2013 - 8 juin 2014 : Adli Mansour, Président de la Haute Cour constitutionnelle

• 8 juin 2014 : Maréchal Abdel Fattah al-Sissi

L'évocation du statut des hommes qui ont gouverné l'Egypte depuis 1953 se passe de commentaires. Les militaires gouvernent ce pays depuis l'indépendance avec une courte pause démocratique suite à l'élection de Mohamed Morsi. (frères musulmans) 

Depuis le coup d'état du Maréchal al-Sissi qui n'a rien de commun avec l'impératrice, la répression bat son plein, les pendaisons se succèdent à la suite de parodies de procès dans lesquels les opposants sont jugés par pelletées, les droits de la défense sont bafoués.

Des lois liberticides sont promulguées entre autre celles touchant les journalistes qui ne pourront contredire la version officielle sous peine de sanctions.

Trois journalistes d'Al-jéziraa accusés de propagande viennent d'être condamnés à trois ans de prison, ils ne faisaient que leur métier : informer.

les dirigeants des pays "démocratiques" ferment les yeux, notre Casanova inaugure l'extension du canal de Suez pendant que les Rafales passent dans le ciel d'azur en traçant de grands sillons blancs. Sissi est ravi.    

 

al-Sissi le nouveau paharaon d'Egypte.

al-Sissi le nouveau paharaon d'Egypte.

Le 11 septembre 2015,

Triste commémoration d'un attentat sans précédent dont les images hantent encore les mémoires tant elles étaient apocalyptiques.

Sur un sujet plus léger mais au combien représentatif de notre société, la disparition (temporaire dit-on) des guignols montre que la censure est toujours là, tenace, froide comme le fil du rasoir qui découpait les images à l'époque gaulliste, quand les directeurs de l'information venaient tout penauds prendre les ordres du Ministre de la censure (Alain Pierrefite) chaque matin. L'on pensait ces méthodes révolues, elles sont toujours présentes, comme les maladies vénériennes, sauf que le censeur agit au grand jour fort des 9 milliards accumulés sur son compte en banque.

Comme les auteurs historiques des marionnettes en latex, qui inspiraient tant de crainte au milliardaire breton, ont été congédiés manu militari pour insolence et surtout pour avoir tourné en ridicule l'ami Myrmidon 1er il fallait derechef trouver de nouveaux auteurs.

C'est là que le bât blesse, car le talent ne se décrète pas, d'autant qu'il faut faire preuve de servilité comme il sied aux domestiques. Alors l'on voit de longues files d'impétrants s'allonger devant les studios où chaque auteur en herbe vient s'essayer à l'humour, mais attention, pas à la satire, il convient de rester entre les bornes fixées par le breton qui possède une vision très particulière de l'humour, celle des salons guindés où l'on esquisse un sourire, pas question de se laisser aller au gros rire gras alors que le Christ qui trône dans le salon, au-dessus de la cheminée, se tord de douleur.

Car le breton est croyant, d'ailleurs il vient de nommer un fanatique du goupillon à la tête de la chaîne d'info en continue I-Télé qui va s'appeler C-News. Fox News (la chaîne d'info ultra droite aux USA) était déjà pris. Fox News à l'origine du NO GO ZONE pour qualifier certains quartiers de Paris occupés par des jihadistes barbus. Vous mesurez ce qui attend les spectateurs de cette chaîne info (s'il en reste)

Pendant ce temps l'audience de l'émission présentée par sa protégée la basque Biraben chute, atteint des scores historiquement bas. Le béret et la coiffe bigoudène ça ne pouvait pas marcher !

Aie... après Myrmidon 1er Le breton m'a retué...Ah tchao.....Adieu

Aie... après Myrmidon 1er Le breton m'a retué...Ah tchao.....Adieu

Le 29 septembre 2015,

I-Télé : Informations sous contrôle.

Comme je le pressentais, le breton ne se limite pas au Guignols ou aux émissions qui dénoncent les malversations de ses amis. C'est comme un chien fou qui saute sur tout ce qui bouge. Après avoir déchiqueté les marionnettes en latex il s'en prend aux journalistes, au lymphatique Bruce Toussaint qui ronronnait sous les projecteurs. Exit le gros chat mal rasé, place aux jeunes loups de l'info style Fox News cornaqués par le gourou Guillaume Zeller.

Ce nom n'est pas sans rappeler quelques péripéties nauséabondes de notre histoire coloniale. En effet ce cher Guillaume est le petit fils du général Zeller, auteur du putsch d'Alger avec deux compères Salan et Challe, après que De Gaulle eut piteusement capitulé. Vous me direz que ce brave Guillaume n'est pas obligé de se ranger derrière les idées de son grand-père. Et bien si ! Nostalgique de l'Algérie française il prendra la défense du général Aussaresses qui avait la fâcheuse habitude d'user de la torture pour encourager les fellagas du FLN à parler, et s'en vantait. A la manœuvre de la célèbre Gégène* vous reconnaîtrez un jeune et sémillant lieutenant répondant au doux nom de Le Pen. Décidemment !

* Pour ceux qui l'ignoreraient la Gégène (argot militaire) est une torture à l'électricité consistant en l'application d'électrodes sur une partie du corps humain (de préférence les couilles) reliés à un générateur électrique.

Dessin de Plantu : Caricature du général lors de l'une de ses activités préférées

Dessin de Plantu : Caricature du général lors de l'une de ses activités préférées

Mais faisons plus ample connaissance avec ce charmant garçon nommé Guillaume Zeller.....ami du breton milliardaire. C'est un chrétien traditionnaliste, bon, ce n'est pas un crime quoique l'on peut se poser la question : Que cache la mention traditionnaliste, s'il s'agissait d'un musulman les échotiers n'hésiteraient pas à utiliser le mot intégriste, mais restons prudent, et Dieu sait (ou Allah) comme vous voudrez, que la plupart de nos chers chroniqueurs sont d'une prudence maladive notamment envers les milliardaires et leurs affidés.

Comme je n'ai aucune information crédible sur sa position concernant les homos et le mariage pour tous je n'en rajouterais pas, le cas me semble suffisamment sérieux, pour m'abstenir de toute médisance.

Ce que je sais, c'est que le bon Guillaume ne renâcle pas à s'installer derrière les micros de Radio Courtoisie, dont la courtoisie se limite aux idées courtes de la sphère d'extrême droite dont celles d'un certain Jean-Marie (ostracisé depuis peu par son ingrate de fille) Remarquons au passage que le petit fils a les mêmes (mauvaises) fréquentations que son auguste grand-père.

Tout cela n'augure rien de bon pour notre ami Bruce dont le paisible ronronnement pourrait soudain se transformer en un miaulement d'épouvante, tous poils dressés.

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